ÉPHÉMÈRE
^ÉPEICHE, ÉPEicHEiTE, noms vulgaires du Piais major et An Pictis minor. Voy. pic.
ÉPEIRE. Epeira, genre d'Araclinide* pulmonaires, de la famille de? Tendeuses, a pour type VE. diadème, araigtiée très commune aux environs de Paris, surtout dans les jardin-i. Elle est roussàtre, veloutée, à aixlomen ovale marqué d'une triple croix blanche, et longue d'env. 0°',012; elle fait une toile large et verticale, se cache dans une feuille qu'elle roule avec ses fds, et y file son cocon.
ÉPELLATION. Voy. lecture (méthodes de).
ÉPERLAN de l'allem. Spierliug]. Osmerus, genre de Poissons malacoptérvgiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Salmonidés. L'Eperlan ne dépasse guère O^.IS ou 15. Son dos et ses nageoires sont colorés d'mi lieau gris, ses côtes et ses parties inférieures sont argentées; ces deux nuances sont relevées par des rellets verts, bleus et rouges : ses écailles et ses téguments sont transparents. On le pèche dans la mer et à l'emboucliure des grands fleuves; on estime surtout l'éperlan de Rouen. Sa chair exhale une odeur de noiette; elle est blanche, tendre et d'un goût délicat.
Éi'ERLA.\ DE SEisE, Cypritiiis bipuuctatus, poisson du genre Able, dont la grosseur est inférieure à celle du Meunier et d'autres espèces voisines. Son corps est brillant, ai^enté, avec deux points noirs sur chaque écaille de sa ligne latérale. Ce poisson habite nos eaux douces. Sa chair est peu estimée.
ÉPERON (de l'anc. ht-allem. sporo], pièce de métal qui s'adapte aux talons, et au milieu de laquelle joue une espèce d'étoile nommée molette, dont les pointes servent à
fiquer et à faire avancer le cheval. Avant le xiv siècle, éperon ne consistait qu'en une sorte de dard sortant du talon de la chaussure, et comparable, pour la forme et la disposition, à un ergot de coq. L'usage de l'éperon était connu des anciens. Au moyen âge. pour créer im chevalier, on lui al tachait des éperons d'or, d'où le proverbe : gagner ses éperons ; le simple écuyer ne portait que des éperons d'argent.
En Architecture, on donne ce nom à des contreforts en maçonnerie, destinés à résister à la poussée des terres ou à un poids considérable {Voy. contreforts). — Dans les Fortifications, c'est un angle saillant qui se fait au milieu des courtines, ou au devant des portes, pour les défendre. — En Hvdrographie, on nomme ainsi les ou^Tages en pointe qui servent à rompre le cours de l'eau devant les piles des ponts. — Dans la Marine, on donne ce nom à la charpente saillante, en avant de l'étrave. qui termine la proue Voy. guibre). Les anciens armaient leurs vaisseaux de guerre d'un éperon {roslrum';, pointe de fer ou d'airain très solide, destinée à pénétrer dans le flanc des vaisseaux ennemis. >"os vaisseaux cuirassés sont quelquefois munis de cet engin.
En Zoologie, 1 éperon est une saillie osseuse et cornée, quelquefois double, presque toujours allongée et pointue, qu'on remarque sur la partie postérieure du tarse des Gallinacés Voy. ergot), et au fouet de l'aile de certains oiseaux Echassiers ou Palmipèdes, surtout chez les mâles.
En Anatomie, on nomme éperon une petite saillie formée, dans l'intérieur des artères, par leur membrane interne, au niveau de chaque bifurcation.
En Botanique, c'est un prolongement qu'on aperçoit à la base de la reunion des pétales de certames fleurs. Tantôt c'est une sorte de corne tubuleuse, comme dans la balsamine, la capucine, le pied-d'alouette, etc. ; tantôt c'est une forte bosselure creusée dans les enveloppes florales.
ÉPERONNERIE. Voy. sellerie.
ÉPERONNIER. Polyplectron, genre d'Oiseaux, de l'ordre (les Gallinacés, famille des Phasianidés. Ce sont des oiseaux granivores de la taille du faisan, de mœurs douces, et susceptibles de vivre en domesticité. Ils ont les plumes des ailes et la queue ocellées; les pieds grêles, armés de plusieurs éperons. On les trouve dans les Indes et en Chine.
ÉPERON NI ÈRE, nom vulg. de ÏAncolie, de la Dauphinelh et de la binaire. Voy. ces mots.
ÉPERVIER (de l'allem. Sperber], Falco nints, oiseau de proie diurne du genre Autour : il a les parties supérieures d'un cendre bleuâtre, une tache blanche à la nu'|ue ; les parties inférieures blanches, avec des raies longitudinales sur la gijrge. transversales sur les autres parties; la queue, d'un gris cendré, avec des bandes a'un cendré noirâtre ; le bec noirâtre, les pieds et les iris jaunes. La femelle est de la grosseur d'un chapon ; le mâle est un
peu plus petit. Les Eperviers habitent les pays montagneux de l'Europe. Ils sont carnivores et voraces.' Leur vol est peu élevé, mais impétueux et rapide. On les dresse à l'espèce de chasse appelée Autourserie. Voy. autoir.
Parmi les espèces étrangères, on remarque en Afrique : VE. gabar; VE. minutie, dont le mâle nest pas plus gros qu un merle, et VE. chanteur, le seul oiseau de proie qui sache chanter.
On appelle vulg. : Epervier des alouettes la Crécerelle commune ; E. à serpents, le Milan de la Caroline ; E. pattu, l'Aigle autour; E. marin, le Fou; — Voy. aussi sphinx.
épervieb, sorte de filet avec lequel on prend le poisson dans les étangs et les rivières. C'est un grand sac ae rets dont la forme est conique, dont le bord inférieur est garni de plomb, et qui est retenu par une corde fixée au sommet du cône.
ÉPERVIÈRE, Hieracium, genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées. Ce sont des plantes à tiges leuillées et munies de poils noirs, qui habitent les montagnes, les plaines boisées et les lieux marécageux. On cultive pour l'ornement \'E. oreille de souris ou Piloselle, VE. oreille de rat et VE. de Hongrie. L'E. des murailles s'employait autrefois contre les maladies du poumon. ÉPERVIN. maladie du Cheval. Voy. éparvix. ÉPHÉBIE du gr. êsT.S'a, adolescence), noviciat politique, militaire et religieux, auquel étaient soumis les jeunes gens en Grèce, surtout à Athènes.
ÉPHÈDRE, Ephedra, genre de Gymnospermes, de la famille des Gnétacées, renferme des sous-arbrisseaux dépourvus de feuilles, à rameaux cylindriques articulés. Aux fleurs succèdent des semences ovales, épaisses, succulentes, allongées, et formant une espèce de baie divisée. Dans les bosquets, les éphèdres produisent un bel effei par leur touffe toujours verte. L'espèce la plus commune est r£. à deux épis [E. distachya], vulg. Uvette ou Raisin de mer, qui croît spontanément dans les lieux sablonneux et maritimes du midi de la France et sur les côtes septentrionales de l'Afrique.
ÉPHÉLIDES dugr. ê5T,X{;', vulg. Taches de rousseur. Son, Lentilles, taches d'un jaune plus ou moins brim, qui se répandent sur divers points de la peau, et principalement sur les parties exposées à l'air ou à 1 action des rayons solaires [Voy. hâle). Elles sont plus communes chez les sujets blonds ou roux, chez les enfants, chez les femmes, surtout pendant la grossesse : elles couvrent alors I une partie du visage et prennent le nom de masque. Le I plus souvent elles naissent spontanément; elles peuvent I aussi provenir d'une exposition trop prolongée à l'action ; de la chaleur : c'est ce qui se remarque aux jambes et aux I cuisses des femmes qui font un usage habituel de la chaufferette, et au visage, à la poitrine et aux bras des ouvriers exposés journellement à l'ardeur d'un feu violent [E. ignéales.. Elles accompagnent quelquefois le scorbut et d'autres affections E. hépatiques) : elles se répandent alors sur diverses parties du corps et donnent lieu à des démangeaisons incommodes. Le traitement consiste en lotions au sublimé, ou encore avec une solution contenant 250 gr. d'eau, 1 gr. de sublimé, 2 gr. de sulfate de zinc et d'acétate neutre de plomb [Hardy).
ÉPHÉMÈRE du gr. è-ç-f^\i.spoi, d'un jour), nom donné aux maladies, et particulièrement aux fiè\Tes qui ne durent
Su'un jour. On nomme E. prolongées celles qui durent eux ou trois jours.
On domie, en Botanique, le nom à'éphémères aux fleurs qui, comme celles du Cactus grandiflorus, ne durent que quelques heures. — On nomme aussi Ephémère la Tradescantie de Virginie.
ÉPHÉMÈRES, genre d'Insectes, de l'ordre des Névroptères, famille des Subulicornes, type de la tribu des Ephémérines : corps allongé, de couleur blanchâtre ou jaunâtre; ailes longues et triangulaires, élevées dans le repos : abdomen terminé par 2 filets dans les mâles, 5 dans les femelles. Les Ephémères naissent au coucher du soleil et meurent à son lever ; quelques-uns résistent plusieurs jours. En compensation, ils vivent deux ans et plus à l'état de larve. A peine sortis de cet état, ils se livrent à la reproduction, et la femelle dépose ses œufs dans l'eau : elle meurt peu après. On voit alors les eaux couvertes de leurs cada\Tes, dont les poissons se nourrissent avidement, ce qui a fait appeler ces insectes manne des poissons. L'-f. vidgaire est commune en France : les pêcheurs s'en servent connue d'appât. Sa longueur est de 0 m. 018.