‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 631 sur 1729 · FARINE · texte numérisé non relu

FARINE

FASCIOLE

ainsi les planches courtes enchâssées à coulisse dans l'ouverluro (los salwrds des batteries basses des vaisseaux : elles servent à arrêter l'eau qui pourrait entrer sur le pont. FARINE (du latin farina; de far, blé), poudre blanche, plus ou moins fine, obtenue par la trituration des graines des céréales. Par extension, on donne ce nona à la poudre tirée des graines des légumineuses, de quelques racines, do la pomme de terre, des semences du lin. etc. Employé seul, le mol farine désigne la farine de froment. La farine de froment contient de tJO à 70 p. d'amidon, de 8 à 14 de gluten, de 8 à 12 d'eau, un peu de sucre, de matière gommeuse, ainsi que divers sels, notamment des phosphates et des sulfates, enfin du son : le gluten est la partie essentiellement plastique de la farine. — La farine résulte de deux opérations principales : la moulure, ou pulvérisation du grain par la meule: et le blutage, ou séparation de la farine d'avec le son. On distingue dans le commerce : 1° la farine b/nite, ou F. en son, résultat d'uiii> mouture sans blutage : 2° la F. bise, qui contient trop (ii> son pour avoir une couleur claire ; ô" la /•'. entière, qui a été purgée plus ou moins du son par le blutage, mais qui contient tous ses gruaux il y en a deux qualités, la Inse blanche et la blanche] : 4^ la F. de blé, qui provient tic la partie la plus friable du blé : elle manque de consistance et de saveur, par l'absence des gruaux; 5° le gruau, partie du arain qui enveloppe le germe du blé : c'est la plus abondante en gluten ; 6' la F. de gruau, provenant de la mouture des gruaux : elle est employée pour la pâtisserie elle pain de luxe, dit pain de gruau: 1" la issues, produits farineux où domine le son et qui se divisent, d'après le blutage, en recoupes, recoupettes, remoulage, petit son, gros son, etc. : elles servent à la nourriture du bétail et des animaux de basse-cour; on en fait aussi du pain. — On dislingue aussi : les blés durs, dont la farine est employée pour les pâtes dites d'Italie: les blés demi-durs, d'un usage plus général; les blés tendres ou blancs, préférés par les fabricants d'amidon. Enliii on désigne la qualité de la farine par la marque (initiale du nom du meunier inscrite sur le sac;. Voy. '

FROMF.NT.

I.n ijualité de la farine tient non seulement à la nature , du lile. ainsi qu'à la perfection de la mouture et du blutagi'. elle varie aussi par l'elfet du temps et de différentes cin instances. La farine vieille est sans consistance, d'un goiit it dune odeur de son, et se boulange difficilement; cch.iiiirée par la fermentation, elle devient granuleuse, et se concrèlo par petites portions qu'on appelle marrons. L'allération des farines avariées se trahit par une couleur rougcàlre. un goût acre et une odeur nauséabonde. Les bonnes farines, au contraire, sont d'un blanc jaunâtre, doui es au toucher, exhalent luie odeur très faible, mais toujour- asxéable, soit à sec, soit mouillées, et donnent une pàto élastique et homogène. — On falsifie la farine de froment avec de la fécule de pommes de terre, de la I farine de féveroles ou de seigle. Le pain fait avec de la j tarine de seigle reste longtemps humide. L'addition de la I fécule à la farine se reconnaît soit au moyen du micro- , scope. soit en la broyant avec un peu d'eau froide, filtrant cl ajoutant au liquide filtré une solution d'iode qui bleuit alors si la farine contient de la fécule ; les grains d'amidon, étant beaucoup moins gros que les grains de fécule, ne s'écrasent pas dans ces circonstances, et ne se dissolvent pas ilans leau froide. Le même mode d'essai décèle la

Etrésence des féveroles, parce que le tissu résistant des éguniineuses a une contexture à cellules polyédriques. La sophistication de la farine par le maïs, le riz ou le sarrasin se reconnaît aussi facilement. — Voy. Payen, Précis des substances alimentaires.

Le muid de farine, à Paris, est de six sacs, pesant chacun cnv. 163 kilogr. Un sac est censé le produit de 2 se- ; tiiMs lie blé (3 heciolit. 12', et doit produire 104 pains de ! 2 kilogr. A Paris, la farine provient surtout de la Beauce. ! de la Brie, de la Normandie et de la Picardie. Les farines de Narbonnc et de Toulouse, renommées pour leur qualité, s'exjwrtent en jiartie à l'étranger. Par contre, on importe en France du blé d'Odessa, de l'Algérie, des Etats- Lnis et de rAllemagnc.

karine fossile, variété pulvénilenle de la silice hydratée, aus-i appelée tripoli, constituée en majeure partie par des fru'luli's de diatomées fossiles. j

La farine fossile des Chinois est une variété d'argile | contenant des matières organiques. {

FARINEUX, se dit de tous les végétaux dont on peut extraire une farine [Voy. farixe) et de toutes les substances recouvertes d'une poussière blanche et comme farineuse.

FARLOUSE, oiseau. Voy. pipit.

FARO, bière de Belgique. On l'obtient en faisant un mélange de lambick [\oy. ce mot] et de petite bière brune à fermentation haute.

FAROS, nom vulgaire de deux variétés de Pommes d'automne, le Gros et le Petit Faros.

FAROUCH ou FARODCHE, nom vulg. du Trèfle incarnai, cultivé en grand comme fourrage. Voy. trèfle.

FARSANGE, mesure itinéraire. Voy. parasaxge.

FARTHING, petite monnaie de cui\Te d'Angleterre, vaut le quart d'un penny (0 fr. 0242).

FASCE du lat. fascia, bandelette, syn. de bande). En Architecture, ce mot désigne les frises ou les trois bandes qui composent l'architrave. — En Blason, pièce héraldique honorable qui coupe lécu horizontalement par le milieu. Avec le pal, elle forme la croix. Un écu fascé est divisé en quatre, six ou huit parties égales, horizontales, de deux émaux alternés. Il est fascé, contrefascé quand il est parti et fascé d'émaux opposés dans chaque division du parti.

FASCIA. Ce mot latin, qui signifie bande, désigne, en Anatomie, plusieurs membranes aponévrotiques servant d'enveloppes aux oi^anes ou établissant leur séparation, telles sont : le F. iliaca, aponévrose qui s'attache, d'un côté, à la lè\Te interne de la crête iliaque ; d'un autre, à l'arcade crurale et à l'aponévrose fascia lata ; le F. lata, qui se fixe siu* le F. superficialis et qui est tendu par un muscle situé à la partie supérieure et externe de la cuisse ; le F. supei-ficialis, aponévrose très mince, qui couvre les muscles et les aponévroses de l'abdomen, passe au-devant de l'arcade crurale, et présente au-dessus de cette partie des fibres dont la direction est parallèle au pH de la cuisse ; la F. transversalis, qui naît de l'aponévrose du grand oblique, sépare le muscle transverse du péritoine dans la région inguinale, et se perd dans le tissu cellulaire qui couvTC la face interne du muscle transverse.

FASCICULE (du lat. fasciculus , nom donne autrefois, en Pharmacie, à la quantité de plantes qu'on pouvait embrasser avec le bras ployé contre le corps : on l'évaluait à douze poignées. — Il a été étendu par métaphore aux diverses parties des ouvrages qui se publient par parties moins importantes qu'un volume et plus importante qu'une livraison.

FASCICULE, se dit, eu Botanique, des parties réunies en faisceau : les feuilles de l'Epine-vinette et du Mélèze, les racines du Poireau, les épines de plusieurs Cactiers sont fasciculées.

FASCIÉ idu lat. fascia], se dit, en Zoologie et en Bolanique. des organes ou des êtres qui sont marqués de bandes de couleur tranchée.

FASCINATION ;du lat. fascinatio), puissance qu'on attribue à certains animaux, aux serpents et aux crapauds p. ex., de maîtriser leur proie par leur regard et de l'attirer à eux. Cette action s'expliquerait par l'effroi qu'inspire aux animaux faibles la vue de leur ennemi. — CÎiez les anciens, les Psylles et plusieui-s peuples d'Afrique avaient, dit-on, la puissance de fasciner les serpents. — Les effets du magnétisme animal peuvent être considérés, dans certains cas, comme une sorte de fascination. Voy. MAGNÉTISME.

FASCINE du lat. fascina: de fascis], fagot de menus branchages, fortement serré et contenu par des liens, qu'on emploie à la guerre pour construire des batteries, des épaulements, des retranchements, pour combler des fossés, élever des digues et jeter des ponts sur les ruisseaux. — Les ingénieurs civils emploient aussi les fascines au raccommodage des chemins, au bordage des canaux, etc. Outre les fascines proprement dites, il y a encore les saucissons, les gabions, etc. Voy. ces mots.

FASCIOLAIRE (du lat. fasciola), Fasciolaria, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Fusidées : co<|uille subfusiforme. canaliculée à sa liase, sans bourrelets persistants, présentant sur la columelle, à l'origine du canal, 2 ou 3 plis très obliques. La F. rubanée ou Tulipe d'Inde et la F. orangée habitent les mers tropicales. On en connaît plusieurs espèces fossiles depuis l'étage danien.

FASCIOLE ou ooDVE. Voy. distoxe.

FASÉOLE

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