FOUDRE
FULIGINEUX (du lat. fuliginosus), ce qui est de la couleur de la suie. — En Médecine, la fuliginosité des dénis, des lèvres et de la langue est un des symptômes de la fièvre typhoïde.
FULIGULA, nom lat. scientifique du morillon.
FULLER'S EARTH. Voy. batiionien.
FULMI COTON. Voy. poudre-coton.
FULMINANT (du lat. fulminans), se dit, en Chimie, des préparations qui produisent une détonation plus ou moins bruyante lorsqu'on les soumet à la chaleur, à la compression, à la trituration ou à la percussion, h' argent fulminant est l'ammoniure d'argent; l'or fulminant, l'ammoniure d'or. Voy. fulminates et ammomures.
FULMINATES (du lat. fulminare), sels d'un acide qu'on n'a pas encore isolé et qu'on appelle l'acide fulminique ; ces sels ont la propriété de détoner fortement par le choc ou la chaleur. Les fulminates les plus remarquables sont ceux à base d'argent et de mercure. Ils s'obtiennent en dissolvant du mercure ou de l'argent dans de l'acide nitrique, et ajoutant de l'alcool à la solution chaude; le sel se dépose alors, par le refroidissement, sous la forme d'une poudre blanche et cristallin^. Cette poudre est très dangereuse à manier; 0«%01 de F. d'argent, jeté sur des charbons ardents, produit une détonation aussi forte qu'un coup de pistolet. Le plus léger frottement de ce sel entre
deux corps durs suffit pour en provoquer la détonation C'est avec ce fulminate que l'on confectionne les petit pétards dits bonbons chinois : on en colle une parcelle avec quelques grains de verre pilé ou de sable, entn deux bandes de papier ou de parchemin ; lorsqu'on tir ces bandes en sens contraire, le frottement fait détoner li fulminate. Le F. de mercure est employé pour faire le capsules ou amorces des fusils à percussion : on mélangi ordinairement de la poudre à canon ou du nilrc au fulini nate, avant de l'introduire dans les capsules, dans la pro
Portion de 60 p. 100; ce mélange communique mieu inflammation à la charge. — Les fulminates ont et découverts en 1800 par Howard. L'analyse en a été fait en 1824 par Gay-Lussac et Liebig. Ils ont pour for mule C*Az*0*R*, mais on n'est pas encore fixé sur la con stitution que l'on doit attribuer à l'acide fulminique.
FULMINATION (du lat. fulminatio), détonation subit et bruyante. Voy. fulminant et fulminates.
Fulminer une bulle, se dit, en Droit canonique, di l'acte par lequel le pape ou un évoque commis par h pape publient quelque acte avec certaines formalité pénales ou comminatoires, ou ordonnent l'exécution di bulles ou autres rescrits pontificaux. Ce mot s'appliqu surtout aux sentences d'anathème et d'excommunication
FULMINIQUE (acide). Vou. fulminates.
FUMAGE ou fumure (de fumer), opération d'Agriculturi qui consiste à répandre le fumier sur les champs. Voy. fb mier et engrais.
On nomme encore ainsi l'opération que l'on fait subi aux viandes et aux poissons préalablement salés, pour ei favoriser la conservation. On lume surtout le lard, le bœu et le hareng.
On appelle aussi fumage l'opération par laquelle oi donne une fausse couleur (i'or à l'argent file en le soumet tant à la fumée de certaines compositions.
FUMAGINE ou morphice, poussière noire qui se rcmarqu( sur les feuilles de plusieurs végétaux après un été sec e dans les serres et orangeries. Elle est due à la présena de pucerons et est produite par des Champignons désigné sous le nom de Fumage, qui sont des Cladosporium oi autres Ascomycètes. Voy. puceron.
FUMARIACÉES (du g.-type Fumaria), famille de plante Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, détachée dei Papavéracées ; renferme des herbes à tige charnue; i feuilles alternes, découpées et glabres; à fleurs pour|ires blanches ou jaunes, en grappes terminales. Ces plante! croissent dans les parties tempérées de l'hémisphère Iwréal. Genres principaux ; Fume terre (Fumaria), Corydalide. Hypécoon, etc.
FUMARIQUE (acide), dit aussi A. paramaléique, acide organique ayant pour formule C*H*(CO*H)*, et contenu, er combinaison avec la chaux, dans la fumeterre [Fumaria] et dans le lichen d'Islande. Il se produit aussi par la distillation de l'acide malique. Il se présente en prismes incolores, peu solublcs dans l'eau et d une saveur franchement acide ; il forme, avec les bases, les fumarales. Un l'extrait de la fumeterre en décolorant le suc de cette plante avec du charbon animal, précipitant par l'acétate de plomb et décomposant le précipité par l'nydrogène sulfuré. — M. Kékulé a démontré que l'acide fumarique n'était que l'acide succinique privé de 2 atomes d'hydrogène; en traitant l'acide fumarique par l'amalgame de sodium, il a reproduit en effet de l'acide succinique.
-FUMÉE (du lat. fumus), vapeur plus ou moins épaisse, odorante, souvent acre, qui se dégage des matières animales et végétales, ou même minérales, chauffées jusqu'à leur entière décomposition. Elle se distingue de la vapeur propr. dite, en ce qu'elle renferme diverses parties solides et liquides, et que la vapeur est à l'état de gaz seulement. Tantôt la fumée est produite par la volatilisation d'un corps solide (oxvde d'arsenic, sublimé corrosif), tantôt elle est le résultat de la décomposition de certains corps par le feu : ainsi, le bois qui brûle répand de la fumée, et celle-ci n'est alors qu'un mélange d'eau et d'acide aeélique, entraînant de la cendre, du charbon très divisé et des parties non brûlées, goudrons, hydrocarbures et acides divers qui en se déposant forment la suie [Voy. suie). Dans certains cas, la fumée est produite par la volatilisation d'un des principes immédiats d'un corps composé : ainsi, lorsqu'on chauffe les baumes, l'acide benzoïque se dégage èi se répand dans l'air sous forme de fumée. Quelques chimistes ne donnent le nom de fumée qu'aux vapeurs fuli-
FOIEROLLES
FUNÉIIAILLES
gineuses, huileuses, acides, charbonneuses, ammoniacales, qui s'exhalent des corps organiques traités dans les cheminées, les fours, les creusets, etc., et aux corps métalliques réduite en vapeur. — Quant aux moyens employés pour se garantir de la fumée, voy. ïtmivoke, fuwste et chk-
1II>ÊE.
Fumées volcaniques. Voy. volcan et fumerolles.
A'oiV de fumée. Voy. carbone.
I.es chasseurs nomment fumées la fiente des cerfs et autres bêtes fauves. --
FUMEROLLES ou fcvarolles (du lat. fumariolum, petite cheminée;, vapeurs qui s'échappent des crevasses du sol sous la forme de colonnes de fumée blanche, parfois hautes de 10 à 20 m., et souvent avec bruit, comme si elles sortaient d'une chaudière à vapeur. On les observe particulièrement dans les fentes des volcans et à la surface des coulées. On distingue généralement : les fumerolles sèches, formées presque exclusivement de chlorures «nliydres; les fumerolles acides, composées de vapeur d'eau, d'acide chlorhydrique et d'acide sulfureux; les fumerolles alcalines, contenant surtout du chlorure d'ammonium; et, enfin, les fumerolles froides, composées presque uniquement de vapeur d'eau.
FUMET (de fumer), émanations qui se dégagent du corps des animaux, et qui persistent longtemps dans les lieux dont ils se sont approchés. Les animaux, le chien de chasse surtout, possèdent, à im degré remarquable, la propriété de sentir ces émanations. C'est un moyen pour eux de poursuivre leur proie, ainsi que de reconnaître et d'éviter leurs ennemis.
Le mot fumet s'applique aussi à l'odeur de certaines ■viandes apprêtées, surtout celles du gibier.
FUMETERRE (du lat. fumus terrx, parce que son suc fait pleurer comme la fumée), Fumaria, gcnre-tj-pe de la famille des Fumariacées, est composé de plantes annuelles, molles, rameuses; à feuilles alternes multifides, à fleurs «n grappes, et dont le fniit s'ouvre en deux à la maturité, pour laisser sortir une graine réniforme. La F . officinale, •\-ulg. Fiel de terre, est une plante glabre et glauque, à fleurs purpurines, très commune dans les champs cultivés. Toutes les parties de cette plante contiennent un suc amer ■qui la fait emplover en Médecine.
FUMIER (au lat. fimus), engrais végélo-animal, composé de litière mêlée aux excréments des bestiaux. Les fumiers sont, les uns concentrés et actifs, les autres aqueux et lents. Aux premiers appartiennent les fumiers de mouton <'t de cheval; aux seconds, ceux de vache [bouse] et de porc. Le fumier frais, dit F. long ou pailleux, représente un volume beaucoup plus considérable que le fumier concentré, dit F. court, F. gras ou beurre noir : ce dernier convient aux terres compactes et froides, auxquelles il communique la porosité et la chaleur qui leur manquent ; les fumiers frais, au contraire, conviennent aux terres légères qui. par leur action corrosive et fermentescible, ■ont bientôt converti en humus la fibre végétale que contient la paille. Du reste, l'emploi de ces deux sortes de fumier dépend surtout du sol et de la récolte. En général, le mélange des fumiers de cheval et de mouton avec ceux <le vache est nuisible à cause de l'inégale distribution de chaleur et d'humidité. Le fumier gardé trop longtemps à l'étable blanchit (moisit] : il faut le sortir, le mettre en tas et le recouvrir de terre argileuse ou marneuse, en ajoutant quelques poignées de plâtre pour mieux y fixer le carbonate d'ammoniaque qui tend à s'en dégag^er.
Le Code civil (articles 1811, 1819 et 1824) déterminée qui doit appartenir le fumier dans les baux à cheptel.
FUMIGATION (du lat. fumigare). Les fumigations sont employées, en Médecine, conune moyen thérapeutique et comme désinfectant. Dans le premier cas, la manière la plus simple de les administrer est de laisser les vapeurs se répandre librement et remplir im lieu clos dans lequel est •renfermé le malade: on peut aussi, au moyen d'appareils fort simples, les ihriger sur une partie déterminée du corp. ou les introduire par l'aspiratiou dans les voies aériennes IVoy. ishalatios). On distingue : les F. émollientes, vapeurs d'eau chaude et de décoctions de plantes malvacées: les F. excitantes, vapeurs de décoctions de plantes aromatiques, d'alcool ou de teintures éthérées; les P. sulfureuses, produites par la combustion du soufre ; les F. antisécrétoires, produites par les vapeurs de gou- ^iron. etc.
Comme désinfectants, les fumigations servent i purifier
les appjuiements, les salles d'hôpitaux, les substances imprégnées de miasmes dangereux. On emploie à cet effet la vapeur de l'acide sulfureux ; les fumigations qu'on produit avec du sucre, des clous fumants, de l'encens, etc., fournissent un arôme plus ou moins agréable qui |»cut masquer la mauvaise odeur, mais elles sont inefficaces. On a ap|)elé F. guylonienne celle que l'on faisait, suivant le procédé de Guyton-Morvcau, avec un mélange de peroxvdc de manganèse, de sel marin et d'acide sulfurique. Auj^ la désinfection par la vajieur sous pression a remplacé avec avantage toutes ces fumigations.
FUMISTE (de fumus, îumée), artisan dont le métier est de construire les cheminées et de les entretenir en bon état. Cet art, qui laisse encore beaucoup à désirer, malgré les perfectionnements qu'il a reçus de nos jours, était fort négligé chez nos pères. On parle néanmoins, dans les ouvrages des architectes anciens, des éolipyles de Vitruve, des soupiraux de Cardan, des moulinets de J. Bernard, des chapiteaux de Séb. Serho, des tabourins et girouettes de Paduanus, etc. Auj. les principaux moyens emplovés pour empêcher les cheminées de fumer sont : à l'extérieur, d'élever sur le tuyau de la cheminée un autre tuvau de tôle coudé en T ou surmonté d'un chapiteau, ou mijux encore, d'un appareil tournant dit gueule de loup, et garni d'une girouette, de sorte que la fumée ait toujours son issue du côté opposé au vent ; quelques fumistes se contentent même délever un tuvau dont le diamètre va tou- ' jours s'amincissant jusqu'à l'ouverture, de sorte que la I fumée, sortant avec clTort, domine aisément l'action du , vent ; à l'intérieur, de diminuer l'ouverture du fovcr, I soit en abaissant le manteau et rapprochant les côtés, "soit I à l'aide de tabliers mobiles ou ri(feaux, et d'augmenter le tirage à l'aide d'une soupape ou de ventouses. Toy. chemixée. FUMIVORE (du lat. fumus, fumée, et vorare. dévorer), I nom donné : 1° à un appareil qu'on place au-dessus des becs de gaz et des lampes pour retenir la fumée qui s'y développe ; 1* aux fourneaux et aux cheminées dans les- ; quels des dispositions particulières sont ménagées dans le I but d'achever la combustion de la fumée. — La fumée de ■ la houille, surtout celle qui s'échappe des cheminées des \ usines, est fort incommode dans les grandes nlles manu- I faclurières. A Londres, un acte du parlement du 20 août I 1853 a prescrit à tous les industriels de brûler la fumée de leurs foyers : imc ordonnance de police du 1 1 nov. 1854 a imposé la même obligation aux usiniers du déparlement de la Seine. Parmi les divers appareils imaginés pour exéj cuter ces prescriptions, nous citerons : l'appareil Duméry
3ui fait arriver la houille par-dessous le combustible incanescent ; la grille fumivore de M. Boquillon ; la grille à gradins de M. Chobrzinsky, appUcable aux locomotives, etc.
FUMURE. Voy. FCXAGE.
FUNAIRE (de funis, corde), genre de Cryptogames, de la famille des Mousses, est composé de plantes annuelles qui croissent réunies en touffes et que l'on trouve partout. La F. hygrométrique croît sur les murs et sur l'emplacement des meules à charbon. Cette mousse a une tige peu rameuse, garnie de très petites feuiHes oblongues, pointues. La capsule terminale est grande, oblique, d'un brun rougeàtre, et supportée par un long filet, qui se tord luimême comme mie corde quand le temps est sec, et qui se déroule et s'étend lorsqu'on l'humecte ou que le temps est humide : d'oii son nom.
FUNAMBULE (du lat. funambulus), ou acbobate, danseur de corde. Les exercices des funambules ont été de tout temps en possession de divertir la foule ; ils sont mentionnés par plusieurs écrivains grecs et latins. Quelques individus ont montré dans ces exercices une telle su- I périorité, qu'ils ont acquis une célébrité populaire ; on I cite, entre autres : le fameux Tuccaro, dit Y Archange, I sous Maximilien II et Charles IX ; Forioso, en France, sous \ l'Empire, et depuis, il sigiior Diavolo et Mme Saqui. Celte dernière ouvrit en 1816 à Paris (boulev. du Temple) im I théâtre des Funambules, où elle se fit longtemps admirer I par sa force, son agilité et son adresse, et oii Debureau, I l'inimitable Pierrot, a longtemps attiré la foule. Ce théâtre, où du reste on avait depuis longtemps cessé de danser sur la corde, a disparu avec le boulevard.
j FUNÈBRES (du laX. funebris). Jeux funèbres. Voy JEUX. — Oraison funèbre. Voy. oraison. — Pompes fu- I nèbres. Voy. pompes.
FUNÉRAILLES (du lat. funeralia), obsèques et céréj munies qui se font aux euterrements.
FUiNÉRAILLES