ANABLEPS
lu'usi's et délayantes: quelquefois elle exige des péililuves i cellulosiques et est un des principaux agents de destruc-
sinapisés. L'.4. aiguë dure deC à 14 jours et se termine j tion des végétaux. Le Bacillus Amylobacter al anaérobie;
ordinairement par résolution; quelquefois elle est suivie 'c'est le vibrion butyrique de M. Pasteur; il transforme
(i'al)Ci's et même de gangrène. Souvent aussi elle devient l'acidi? lactique en acide butyrique.
chronique et peut nécessiter la résection des amygdales. ; AMYLODEXTRINE. Voy. dextrine.
Le meilleur moyen d'abréger l'amygdalite est râdminis- ; AMYLOÏOE (de 5ti.y)»ov, amidon), désigne, en Pathologie,
Iralion d'un vomitif au début. — Quand elle accompagne deux substances difl'érentes qui présentent l'une et l'autre
antre maladie, son traitement est sulxjrdonné à celui ile celte maladie.
AMYGDALOÏDE (du gr. ifiuvSaXosiS'/i;). On appelle ainsi des roches telles que les Mélaphyres, les Basaltes, qui présentent des vacuoles de forme arrondie remplies postérieurement de calcite, de zéolithes ou de silice. Presque toutes les agates employées dans la bijouterie proviennent de concrétions de ce genre.
AIVIYGDALUS, nom lat. botanique de I'auandier.
AMYLACÉ (du gr. i\L-j'ko'/, amidon), se dit des coq)s qui ont la composition de l'amidon : tisstis amylacés, coHiimscs amylacés, ou qui renferment de l'amidon : graines amylacées.
AMYLASE, diasfase que l'on extrait généralement du ' rescence amyloïde. mail et qui transforme la matière amylacée en maltose { AMYOTROPHIE (de et dextrine la même propor la même quantité
correspond à 2 parties de maltose pour 1 de dextrine; à 68'. au contraire, on obtient 1 de maltose pour 2 de dextrine. Ces résultats ont reçu une application importante dans le mode de fabrication des différentes bières [Voy. bikhe).
AMYLE, radical autour duquel on groupe les composés amyliques [Voy. ce mol).
ÀMYLÈNE. Voy. ci-après AMYLIQUES.
AMYLIQUES, groupe de composés chimiques que l'on retire en général de l'huile de pommes de terre, c.-à-d. des parties de l'alcool provenant de la fermentation des pommes de terre, qui bouillent au-dessus de 100'. Les plus importants sont les suivants
quelque analogie avec l'amidon végétal. — Les corpuscules amyloïdes s'observent surtout dans les centres nerveux atrophiés ; ils se distinguent des grains d'amidon par l'existence d'une sorte de noyau, l'absence d'un hile central, et diverses réactions chimiques. — La dégénérescence amyloïde des tissus est amenée par une infiltration de substance albumiiio'ide, translucide, homogène, qui ressemble à de la cire ; cette substance se colore en brun par l'iode. Le dépôt se produit d'abord dans les petits vaisseaux, les obture et les altère. Cette dégénérescence s'observe surtout dans les maladies cachectiques (tuberculose, scrofule, syphilis, etc.) : elle est incurable. — Chez les Animaux, surtout chez les Oiseaux, on a observé des cas de dégéné-
i priv.. txû;, muscle, et toos-^.
Un poids d'amidon déterminé ne donne pas I nourriture), atrophie musculaire. Elle peut être plivsiôlojortion de maltose, à toute température, avec ! gique (repas forcé, inanition, sénilité) ou pathologique; antilé d'amylase. Vers 63", la transformation dans ce dernier cas, elle peut être due soit à une alfection
rhumatismale, diphtérique ou syphilitique, soit à un empoisonnement des muscles, en particulier jjar le plomb [salurnistne], soit enfin à une maladie du système nerveux [myélite, névrite, etc.).
AMYRIDÉES, ou amïridacées, petite famille de plantes, voisine des Citrées, ne comprend guère que le genre Amyris ou Balsamier. Voy. balsamier.
ANA, nom que l'on donne à des recueils de pensées détachées, de lx)ns mots, de traits d'histoire, d'anecdotes relatives aux hommes qui se sont fait remarquer par leur esprit ou par leurs actions [ana n'est que la tenninaison du nominatif pluriel neutre d'adjectifs latins en anus, ajoutée à divers noms propres]. Le premier livre qui ait
Alcool amyliquc ou Hydrate d'amyle [C5H".0H]. j porté un titre de ce genre est le Scaligeriana, publié en
Il accompagne en petite quantité l'alcool ordinaire dans la
plu|)art des fermentations : c'est lui qui donne ce goût spécial commun aux eaux-de-vie de marc, d'orge, de seigle, de lietterave; il forme la partie principale de l'huile ou essence de pommes de terre. Il sert à produire la plu-
(lart des autres composés amyliques. C'est un liquide incoore. d'une odeur essentielle forte et alcoolique, provo- ' grand nombre de recueils de ce genre [Bonapartiana,
1666. Il faut citer ensuite : le Perroniana (cardinal Duperron), le Menagiana (Ménage), le Fureteriana (Furclière), le Saint-Évremoniana (Saint-Evremond), le Segraisiana (Segrais), le Bolœana (Boileau), le Voltairiana (Voltaire), le Revolutionniana (1802), etc. Au commencement de ce siècle. Cousin d'Avallon \& publié un
quant bientôt la constriction de la ]X)itrine et la migraine, et |K»uvant même causer des empoisonnements. Il Iwut à 152°; il est très peu soluble dans l'eau; il dévie à gauche la lumière jwlarisée. Quand on l'oxyde, il donne drux corps, Valdéhyde amylique et ïacide valérianique [Voy. ce mot). A cet alcool se rattachent des éthci-s im|)orlants, dont quelques-uns sont employés dans les arts, comme essences artificielles de fruits : de ce nombre sont V acétate et le valératc d'amyle. Ces deux éthers se préparent par l'action des acides acétique et valérianique sur l'alcool amylique. L'acétate d'amyle et le valérate a'amyle sont employés comme essences (le pomme et de poire. L'huile de pommes de terre sert aussi à la préparation de certaines matières colorantes, cyanine, quinoléinc, et à l'extraction de la paraffine. — L'alcool amylique, signalé d'altord par Scheele, a été étudié avec soiiï en 1834 par Dumas, et en 1857 par Cahours et par Balard.
Uydintre d'amyle [Ç?\\^^. C'est un hydrocarbure qui form
Staclliana, etc.). D'Artigny a donné un catalogue des Atia dans ses Nouveaiur Mémoires d'Histoire. Adry a écrit l'Histoire raisonnée des Ana, etc.
ANAB>ENA idu gr. àva6aîvw, monter), genre d'Algues très voisines des Nostocs. Les Anabama sont animés d'un mouvement progressif rappelant la manière dont rampent les lombrics. Certaines espèces se développent dans les racines des Cycas ou dans le corps des Azolla. Leur rapidité de croissance est remarquable ; en très peu de temps, par exemple VAnabsena flos aqux recouvre complètement de grandes étendues d'eau.
ANABAS (du gi". àvaêaivo), monter), genre de Poissons acanthoptérygiens. de l'ordre des Squamodennes, famille des Labyrintliiformes, fondé sur une seule espèce de la mer des'indes, qui a le pouvoir de vivre assez longtemps hors de l'eau : il le doit à l'existence, entre les lamelles de l'os pharyngien, de cavités qui, une fois remplies d'eau, peuvent maintenir humides les branchies au-dessus dessituées. Ce poisson a env. 0"',15; la
forme partie constituante des huiles les plus volatiles du quelles elles sont
pétrole américain. Il bout à 30*. Liquide. Son odeur agréable cliair en est fade et désagréable ; cependant les Indiens la
rappelle le chloroforme. mangent à cause des propriétés merveilleuses qu'ils lui
Amylène, carbure d'hvdrogène homologue de l'étlivlène. j attribuent. Balard la obtenu pour" la 1" fois en 1844 en chauffant ANABASE. Anabasis, ^nre de plantes Dicotylédones de le chlorure de zinc avec l'alcool amvlique. C'est un liquide la famille dos SalsoJacees. composé de sous-arbrisseaux mobile, léger, Ijouillanl à 42°, brûlant avec une belle habitant le bord de la Méditerranée. L'.l. tamariscifolia flamme blanche, s'unissant directement au brome et à j fournit un vermifuge analogue au setnen-contra, et connu l'acide sulfurique. Son odeur éthérée est assez agréable et i en Espagne sous le nom de chouan. Pendant longtemijs rappelle celle de l'huile de naphle purifiée. — On l'a cette i)lante, mélangée à l'écorce à'autour, a servi à préemployé en médecine comme anesthésique. On a prétendu parer le carmin.
d'aiorll que son emploi était sans danger; mais depuis, ANABLEPS du gr. ivaêAîroj, regarder en haut), genre plusieurs accidents sont venus démontrer qu'il est au moins de Poissons malacoplérygiens alxloininaux, de l'ordre des aussi dangereux à wnpioyer que le chloroforme : il s'en- Sijuamodermes, famille des Cyprinidés. L'Anableps est flamme avec une extrême rapidité, ce qui explique l'iii- remarquable par la singulière disposition de son œil, dont flammabilité des huiles légères du pétrole américain. i plusieurs parties sont doubles : on y distingue 2 cornées,
AMYLOBACTER, bactérie caractérisée par la formation [2 iris et 2 prunelles: ce qui lui donne la faculté de d'amidon ilans ses cellules; elle détruit les membranes [regarder en même temps au-dessus de sa tète et autour
ANACAMPTIQIE
ANAGYRE
(\o lui. Ce poisson est commun on Amérique, où on le iiuitiine (iros-OEil. Il alleinl 0",25; sa chair est estimée.
ANACAMPTIQUE (liu '^r. ivaxàinrxto, léllécliir), syiioiivnie (le (Mloiilrif/iir. Voy. ce mot.
'ANACANTHE <lii fjr. à priv. et àxavOa, épine), genre de Poissons cartilagineux, lie l'ordre des l'Iagiostoines, famille des Haies, ainsi nommés parce qu'ils n'ont pas de nageoires dorsales ni d'aiguillons, a pour type VA. orbiculaire de la mer Houge.
ANACARDIACÉES (du g. type AnacaMier), famille de plantes Dicotylédones dialvpétales à ovaire supère, détachée de celle desTérébinthacées, renferme des arbres ou arbrisseaux résineux ou gommeux. à feuilles alternes, sirnpies ou composées; à Heurs régulières, généralement unisexuées : à truits drupacés, rarement capsulaires. Genres : Anncardiitm. Pislacia (Pistachier), Rhtis (Sumac).
ANACARDIER (du gr. àvaxâpSiov), Anacnrdium, genre type de la famille des Anacardiacées, renferme des arbres résineux originaires de l'Amérique mérid. L'j4. occidental, ou Acajou à pommes, est un arbre à tronc noueux, à feuilles ovales, à lleurs petites, disposées en grappes, à Iruils en forme de cœur, appuyés sur un réceptacle charnu un p.'u plus gros que le fruit,'mais jamais aussi développé ([ue dans la pomme d'acajou. On mange l'amande de ce fruit, nommé anacarde, et on en extrait une huile très inllammable et très caustique, qui, ainsi que le suc de l'écorce, teint le linge d'une manière indélébile. On retire encore de cet arbre une sorte de gomme et de vernis. Voy.