FAUTEUIL
On appelle encore ainsi la plus haute pièce de bois d'une machine à élever les fardeaux. tUe est posée en travers avec une |K)ulie à chaque bout.
FAUCONNERIE (de falco. faucon, oiseau de proie . art d'éleviT et de gouverner eu vue de la chasse faucons, autours, éperviers, holicreaux; on appelle aussi fauconnerie le lieu où on élève les oiseaux, et fauconnière une gibecière en cuivre dont se servent les fauconniers pour porter les dillcrents instruments qui leur Sont utiles à la ciiasse. Cet art, apanage des rois et des grands seigneurs, fort en honneur autrefois, est tombé en désuétude: il ne se pratique guère plus qu'en Allemagne, en Hollande, en Perse et aussi dans le nord de r.\frique ; cependant quelques tentatives pour faire revivre l'autourserie ont été faites ces dernières années, mais sans grand succès. La fauconnerie comprend les oiseaux de haut vol et de bas vol : les faucons pour le premier, l'autour et l'épervier pour le second. Le dressage des faucons s'appelle affaitage: leur éducation dure environ un mois, 15 jours seulement quand le faucon est dit niais, c.-à-d. pris au nid. Le mot leurre désigne la proie fictive qui sert à faire venir l'oiseau; on appelle pât sa nourriture. Une fois dressé, couvert d'un chaperon, l'oiseau de chasse est porté sur le poing jusqu'au lieu de la chasse : là on le déchaperonne en vue du gibier. Il s'élève verticalement à une grande iiauteur et fond sur sa proie, qu'il lie, puis revient sur le poing. Le faucon pèlerin, le gerfaut étaient employés ordinairement à la chasse du héron, de la cigogne et du lièvre. L'épervier et le hobereau étaient réservés pour la perdrix. — Voy. la Fauconnerie deJ. de Franchière (Paris, 1728); la Conférence des fauconniers, de Charles d'Arcussia, vicomte d'Esparron, Cabinet de vénerie, 1885, réimpr. sur l'édit. de 1644.
FAUCONNIER (de faucon], celui qui dresse et gouverne les oiseaux de proie élevés pour la chasse. — Le Grand Fauconnier de France était un officier de la maison du roi et le chef de la fauconnerie royale. Le premier qui porta ce titre fut Eustache de .laucourt, seigneur de Yiry, sous Charles YI (1406,. Cette charge disparut en 1790 avec la monarchie.
FAUCRE ou FACLCRE (du lat. fidcrum), pièce de fer qu'on plaçait sur le côté droit des cuirasses, au moyen âge, pour tenir la lance en arrêt.
FAUDEUR (de lalicm. fallen, plier), ouvrier qui, dans les fabriques de drap, est chargé de plier les pièces en double sur la longueur, de manière que les deux lisières se touchent. On faude les étoffes jtour les emballer.
FAUJASITE, minéral du groupe des zéolithes, [2 >"a*.CaiO. 2.\l-0^9SiO* + 18H-Oj, en octaèdres réguliers, au Kaiserstuhl Brisgau) et à .\nnerode ^liesse).
FAULX. Yoy. faux.
FAUNE (de Faune, divinité champêtre), nom qui désigne, depuis Linné, l'ensemble des animaux d'un pays, et les ouvrages consacrés spécialement à la description des animaux qui vivent dans une contrée déterminée. La Faune est aux animaux ce qu'est la Flore par rapport aux végétaux.
On a appliqué le nom de Faune : à un Singe: à un papillon du genre Satyre; et à un genre de coquilles nommé Mélanopside.
FAUSÉRITE. sulfate de manganèse naturel, mélangé de sulfate de magnésie, se trouve dans les mines de manganèse de Hongrie.
FAUSSAIRE. Voy. faux.
FAUSSE. En Zoologie, on nomme : Fausse chenille, toute larve ayant 8, 18 ou 22 pattes, comme celles des Tenthrèdes; F. coquille, l'enveloppe des Oursins; F. grive, une section du genre Merle ; F. linotte, une liei^eronnette ; F. oreille de Midas, la Bulime l)ouclie-rose ; F. tiare, une coquille du genre Volute ; F. teignes, les Tinéites dont les larves quittent leur fourreau pour marcher. — On nomme encore : F. ailes, les ailerons ; F. nageoires, les nageoires adipeuses ; F. nymphes, les nymphes qui restent inactives dans leur fourreau ; F. pattes, les organes ambulatoires des Annélides, les pattes nageoires de certains Crustacés, etc.
En Botanique, on nomme : Fausse branc-ursine, la Berce; F. cannelle, le Laurus cassia; F. coloquinte, une variété du genre Courge; F. guimauve, la Mauve jaune des Indes ; F. /ysiwiocAie, l'Epdobe à fleurs étroites; F. nielle, la Nielle des blés; F. orange, la Pomme d'amour; F. oronge, V Amanita muscaria : F. poire, ii; i- sorte de C'jurge; F. réglisse. l'Astragale vulnéraire; F. rhtibarbe, le Pigamon jaune et la racine de Morinde ; F. roquette, le
Bunias. — On appelle encore : /'. baies, celles qui ont des loges disposées avec un ordre apparent ; F. cloisons, celles qui dans le fruit sont formées par un prolongement du trophosperme ; F. étamines. les filets des fleurons stériles dans les Composées: F. ombelle, le corymbe: F. parasites, les plantes qui vivent sur d'autres végétaux sans en tirer leur nourriture.
En Minéralogie, on a nommé : Fausse aigue-marine, F. améthyste, F. émeraude, F. topaze, plusieurs variétés de Fluorine : F. chrysolithe, F. hyacinthe, deux variétés de Ouartz hyalin; F, turquoise, des os fossiles colorés en vert par du cuivre, qui ressemblent à la Turquoise vraie ou Calaîle, etc.
FAUSSE BRAiE, uom donué au chemin de ronde organisé sur le massif de terre que l'on était obligé de ménager au pied de l'escarpe des anciennes fortifications dont on approfondissait le fossé. Le massif de terre était soutenu par un mur de maçonnerie.
FAUSSE COUPE, nom donné, en Architecture, au profil d'une pierre, d'une pièce de bois, présentant des lignes qui ne sont pas tracées d'équerre, et donnant l'angle de 45°. Telles sont les pierres qui forment quelquefois des linteaux de porte, et qui sont taillées de laçon que plusieurs de leurs joints forment conmie une moitié de Z.
FAUSSE DciT£, défaut de la fabrication dans les étoffes, provenant d'un jet de la trame qui ne passe pas régulièrement dans les fils de la chaîne, à cause d'un défaut d'égalité dans les fils des lisses.
FAUSSE ÉQUERRE. Voy . ÉQUERRE (faUSSe).
FAUSSE posiTio.N (règle de) . On appelle ainsi la méthode employée, en Arithmétique, pour résoudre certains problèmes, et qui consiste à faire, sur les valeurs des inconnues d'un problème, des hypothèses (ou suppositions], que l'on sait être fausses, mais que l'on rectifie ensuite à 1 aide des conditions de l'énoncé. Les problèmes que d'habitude on résoud ainsi en .\rilhmétique par des raisonnements assez fatigants, se résolvent immédiatement avec la notation algébrique, et d'une façon Iwaucoup plus claire, même pour ceux qui ne savent pas l'Algèbre.
FAUSSE relation. En Harmonie, on appelle ainsi tout changement chromatique non mélodique, c.-à-d. quand la note naturelle et la note altérée se suivent et ne se trouvent pas dans la même partie.
FAUSSÉ VIS, vis qui sert à en tailler d'autres. Malgré son nom, c'est une vis véritable.
FAUSSET de l'ital. falsetto; du lat. falsiis].\oix de tête, c.-à-d. voix aiguë qu'on obtient en faisant vibrer les cordes supérieures du larynx : on l'oppose à la voix de poitrine. C'est le ton que prend la voix ae l'homme quand il veut imiter une voix de femme ou d'enfant. Ce genre de voix n'existe guère que chez les hommes, notamment chez les ténors. Voy. voix.
FAUSSET ou FossET (orig. inc), cheville de bois avec laquelle les tonneliers et les marchands de vin bouchent l'ouverture faite à une futaille avec le foret.
FAUTE :de faillir). On entend, en Droit, par fautes les manquements qu'une personne peut commettre dans l'exécution de ses obligations. On distinguait autrefois les F. lourdes et les F. légères; ces distinctions paraissent avoir été supprimées par l'art. 1137 du Code civil, aux termes duquel chacun doit apporter à l'accomplissement de son obligation les soins d'un bon père de famille.
FAUTEAU, machine de guerre en usage au moyen âge, consistait en une forte poutre suspendue et mise en mouvement à force de bras : elle servait à battre les portes et les murailles d'une place assiégée.
FAUTEUIL (du b.-lat. faldistorium; de l'anc. ht-aUem. faltstuol, siège pliant), chaise à bras et à dossier, en bois plus ou moins précieux, et recouverte de velours, de soie, de toile, de crin ou de cuir. On fait aussi des fauteuils d'été, garnis en cannes de jonc et à jour, et des fauteuils de jardin, en fer ou en bois peint ou en bois rustique. On appelle : bergère un grand et large fauteuil garni de coussms : fauteuil à la Voltaire ou Duchesse, un fauteuil bas, à dossier élevé ou renversé.
Le fauteuil a toujours été un siège de luxe; souvent aussi il a été une marque de dignité. Les chaises curules des Romains, les trônes des souverains, les chaires ca- Ihedrx) des prélats et des professeurs ne sont autre chose que des fauteuils. Par métaphore, on emploie le mot fauteuil pour exprimer la fonction de président et le titre d'académicien.
FAUTRE