‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 626 sur 1729 · FALAISE · texte numérisé non relu

FALAISE

cessé les payements. A partir de celte époque et aussi peiiilaiit les 10 jours qui l'ont précédée, sont annulés, ménie s'ils ont été faits avec des tiers ignorant cet état de clioses. les actes les plus importants par lesquels un failli pi'ut faire tort à ses créanciers ^aliénations, pavements de dettes non échues ou payements de dettes écfiues autrement qu'en espèces ou effets de commerce, hypothèques ou nanlissemeiils pour dettes antérieurement contractées' ; sont annulés également tous les actes qu'il a pu faire avec des tiei-s qui coiniaissaient la cessation des payements. Le jugemenl déclaratif de faillite produit de plus des elfels importants : toutes les dettes du failli deviennent exigibles, aucune inscription liypothécairc ne peut être prise sur ses biens: enlin il est dessaisi de l'administration de son patrimoine, qui passe dans les mains des syndics. Les scellés étant apposes, les syndics font l'inventaire, vendent les biens, rassemblent l'actif, vérifient les créances, puis convoquent les créanciers pour savoir s'il sera accordé un concordat au failli, ou si l'on établira l'état A'union \ Voy. ces mots). La faillite est terminée quand les créanciers se sont prononcés; mais certaines incapacités pèsent sur le failli et ne peuvent cesser que par sa réhabilitation : incapacité de faire partie des tribunaux et chambres de commerce, d'être électeur, de se présentera la Bourse, etc. Il peut do plus être mis en état de banqueroute. La faillite d'un non-commerçant s'appelle déconfiture (C. de comm.. art. 457-585; Loi du \i juillet 1856). — Une loi de 1880 a \wnv but de permettre d éviter la faillite au commerçant honnête et malheureux que les circonstances seules ont rendu insolvable, en organisant pour lui la liquidation judiciaire. — Vov. Lyon-Caen et Renault, Traité de droit commercial: E. "Thaller, les Faillites en droit comparé (1887 ; Paul Pie. la Faillite des sociétés commeniales 1S87;; Eugène Malapert. la Faillite et la liquidation judiciaire (1892;. Voy. aussi banqueroute, déconfiture,

lïtHABIl.lTATIOX. SYNDIC, etC.

FAIM du lat. famés), besoin de manger. La faim diffère du simple appétit en ce qu'elle a toujours quelque chose de pénible. Elle se manifeste quelquefois par des bâillements et des borlwrygmes. La fatigue, la douleur et la faiblesse augmentent avec la durée de la faim et avec son intensité. Tous les organes sont moins actifs, la chaleur du corps plus faible; les fonctions et les sécrétions se ralentissent et sont moins abondantes. On n'a pu expliquer encore le mécanisme physiologique de la faim. Voy. appétit, INANITION et famine.

FAIM CANINE, maladie des chiens, qui consiste à dévorer avec avidité les aliments pour les rejeter ensuite par la bouche sans qu'ils aient été digérés. Chez l'homme, on donne à cette affection les noms de cynorexie et de boulimie. Voy. ces mots.

FAiM-vALLE (on dérive valle du lat. lalens ou valida, forte, ou du celliq. gicall ou »•«//, mauvaise], affection duc à une perturbation de la sensation de la faim. Elle se présente surtout chez les herbivores, qui semblent atteints d'une l'aim dévorante.

FAÎNE ou FouENNE (du lat. faginus], fruit du Hêtre.

VoiJ. HKTIIE.

FAISAN (du lat. phasianus; du Phase, fleuve de Colchide), Phasianus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Gallinacés, type de la famille des Phasianidés, caractérisé par une queue longue, étagée, composée de 18 pennes disposées en deux plans et qui se recouvrent comme des toits. Le /•'. commun P. colchicus vit à l'état sauvage dans les

filâmes couvertes de joncs qui avoisinent la mer Caspiemie. iitroduit en Grèce dès les temps les plus anciens, il s'est de là répandu dans toute l'Europe et l'Afrique. La taille des faisans varie de 0 m. 70 à 1 m. Le mâle a les pattes d'un gris brun : le corps d'un marron pourpre éclatant, la tète d'un vert doré, la queue grise à raies noires transversales. La femelle, ou poule faisane, est plus petite et son plumage est gris. Il existe plusieurs variétés de l'espèce commune : le F. blanc, le F. panaché, le F. à pâles couleurs ou F. cendré, enfin les métis, F. bâtards ou coquarts. Les faisans aiment les broussailles et les taillis nui avoisinent les chaumes. Vers le milieu des journées d'été, ils recherchent les collines ; tous les soirs, ils vont percher sur les grands chênes. Leur naturel est farouche, leur cri dur et discordant. Leur nourriture consiste en graines de toutes sortes, bourgeons, gros insectes, et surtout en œufs de fourmis, dont ils sont très friands. Ils ne peuvent se passer d'eau et disparaîtraient proaipl<-uiuiit dans les pays très secs.

Ils vivent de 6 à 7 ans. La femelle pond de 12 à 24 œufs,

d une couleur olive claire et dun tiers moins gros que les

œufs de poule. L'incubation dure 25 jours. La chair du

: faisan est très estimée. On élève cet oiseau dans des éta-

: blissements spéciaux ou faisanderies; et bien que leur

élevage soit difficile par suite de l'extrême délicatesse des

' faisandeaux et des soins minutieux qu'ils exigent, les résul-

• tats sont souvent satisfaisants et permettent d'alimenter les

chasses de bois d'un gibier très amusant à chasser. — Outre

le F. commun, nous possédons trois espèces originaires de

la Chine : le F. à collier, le F. argenté et le F. doré (le

Phénix de Pline l'ancien, selon Cuvier).

On a donné le nom de Faisan à des Mollusques du

f;enre Phasianelle ( Voy. ce mot). — On nomme : F. cornu, e Tragopan; F. huppé de Cayenne, le Hoazin huppé; F. des Antilles. l'Agami ; F. couronné, le Goura : /'. de mer. le Canard pilet ; F. paon, l'Eperonnier, etc.

FAISANDEAU, nom donné aux jeunes faisans.

FAISANDERIE, endroit où l'on élève des faisans. Voy. ce mot.

FAISCEAU du b.-lat. /oscc/Zim) , assemblage de plusieurs choses liées ensemble. — Chez les Romains, les faisceaux étaient le symbole de la puissance des magistrats. Us étaient composés de baguettes d'orme et de coudrier, nommées verges, au milieu desquelles s'élevait une liaclie. Les faisceaux étaient jwrtéspar les licteurs, et précédaient le dictateur, les consuls, les censeurs, les préteurs, etc. Dans les triomphes, ils étaient ornés de lauriers. L'usage des faisceaux, introduit par les rois, se conserva jusque sous l'empire. — Dans r.\rt militaire, le faisceau d'armes est un assemblage de 5 fusils qui se soutiennent par l'engagement des quillons des épees-liaïonncttcs les uns dans les autres. Ce faisceau primitif sert à appuyer d'autres armes et à suspendre l'équipement.

En Physique, on appelle : faisceau optique un cône de rayons lumineux partant tous d'un même point, et divergeant dans l'espace ; faisceau magnétique, la réunion de plusieurs aiguilles ou de plusieurs lames aimantées.

En Botanique, c'est un groupe de cellules qui. dans les différents organes des végétaux, sert à conduire la sève ascendante et la sève élaborée ; la première circule par les faisceaux du bois, la seconde par les faisceaux du Hier. Dans une tige jeune, les deux faisceaux sont accolés ; ils sont séparés et alternes dans la racine.

FAIT (du lat. factum). En termes de Jurisprudence, ce mot désigne les actes contestés qui font l'objet d'mi procès. Les jugements doivent contenir l'exposition sommaire des points de fait. Dans les procès criminels, c'est le fait qui est établi par le verdict du jury. — On appelle : faits admissibles et pertinents ceux dont la preuve peut être admise, parce qu'ils appartiennent au fond de la cause; faits articulés, ceux que l'une des parties énonce, soit dans ses écritures, soit dans la plaidoirie ; faits et articles, les faits sur lesquels, en matière civile, l'une des parties fait interroger sa partie adverse; faits de charge, la malversation commise par un officier public dans l'exercice de ses fonctions.

FAÎTAGE (de faite), pièce de bois qui règne tout le long d'un toit, et qui sert à |)orter tous les bouts supérieurs des chevrons d'un comble à deux égouts. — Autrefois on appelait droit de faîtage le droit qu'on payait au seigneur pour avoir la faculté de bâtir une maison : il se pavait au moment où l'on posait le faite ou comble de l'édifice. — On nommait encore ainsi le droit qu'avaient, en certains lieux, les habitants, de prendre dans les bois du seigneur la pièce du faîtage.

FAÎTIÈRE (de faite), dite aussi Tuilée, sorte de lucarne ouverte dans le toit pour éclairer l'espace qui est sous le comble. On donne aussi ce nom aux tuiles courbées ou à la table de plomb dont on recouvre le faîtage des combles.

FAKIR ou FAQciR (de l'arabe faqir, pauvre), mohie mendiant de l'Inde. Voy. le Dict. aHist. et de Géogr.

FALAISE (du ht-allein. felisa, rncXwr), nom donné aux côtes escarpées, taillées en précipices sur les Ixirds de la mer. Les falaises ont quelquefois une hauteur considérable : celles de la Normandie, p. ex., s'élèvent de 100 à 150 m. de hauteur. Les roches qui les composent se détruisent assez rapidement par l'action des eaux pluviales et le choc des flots. Quand elles sont formées, comme sur les côtes de la Manche, de calcaire crayeux alternant avec des lits de silex, la partie calcaire se "délite et se délaye facilement dans les Ilots ; les parties siliceuses, roulées et arrondies

FALARIQIJE

FAMlf.LE

par les vagues, forment des masses de galets {Voy. ce mot) (jui couvrent les plages. Des pliénomènes analogues se passent sur tontes les côtes, hans bien des cas, la présence de diaciases dans les couches vient encore faciliter la destruction dos falaises.

FALARIQUE (du lat. falarica; de fala, tour de bois), arme incendiaire qui se lançait à l'aide de balistes, de catapultes ou d'armes portatives : c'était un pieu tenniné jiar un paquet d'étoupe imprégnée d'huile et de bitume, et à laquelle on mettait le feu. On s'en servait pour incendier les camps ennemis et les places assiégées. Des Grecs et des Romains, l'usage s'en transmit aux Gaulois, aux Espaanols, aux Franks ; il se perdit sous la 2° race.

FALBALA (de l'angl. furhelow, de fur, fourrure, et helow, en bas. c.-à-d. fourrure qui borde le bas de la robe), bandes d'étoffes plissées que les femmes mettent pour ornement à des robes, des tabliers, etc. On met encore des falbalas aux rideaux. Auj. Je volant a remplacé le falbala.

FALCIDIE. On appelait ainsi, en Droit romain, le quart de l'héritage qu'un liéritier chargé de legs excessifs pouvait retenir sur les legs qu'il était tenu de payer par le testament. Son nom venait de ce qu'elle avait été établie en vi;rtu de la loi Falcidia. Cette loi romaine était appli-

auée. en France, avant 1789, dans plusieurs pays de roit écrit.

FALCIFORIME (du lat. faix, falcis, faux, et forma, forme), se dit, en Botanique et en Zoologie, des organes dont la forme est plus ou moins celle d'une faux.

FALCiNELLE, Érolia, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Éciiassiers longirostres, caractérisé par l'absence de pouce et par un bec long, grêle, en forme de fer de faux, ne comprend qu'une seule espèce, le F. coureur, qui habite l'Europe et l'Afrique. — Le F. de Vieillot est une espèce du genre Epimaque.

FALCO, nom latin scientifique du genre faucon.

FALCONELLE, Falconella, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, et voisins des Pies-grièches. Leur bec est robuste, assez court et comprimé. Leur plumage est jaunâtre ou olivâtre, mêlé de blanc, de noir et de gris. La F. frontale ou Pie-grièche à casque a la tête surmontée d'une houppe bleue. Ces oiseaux habitent l'Australie.

FALCONIDÉS (du lat. falco, faucon), famille d'Oiseaux de proie, de l'ordre des Rapaces diurnes, caractérisés par un bec crochu, tranchant, garni à sa base d'une membrane épaisse et colorée appelée cire ; des pieds robustes : des grilles puissantes et rétractiles appelées serres. Ces oiseaux ont le vol élevé et rapide ; leur vue perçante leur permet d'apercevoir leur proie à des distances énormes. Ils ne louchent point aux cadavres, se nourrissent de petits quadrupèdes, d'oiseaux, de grenouilles, etc. Ils changent plusieurs fois de plumage avec l'âge et ne se ressemblent pas toujours aux diverses époques de leur vie. Les femelles sont d'un tiers plus grosses que les mâles, qui pour cette raison ont été appelés tiercelets. — La famille des Falco nidrs a été partagée en huit sections : les Faucons propr. dits [Voy. ce mot), les Aigles, les Autours, les Busards, les Buses, les Milans, les Caracaras et les Cymindis.

FALE, nom vulgaire du jabot des oiseaux.

FALÈRE, maladie des bêtes à laine, particulière à l'ancien Roussillon, où elle est enzootique. C'est une espèce d'indigestion qui paraît avoir quelques rapports avec la météorisation ou tympanite. Ce nom lui vient d'un mot catalan qui signifie protnptitude, à cause de la rapidité avec laquelle périssent les animaux qui en sont frappés.

FALISQUE (vers). Voy. phalisque.

FALLTRANCK (de l'allem. falleu, tomber, et Tranck, boisson). Voy. thé suisse et espèces vulnéraires.

FALOT (orig. incertaine), grande lanterne en fil de fer recouverte de toile blanche, qu'on porte au bout d'un bâton pour s'éclairer pendant la nuit. Voy. lanterne.

FALOUROE, espèce de fagot. Voy. fagot.

FALQUE (du lat. faix, faux), se dit, en Botanique, des organes courbés cbmme un fer de faux.

FALQCES (Marine). Voy. fargues.

FALSIFICATION (du lat. falsificare], altération d'une chose, d'un acte. — En Chimie, la falsification, qu'on nomme aussi sophistication, consiste à imiter des médicaments ou certains aliments à l'aide de mélanges de diverse nature, ou à ajouter à des médicaments, à des ali-

ments des matières qui leur sont étrangères et qui les rendent quelquefois nuisibles. La falsification des boissons est punie d'un emprisonnement de 6 jours à 2 ans, et d'une amende de 16 à 200 fr. ; le- boissons falsifiées doivent être saisies et confisquées. Le: Traudes simples (p. ex. l'action de mettre beaucoup d'eau dans les liqueurs) sont punies d'une amende de 6 à 10 fr. (C. peu., art. 318, 475 et 477). Ces peines ont été aggravées par la loi du !"■■ avril 1851. — Consulter sur les divers genres de liar.de et les moyens de s'en garantir : Chevalier, Dictionnaire des falsifications et des altérations des substance."; alitnentaires, médicinales et commerciales (1850-52); Payen, Précis des substances alimentaires; Pedrcny, Bussy et Boutron-Charlard, Traité de la falsification des drogues; Hureau, Histoire des falsifications (^1856); Desclozeaux, Traité des falsifications, manipulations permises et sophistications (1892).

En Droit, la falsification est l'action de contrefaire un acte, en l'altérant, en y faisant des substitution*, des retranchements, etc. Voy. faux.

FALUNIEN (étage), nom donné autrefois par d'Orbigny au Miocène, qui est le niveau principal des faluns de l'ouest de la France.

FALUNS (orig. inconnue). On appelle ainsi, en Géologie, des amas de coquilles marines brisées, plus ou moins cimentées par un ciment calcaire et mélangées de sable. Les faluns bien connus de Touraine appartiennent à l'éUige helvétien. Les faluns jouent également un rôle consiilérable dans l'Anjou, en Bretagne, dans le Bordelais; dans cette dernière région ils sont aquitaniens, burdigaliens ou helvétiens (faluns de Bazas, de Léognan, de Salles).

FAMATINITE, sulfo-antimoniure de cuivre (Cu'SbS*) isomorphe de l'Enargite, de Famatina (Rép. Argentine.)

FAMENNIEN, étage supérieur du Dévonien supérieur, représenté en Belgique par les schistes de la Famenne et les psammites du Coudroz. Fossiles caractéristiques : Spirifer Verneuili, Atrypa reticularis, Bhynchoiiella Omaliusi.

FAMILIER (du lat. familiaris), personne qui fréquente habituellement quelqu'un et vit dans son intimité. Autrefois ce mot comprenait tous les domestiques, et spécialement ceux qui sont au service d'un prélat. — En Espagne, on appelait familiers du St-Office des affiliés de l'Inquisition chargés d'arrêter les personnes qui lui étaient dénoncées.

Les anciens appelaient dieux familiers, génies familiers, les dieux domestiques ou dieux lares, qui protégeaient la maison de chaque particulier ; les êtres surnaturels qu'on croyait habiter la maison, ou être attachés aux individus pour les inspirer et les diriger.

FAMILLE (du lat. familia). Ce mot, chez les Romains, désignait dans son sens le plus large, la réunion des personnes soumises à une même puissance, y compris les esclaves. Il s'entend aujourd'hui des personnes qui descendent l'une de l'autre ou d'un auteur commun, et, dans un sens plus restreint, du père, de la mère et des enfants. — Considérée au point de vue de la Morale, du Droit et de la Politique, la famille est une institution fondamentale. Ce qui la constitue essentiellement, c'est le mariage avec V éducation des enfants. Le mariage a pour but d'établir la communauté de la vie entière, morale et physique, de deux personnes de sexe différent; il est fondé à la fois sur l'appétit physique qui assure la perpétuité de l'espèce, sur l'amour qui rapproche deux personnes différentes par leurs aptitudes naturelles, et sur le droit qui, par un contrat librement consenti, établit l'égalité morale des deux sexes. Il a pour conséquence un devoir commun au père et à la mère, l'éducation de l'enfant, qui a droit aux conditions du développement de ses forces physiques, de ses facultés intellectuelles et morales, comme fes parents ont droit euxmêmes au respect et à l'obéissance. Enfin, la famille étant le premier élément de l'Etat, celui-ci, pour assurer sa propre existence, a le droit de régler dans une certaine mesure, conformément à la justice, le mariage, l'autorité paternelle et l'éducation : car la constitution de la famille mflue nécessairement sur celle de la société tout entière, comme l'éducation détermine l'esprit public et les mœurs. L'histoire montre que les progrès de l'organisation sociale correspondent à ceux de la famille, à l'aibolition de la polygamie, du pouvoir absolu accordé par la loi au père de famille, etc. D'un autre côté, tous les utopistes qui, depuis Platon, ont voulu donner à l'Etat une constitution

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