FIBRES
D' Donné, du feuilleton scientifique, et Delécluze, du feuilleton des beaux-arts. Mais le plus populaire des feuilletons, le feuilleton littéraire, a tout au plus 50 ans d'existence : les romans d'Alexandre Dumas père et d'Eugène Sue, ceux de Paul Féval et Ponson du Terrail ont tait la fortune de plusieurs journaux.
FEUILLETTE (du b.-lat. folietta; du \&i. phiala), tonneau moyen servant à mettre le vin. La feuillette ordinaire contient de 133 à 135 litres; la feuillette forte en contient jusqu'à 140. La feuillette de Bourgogne, au contraire, ne contient que 112 ou 114 litres. ' FEUILLURE (de feuiller), entaille pratiquée dans l'embrasure d'une fenêtre ou d'une porte pour en contenir le châssis. — Ce mot se dit encore, en Menuiserie, de tout angle rentrant fait dans le bois parallèlement à son lil,
FEURRE ou FOUARRE (du lat. barb. foderum; orig. germaniq.), se disait jadis pour paille longue, particulièrement pour celle qui servait à empailler des chaises et à couvrir les bâtiments ruraux.
FEUTRAGE. Le feutrage consiste à confectionner une espèce d'étoffe appelée feutre, avec les poils de divers animaux, par la simple action du foulage, sans fdage ni tissage. Les poils les plus propres au feutrage sont ceux (le castor, de loutre, de chameau, de lièvre, de lapin, et les laines de cachemire, de vigogne et d'agneau. Le feutrage exige plusieurs opérations : 1° le sécrétage, qui consiste à imbiber les pods, sur la peau même, d'une comf»osition appropriée (eau-forte et mercure), qui tend à les aire crisper; 2° \'arço7mage, qui, au moyen d'une sorte d'archet suspendu au-dessus d'une claie d'osier, divise la masse des poils arrachés et les mélange intimement en même temps qu'il en fait sortir la poussière et les corps étrangers ; 3° le feutrage pronr. dit : les poils sont placés par lots, dits capades, sépares par une feuille de papier, sur une toile écrue dite feutrière, légèrement humectée. On replie la feutrière et on la manie en tous sens, de manière que les poils s'entrelacent parfaitement ; 4° le foulage, qui se fait à plusieurs reprises et dans toutes les directions, en ayant soin de tremper souvent la matière dans un bain de lie de vin presque bouillant. Après quoi, il ne reste plus qu'à extraire les poils qui n'ont pas pris et à développer le duvet à l'extérieur, ce qui se l'ait à l'aide d'une brosse à carde, dite carrelet. — Les étoffes de feutre servaient autrefois presque exclusivement à faire des chapeaux; auj. on en fait également des lapis, des semelles de chaussure, des étoffes imperméables, etc.
FEUTRE (du b.-lat. filtrum; orig. german.). Voy. feutrage. FEUTRES. Voy. FLOTRES.
FÈVE, Faba, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Yiciées, renferme des plantes herbacées à tige droite, à feuilles composées de quatre grandes folioles, à fleurs axillaires, presque sessiles; à gousses grosses, coriaces, contenant des semences oblongues ayant leur ombilic placé à une de leurs extrémités. Ces plantes sont originaires de l'Afrique ou de la Perse. L'espèce la plus répandue, la Grosse Fève des marais [F. vulgaris. Vicia faba), a les feuilles ailées, ovales, épaisses, d'un vert fonce ; les tiges quadrangulaires, s'élevant jusqu'à 1 m. ; les fleurs blanches, tachées de noir; les gousses épaisses, renflées, contenant 2 ou 4 semences grandes et oblongues d'un goût très prononcé. Ses variétés sont : la F. de Windsor ou F. ronde d' Angleterre, abondante dans le midi de la France ; la F. julienne ou Petite Fève de Portugal, plus petite que la précédente; la F. naine ou à châssis, naute de O^jSO; la F. à longues gousses; la F. verte, dont les graines sont vertes; enfin la Féverole, F. gourgane ou F. de cheval, que l'on cultive en plein champ et qui ne sert qu'à la nourriture des bestiaux.
On nomme vulg. : Fève de Bengale, le fruit ou une galle de Myrobalan citrin; F. à cochon, la Jusquiame commune ; F. du diable, la graine du Câprier ; F. douce, les fruits de la Casse et du Tamarin ; F. d'Egypte, le fruit du Nelumbo Lotus ; F. épaisse, l'Orpin ; F. d'Inde, un Dolic; F. de loup, l'Ellébore puant; F. de senteur, le Lupin de Sicile ; F. de St Ignace ou des Jésuites, le fruit de l'Ignatier amer ( Voy. stryciinos) ; F. tonka, le fruit du Coumarou ; F. de trèfle ou de terre, le fruit de l'Anagyris fétide, etc.
FÈVE. En Zoologie, on nomme ainsi la nymphe ou chrysalide de Bombyx.
^ En Conchyliologie, on nomme : Fève marine, l'opercule d'une coquille du genre Sabot: F. naine, une espèce de Buccin.
FÈVE, maladie du cheval {Voy. lampas). — Fève, germe de lève, coloration noire de la cavité dentaire extérieure chez les chevaux adultes.
FÉVEROLE, nom vulgaire de la F. gourgane.
FÉVIER, Gleditschia, genre de la famille des Césalpiniées, renferme des arbres originaires de la Chine et de l'Amérique septentrionale. Leur port est élégant, leur taille atteint 20 m. de hauteur; leur tronc est garni d'épines acérées et rameuses; les feuilles sont ailées, les fleurs verdàtres et peu apparentes ; le fruit est une gousse très allongée et contenant plusieurs graines. Le bois de ces arl)res est dur, maii cassant. Le F. à grosses épines {G. macracantha) sert à faire des haies redoutables. Le F. d'Améiique (G. triacanthos) a produit, par le semis, une variété sans épines et à rameaux pendants. Le F. féroce [G. ferox) est cultivé pour l'ornement des jardins paysagers.
FEVILLEA, nom latin botanique du genre Feuillée.
FÉVRIER (du lat. februarius), 2° mois de notre année, était, avant Numa, le dernier mois de l'année romaine. C'est le mois le plus court : il ne contient que 28 jours dans les années communes; on y ajoute un 29" jour dans les années bissextiles. Pendant son cours, les Romains célébraient les Fébruales ou fêtes expiatoires (de februare, expier] : d'où son nom. Auj. l'Eglise catholique célèbre, le 2 février, la Purification de la Vierge.
FEZ ou GASQUET, calolte de laine rouge ou blanche, souvent ornée d'un flocon de soie bleue, que l'on fabriquait originairement à Fez dans le Maroc. Il s'en fait un commerce considérable en Turquie et dans tout l'Orient.
FIACRE, voiture publique ouverte ou fermée à 1 cheval
conété
ou à 2 chevaux, stationnant sur la voie publique et
à la course; a
duisant où l'on veut, à l'heure ou ainsi nommée parce que Sauvage, qui l'inventa vers le milieu du xvii° siècle, demeurait à Paris, rue et hôtel Saint-Fiacre. Voy. voitures.
Mal de St Fiacre, nom vulg. de divers maux, tels que le flux de ventre, les hémorroïdes, les lies, dont on demandait la guérison à l'intercession de St Fiacre.
FIANÇAILLES (du vieux fr. fiancer, engager sa foi), promesse réciproque de mariage que se font un homme et une femme, ou deux familles au nom de leurs enfants mineurs. On distingue les F. solennelles, qui autrefois en France avaient lieu par écrit, en présence d'un officier de l'état civil et de 4 témoins et avec la bénédiction d'un prêtre : ces fiançailles, dites aussi accordailles, entraînaient une obligation réciproque qui ne pouvait se résoudre que par le consentement des parties ou par des dommages-intérêts ; et les F. simples, ou promesses de mariage, les seules dont l'usage ait été conservé et qui n'entraînent qu'une obligation morale.
L'usage des fiançailles est fort ancien ; il a été pratiqué de tout temps chez les Juifs, dans l'Inde, dans la Chine et en général dans tout l'Orient. On n'en trouve guère de traces chez les Grecs; mais à Rome on y attacliait une grande importance légale. Les enfants pouvaient y être fiancés dès l'âge de sept ans. On écrivait les conventions réciproques sur un registre public, que chacun des assistants scellait de son anneau. Le liancé donnait pour arrhes à la fiancée un anneau de fer [pronubum). La fiancée entrait ensuite dans la maison de son fiancé, où on lui présentait des sandales, une quenouille et un fuseau pendant qu'on chantait un hymne à Thalasius. L'usage des fiançailles passa des Romains aux Franks, chez lesquels il prit un caractère religieux. Les conditions en furent réglées au xvi° siècle par un décret du concile de Trente.
FIASQUE (de l'ital. fiasco, flacon), mesure de liquides en usage en Italie. La fiasque de Florence vaut, pour les huiles, 2 lit. 08, et pour le vin, 2 lit. 27.
FIATOLE, espèce de poisson du genre Stromatée.
FIBER, nom latin du Castor ou Bièvre, s'apphque aussi à l'Ondatra ou Hat musqué. Voy. ces mots.
FIBRES (du lat. fibra). Les fibres sont des éléments anatomiques particuliers, reconnaissables à leur forme allongée : ils sont minces, terminés en pointe et forment en s'unissant entre eux des tissus spéciaux. On distingue : 1 ' les F. lamineuses, dont la réunion constitue le tissu lamineux qui dans tous les points de l'économie remplit les vides entre les tissus d'une importance physiologique plus grande; 2° les F. élastiques; 3» les F. cellules, ou éléments du tissu musculaire de la vie organique (intestin) ; 4" les F. musculaires striées, qui constituent les muscles