FRÉNÉSIE
FRIISGILLE
opposées, à. fleurs polygames disposées en grappes ; le fruit est une capsule biloculairc, coriace et ailée. Le Frêne commun. Grand Frêne ou Frêne des bois [F. excelsior) est un ari)re indigène. Sa lige s'élève à près de 50 m. ; sa croissance est rapide : il vient dans toutes les terres, mais surtout dans les terrains légers et humides. Le tronc est droit, parsemé de gros boutons courts et noirâtres; les feuilles sont composées et d'un beau vert. Cet arbre épuise le sol par ses longues racines, et laisse tomber sur les plantes voisines, après la pluie et la rosée, une liqueur visqueuse qui leur est funeste. C'est sur ses feuilles que l'on trouve surtout les mouches cantkarides. Son bois est compact, blanc et veiné : ou le travaille au tour ; on en fait des cercles de tonneaux, diverses pièces de charronnage, des meubles, etc. ; mais il se laisse facilement atta- 3uer par les vers. Il est bon pour le chaufTage, et fait excellent charbon. La graine fermentée doime une boisson usitée en Suède. La première écorce peut servir à teindre en bleu ; la deuxième est fébrifuge. Un grand nombre de variétés du frêne commun [F. à bois Jaspé, F. doré, etc.) sont cultivées dans les jardins d'agrément. Le F. à fleurs ou Orne [F. ornus), connu des anciens, et le F. de Calabre [F. rolundifolia) produisent la manne du commerce {Voy. maxxe). L'Amérique possède le F. blanc, le /•'. bleu, le F. rouge, le F. à feuilles de sureau, etc.
FRÉNÉSIE (du lat. phrenesis; du gr. çpv, diaphragme et esprit'. Ce mot. qui dans le langage vulgaire est synonyme de délire furieux, signifiait autrefois, pour les médecins, tantôt l'inflammation du cerveau et ae ses membranes, surtout des méninges {Voy. ce mot), tantôt le délire symptomatique qui a lieu dans beaucoup d'affections. Il est inusité maintenant.
FRÉQUENTATIFS (verbes), verbes dérivés exprimant les idées accessoires de fréquence, de répétition, d'effort, daiîectalion. Le suffixe a^w en grec, les suffixes are et iiare en latin, ailler et oter en français, le préfixe ge en alloraaiid sont propres aux verbes fréquentatifs.
FRÈRE ^du lat. frater). C'est le deuxième degré de la uarenlc civile [Voy. parenté). Deux frères sont : germains, lorsqu'ils ont même père et même mère ; consanguins, lorsqu'ils ne sont frères que du côté paternel ; utérins ou demi-frères, s'ils ont la même mère seulement. — Dans l'ancienne législation française, les frères avaient des droits fort inégaux; mais depuis l'aliolition du droit d'aînesse, tous ont le même rang dans les successions. — Le C. civ. (art. 162) avait prohibé le mariage entre beaux-frères et belles-sœiu-s. La loi du 16 avril 1852 a autorisé le chef de l'Etat à lever celte prohibition pour des causes graves.
Frère est encore le titre que se donnent mutuellement les religieux d'un même ordre et ceux d'un même couvent, les membres d'une même association, etc. \oy. frères au Dicl. d'Hist. et de Géogr.
FRESAIE idu ïal. piiesagal), nom vulgaire de l'Effraie commune. Voy. ce mot.
FRESQUE (de l'ital. fresco, frais), genre de peinture qui s'exécute sur un enduit encore frais, de manière que la peinture s'incorpore dans le mortier en séchant avec lui et devient presque ineffaçable. Les murs destinés à la peinture à fresque doivent être bien secs; on y applique d'abord la crépissure, enduit de chaux, de sable et de tuiles pilées ; quand celui-ci est sec, on v pose le deuxième enduit, que l'on humecte d'eau, ce qui s'appelle donner de [amour au fond, et on le couvre du aemier enduit, composé de chaux éteinte, de sable fin et de pouzzolane. C'est sur cette couche, encore humide, que l'on peint à fresque ; on ne doit faire enduire que la partie de mur que l'on peut achever dans la journée. — La peinture à fresque a été cultivée surtout au ivi» siècle par les grands artistes italiens de la Renaissance, Michel Ange (le Jugement dernier, à la chapelle Sixtine), Raphaël (les Loges et les célèbres Chambres du Vatican), Léonard de Vinci (laS/e Cène, à Milan), le Primatice (galerie de Henri II, à Fontainebleau), etc. Il esta jamais regrettable que tant d'oeuvres admirables aient été exécutées sur un enduit aussi iieu solide et par un procédé imparfait. La Ste Cène de Léonard est à peu près anéantie, le Jugement dernier (dont l'Erole des Beaux-arts h Paris possède heureusement une copie), les Loges, les Chambres elles-mêmes s'effacent outomoent en^wussière, tandis que certaines peintures du moyen âge exécutées par un meilleur procédé sont encore dans un bon état de conservation. Cx)rnelius (fresques de la >'lle Pinacothèque : Slunicbj et Overbeeck, en Allemagne, Masson en
France (fresques des Invalides), ont essayé de remettre la fresaue en honneur, mais leurs travaux, abîmés ou détruits par le temps, ne sont pas faits pour engager les artistes à rentrer dans cette voie. Quelques essais heureux ont été faits pendant ces dernières années dans certains monuments de Paris, en particulier au Panthéon. — Vov. E. Breton, Histoire de la peinture à fresaue (1866).
On donne souvent le nom de fresques à toutes Ifupeintures murales, quel que soit le mode de détrempe ou à' encaustique (Voy. ces mots) par lequel elles aient été exécutées : c'est ainsi qu'on dit les fresques de Pompéi, etc.
FRESSURE (de fraisel), terme de Boucherie, désigne l'un des gros viscères qui constituent les abats, le foie.
FRET (de l'allem. Fracht, charge), prix du loyer d'un navire employé pour transporter des marchandises d'un port à im autre. Ce mot désigne encore : 1° la cargaison d'un navire de commercé ; 2° certains droits que les vaisseaux payent à l'entrée ou à la sortie des ports. — Le Code de commerce (art. 286-310) traite de tout ce qui concerne le fret. — Ce mie l'on nomme fret sur l'océan s'appelle nolis sur la Méaiterranée.
FRÈTE. Voy. flèche et frette.
FRETIN (du b.-lat. freto, petite monnaie, quart du denier), se dit de toutes les choses sans valeur ou de peu de valeur et, en particulier, du menu poisson. Voy. alevis.
FRETTE (contraction pour ferrette), bandes de fer plat qui se placent sur une pièce de bois pour augmenter sa solidité. On donne le même nom aux bandes dacier que l'on place à chaud sur les pièces de canon pour les renforcer dans la partie {tonnerre) où se produit l'explosion.
En Blason, pièce héraldique; les frettessont des baguettes entrelacées diagonalement de manière à former des losanges; on dit un écu fretté.
FREUX ou FRAYOXE (du b.-bret. frâo, corneille), dit aussi Grolle ou Graule, en latin Corvus frugilegus, espèce du genre Corbeau, caractérisée par lalisence de plumes à la base du bec, aux narines, à la gorge et au devant de la tète. Leur corps est d'un beau noir ; leur bec est droit, effilé et de couleur noire. Le Freux est long de 0°',50 ; la femelle est plus petite. Cet oiseau se nourrit de petits animaux carnassiers, d'insectes et de grains. On le trouve en Europe et en Asie.
FR ICASSÉE, en Cuisine, manière d'accommoder les poulet, veau, lapin, consistant à cuire ces viandes par morceaux avec aromates, champignons, petits oignons, etc., et ensuite à lier avec la cuisson.
FRICHE (du h.-lat. friscum), terrain non cultivé, soit de tout temps, soit par abandon. La France renferme encore auj. plus de 5 millions d'hectares de terres en friche.
Voy. DÉFRICHEMENT.
FRICTION (du lat. frictio), action de frotter une partie quelconque du corps : c'est un puissant moyen d'exciter les fonctions de la peau. Les frictions sont ou sèches ou humides : les premières se font avec les mains, avec une brosse, du linge ou de la flanelle; les autres, avec des huiles, des liniments, des onguents, etc. Au moyen d'un conducteur adapté à une brosse, on fait des frictions électriques qui sont éminemment stimulantes.
FRIEOÉLITE, chlorosilicale hydraté de manganèse, en cristaux rhomboédriques d'un rouge carmin, à Adervieille (Hautes-Pyrénées) .
FRIGANE, insecte. Voy. pbrygase.
FRIGGA, 77' petite planète, trouvée le 12 nov. 1862 par C.-H.-F. Peters, à Uamilton Collège, à Clinton (Etats- Unis). Voy. PLANÈTES.
FRIGIDARIUM [du lat. frigidus], partie des thermes où l'on prenait des bains froids. Voy. thermes. .FRIGORIQUE. Voy. froid.
FRIMAIRE (de frimas), 5" mois du calendrier républicain en France, commençait, selon les années, le 21 ou le 22 novembre. Voy. calendrier.
FRIMAS (de l'anc. scandin. hrim, gelée blanche), nom collectif du givre ou du grésil (Voy. ces mots); ce mot est plutôt d'un emploi poétique.
FRINGALE, par corruption de Faim-valle (Voy. ce mot|, expression populaire par laquelle on désigne, en général, une faim dévorante et spécialement un besoin impérieux de manger, qui disparaît aussitôt qu'on a pris un peu d'aliments.
FRINGILLES ou fringilliués (de fringilla, nom latin du moineau ou du pinson), famille de Passereaux coiiirostres, sur les limites de laquelle les Omithologist»^'; ne peuvent s'accorder. On y comprend d'ordiuaire le Gros-