FOIN
FLUXION (du lat. fluaio]. En Médecine, ce mot désigne r-n général l'afflux d'un liquide vers le point où lajjpelle une cause irritante. — Sous le nom de fluxion de poitrineon a désigné le catarrhe pulmonaire aigu et la pneumonie. Vou. ces mots.
On appelle souvent fluxions des engorgements plilegmoncux du tissu cellulaire des joues ou des gencives, causés par l'impression d'un air froid, un coup ou un mal des dents. Ces fluxions se développent avec une rapidité remarquable et amènent ordinairement une diminution sensible de la douleur ; elles sont du reste sans danger. Leur durée varie de 4 à 8 jours, et presque toujours elles se terminent par résolution, à moms qu'il n y ait formation d'abcès. Il suffit de se tenir cbaudement et de couvrir la joue malade; on n'a recours aux cataplasmes émollients que s'il survient de la rougeur et de la cbaleur à la peau. — Quelques fluxions de même nature sont dues aussi au déplacement subit de la goutte ou d'un rhumatisme.
Fluxion périodique, sorte d'ophtalmie qui attaque surtout les jeunes chevaux, j)ar suite d'une dentition laborieuse, d'une fausse gourme, ou parce qu'ils ont été mal nourris ou soumis trop tût à un travail fatigant. Les accès de ce mal reviennent périodiquement. Si on le laisse s'invétérer, il devient incurable et constitue alors un vice rédhibitoire.
FLUXIONS. En Mathématiques, le calcul des fluxions, inventé par Newton en même temps que Leibniz imaginait le calcul différentiel, ne dill'ère de celui-ci que par la notation. Voy. différentiel (calcul) et dérivées.
FLYIN6-TR0T, mol anglais usité sur le turf et désignant le trot de course.
FOC (orig. germaniq.), voile triangulaire qui se place à l'avant du bâtiment, entre le mât de misaine et le i)eaupré, ou entre ce dernier et le grand mât, dans les bâtiments qui n'ont pas de mât de misaine. Les petits bâtiments n'ont qu'un foc ; les grands en ont 4 et quelquefois 6 ; on les nomme ])etit foc, faux foc, grand foc, clin foc, foc vedette et foc en l'air. Le foc d arlimon est la voile d'étai d'artimon, enverguée dans le sens de l'étai du mât d'artimon.
FOCAL, en Géométrie, qui se rapporte au foyer ; les lignes focales, les surfaces focales sont des lieux de foyer. Dans la théorie des surfaces du second degré, les focales sont les lieux des sommets des cônes de révolution circonscrits à la surface. Les courbes du second degré qui ont mêmes foyers, les surfaces du second degi'é qui ont mêmes focales, sont dites homofocales.
En Optique on nomme plan focal d'une lentille ou d"un miroir un plan perpendiculaire à l'axe et passant par un foyer ( Voy. foyer). L'image d'un point lumineux pris dans un plan focal se trouve à l'intersection du plan focal conjugué et d'une droite passant par le centre optique (lentilles) ou par le centre de courbure (miroirs). — Distance focale, distante du foyer à la lentille.
FOCOWI ÊTRE, instrument destiné à mesurer la distance focale des lentilles; il repose sur le fait que l'image d'un objet placé au double de la distance focale principale est égale à l'objet. Cet instrument est dû à Silbermann.
FOÈNE, dit aussi Fouanne et Fouine (du lat. fuscina), trident ou fourche de fer à branches pointues et barbelées, dont on se sert pour lapêche. On lance la foène sur les poissons qui passent à fleur d'eau et on la ramène à bord à l'aide d'une cordelette attaciiée à son manche.
FŒNE, Fœnus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Pupivores, tribu des Evaniales : antennes droites ; abdomen allongé en massue et terminé par une tarière composée de 3 soies, tête portée comme sur un col. On trouve ces insectes sur les fleurs, où ils se tiennent en relevant leur abdomen, ou suspendus aux liges des plantes au moyen de leurs mandibules. Le F. lancier [F. jaculalor) et le F. affectalor, tous deux noirs, sont les espèces les plus connues.
FŒNICULUM, nom latin du genre fenouil.
FŒNUm GR/ECUM, nom latin du fexugrec.
FŒTUS, mot latin passé en frar.iais, désigne le petit animal, et particulièrement l'enfant, lorsqu'il est encore dans le sein de sa mère. Voy. embryon.
FOI (du lat. Mes). En Théologie, c'est la première des vertus théologales, celle par laquelle nous croyons toutes les vérités que Dieu a révélées, que l'Eglise propose à croire, et qui sont contenues dans l'Ecriture sainte ou en-
seignées par la Tradition. — Il est absolument nécessaire d avoir la foi pour être sauvé ; celte foi doit être explicite chez les adultes, au moins pour les principales vérités. Le chrétien est en outre oblige de confesser sa foi publiquement, même au péril de sa vie, si on voulait le coiitraindre de force à^la renier.
Dans le Système féodal, on appelait foi et hommage l'acte de reconnaissance que le vassal devait adresser à son seigneur [Voy. investiture et hommage). — On appelait foi mentie tout manquement à la foi que devait un vassal. FOI, en Droit. Voy. donne foi et mauvaise foi. FOIE (du lat. ficalum, s. -eut. jecur, foie d'oie engraissée avec des ligues), glande volumineuse qui, chez l'homme, sécrète la bile et produit le sucre. Le foie occupe l'hypiv chondre droit; sa surface est partagée en deux lobes principaux : le lobe droit et le lobe moyen, qui en comprend un plus petit en forme de pointe, le lobule de Sptegel. Auprès de ce lobule se trouve la vésicule du fiel ou vésicule bilaire, réservoir où s'amasse la bile ; le pédoncule de ce réservoir aboutit au canal cystique, auquel vient se joindre .un autre canal, le canal hépatique ; leur ensemble forme un gros tronc [canal cholédoque), par lequel la bile débouche dans le duodénum. Ces canaux, qui se ramilient en tous sens dans l'intérieur de la glande, forment l'ensemble des voies biliaires. Le foie reçoit du sang artériel par l'artère hépatique, et du sang veineux amené de l'intestin par la veine porte; la veine hépatique emporte dans la veme cave le résidu de cette circulation : la bile, qui en a été séparée, s'écoule par les conduits biliaires. Quant au sucre produit dans le foie, il n'est pas expulsé ; il passe dans le sang. Voy. bile et glycogenèse et aussi hématopoièse. — Le foie a une teinte fauve-brunâtre et un aspect poreux, dû à la section de la multitude de petits vaisseaux qui le pénè- ! trenl : il est recouvert par une pellicule brillante formée de ' tissu fibreux [capsule de GHsson). Il est tixc dans sa position I par quatre replis du péritoine, ou ligaments qui le relient i au diaphragme et aux organes voisins. — Les maladies du foie sont nombreuses et fréquentes ; elles comprennent : ; l'hypertrophie et l'atrophie, les affections calculeuses, ■ la dégénérescence graisseuse, le cancer, les tubercules, I la cirrhose, les hyaatides, les coliques hépatiques, Vhéi patite et les abcès du foie.
I Ciiez les Mammifères, le développement du foie est pnrj faitement complet, surtout chez les Carnivores et les Roii- I geurs. dont le foie offre cinq lobes bien distincts. Chez les 1 Oiseaux, il est plus volumineux que chez les Mammifères i et il est partagé ordinairement en deux lobes : chez les i oies et les canards soumis à l'engraissement, le foie ac- ! quiert des qualités alimentaires qui le font rechercher ; comme un mets délicat. Les Reptiles l'ont encore plus volumineux, ainsi que les Poissons et les Mollusques. Les Crustacés ont une espèce de glande comparable au foie des I Vertébrés ; mais chez les Insectes ce n'est plus qu'une agglomération de petits tubes servant à la sécrétion biliaire.
En Cuisine, les foies d'oie et de canard servent à confectionner des plats recherchés, mais ils sont plus souvent employés en pâtés et terrines. Les foies de volaille servent de garnitures. Le foie de veau sert aussi à la confection de quelques plats, mais la digestion en est assez diflicile.
foie. Les anciens chimistes donnaient ce nom à diverses substances dans la composition desquelles il entre du soufre, et dont ils comparaient la couleur brunâtre à celle du foie. Telles étaient : le foie d'antimoine, l'oxysulfure d'antimoine qu'emploient les vétérinaires ; — le foie d'arsenic, ou arsénite de potasse; — le foie de soufre, inrlange de plusieurs sulfures de potassium, dont on se servait comme d'excitant dans les maladies cutanées ; — le foie de soufre antimonié, le foie de soufre terreux, etc.
FOIN (du lat. fœnum), herbe fauchée, sécliée et conservée pour servir d'aliment aux animaux domestiques. On comprend aussi sous ce nom, mais très improprement, les plantes données par les prairies artificielles, comme le sainfoin, la luzerne, etc. La première coupe des prairies naturelles se nomme particulièrement foin, les autres regain. — Pour la manière de convertir en foin l'herbe des prairies naturelles ou artificielles, voy. fauchage et fanage.
Le foin rassemblé en grandes meules se conserve très bien en plein air. Dans tous les cas, il ne faut le rentrer que quand il est bien sec. Humide, il s'échanife et déplaît aux bestiaux; il peut même s'échauffer au point d'occa-
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sionner un incendie. Pour être nourrissant et substantiel, le foin doit conserver sa couleur verte et son odeur. Il
Ï>erd de son poids en vieillissant, de telle sorte aue 45 kiogr. de foin en hiver n'en donnent plus que 40 en été. Le meilleur foin est celui des terres légères, fraîches et non humides des hautes montagnes. Ensuite vient celui des vallées plus siliceuses qu'argileuses ; et enfin celui des terrains ferrugineux, glaiseux ou marécageux.
roix. On donne vulg. ce nom : 1» à l'ensemble des tubes qui garnissent le dessons du chapeau de quelques champignons, par exemple les Bolets; 2» aux poils soyeux qui garnissent le fond d'un artichaut. — On nomme : Foin grec, le Fenugrec; Foin de mer, les Zostères.
roi RE (du lat. feria, fête), marché temiwraire qui se tient à des époques fixes dans certaines localités. Ces marchés doivent, pour la plupart, leur origine à des fêtes so lennelles avant le privilège d'attirer un grand concours de fidèles et de faciliter ainsi l'écoulement des produits. Les foires n'ont plus une grande utilité pour le commerce ; mais elles ont, sous ce rapport, joue un grand rôle au moyen âge, époque où les voyages étaient rares et les communications difficiles. On cîte entre autres, à Paris : la foire du Landil, qui se tenait entre Paris et St-I)enis, du 10 au 20 octobre; la foire de St-Germain, établie sous Louis XI, en 1482, et celle de St-Laiirent, remplacées toutes deux par les marchés permanents de même nom. Il existe dans les départements beaucoup de foires encore célèbres : telles sont les foires de Guibray, à Falaise, du 10 au 25 aoiît, suivie surtout pour les chevaux normands ; de Caen, le 2' dimanche après Pâques, pour les toiles; de Beaucaire (en juillet) pour les produits du midi de la France. — Tout ce qui regarde la police des foires a été réglé par les lois des 16 et 24 aoîit 1790, 22 juillet 1791,
4 thermidor an m, et par le Code pénal, art. 479. Voy.
HARCHÉ.
A l'étranger, il se tient encore beaucoup de foires : dans les Pays-Bas, où on les nomme kermesses (Voy. ce mot) ; en Allemagne, notamment à Leipzig, où se fait un grand commerce de librairie, à Francfort-sur-le-Mein et à Brunswick ; en Bussie, à Nijni-Novgorod, véritable entrepôt de commerce entre l'Europe et l'Asie; en Pologne, à Varsovie: en Italie, à Sinigaglia et Alexandrie. En Amérique, Mexico. Portobello et la Havane ont des foires assez fréquentées.
FOIRE (théâtre de la). Dès 1595, plusieurs petits théâtres de joueurs de gobelets, sauteurs et danseurs de corde s'étaient élevés dans l'enclos de la foire St-Germain à Paris. En 1650, un certain Brioché y établit im théâtre de marionnettes ; en 1678, on y représenta pour la première fois des pièces littéraires; en 1690, Bertrand remplaça les marionnettes par une troupe de jeunes gens, et malgré l'opposition constante du Théâtre-Français, ces nouveaux comédiens continuèrent leurs représentations. Ce théâtre fut l'origine de Y Opéra-Comique (1714), réuni en 1762 à la Comédie-Italienne. Lesage, Fuselier, Favart, Piron, Dominique fils, Boissy, Largillière, Panard sont les auteurs qui ont le plus travaillé pour le Théâtre de la Foire. Après 1762, les théâtres forains se continuèrent encore sous divers noms jusqu'à leur suppression définitive, vers
FOIROLLE, nom vulg. de la Mercuriale annuelle. FOL APPEL, se dit, en termes de Procédure, d'un appel dénué (le movens légitimes. Il est puni d'ime amende do
5 à 10 fr. (C.'de proc., art. 471).
FOLIACÉ (du lat. foliaceus, de folium, feuille), se dit. en Botanique, des parties (cotylédons, stipules, spathes, etc.) cpii ont l'aspect des feuilles végétatives.
FOLIE (cTe fol, fou; du lat. follis, soufflet) ou aliénation Mt;\TALE, trouble des facultés intellectuelles et morales par suite duquel l'homme, privé de la réflexion et du libre arbitre, perd la conscience de lui-même, devient en Quelque sorte étranger à lui-même [alienus a se, aliéné) ; dominé par ses sensations et les conceptions de son imagination qu'il ne règle plus, il est souvent le jouet d'hallucinations ; il se laisse aller la plupart du temps à des idées et des voUtions incohérentes; en un mot, il cesse d'être une personne responsable de ses actes. Il peut avoir des intervalles lucides, pendant lesquels il jouit de sa raison; il peut même sentir l'invasion d'un accès tout en restant im-
Ïiuissant à le maîtriser. La folie a d'ailleurs beaucoup de ormes et de degrés, ce qui rend difficile de lui assigner des limites précises; de là résultent les erreurs qu'un a
souvent reprochées aux expertises médicales et aux décisions judiciaires [Voy. interdiction). — A ce Irouljle des facultés intellectuelles et morales correspond probablement un état anormal du cerveau; mais jusqu'ici la pathologie en est réduite à cet égard à de pures conjectures. Parmi les physiologistes et les philosophes qui se sont occupés de cette question, les uns, comme Broussais, Dubois d'Amiens, Alb. Lemoine, etc., supposent que la folie a un siège organique dans le cerveau, parce que, dans des cas incontestables, la folie a des causes physiques (hérédité, abus des boissons alcooliques, coups sur la tête, insolation, suite de couches pour les femmes, etc.), et peut se guérir par un traitement tout physique; les autres, Pinel, Esquirol, Georget, Lélut, Leuret, P. Janet, etc., objectent à cette hypothèse qu'on ne constate de lésion dans le cerveau que quand la folie est compliquée d'affections nerveuses (paralysie générale, hypocondrie, épilepsie, hystérie), que la folie a souvent âes causes purement morales (passions, amour contrarié, chagrins domestiques, remords, commotions politiques, fanatisme, travail intellectuel excessif, vive frayeur, etc.), et se guérit par un traitement moral et hygiénique. A ce point de vue, la folie est un phénomène essentiellement psychologique, de quelques accidents physiques qu'elle soit accompagnée. C'est en effet dans la psycfiologie que les aliénistes cherchent une définition caractéristique de la folie ; c'est encore à elle qu'ils empruntent les principes de leurs classifications. Telle est la plus célèbre, celle d'Esquirol, qui reconnaît quatre espèces de folie : la monomanie ou délire partiel avec prédominance de gaieté, la mélancolie ou délire partiel avec prédominance de tristesse, la manie ou délire général avec excitation, la démence ou délire général avec dépression de toutes les facultés ( Voy. tous ces mots et aussi idiotisme).
A l'étude des causes physiques et morales de la folie on a joint celle des circonstances qui y prédisposent ou qui influent sur sa fréquence, son caractère et sa durée ; c'est ainsi qu'on a fait des observations sur l'âge, le sexe, les tempéraments, les saisons, les climats, les croyances religieuses, l'éducation, la manière de vivre (oisiveté, célibat, professions libérales), la civilisation, le mode de gouvernement. Si ces recherches n'ont pas encore abouti à des résultats incontestables pour la science, elles ont eu du moins un heureux effet dans la pratique : elles ont conduit à substituer à un traitement empirique et souvent barbare un traitement rationnel et approprié à la forme de la folie. Pinel et Esquirol ont posé les principes de cette méthode. Aujourd'liui tous les médecins sont d'accord sur la nécessité de l'isolement ou de la translation des aliénés dans une maison consacrée à ces malades, où le traitement moral, intellectuel et hygiénique est bien plus facilement applicable. On conseille les distractions, la musique, les voyages, l'exercice en plein air, la culture de la terre, la lecture, les réunions ; enfin, les bains froids et par immersion, les aff"usions et les douches, la glace sur la tête et les pédiluves sinapisés. On a constaté aue les guérisons d'aliénés sont d'environ un tiers. On les oLtient surtout en automne, et depuis 20 jusqu'à 30 ans. On guérit beaucoup plus de manies que de mélancolies ou de monomanies ; la démence chronique guérit rarement. — Consulter : Pinel, De l'aliénation mentale (1809) ; Maine de Biran, Considérations sur les rapports du physique et du moral (1854) ; Esquirol, Maladies mentales (18o8) ; Broussais, De l'irritation et de la folie (1839) ; Lélut, Inductions sur les altérations de l'encéphale dans la folie; Leuret, Traitement moral de ta folie (1840) ; A. Lemoine, r Aliéné devant la philosophie, la morale et la société ; P. Janct, le Cerveau et la Pensée (1867); Maudsley, le Crime et la Folie fl874) : P. Despine, De la folie au point de vue psychologique (1875), etc.
On trouve cliez tous les peuples de nombreux asiles ouverts aux aliénés (Voy. aliénés). Les principaux hospices de ce genre sont : en France, Cbarenton, Bicêtrc, la Salpêtrière ; en Angleterre, Bedlam ; en Belgique, la colonie de Gheel, près d'Anvers; en Prusse, l'hospice de la Charité, à Berlin ; en Italie, l'hospice d'Aversa, près de Naples.
folies, ou FOLIES d'espagne, air gai que l'on dansait autrefois en Espagne avec des castagnettes. La mesure est à 3 temps, le mouvement modéré, et la mélodie d'une grande simplicité.
FOLIÉ (du lat. foliatus], se dit, en Botanique, des parties garnies de feuilles. — £n Pharmacie, on a nommé