FIÈVRE
erand lobe du foie. Les cerfs, les clievaux, les daims, les daupiiins n'ont pas cette vésicule ; elle est remplacée, chez ces animaux, par des conduits aboutissant aux intestins.
Fiel de terre, nom vulgaire de la Fumeterre et de la Petite Centaurée.
Fiel de verre, mélange de sels calcaires, de sulfate de
Eotassium, etc., qui surnagent au-dessus du verre pendant i vitrification, et qu'on employait autrefois en Médecine. FIENTE (du lat. fimus, fimetum, fumier), excréments de certains animaux, et particulièrement des oiseaux, l'oy.
EXCRKMEXTS et ENGRAIS.
FIERTE (du lat. ferelrum, civière], ancien mot qui désignait autrefois une châsse. Ce mot olait surtout en usage à Rouen, en parlant de la châsse de St Romain, archevêque de cette ville. On faisait grâce à un criminel le jour de l'Ascension, jour où l'on portait cette châsse en procession dans la ville.
FIÈVRE (du lat. febris], dénomination servant à exprimer certains troubles de la circulation et de la respiration, dans lesquels il y a augmentation de chaleur avec accélération du pouls et malaise général, r— Les opinions des médecins se sont modifiées sans cesse, avec les progrès de la science, sur la nature et les causes de la fièvre. On admet auj. qu'elle est le résultat d'une infection, c.-à-d. de la pénétration dans l'organisme de microbes dont les produits amènent l'iiyporlliermie, qui est le phénomène le plus caractéristique de la fièvre. Ce fait est prouvé par les expériences d'Otto Weber, de Cliauveau, etc.
Presque tous les cas de fièvre offrent trois périodes : la
{jrriode d'invasion, la période d'état ou stationnaire et a période de déclin. On distingue, en outre, les fièvres en : F. continues, qui ne présentent ni inicrmission ni rémission, mais des paroxysmes ou exacerbations; 7''. rémittentes, qui, étant continues, sont accompagnées de redoublements périodiques : les intervalles entre les accès s'appellent rémissions ; et F. intermil lentes, qui présentent des accès composés de frissons, de chaleur et de sueur, et des intervalles sans fièvre qui sont désignés par le mot apyrexie. Toutes ces fièvres se subdivisent en variétés nombreuses : elles sont décrites ci-après, à leur ordre alphabétique.
FIÈVRE ADYXAMiQUE (du gr. à pi'iv., et 6ûva[xiî, force), l'ancienne Fièvre putride. Voy. fièvre typhoïde.
FIÈVRE ALGiDE (du lat. aloidus, glacé), fièvre intermittente pernicieuse, dans laquelle le malade éprouve un froid glacial et continu.
FIÈVRE ARUE.NTE, OU Cousus. Ilippocratc nomme ainsi une espèce de fièvre caractérisée par une chaleur et une soif excessives ; elle ne constitue pas une forme de fièvre particuhère.
FIÈVRE ATAXiQCE (du gr. à priv. et xi^'-î, ordre), l'ancienne Fièvre maligne, forme de la fièvre typhoïde, avec prédominance de symptômes cérébraux, délire, etc., et un grand désordre dans l'ensemble des phénomènes.
FIÈVRE BILIEUSE OU GASTRIQUE, fièvrc Caractérisée par l'inappétence, la courbature, la fréquence du pouls, la sécheresse de la peau et une migraine intense, accompagnées d'embarras gastrique et d'un état saburral prononcé des premières voies ; elle offre toujours une teinte jaune de certaines parties du visage. Elle peut être causée par le séjour dans une atmosphère chaude et humide, dans les fays chauds en particulier, par des aliments malsains, inaction, les passions tristes; elle est fréquente dans l'âge adulte et chez les tempéraments bilieux. Sa durée est de 7 à 14 jours, et sa terminaison ordinairement favorable. Les évacuants sont le meilleur moyen de traitement.
FIÈVRE CATARRUALE. Voy. DltO.NCIlITE et CATARRHE.
FIÈVRE cÉRÉDRALE (du lat. cercbrum, cerveau), n'existe pas comme espèce isolée : c'est l'ancien nom de la méningite (Foî/. ce mot) et de la ficvi-e typhoïde à forme ataxique, - •
FIÈVRE ÉPiALE (du gr. •f,'!iCa)kOî), nom donné, chez les anciens, à une fièvre continue caractérisée par une chaleur générale avec des frissons intercurrents.
FIÈVRE GASTRIQUE. Voy. FIÈVRE BILIEUSE.
FIÈVRE HECTIQUE (du gr. Ixxixô;, qui tient), dite aussi Fièvre lente, F. colliquative, F. de consomption : fièvre ord. continue, avec des exacerbations le soir, et qui est due à la rétention de substances putrides dans des cavités naturelles ou pathologiques (vieux clapiers, abcès froids, cavernes pulmonaires, etc). Elle a pour caractère principal un amaigrissement lent, mais progressif.
FIÈVRE HÉMITRITÉE OU DEMI-TIERCE, COmplicatioU (le la
fièvre quotidienne, intermittente ou rémittente, avec une fièvre tierce.
FIÈVRE INFLAMMATOIRE. VOV. INFLAMMATION et PlILEGMASIB.
FIÈVRES INTERMITTENTES. LUcs sout caractérisécs par des accès de fièvre séparés par des intervalles apyrétiques variables. Les F. intermittentes constituent la variété la plus fréquente des fièvres palustres [Voy. ce mol). Elles présentent plusieurs types, suivant la durée de la période apyrétique : 1" la F. intermittente guotidienne, dont les accès reviennent tous les jours ; 2° la F. intermittente tierce, à accès tous les 2 jours, avec 1 jour sans fièvre dans l'intervalle ; 3° la F. intermittente quarte, avec 2 jours d'apyrexie, et des accès revenant tous les trois.jours. 11 y a encore des types rares : F. quintane, sextaîia septane, octane. On peut admettre les variétés de double tierce (un accès tous les jours, mais à des heures diiférenles et se correspondant en tierce) , de tierce . doublée (deux accès tous les deux jours, et un jour d'inlermission), de demi-tierce ou hémitritée (un accès chaque jour et un plus intense tous les deux jours) ; de double-quarte (deux accès en un jour, et apyrexie les deux jours suivants) ; de quarte doublée (deux accès chaque 4° jour), etc. — L accès de fièvre comprend 3 stades. Un stade de frisson, pouvant durer 1 ou 2 heures. Tremblement général; peau sèche, froide; face livide bleuâtre, anxiété, urines peu abondantes; la température monte au delà de 39°. Le stade de chaleur succède au précédent : sensation de chaud extrêmement pénible ; peau brûlante ; face injectée, quelquefois il y a du délire; la soif est intense; le stade ilure une heure ou deux. Puis vient le stade de sueur, caractérisé par une diaphorèse abondante avec sensation de bien-être ; la température s'abaisse, le sommeil s'empare du malade; au réveil, à part une sensation de lassitude, le sujet se croit guéri. — Lorsque la fièvre se répète trop fréquemment, le malade maigrit, s'anémie, sa peau prend une teinte blafarde particulière ; la rate est hypertrophiée ; la nutrition est languissante, et on voit apparaître tous les caractères de la cachexie palustre.
La fièvre rémittente, autre type palustre, est caractérisée par des rémissions qui n'arrivent jamais à l'apyrexie complète. Elle revêt plusieurs formes : gastrique, bilieuse, hématurique; cette dernière est particulièrement grave.
Les fièvres pernicieuses sont des accidents palustres qui en quelques heures peuvent amener la mort. Ils sont fréquents dans les régions prétropicales et tropicales. Ils se traduisent quelquefois par l'exagération d'un symptôme habituel; l'exagération de la période de froid constitue la forme algidc, qui peut s'accompagner de symptômes cholériformes. Si le stade de sueur s'exagère, on a la forme diaphoréti([ue. Enfin il y a les formes convulsive, synropale, comateuse, délirante; les formes thoraciques, simulant des accidents de pneumonie ou de pleurésie. On sait que la F. palustre est un véritable Protée et on s'explique l'habitude qu'ont les médecins des régions à malaria de donner du sulfate de quinine au début de toutes les maladies.
Le sulfate de quinine, à la dose de 1 gr. au moins, est le traitement par excellence des lièvres palustres. On peut lui associer le quinquina. Le sulfate de quinine est administré au moment le plus éloigné de l'accès. Dans les accès pernicieux, il est préférable de faire des injections de chlorhydrate ou de bromhydrate de quinine à dose élevée (2 à 5 ^w] et pendant l'accès, sans perdre de temps. Pour les formes chroniques, la cachexie, etc., le fer, l'arsenic et le quinquina rendent de grands services.
FIÈVRE JAUNE (ainsi appelée parce qu'elle s'accompagne toujours de jaunisse), dite aussi Fièvre jjestilentielle. Mal de Siam, Typhus ictérode. Typhus des tropiques ou d'Amérique, Vomito negro, etc. Elle règne principalement dans les pays chauds. Elle est sporadique dans quelques contrées, en particulier aux Antilles, mais le plus souvent épidrmique: elle est contagieuse et sa transmission paraît surtout se faire par l'air contaminé, par l'absorption ])ulmonairc. La fièvre jaune attaque indistinctement tous les individus, mais surtout ceux qui sont affaiblis par les excès, les fatigues, les privations, les maladies, etc. Les blancs y sont plus exposés que les nègres et les voyageurs nouvellement arrivés que les colons déjà acclimatés. — Le plus souvent le mal débute brusquement par un violent mal de tête, avec courbature, frissons suivis de chaleur, in-