‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 627 sur 1729 · FANTASMAGORIE · texte numérisé non relu

FANTASMAGORIE

ftlus on moins chimérique, ont considéré la destruction de a famille comme une condition nécessaire au succès de leurs plans. Voi/. mariage, pèbe. mère, édccation. etc. — Sur la formation pn'mitive de la famille, vov. : A. Giraud-Teulon. les Origines de la famille: Starcte, la Famille primitive ;189l : I.etourneau. Evolution du mariage et de la famille. 1875. Cf. parenté.

Conseil de famille. Voy. cosseil.

Père de famille. Dans la langue du Croit, on prend ce mol pour synonyme de propriétaire: ainsi on dit : destination du père de famille Joy. destination', soins d'un bon père de famille [Voy. faute]. C'est en bon père de famille que le tuteur doit administrer, l'usufruitier et l'usager exercer la jouissance, le maître se conduire envers l'apprenti, le mandataire gérer le bien ou l'affaire d'autrui, etc.

FAMILLE. En Botanique et en Zoolc^:ie, c'est la réunion d'un certain nombre de genres, pourvus de caractères communs plus importants que ceux qui coustituent cliaque genre. Voy. classification.

FAMINE du lat. famés, faim), disette absolue du pain et des autres aliments nécessaires à la vie dans un pays, une ville, ou une place de guerre. Dans l'antiquité et au moven âge. les famines furent très fréquentes : on cite celtes qui désolèrent la terre de Chanaan et l'Egypte du temps de Jacob, l'empire romain sous Marc-Aurèle et sous Galien : l'Asie et l'Afrique à la fois de 54'2 à 545, l'Afrique en 1125. Du x* au xvi° siècle, la disette fut pour ainsi dire permanente en Europe; la famine la désola à plusieui-s reprises. Depuis le xvi' siècle jusqu'à nos jours les années les plus désastreuses en France sous ce rapport sont celles de 1575, 1591, 1595. 1651, 1650, 1661, 1694, 1709. 1714. 1741, 1794, 1812, 1817. 1829. 1847. L'imperfection de l'agriculture et des relations commerciales, l'imprévoyance des gouvernements, les guerres impitoyables et la longueur des siètres en furent les causes principales. Les progrès de la civilisation, l'adoucissement des moeurs, la facilité des approvisionnements rendent à j>eu près impossible aujourd'hui le retour des grandes famines ; la disette et la cherté des vivres qui en est la suite, sont seules à craindre (disette en Russie 1892} ; la liberté du commerce des céréales paraît être le plus sûr moyen d'y remédier. Voy.

CÉRÉALES et ACCAPAREMENT.

FAMN, mesure de longueur, en Suède, répond à peu près à notre ancienne toise, et vaut 1",7814.

FANAGE (de faner), opération qui a pour objet le séchage des foins qui vieiment d'être fauchés. «Le matin, par un temps sec, on retourne les foins abattus la veille, on répète la même opération pendant plusieurs jours, puis on les étend pour achever la dessiccation. Chaque soir on les met en petits tas pour les garantir de la pluie et de la rosée, et on les étend le lendemain, jusqu'à ce que la dessiccation soit assez complète pour les mettre en grosses meules au milieu de la prairie. Dans cet état, le foin peut rester sans inconvénient exposé aux intempéries jusqu'à ce qu'on puisse le botteler et le rentrer. — Les premières machines à faner ou faneuses ont été construites en 1814 par R. Salmon de Woburn.

FANAL du gr. savip.ov. petite lampe', grosse lanterne, dont on se sert dans la Marine pour les signaux de nuit. On place les fanaux à la tête des mâts ou au bout des Tergues. Autrefois tous les vaisseaux de guerre avaient à l'arrière un fanal, dit fanal de poupe : les officiers généraux en portaient trots, auxquels 1 amiral en ajoutait un quatrième, lixé à la grande hune. On distinguait, dans la marine à voiles : les F. de combat, de iorme carrée, qu'on suspendait aux baux, dans les batteries, lorsqu'on se battait de nuit ; le F. de la mèche ou de consigne, sus-

fiendu sur l'avant, dans la batterie haute, pour éclairer le ieu où l'on conservait toujours à bord de la lumière et du feu. et où était affichée la consigne ou règlement du navire : la garde en était confiée à un factionnaire ; le F. d'habitacle, armé de réflecteurs, pour éclairer les boussoles : les F. de la soute aux poudres, qui étaient vitrés et grillés, etc. — On donne aussi le nom de fanal aux feux qu'on allume sur des tours à l'entrée des ports et le long des plages pour indiquer la route aux vaisseaux.

Voy. PHARE.

FANATISME, l'oy. PIÉTÉ et RELIGION.

FANCHONNETTES, en Pâtisserie, Urtelettes à la crème fransipaiie ri meringue.

FANDANGO, danse espagnole à trois temps, ou à 6/8,

généralement en mode mineur, accompagnée de guitare. Les danseurs se servent des castagnettes et du talon pour marquer la mesure. Le fandango s'exécute aussi en forme de contredanse : on le danse alors à huit; c'est ce qu'on nomme la séguedille Voy. ce mot).

FANEGADA, mesure agraire usitée en Espagne et en Portugal, équivaut à 64 de nos ares.

FANÈGUE (le l'esp. fanega , mesure de capacité pour les liquides, employée en Espagne et en Portugal, vaut de 55 à 56 litres.

FANES (de faner), se dit : 1» des feuilles sèches tombées des arbres: 2" des feuilles et des tiges, vertes ou desséchées, provenant de graminées et autres plantes non fourragères, telles que la pomme de terre, le colza, les fèves, les betteraves, etc. On utilise communément les fanes conune hlière: elles servent aussi quelquefois à la nourriture des Ijestiaux. Voy. effanage.

FANFARE (onomatopée), air militaire court et \i{. en mode majeur, exécute par des cors et des trompelies. Par extension, on a donné ce nom à toute musique militaire, ainsi qu'à toute réunion de musiciens se servant d'instruments de cui^Te : beaucoup de villes en province ont des sociétés musicales qui portent le nom de fanfare.

— Dans l'origine, la fanfare était la marche des comparses dans les tournois et les carrousels. Une ordonn. du 1" mai 1768 en fit une sonnerie de cavalerie Voy. dune^.

— Eu termes de Chasse, les airs qui se sonnent surla trompe s'appellent d'une façon générale des fanfares.

FANFRE, iwisson. Voy. pilote.

FANION dimin. de fanon), petit drapeau de serge, qu'on portait à la tète des équipages d'une brigade. On appelle encore ainsi auj. le guidon qu'on porte derrière tout général un jour de l)ataiile.

FANON (du b.-lat. fano; de pannus), pièce d'étoffe suspendue et déployée au bout d'une lance, d'une pique, pour servir de s^ne de ralliement : on a dit aussi fanion et gon fanon [Voy. ces niotS'. — Dans le costume ecclésiastique, on nomme quelquefois fanon le manipule [Voy. manipule); on nonune aussi fanons les deux penj dants de la mitre d'un évèque, ainsi que ceux d'une 1 an- I nière.

! En Blason, le fanon est une figure représentant un large bracelet qui pend au bras droit, comme le fanon d'un prêtre.

Dans la Marine, les fanons sont les portions de toile pendantes sous la vergue entre les cargues.

En Zoologie, on appelle fanon le pli de la peau qui pend sous le cou des bœufs, de certains moutons et de certaines chè^TCs, la peau rouge et charnue qui pend sous la gorge du dindon et la touffe de crins qui croît derrière le boulet du pied des chevaux. — On appelle encore fanons les lames cornées et flexibles qui garnissent le

rialais de la baleine et qui, filtrant l'eau, servent à retenir es petits animaux dont la baleine fait sa nourriture. Voy. baleine.

fanon (du lat. fœnum, foin), Ferttla, terme de Chirurgie : c'était un cylindre de paille fortement serrée, dont on se servait pour le pansement des fractiu^es ; auj . on ne se sert plus que d'attelles [Voy. ce mot). — Le fauxi fanon ou drap fanon était une pièce de toile pliée en j double que l'on étendait sous le membre fracturé : on l'a également remplacé par les coussinets.

I FANTAISIE (du gr. ça'/rajîa). En Philosophie, ce mol a été employé comme sjnonyme d'imagination [Voy. ce mot). — En Musique, ce mot désigne un morceau d'une I forme hbre pour un instrument seul (Fantaisies de J.-S. i Bach, de Mozart, etc., pour clavecin). On donne aussi le ! nom de fantaisie à une paraphrase brillante sur des motifs d'opéra.

En Pâtisserie, on nomme fantaisie» de petites parties de pâte feuilletée découpée de différentes formes avec sucre dessus et dessous.

FANTASIA, sorte de jeu militaire ou de courses que les Arabes pratiquent dans leurs fêtes, et qui consiste à s'élancer de toute la vitesse de leurs chevaux, à revenir sur leurs pas ou à s'arrêter tout court, à tourbillonner avec de grands cris en déchargeant leurs armes, ou en les lançant en l'air pour les recevoir en courant. Voi/. djérid.

FANTASMAGORIE (du gr. sivTxsijLa. fantôme, et àYOpêJU), parler', art ae faire apparaître des spectres, des fantômes, des images de toute sorte, à l'aide d'illusions d'optique dans une salle obscure. Un grand rideau de per-

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