‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 592 sur 1729 · ÉQUILIBRISTE · texte numérisé non relu

ÉQUILIBRISTE

ÉQIITATION

lont l'objet d'une branche de la Mécanique nommée Staûjue yiny. ce mot); l'Hydrostatique s'occupe spccialencnt de léquilibre des liquides et des gaz.

En Physique, on appelle équilibre mobile de tempéraure le phénomène qui consiste en ce aue tout corps envoie lUs corps voisins une quantité de chaleur, qui varie selon a température et selon la nature de sa surface, en même emps qu'il en reçoit à son tour de ceux-ci. S'il reçoit plus le chaleur qu'il n'en cède, il s'échauffe ; dans le cas conraire. il se refroidit; si la quantité de chaleur rayonnée ■st égale de part et d'autre, il y a équilibre. Voy. chaledr

lATÛXNAME et RATONXEJIENT.

ÉgctLiBRE. En Politique, on appelle ainsi l'état des pouroirs qui se contre-balancent les uns les autres. On a donné e nom d'équilibre européen ou de système d'équilibre lU svstème de politique internationale inauguré au xvi° siècle onlre Charles-Quint et en vertu duquel, lorsque l'Europe c sent menacée par l'agrandissement excessif d'une puisance. les autres puissances s'associent pour lui faire contre- K)ids. Louis XIV et Hapoléon I" ont ressenti les effets de :elle politique. Depuis 1848 on oppose à ce système le irincipe des nationalités. Voy. ce mot.

ÉQUILIBRISTE, celui ou celle dont le métier est de aire lies tuurs d'adresse, qui s'applique à maintenir sa K'rsonne ou certaines choses en équilibre. Tels sont les tcrobates. les funambules, les oûtonnistes, les jongleurs, etc. Voy. ces mots.

ÉQUILLE, Ammodytes, genre de Poissons malacoptéry-

rieii? apodes, de l'ordre des Squamodermes, famille des

Mit'ormes, qui vivent enfoncés dans le sable de la

i où leur nom scientifique iiJiaoSûxT,î) : corps

. et cylindrique; tête comprimée et pointue par

levant. Ce poisson, long de 0°',20 à 0°',30, d'un gris ar-

fcnlé, est bon à manger; il est très commun sur les côtes

le la Manche : on le trouve en bêchant le sable dès que la

ner ? est retirée. Les pêcheurs l'emploient comme appât.

— Sur les côtes de Bretagne on lui donne le nom de

Lançon, sans doute parce qu'il pénètre dans le sable avec

a rapidité d'un dard. Les naturalistes en distinguent ueux

!spèci>s, r.4. tobianus et VA. lancea, qui diffèrent fort

)eu l'une de l'autre.

ÉQUIMULTIPLES (du préf. énui, égal, et de multiple). )ii appelle ainsi les multiples de deux ou plusieurs quanités obtenus à l'aide du même multiplicateur. Ainsi ma et nb sont des équimultiples de a ci b. — On démontre, ;n Arithmétique, que toutes les fois que deux fractions lont égales, si l'une d'elles a ses deux termes premiers mtre eux. les deux termes de l'autre sont des equimuliples lie* termes de la première.

ÉQUIN PIED . Voy. PIED-BOT. I

ÉQUINOXE (du lat. œquinocttum). En Astronomie, on ippelle équinoxes ou points équinoxiaux les points où e soleil traverse l'équateur dans son mouvement apparent ! innuei, parce que, quand le soleil y arrive, le jour est égal j i la nuit pour tous les points de la terre. On appelle aussi , 'quinoxes les époques correspondantes de l'année. L'É:. du •mntemps arrive lorsque le soleil traverse l'équateur en ; illant de l'hémisphère austral dans l'hémisphère boréal: ! 1 tombe le 20 ou 21 mars, et marque le commencement lu printemps. L'£. d'automne, qui arrive le 22 ou 23 sep- . lorsque le soleil traverse l'équateur eu allant de -|ihère boréal dans l'hémisphère austral, marque le

vuceraent de l'automne. — Les points équinoxiaux

te sont pas fixes, mais se déplacent dans le sens rétrorraile. c.-à-d. d'orient en occident, le long de la circonfé- •ence de l'écliptique, de 51", 4 par an. Voy. précession.

ÉQUINOXIAL. \.di ligne équinoxiale est Véquateur même loy. EQUATEUR . Les />o/h/« équinoxiaux 'Voy. équi.noxe) 'ont les points où le soleil traverse l'équateur dans son mouvement annuel. Le cadran éqiiinoxial est le cadran wlaire dont la table est parallèle à l'équateur.

EQUIPAGE (du vieux franc, esquip, pour esquif], ende tous les hommes embarques pour le service d'un I : maîtres, contremaîtres, timoniers, matelots, ar-

-5. soldats, employés, domestiques, etc.. et qu'on

xirle sur un registre nommé 7-6le d'équipage. On n'y omprend ni le capitaine, ni les autres officiers de l'étatnajor. non plus que les passagers. Quant aux navires de •ommerce, le nombre de leur équipage est réglé à 10 homnes piHir 100 tonneaux, à 15 pour 200. etc. Les matelots |ui .Joivent embarquer sur les vaisseaux de l'Etat sont enéginientés dans les cinq arsenaux par compagnies, dont l'en-

semble porte le nom de Division des équipages de la flotte.

Maître d'équipage. Voy. maître.

Dans l'Armée cle terre, on appelle équipages militaires l'ensemble des voitures nécessaires au service dune armée. Us sont divisés en catégories, suivant leur affectation : équipages 7-égimeniaires pour les régiments, etc., et en trains [Voy. ce mot), d'après leur groupement dans la formation des armées.

On nomme : 1^ Equipage de pompe, la garniture de la pompe ; 2» E. d'atelier, l'ensemble des machines et des outils qui servent à la construction des objets qu'on y fabrique ; 3" E. de chasse, ce qui est nécessaire pour la chasse, chevaux, chiens, etc.

ÉQUIPEMENT, ensemble des objets à l'usage des hommes de troupe à l'exclusion de l'habillement et de l'armement. On distingue le grand équipement, qui comprend le sac, le ceinturon avec les cartouchières et le porte-baïonnette, etc., et le petit équipement, qui comprend tous les effets de linge et chaussures, brosses, peigne, etc. On distingue aussi sous ce nom l'ensemble des effets d'habillement, de l'armement, du harnachement des chevaux, etc., dont les officiers doivent être munis. Cet équipement est insaisissable Code de proc. civ., art. 592).

Dans la Marine, on entend par équipement tout ce qui est nécessaire à un bâtiment en agrès, apparaux, vivres, munitions, armes et ustensiles.

ÉQUIPEUR-MONTEUR , ouvrier arquebusier qui est chargé d'ajuster toutes les pièces qui composent le fusil et de les faire jouer ensemble.

ÉQUIPOLLENCE, terme de Géométrie. La théorie des équipollences. due à Bellavitio. a pour objet la théorie des segments de droite limités, dans lesquels on considère non seulement la grandeur, mais aussi la direction. Dans im segment de droite AB, les deux points limites A . B sont considérés comme ne jouant i»as le même rôle; l'un est l'origine, l'autre l'extrémité: le sens du segment est le sens dans lequel on le parcourt en allant die l'origine à l'extrémité. Deux segments, AB, A'B', sont équipollents quand ib sont égaux, parallèles et de même sens ; on écrit alors AB := A' B' et l'on appelle équipollence une égalité à laquelle on donne cette signification. Etant donnés deux segments AB, CD, si l'on construit le segment BP équipollent à CD, le segment AP est la somme géométrique de AB et de CD, et l'on écrit AP==AB-(-CD; le signe-|-a, dans cette équipoUence, une signification tout à fait différente de l'addition arithmétique. La notion de somme et de différence géométrique conduit à celle de dérivée géométrique pour les segments variables. On arrive ainsi à constituer une géométrie où les raisonnements ont l'apparence et la généralité de l'algèbre.

ÉQUISÉTACÉES (du g--tj'pe Equisetum), classe de végétaux appartenant à l'enîbrancnement des Cryptogames vasculaires; se compose du seul genre Prèle (Equisetum). On retrouve les débris de plantes gigantesques de cette famille parmi les fossiles de l'époque dévonienne et des époques suivantes. Voy. prêle.

ÉQUIS^IQUE (acide). Voy. acoxitiqce.

EQUISETUM, nom latin botan. du genre prèle.

ÉQUITATION (du lat. equitatio), art de monter à cheval. On distingue en équitation la basse école ou partie élémentaire, et la haute école. La première consiste à assurer la position de l'homme à cheval, à apprendre à diriger le cheval droit devant soi et à acouérir de la solidité. Ce travail se fait dans un manège, d'abord à la longe, puis en cercle et au large, et successivement au pas, au trot, et au galop. La seconde comprend l'étude de l'action du mors et de l'effet des rênes ; la manière de produire cet effet par les mouvements de la main ; l'effet des jambes ; les moyens de maintenir le cheval dans son aplomb et de l'y ramener

S[uand il le perd ; enfin le travail composé, qui consiste à aire sortir à volonté le cheval de ses allures et à lui faire exécuter divers sauts, courbettes, etc. On divise encore l'équitation en E. militaire, E. civile, E. des femmes, E. aérienne ou voltige.

L'art de l'équitation remonte à la plus haute antiquité; mais ses principes ont varié suivant les temps. Chez les anciens, le cavalier se tenait accroupi sur le cheval, comme encore aujourd'hui les .\rabes et les Orientaux. Au moyen âge. la position du cavalier était presque perpendiculaire. La haute école devint en honneur au xvi° siècle. Les Italiens d'abord, puis les Français, fournirent les écuyers les plus

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