FRÊNE
chant : il consiste dans le passage rapide de plusieurs notes sur la même syllabe (Voy. roulade). Fredonner, c'est chanter sans articuler et d'une manière peu distincte.
Fredon désigne,, dans certains jeux de cartes, la réunion de 3 cartes semblables : 3 rois, o dames, etc.
FRÉGATE (du catalan fragata), bâtiment de guerre à voiles, à un seul pont ou batterie entière, et qui par son importance venait immédiatement après le vaisseau de ligne. Sa construction ne différait pas de celle du vaisseau. Les frégates étaient désignées par le nombre de leurs bouches à feu, ou par le calibre des canons dont leur batterie était armée. Les plus fortes avaient de 30 à 44 canons de trente, et au moins autant de caronades de 30 réparties sur les gaillards; les moins fortes, 18 canons et 24 caronades. La frégate portait de 650 à 850 tonneaux. Son tirant d'eau était de 6 m. La frégate était remarquable par la rapidité de sa marche et de ses évolutions. On nommait encore, mais à tort, frégate tout bâtiment à trois mâts qui avait une marche supérieure. — Capitaine de fiégate.
Voy. CAPITAINE.
FRÉGATE, Tachypetes, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes cryptorhines, famille des Pélécanidés, bec robuste, long de 0 m. 15, crochu à la pointe; tarses à demi emplumcs; ailes démesurément longues. La rapidité du vol de ces oiseaux et leurs formes élancées les ont fait comparer aux frégates. Ils attaquent les mouettes et même les pélicans, et s'emparent du poisson que ceux-ci ont pris. La Frégate à tête blanche [T. leucocephalos) a le plumage du corps noir, avec des taches blanches. On la trouve planant sur toutes les mers tropicales.
FREGILUS, nom lat. scientifique du genre grave.
FREIA, 76" planète, trouvée le 21 oct. 1862 par d'Arrcst, à Copenhague. Voy. planètes.
FREIESLEBÉNITE, sulfo-antimoniure de plomb et d'argent (5 {Ag*.Pb)S.2Sb*S') en cristaux clinorhombiques gris d'acier]; se trouve à Hiendelaencina (Espagne) et à Freiberg (Saxe).
FREIN, se dit, en Anatomie, de tout repli membraneux ui bride ou retient un organe, comme le frein ou filet e la langue.
FREIN, organe installé sur une machine pour en régulariser la vitesse de marche, la diminuer ou même l'annihiler complètement. Ils ont tous pour principe commun d'introduire à un moment donné un frottement énergique entre une pièce fixe, le frein, et une pièce importante de la machine en mouvement. Ainsi agit le sabot et la mécanique des voitures, le cercle qui entoure le rouet d'un moulin, les freins des locomotives et des tcnders, etc. — Les oimiibus, à Paris, sont munis du frein Lemoine. La manivelle et la vis de serrage y sont remplacées par une pédale et un système de tiges de fer qui s'attachent à l'une des extrémités d'une corde enroulée autour d'une poulie à gorge plate montée sur le moyeu de chacune des grandes roues; l'autre extrémité de la corde agit sur la barre qui
[lorte les sabots et la rapproche des roues dont un ressort a tient éloignée. Ce frein produit un serrage énergique aui peut provoquer un arrêt presque instantané. Pour le esserrcr il suffit de laisser libre la pédale. — Dans les chemins de fer, la question des freins est de la plus haute importance, tant pour la sécurité des voyageurs que pour l'augmentation de la vitesse [Voy. chemin de fer). Auj. tous les trains de voyageurs sont munis de freins dits continus, c.-à-d. que, places dans la main du mécanicien de la locomotive qui les met en action, ils viennent agir sur tous les véiiicules à la fois. Pour cela, il faut se servir d'un fluide comme l'air comprimé ou l'air raréfié que l'on fait circuler dans un système de tuyaux, à jonctions élastiques, de la locomotive au dernier wagon de queue, et qui vient agir sur des appareils spéciaux placés sous les wagons et mettant en mouvement les freins, les serrant contre chaque roue. Les systèmes les plus répandus sont le frein à air comprimé Westinghouse et le frein à vide {Smith ou Hardy). On a expérimenté aussi le frein électrique Achard, qui n'a pas été adopté jusqu'ici. Les systèmes employés sont automatiques, c.-à-d. qu'ils peuvent entrer en action d'eux-mêmes, sans l'intervention du mécanisme, dans le cas où ils seraient avariés en cours de route.
On donne le nom de frein hydraulique aux appareils destinés à limiter le recul des pièces d'artillerie à bord des navires de guerre et dans les tourelles des forts où ces
Sièces sont montées sur affût. Un corps de pompe plein 'un liquide incongelablo est fixé au châssis et l'affût est
relié à la tige du piston. Le mouvement de l'affût comprime le liquide qui traversée le piston par des orifices percés ad hoc et s'écoule lentement, diminuant ainsi la vitesse qu'aurait prise l'atfût en reculant. Pour les pièces d'artillerie de campagne on se sert comme freins de recul de deux sabots d'enrayage qui permettent d'enrayer les deux roues.
Frein de Prony, appareil destiné à mesurer la puissance d'une machine motrice, machine à vapeur, machine à gaz, roue hydraulique. Il se compose d'un levier que l'on serre contre l'arbre de la machine, et que l'on maintient horizontal en suspendant des poids à son extrémité libre. Il se produit un frottement entre ce levier et la surface de l'arbre, frottement que l'on peut faire varier en agissant sur les vis de serrage, jusqu'à ce que l'équilibre du levier soit bien établi. D'après sa longueur et le poids qu'il soutient, on calcule la puissance de la machine. — L'emploi de ce frein est difficile et même dangereux, quand il s'agit de puissantes machines. Ilirn a imaginé un appareil beaucoup plus commode. Voy. pandynamomètre.
En Vélocipédie, on construit trois espèces de freins : le frein à cuiller, le frein à rouleau, et le frein sur le moyeu. Dans tous les cas, le frein est commandé par un levier fixé au guidon, dont une extrémité se trouve à portée de la main droite du cavalier, sous la manette droite, et dont l'autre extrémité agit sur une tige en communication avec le frein. Dans le frein à cuiller, la tige se termine par une plaque de métal ou cuiller qui vient s'appliquer sur le bandage de la roue. Quelquefois cette plaque est garnie (de caoutchouc, ou encore remplacée par un ou deux cubes de caoutchouc. Dans le frein à rouleau, la tige se termine par un rouleau garni de caoutchouc qui roule en pressant sur le bandage. Enfin le frein sur moyeu est installé comme les freins sur moyeu des omnibus : la tige tire sur une corde enroulée autour du moyeu et qui le serre fortement. — Le frein à cuiller a le désagrément d'user le bandage, cependant il est plus usité que les autres. Le frein à rouleau présente en effet le grave inconvénient de manquer de puissance; et lorsque la machine est bien lancée, il n'a presque aucune action. Le frein sur moyeu présente le double désagrément de frotter, même quand il n'est pas nécessaire, et d'échauffer considérablement le moyeu. En somme, il n'existe pas de frein bien pratique pour les cycles. Les cyclistes emploient d'habitude le frein à cuiller, qui est très puissant et peut donner au besoin un arrêt instantané ; mais ils ne s'en servent que dans les cas urgents. En temps ordinaire, ils ralentissent leur allure en pressant, en sens inverse, sur les pédales. — Le frein est, en général, installé sur la roue directrice. On l'installe rarement sur la roue d'arrière. Quelquefois, pour avoir plus de puissance, on installe sur la machine un double frein, un à chaque roue.
FRELATAGE (de frelater, du flamand verlaten, transvaser), préparation qu'on fait subir au vin et aux spiritueux pour dissimuler leurs défauts, ou leur donner un goût qu'ils n'ont pas réellement. Ainsi on rétablit avec du tannin les vins devenus gras ; avec de la chaux ou de la litharge (oxyde de plomb), ceux qui ont tourné à l'aigre ; on colore avec des bois de teinture les vins pâles, etc. La loi punit ces fraudes, toujours coupables et souvent dangereuses. Voy. falsification.
FRELON, Vespa crabro, espèce du genre Guêpe, fort nuisible aux abeilles. Voy. guêpe.
FRÉMISSEMENT. On appelle ainsi le bruit particulier que fait un liquide qui va bouillir; ce bruit vient de la condensation rapide des petites bulles de vapeur formées sur les parois [Voy. ébullition).
En Médecine, on appelle frémissement un tremblement des membres ou de tout le corps qui précède ou accompagne le frisson de la fièvre (^Foy. frisson). Laënnec a nommé fi-émissetnent cataire (de chat) un bruissement particulier, analogue au murmure que font entendre les chats quand on les flatte, et sensible à la main appliquée sur la région précordiale : c'est le signe d'une ossification considérable de la valvule mitrale, et aussi un indice des anévrismes de l'aorte. — Frétnissemerit hydalique, frémissement produit par la percussion avec la main d'un kyste hydatique ; il est attribué au choc des vésicules hydatiques les unes contre les autres.
FRÊNE, Fraxinus, genre de la famille des Oléacée», type de la tribu des Fraxinées, renferme des arbres propres aux climats tempérés des deux continents, à feuilles