FLUX
en la transformant en dérive arrtique qu'on saponifie par la potasse. La fluoroscéinc est une poudre rouge peu solublc dans l'alcool et soluble dans leau avec fluorescence verte. Cette substance donne des dérivés, parmi lesquels Véosiue ou fluorescéine tétrabrotnée, qu'on obtient en mélangeant la tluoroscéine et le brome. L'éosine est une substance rouge qui, en dissolution, présente un éclat rose magnifique et est employée pour la temture. La fluorescéine et véostne ont été découvertes par Bayer et étudiées par Fischer.
FLUORESCENCE, phénomène lumineux que présentent certaines substances, telles qu'une dissolution de sulfate de quinine, le verre d'urane, la fluorescéine, certains échantillons de fluorine [d'où le nom de fluorescence); elles émettent une lumière de nuance variaole, suivant la substance, quand elles reçoivent les rayons ultraviolets du spectre solaire. La fluorescence difl'èrc de la phosphorescence en ce qu'elle cesse immédiatement avec l'action des ravons lumineux. — Ce phénomène a été découvert par Herschel, puis étudié avec détail par Stokes.
FLUORHYORIQUE (acide), combinaison de fluor et d'hydrogène [H F], gazeuse à la température ordinaire, d'une odeur pénétrante, très caustique, fumant à l'air, et très soluble dans l'eau. On l'obtient en chauHant du fluorure de calcium avec de l'acide sulfurique concentré. L'acide fluorhydrique est extrêmement corrosif; une goutte de cet acide d[s>ou?, portée sur la peau, détermine une ulcération fort douloureuse et très lente à guérir; sa vapeur provoque l'innaramalion des yeui. Il est le seul corps qui attaque la siliee et ses combinaisons, telles que le verre, la porcelaine, les poteries ; aussi ne peut-on le conserver que dans des vases en plomb ou en platine. On l'emploie pour graver sur le verre : à cet elfet, on recouvre celui-ci d'une couche mince de cire ou de vernis, sur laquelle on trace les dessins qu'on veut produire, de manière à mettre le verre à nu; les vapeurs d'acide fluorhydrique qu'on v fait alors arriver n'attaquent que ces dernières parties. On l'emploie aussi dans la fabrication des vitraux peints ou des verres de Bohême pour enlever les couches superficielles diversement colorées et mettre à nu les couches plus profondes d'une couleur difi'érente. On peut ainsi produire les dessins les plus varies. — L'acide fluorhydrique a été découvert en 1771 par Scheele; H. Davv, Gay-Lussac et Thenard en ont fait connaître la composition.
FLUORINE, fluorure de calcium [CaFl-], appelée autrefois Spath fluor du lat. fluere, couler, à cause de son emploi comme fondant) et Chaux fluatée. Ce minéral cristallise dans le système cubique, en cubes diversement modifiés, plus rarement en octaèdres. Les clivages sont parallèles aux faces de l'octaèdre. Parfois hmpide, il présente le plus souvent des nuances vives, violettes, vertes, jaunes, roses, dues probablement à des substances cliniques. Une variété violette du Cumberland est fluorescente ; les variétés vertes sont phosphorescentes par échauffement. Le plus souvent accompagnée de quartz, la fluorine à couleurs vives est utilisée comme pierre d'ornement. C'est une substance de filons, accompagnant la galène, la blende, la cassitérite, etc., et se trouvant dans presque tous les étages géologiques. Les plus beaux échantillons viennent | d'.Vngleterre. i
FLUORURES, combinaisons du fluor avec un autre élé- '■ ment raétalloïdique ou métalliaue. Les fluorures métalliques se reconnaissent à ce qu'ils aégagent de l'acide fluorhydrique quand on les chauffe avec de l'acide sulfurique concentré. Le plus important est le Fluorure de calcium • ou Spath fluor CaF* qui permet de préparer tous les j autres. Il est employé en Métallurgie pour donner de la fusibilité aux gangues qu'entraînent les substances métalli- \ ques dans la préparation des divers métaux. ]
FLUOSILICIQUE acide). Voy. silicicm.
FLUSTRE. Flustra, genre de Bryozoaires. do!:t la peau externe se durcit en partie, de manière à former des espèces de polypiers d'apparence cornée, à loges ou cellules complètes pour chaque animal, et constituant ainsi des lames ou feuilles, qui se fixent aux corps sous-marins. La Flustre foliacée, ou Dentelle de mer, est commune sur nos côtes.
FLÛTE (du lat. fistula], instrument à vent dont la forme a souvent varié. Ollc dont on se sert atij. est un tube d'env. Om. (M), en buis, en ébènc, en argent et quelquefois en cristal, formé de S ou 4 pièces dites corps ou pattes, ajustées au moyen demboîtures; il est percé dans sa longueur d'un canal cylindrique ou conique, nommé perce, qui communique à l'extérieur par l'une de ses extrémités.
nommée pied; l'autre bout, ou tête, est fermé. Vembouchure consiste en un trou latéral, ovale, percé dans le quatrième corps, celui qui forme la tête ; les autres trous sont au nombre de sept : un sur le pied et 3 sur chacun des deux autres corps. On a ajouté à la flûte des clefs qui ferment 4 ou 5 trous. Cet instrument se note en clef de<o/. Son étendue est de trois octaves, de \'ut grave à \'ut j suraigu. — Outre la flûte ordinaire, qu'on nomme flûte iraversière ou flûte allemande, on se sert encore de la petite flûte, dite aussi octavin et piccolo, qui a la même îorme que la précédente, dont elle sonne l'octave, quoique étant beaucoup plus petite. Elle est longue d'env. 0 m. iO. j Les sons en sont aigus et perçants. — On appelle flûte à I bec, flûte douce, ou flûte d'Angleterre, une flûte ordi- ^ naire dont la tête, au lieu d'être bouchée, porte un appareil nommé sifflet, par lequel on fait entrer le vent dans ' la bouche, en serrant ce bec avec les lèvTes. On tient cette ' espèce de flageolet devant soi, comme une clarinette, le ! bout éloigné du corps. Son étendue est depuis le fa grave I du violon jusqu'au troisième sot du même instrument. — I On a appelé concert de flûtes une famille harmonique de 1 flûtes à bec, composée d'une flûte douce formant le dessus, I d'un chalumeau ou ténor, et d'un laridon ou basse.
La flûte paraît avoir été connue de toute antiquité; on la trouve peinte ou sculptée sur un grand nombre de monuments antiques, et les poètes en attribuent l'invention à Apollon ou à Mercure. Ce ne fut d'abord qu'un simple tuyau de paille d'avoine [avena], ou un roseau creux (cawmus) ; on en fil ensuite avec l'os de la jambe d'un cerf, d'une biche ou d'im âne [tibia]. Les Grecs et les Bomains avaient des flûtes droites, courbes, obliques, comme notre flûte traversière: des flûtes simples [monaulcs] et des flûtes doubles [diaules] : ces dernières, formées de deux tuyaux, avaient une embouchure commime ; l'im des tuyaux jouait le sujet, l'autre accompagnait. — Ils appelaient syrinx ou flûte de Pan un instrument composé d'un certain nombre de roseaux de grandeur différente, et accolés par rang de taille. Ces tuyaux étaient bouchés par le bas et ouverts par le haut sur une même ligne horizontale. On se sert encore aujourd'hui du syrinx ; mais comme il n'y a ni dièses ni bémols dans cette flûte, les airs qu'elle peut jouer sont très limités.
On donne le nom de jeux de flûte à un grand nombre de jeux à bouche qui. dans l'orgue, servent à imiter la flûte d'orchestre : c'est avec le bourdon un des jeux les plus doux de cet instrument.
FLÛTE (du holland. fluit), bâtiment de charge à trois mâts, de 600 à i 200 tonneaux, ayant de 12 à 24 canons, et employé spécialement au transport des bois de construction ou tle mâture, des munitions de bouche ou de guerre, etc. In vaisseau de guene, une frégate, sont armés en flûte quand ils sont disposés de manière à recevoir un chargement.
FLÛTE, poisson. Voy. mcrèse.
FLÛTE Dc DSRGER, iiom vulgaire de la Damasone.
FLÛTEAU ou PLANTAIS d'eau. Voy. alisma.
FLÛTET. sorte de flûte, l'oy. galoubet.
FLUVIALE (législation, pêche). Voy. code et pêche.
FLUVIALES, famille de plantes. Voy. xaïadées.
FLUVIATILES du lat. fluviatilis], nom donné aux animaux et aux végétaux qui vivent dans les fleuves et en général dans les eaux douces.
FLUX (du lat. fluxus), mouvement des eaux de la mer vers le rivage. Voy. marée.
FLUX. En Médecme, on donne ce nom aux évacuations de liquides qui surviennent dans un grand nombre dc maladies: le flux est dit colliquatif quand il est assez abondant pour produire l'épuisement du malade. — On nomme : F. de sang, la dysenterie et l'hémorragie duc aux hémorroïdes ; F. de ventre, la diarrhée ; F. bilieux, toute évacuatioa de bile ; F. muqtieux, un écoulement de mucosités, etc.
Les Chimistes appellent flux les fondants dont on se sert pour favoriser la fusion de certaines matières : tels sont le borax et le fluorure de calcium {rV-oy. fondants). — On nomme : flux blanc, le produit qu on obtient par la déflagration d'un mélange de parties égales de nitre et de crème de tartre : il se compose spécialement de carbonate de potassium, et sert comme fondant dans certaines opérations de docimasie ; flux noir, un mélange de charbon et de carbonate de potassium qu'on obtient par la calcination dc 1 p. de nitrate avec 2 p. de crème do tartre ; il est employé comme réducteur.