‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 647 sur 1729 · FIGUE · texte numérisé non relu

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jection de la lace et soif ardente. Bientôt le malade ressent une vive douleur à répigastre,avec nausées et vonnissements : il est agité, inquiet ou bien somnolent ; le pouls «st plutôt lent qu'accélère. Les symptômes diminuent alors, la température s'abaisse. A cette première période dont la •durée est de 1 à 4 jours, en succède mie seconde, où les vomissements deviennent noirâtres et plus fréquents, les selles fétides ; le malaise et l'anxiété plus prononcés. C'est ■dans cette période que Ia jaunisse, ou ictère^, se développe. Quand le malade doit succoBuber, ces symptômes s'ag^vent, l'urine est supprimée, il y a une prostration complète, des pétéchies, des phlyctènès gangreneuses, auelquefois des bubons ou des anthra.v. La durée de la fièvre jaune est de 4 à 8 jours. Sa mortalité, suivant les épidémies, varie de 10 à 90 p. 100.

Des quarantaines sévères devront être appliquées aux navires venant des pays contaminés, en raisi:n de l'aptitude des germes de la fièvre jaune à se conserver dans la cale des navires. On quittera le littoral pour les iiauteurs.

11 n'existe pas de traitement" bien établi de la lièvre jaune. Les purgatifs doux, les antiseptiques intestinaux, les boissons acidulées ont été employés.

FIÈVRE LAITEUSE OU DE LAIT, mouvemeiit fébrile se produisant de 56 à 68 heures après l'accouchement et considéré autrefois comme causé par la montée du lait, avec laquelle il coïncide. On sait auj. qu'il est dû à une infection puerpérale légère. Les femmes soignées aiitiseptiquement après leurs couches n'ont plus de lièvre de lait.

FIÈVRE SILIAIRE OU POURPREE. Voy. XILIAIRE. FIÈVRE MUQUEUSE OU PITUITEUSE. Voy. CATARRHE.

FIÈVRE SERVEUSE. Ce uom a été employé pour désigner toute lièvre compliquée d'ataxic. Elle est caractérisée par on trouble général acs fonctions, surtout de colles qui sont sous rinfluence des nerfs. Elle succède quelquefois à la fièvre typhoïde.

FIÈVRE ORTIÉE. Voy. URTICAIRE.

FIÈVRE PALUDÉEXXE. loy. FIÈVRES INTERMITTENTES.

FIÈVRES PALUSTRES OU TELLURiQUES, résultent dc la pénétration dans l'organisme d'un parasite décrit pour la première fois par Laveran, en 1879, et dont l'existence a été 1 confirmée depuis en France et à l'étranger. Pour le dévelop- i pement du miasme palustre il faut de la chaleur et de l'hu- j midité. Aussi devient-il plus fréquent en se rapprochant de | l'équateur. Les terrains marécageux sont les plus favorables ; à la maladie. Mais on l'observe également sur des terrains i granitiques. Les côtes basses et marécageuses, aux points où s'effectue le mélange des eaux douces et des eaux salées, sont reiloutables à ce point de vue. L'altitude préserve en grande partie de l'impaludisme. Le défrichement, le drainage des terres, la culture font disparaître progressivement l'impaludisme. C'est ainsi qu'en France la Sologne a perdu en partie le trbte privilège d'être un foyer à'impaludisme.

FIÈVRE PERNICIEUSE. Voy. FIÈVRES INTERMITTENTES. FIÈVRE POURPRÉE. Voy. POURPRÉE et MILIAIRE.

FIÈVRE PUERPÉRALE, hè^Te particulière aux fenmies en couches, et due à une infection consécutive à l'accouchement. Voy. PUERPÉRALE.

FIÈVRE PUTRIDE. Voy. FIÈVRE TTPHOÏDE.

FIÈVRE QUARTE, FIÈVRE DOUBLE-QUARTE, FIÈVRE QUOTIDIENNE. Voy. FIÈVRES INTERMITTENTES.

FIÈVRE TELLURIQUE. Voy . FIÈVRES PALUSTRES.

FIÈVRE TIERCE. Voy. FIÈVRES INTERMITTENTES.

FIÈVRE TRAUMATiQCE 'du gu. Tpaij(ia, blessiu-e), considérée autrefois comme un phénomène nécessaire coïncidant avec la réparation des plaies. On sait auj. qu'elle est due à l'absorption de produits septiques par le fover de la blessure. Les plaies traitées antiseptiquement n'offrent plus de fièvre traumatique. Lorsque celle-ci existe, c'est qu'il y a une faute contre l'antisepsie, ou bien rappel par le traiûnatisme d'une maladie fébrile antérieure, chez les paludiques, par ex., ou encore par des inflammations éloignées. Ces deux dernières sont les fièvres épitraumatiques.

FIÈVRE TYPHOÏDE (de typhus). Sous ce nom, on comprend auj. ce qu'on appelait précédemment Fièvre putride ou maligne, les Fièvres lentes nerveuses, F. synoque putride et non putride, méningo-gastrique, adynamique, ataiique de Pinol; la F. entéro-ntésentcrique de Petit, Serres, Buuillaud, etc. ; la Dothinentérie de Bretonneau, la Gastro-entérite adynamique de Broussais, l'Entérite foUiculeuse de Cruveilhier, Andral, Forget, etc. — La fièvre typhoïde est une maladie générale qui est produite

par l'envahissement de l'organisme par le bacille t>phiquc, découvert en 1880 par Eberth. L'eau est son milieu de culture par excellence et l'on conçoit comment les eaux de rivière souillées par les déjections des tj-phiques donnent la fièvre typhoïde, k Paris, quand dans l'été on substitue l'eau de Seine ou de l'Ourcq à l'eau de source, la fièvre typhoïde apparaît sous forme epidémique. — Après quelques jours de malaise, la fièvre s'établit et prend le type continu. 11 y a de la céphalalgie, des vertiges, de l'insomnie et des épistaxis. Cette première période dure 8 jours. Au début de la deuxième période apparaissent sur le ventre les taches rosées lenticulaires. En même temps se montre de la stupeur, de la surdité, du délire. La langue est sèche, fendillée, les narines pulvérulentes, les lèvres couvertes d'un enduit noirâtre (fuliginosité). Il y a une diarrhée fétide, de couleur ocre-jaune, du ballonnement du ventre et du gargouillement dans la fosse iliaque droite. Quelquefois il existe de la congestion pulmonaire. La rate est volumineuse. Le pouls fréquent est dicrote. A la troisième période ou de déclin, la fièvre s'éteint; tous les signes précédents disparaissent et le malade, pâle, amaigri, entre en convalescence. Telle est la fiè^Te d'intensité moyenne et exempte de complication.

Parmi les principales complications qui peuvent emporter le malade, nous signalerons les hémorragies intestinales, les péritonites par perforation, la broncho-pneumonie, la néphrite, l'albuminurie, la gangrène, les paralysies, etc. Les formes adj-namiques et alaxiques de la fièvre typhoïde sont de beaucoup les plus graves. La mortalité de la fièvre typhoïde est de 20 p. 100. Les lésions portent plus particulièrement sur l'mtestin grêle et en particulier sur les plaques de Peyer, les ganglions mcsentériques, la rate, etc.

Le traitement préventif de la fièvre typhoïde appartient à l'hygiène publique et privée. Il faut protéger et garaniir de toute souillure l'eau de boisson, le sol des habitations. On devra, lorsqu'on usera d'eau de rivière, la faire préalablement bouillir. Les fatigues, le surmenage seront soigneusement évités. En cas d'épidémie, l'évacuation des casernes, collèges, écoles, est impérieusement commandée.

Le traitement comprend plusieurs méthodes, antiseptiques, antithermiques et hydrothérapiques.

FIFRE (de l'aliem. Pfeifer), petite flûte traversière, percée de six trous, et d'un son très aigu. Le fifre est originaire de la Suisse et fut en usage dans l'armée française depuis François 1''. Jusqu'à Louis XVI, il accompagnait toujours le tambour. Depuis la Révolution, il n'a plus été employé que dans la garde impériale, les cent-suisses, etc. Il est encore usité en Allemagne, en Prusse et en Angleterre.

FIGARO, personnage de comédie, créé par Beaumarchais dans le Barbier de Séville et le Mariage de Figaro, est devenu le type du valet adroit et fripon et de l'intrigant sans conscience. — Il a été publié une première fois, sous la Restauration, et il se publie encore de nos jours un journal intitulé le Figaro, qui a toujours eu beaucoup de vogue.

FIGITE, Figites, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Pupivores et voisin des CjTiips. Ce sont des insectes noirs, que l'on rencontre sur les vieux murs et les immondices. Leurs larves vivent en parasites sur d'autres larves.

FIGUE, fruit du Figuier (Voy. ci-après). Il y a deux sortes de figues : la figue-fleur ou de printemps et la figue d'été. La 1" mûrit en juin et juillet, la 2" d'août en octobre : celle-ci est la plus estimée. On divise aussi les figues : 1° en blanches, jaunâtres et vertes ; 1" en violettes, rouges, brunes et noirâtres. Parmi les premières, on distingue : la F. blanche ou blanquette, lisse, d'un vert pâle, piriforme; la F. de Marseille ou F. d'Athènes,

fietite, arrondie, blanche à l'extérieur, rouge en dedans; a F. de Lipari, très petite, ronde et blanche ; la F. coucourelle, presque ronde, blanchâtre, rouge en dedans; la F. angélique, blanche, arrondie, à pulpe d'un jaune rougeâtre; la F. verte, rouge en dedans; la F. grosse jaune ou F. de Smyme, la plus grosse de toutes. Parmi les deuxièmes, on cite : la F. mouissonne, d'un bleu violacé, la plus agréable quand elle est fraîche ; la F. rousse, presque ronde, peau brune, chair d'un rouge vif; la F.

Îoire, F. de Bordeaux ou aubiquoun, peau violette ou rune, chair fauve, etc. — Les figues sont mucilaginouses et adoucissantes. Fraîches, elles nourrissent peu; sèches, elles sont très alimentaires.

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