‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 580 sur 1729 · CHOSE TROUVÉE · texte numérisé non relu

CHOSE TROUVÉE

ÉPEAUTRE, Triticum spelta, espèce du genre Froment, appelée aussi blé rouge, est caractérisée par sa couleur rouge-brique et par ses fleurs tronquées obliquement et pourvues de 4 narbes; la tige s'élève peu: les épis sont aplatis, peu allongés, remplis de grains petits et légers qui au battage ne se détachent pas des balles. Ces grains donnent une farine très blanche et très liante, et un excellent gruau. On cultive l'épeautre dans les pays montagneux, OH il féconde les mauvais sols. — Pour les variétés, voy. FROMENT.

lÉPÉE (du lat. spatha), arme offensive et défensive, dont la forme et la matière ont souvent varié. L'épée des Gaulois était longue et large et souvent en cuivre. L'épée romaine était en fer, à lame courte, épaisse au milieu, à pointe acérée, et à double tranchant. Les Perses, les Germains et les Gaulois portaient l'éj^ée en tout temps; les Grecs et les Romains ne la ceignaient qu'en temps de gueiTC. L'épée des Franks était courte, lourde, sans pointe et à deux tranchants. On sait que les paladins et plus tard les chevaliers donnaient un nom à leurs épécs : la Joyeuse de Charlemagne et la Durandal de Roland sont les plus célèbres» Au temps des croisades, l'épée des chrétiens é'.ait droite, à poignée en forme de croix ; celle des Orientaux était recourbée en forme de faux ou de cimeterre. Sous Louis IX, l'épée ordinaire était courte, mais on se servait aussi d'une épée, dite E. à deux mains, dont la lame était très longue et très forte ( Voy. espadon). Au xvi° siècle, sous l'influence espagnole, l'épée, qui jusque-là n'avait été

Îiu'une arme de guerre, se porta aussi en temps de paix, et it partie du costume civil; toutefois le droit de jiorter l'épée n'appartenait qu'au militaire et au gentilhomme, ce

Ïui faisait distinguer la noblesse d'épée et celle de robe. 'épée fait auj. partie du costume des officiers civils aussi bien que des militaires. Elle est presque plate et pointue, et se porte au côté gauche, suspendue à un ceinturon ou à un baudrier. Elle est munie d'une poignée et d'une garde plus ou moins richement ornées et quelquefois garnies d'une tresse ou d'un nœud de rubans. — Dans l'ancienne monarchie française, Y épée était le symbole de la puissance souveraine. Dans les cérémonies, le connétable portait l'épée nue devant le roi ; telle est encore Yépée d'Etat que l'on porte devant le souverain en Angleterre. Voy. glaive et

aussi CARRELET, ESTRAMAÇON, CtC.

Dans les Arts, on nomme épée une grande alêne droite dont se servent les cordiers et les bourreliers pour percer. — On donne aussi ce nom aux deux montants d'un avanttrain de charrue, le long desquels glisse et s'arrête la traverse supérieure de la charrue.

ÉPÉE DE MER, nom vulg. de ï Espadon et de la Scie.

ÉPÉE d'OBION. Voy. ORIOS.

ÉPEICHE

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