ANCYRE
pi-ofaiialion l'ouverturo duii cadavre, l'Analomie humaine l'ut longtemps remplacée par la di:*section des animaux les plus rapprochés de l'homme, liérophilc et Erasistrate, au Il " siècle av. J.-C, passent pour être les premiers (|ui aient disséqué des corps humains. Galien, au ii" siècle ap. J.-C, rassemhla en un corps toutes les connaissances analomKjues ohtennes jusqu'à lui, et s«s ouvrages firent loi pendant plus de mille ans. .\u xiv" siècle, Moudini, de Bologne, fit des démonstrations puhliques d'anatomic. Ye- .-aii'. en publiant son grand traité Df rorporis /nimani fahiicfi 1,1545), fut le véritable créateur de l'anatomie scientifique, qui fit de rapides progrès entre les mains d'A. Paré, Harvey, Malpighi, Stenon, Clisson, Albinus, Ilaller. et surtout de Bicliat.
L'Anatomie comparée, née au dernier siècle des travaux de Vicq d'Azyr et de Daubenton, a été dès le début portée au plus haut" degré par Cuvier, dont les travaux ont été complétés par Blumenljach, Duuiéril, Hlainville, SIeckel, Carus, etc. De son côté, GeolTroy-St-llilaire fit faire un nouveau pas h la science en créant 1*^4. philosophique.
L'étude de l'anatomie a trouvé de puissants auxiliaires, d'.il)ord dans les planches gravées, puis dans la sculpture et dans le moulage en cire. Zumlx) et Galli en Italie, Lauuionier et Pinson en France, et de nos jours Auzoux ont porté cet art à la perfection.
Les ouvrages classiques d'anatomic les plus répandus auj. sont ceux d'A. Boyer, Bayle, Cloquet, Cruveilhicr, Velpeau. Bourgery et Jacob, Bonamy, Broca et Beau, Lebert, Robin, Sappey, Gegenbaur, Widersheim, etc.
(Juaiit à l'anatomie végétale, il faut surtout citer les travaux d'A<l. de Jussieu, A. Richard, Dutrochct, Amici, de Mirbel. 11. Mohl, Brongniart, Decaisne, etc.
ANATROPE. Voy. ovcle.
ANCHE (du li.-all. ancha, tibia), espèce de languette mobile qui ouvre et ferme alternativement le passage de l'air dans certains instruments à vent, dits, à cause de œla, instruments à anche, tels que le hautbois, la clarinette, le cor anglais et le basson. L'anche est ordinairement formée d'une double lamelle de l)ois et de roseau ajustée sur un petit tube de métal. Cet appareil s'adapte à l'instrument de diverses manières, et l'exécutant lui imprime, en soufflant dedans et en le pressant entre ses lèvres, des vibrations qui produisent le son. L'anche de la clarinette n'a qu'une seule languette, appliquée sur un bec d'une forme particulière. Dans l'orgue, quelques luvaux sont armés d'un appareil analogue et que Ton appelle y^je d'anche. — On appelle aussi Anche le conduit par lequel la farine passe du moulin dans la huche.
ANCHILOPS (du gr. à'^/pM'^]. Sous ce nom, les anciens décrivaient les petites tumeurs situées dans le grand angle de l'œil. Ils confondaient très probablement les furoncles, les kystes de la région et la tumeur lacrymale.
ANCHOIS, Engraulis, genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Clupéidés, diffèrent des harengs par une taille plus petite et une bouche plus large. Leur tète se prolonge en un petit museau conique et pointu. Ils ont de O^jlO à 0°',15, sont allongés, étroits, ronds sur le dos, couverts d'écaillés larges, transparentes, qui se détachent avec facilité. On distingue \ A. commun [E. vulqaris] et la Melette ou IS'adelle [E. meletla). Les Anchois vivent en t'oupes nombreuses. On en prend chaque année, pendant le printemps et l'été, une quantité innombrable sur les côtes de la Méditerranée : c'est dans les nuits obscures, et en les attirant par une vive clarté, qu'on les pêche avec des filets nommés rissoles. Frais, les anchois sont peu estimés. On les sale presque tous pour les conserver et les exporter : on a coutume de mêler au sel de la poussière d'argile, ce qui leur donne une couleur rougeàtre. Les meilleures salaisons se font à Fréjus, à Cannes, à St-Tropez ; on en fait un grand commerce à Marseille. Chez les anciens, ce poisson entrait dans la sauce appelée garum. ANCHUSA, nom latin lx)tanique du genre buglosse. ANCH YLOSTOM E (de ivxûXoç, crochu, et (ïTÔ[ia, bouche), ver néinatoïde, long de 6 à 8 millimètres, à tète un peu amincie et dont la bouche forme une sorte de ventouse limitée par quatre dents, à l'aide desquelles l'animal se fixe aux parois de l'intestin des animaux. Cet entozoaire se multiplie rapidement, surtout dans l'intestin grêle, d'où le nom d'.4. auodéual qui lui a été donné. Sa morsure est l'occasion d'hémorragies internes, qui peuvent produire une gi-ave anémie. — Découvert d'alwrd en Egypte, il a
été observé récemment dans plusieurs provinces du nord de l'Italie.
ANCILLAIRE, Ancillaria, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Cypréadées : coquille cylindrique à spire courte et encroûtée; bouche étroite, pourvue d'une échancrure antérieure et d'une callosité postérieure sur le bord columellaire. Plusieurs espèces sont fossiles.
ANCOLIE, Aquilegia, genre de la famille des Renoncnlacées. tribu des Ellélwrces, se compose de plantes vivaces caractérisées par leurs fleurs ressemblant à un capuchon ou à un bec d'aigle (d'où viendrait, dit-on, le nom de la plante) et par leurs feuilles, qui forment une espèce de cornet où se déposent les gouttes de pluie et de rosée. On cultive : 1*^4 . vulgaire, nommée aussi Ga7it de Notre-Dame, Eperonnière, Aiglantine, Manteau royal, à fleurs hleues qui par la culture deviennent doubles, blanches, jaunes, rouges, violettes et panachées; l'^. des Alpes, plus petite, à fleurs bleues; \'A. de Sibérie, à fleurs grandes, bleues et entourées d'un anneau blanc; 1'^. du Canada, au port élégant, aux fleurs d'un beau rouge mêlé de jaune safrané, portées par un pédoncule légèrement couri)é.
ANCRAGE, lieu de la mer où l'on peut commodément jeter Vancre : on le nomme plus ordinairement mouillage. — On nomme Droit d'aticrage le droit qu'on exige des bâtiments qui mouillent sur une rade étrangère : ce droit est fixé par les règlements particuliers de chaque nation maritime.
ANCRE (du lai. anchora], instrument en fer forgé servant à retenir les vaisseaux au mouillage par le moyen d'un câble : ce câble entre dans le navire par une ouverture située à l'avant et qu'on nomme écubier. L'ancre se compose de 5 parties : 1° un anneau en fer [organeau] qu'on entortille de petites cordes et qui s'attache au câble : 2° la verge, dont 1 extrémité est percée d'un trou par ou passe l'anneau; 5" la crosse, qui est soudée au bout de la verge, et dont chaque moitié est appelée bras ou branche: 4" les Acuyi. pattes, espèces de pointes recourbées, à peu près semblables à des Iiameçons; 5° le jas, assemblage de deux pièces de l)ois, jointes ensemble par des chevilles de fer au-ilessous du trou de la verge et à angle droit avec la crosse : son office est d'empêcher l'ancre de se coucher de plat sur le sable, de manière que l'une des pattes morde dans le fond de la mer. Les vaisseaux ont au moins 5 ancres, deux toujours prêles à l'avant, appelées ancres de poste ou de veille, et une troisième, appelée ancre de salut, dont on se sert pour sauver le vaisseau en danger de périr. Un bâtiment à 5 mâts porte 6 ou 7 ancres. Le poids des ancres varie de 100 à 5 000 kilogr. — On appelle ancre d'aff'ourche une ancre légère qui sert à affourcher un liâtiment. Affourcher, c'est jeter une 2= ancre en sens opposé, de manière que les cordages qui retiennent les^ deux ancres forment entre eux une espèce de fourche.
En Architecture, on nomme ancre une barre dt; fer en forme de S, T, Y. ou même en ligne droite, qui, passée dans l'œil d'un tirant, retient l'écartement de la poussée des voûtes ou des murs d'un bâtiment, maintient les corps de cheminées fort élevés, ou airerinit les pilots de garde dont on garnit les devants d'un quai ou d'une jetée
ANCRE, anker. mesure pour les liquides employée dans le Nord et surtout en Hollande : sa capacité varie entre 57 ou 58 litres.
ANCYLE (du gr. àvx'j>.oî, crochu), Ancylus, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulmonés : coquille mince, fragile, et patelloide, sans aucune trace de spirale. Tous les Ancyles habitent les lacs et les rivières. On en trouve de fossiles dans les terrains tertiaires.
ANCYLOCÉRAS (du gr. àvxûXos et xipaî, corne), fossile de la classe des Céphalopodes et de l'ordre des Ammonoidea, dont les premiers tours sont enroulés en spirale dans un même plan, et dont le dernier tour se projette en crosse. Les Ancylocéras sont surtout caractéristiques des étages néocomien et aptien.
ANCYRE (tables d'). Ce sont des tables de bronze, débris d'un temple d'Ancyre (auj. Angora, en Galicie) où était gravé le testament de l'empereur Auguste avec un résumé de l'histoire de son règne. Les tables où ce document était rédigé en latin ont été découvertes successivement en 1544. en 1689 et en 1701. Celles où il était rédigé en grec et qui sont plus complètes ont été successivemeul
ANDALOUSITE
ANEIMU
. xliumces et décliiflrées par Hamilton .1856) et par M. Georges l'errot 1861.
ANDALOUSITE, minéral composé d'alumine et de silice [Al*0'. Si 0-] et qui cristallise en prismes orlliorhomijiques voisins du prisme à base carrée. On le rencontre surtout dans les granités. — Dans les micaschistes de Bretagne et des Pvrénées. on trouve une variété d'Andalousite connue sous le nom de Macle et caractérisée par ce fait que dans la pâte on aperçoit des parties noires symétriquement disposée~. aux angles et suivant les diagonales.
AN DANTE, mot italien qui signilic allant : sert, en Musique, à indiquer un mouvement modéré, plus anin:é que l adagio et plus lent que l'allégro. — Le mot atidaiile est employé quelquefois pour désigner le morceau lent dune svinpiionie ou d'une sonate. — L'aiidaiitiiio est un diminutif de l'andante ; le mouvement en est un peu plus accéléré.
ANDÉSINE. minéral du groupe des Feldspatiis. Il cristallise en prismes doublement obliques, de couleur blanche. On le trouve dans les porphyres de la chaîne des Andes : d'où son nom. Il parait n'être qu'un produit d'altération de rOligoclase [ioy. ce mot'.
ANDÉSITE, roche éruptive microlithique. analogue au trachvte, mais dans laquelle les microliliies de feldspath sont de l'obgoclase ou de l'andésine, au lieu d'être de l'orthose. Les andésites de l'époque primaire sont connues sous le nom de porphyriles ; les andésites proprement dites sont le produit d'éruptions tertiaires.
AN DOUILLE (du b.-lat. inductilis, fourré), sorte de ciiarcuterie. consiste le plus souvent en boyaux de porc hachés, qu'on enferme dans un autre ix)yau. On estime les andouillelles de Troyes.
ANDOUILLER. terme de Vénerie. Voy. (krf.
ANDRÈNE. Andrena. genre d'Insectes, de l'ordre des Hynii'noptères porte-aiguillon, famille des Mellifères. L'espèce la plus commune, l'.-l. des murs, se rencontre en France : elle est longue de 0 m. 015. d'un noir i)leuàtre, avec des poils blancs sur la tête; le corselet, l'olMiomen. les pieds et les ailes sont noirâtres. La femelle dépose dans les murs un miel particulier dune odeur narcotique. — L'Andrène est le type de la tribu des Andrenètes, qui a pour genres les Andrènes, les Dasypodes. les Halictes. les Hylées. etc.
ANDROCÉE (du gr. âvT|C. àvopô;. mâle, et oixia. maison . l'ensemble des élamines. Voy. étamixes et flecr.
ANDROCTONE, s.-g. de Scorpions. Voy. scobpiox.
ANDROGYNE (du gr. àW^o, i'^pd;. homme, et yu'/r,, femme . En Zoologie, on donne ce nom aux animaux qui, tout en possédant chacun les deux sexes, ne peuvent se reproduire qu'en s'accouplant deux à deux, conuiie les limaces.
En Botanique, on nomme ainsi les végétaux dans lesquels les deux sexes son! réunis, et qui se suffisent à euxmêmes pour se reproduire. On a proposé de réserver ce nom aux plantes qui ont les deux sexes dans des fleurs séparées sur le même individu, comme le noisetier, et de donner le nom d'hermaphrodile à toutes celles dont les sixis sont réunis dans une fleur.
ANDROMAQUE, 175° petite planète, trouvée le 1" octulire 1877 par Watson à Ann-.\rbor. Voy. planètes.
ANDROMÈDE (nom mythologique , constellation de l'héinisphêre l)oréal, voisine de Cassiopée et de l'ersée, qui renferme une des plus lielles nébuleuses du ciel. On y trouve 2 étoiles de "2" grandeur. 2 de 5", 6 de 4*. 8 de 5*. L'ascension droite movenne est I''0°': la déclinaison 55°.
ANDROMÈDE, Anàromeda, genre de la famille des Ericacées. renferme des Bruyères qui ont le port d'arbrisseaux, à feuilles alternes ou opposées, et à fleurs en grappes ou en épis. On cultive dans les jardins : r.4. en arbre O.vydendrum nrboreum). bel arbuste à feuilles elliptiques; r.4. iiiaf/ni/i(/ue [Zenobia speciosa\ buisson dont les feuilles sont couvertes en dessous d'une poudre blanche: VA. à feuilles de pouliot [A. polifolia . aux feuilles luisantes, toujours vertes. — Ce genre, formé par Linné, a été beaucoup restreint par les botanistes modernes : des trois espèces mentionnées ci-dessus, la dernière seule lui appartient encore : elle est indigène, tandis que les deux autres sont originaires de l'.^mérique du Nord.
ANDROPHORE (du gr. ivf.p. àv5pô;. et csopô;. qui poili' . nom donné par quelques botanistes au lilet de l'élamine lorsqu'il porte plusieurs, anthères, ou plutôt à la réunion des lilets en un ou plusieurs faisceaux. C'est ce qui
caractérise les classes 0% 7= et 8° du svstèmo de Linn '
\ Oy. ÉTAMIUE.
ANOROPOGON (du gr. x/f;p. ivôoô;, homme, et rwvwv.
barl)e; . genre de plantes de la famille des Graminées, tribu
I des Androijogonées, ainsi nonmié à cause de ses racines
j touilues : épillets géminés ou ternes, celui du centre sessile,
: hermaphrodite, uniflore. Il compte un grand nombre d'e^
pèces. Les principales sont : VA.uard, dont la racine (.Ve;rf
indien] a des propriétés excitantes: r.4. schcenanthus.
aussi originaire des Indes et de l'Arabie, exhalant une
odeur de citron ; ses fleurs se prennent en infusion comme
le thé: r.4. caricosum, qui sert de chaume pour couvrir
les maisons à l'Ile de Java. Les racines de l'.4. sqiiarrosus
j ou niuricatus ont reçu le nom de vétiver (de veto et ver-
misj, parce que son odeur aromatique a la vertu d'écarter
I les vers. L'.4. sorghtim est le Sorgho ou Grand-ilillel
I ( Voy. sorgho). — La Canne à sua-e fait partie de la tribu
des .Andropogonées.
I ANDROSACE, Androsace, genre de plantes de la famille
î des Primulacées, voisines des Primevères, et que l'on trouve
; dans les régions montagneuses de l'hémisphère lx)réal ;
; plantes vivaces ou annuelles, à fleurs vivement colorées,
solitaires ou en ombelles ; à fruit uniloculaire renfermant de
. nombreuses graines. Les principales espèces sont : VA. ril-
1 losa, à fleurs blanches, de la région pyrénéenne: VA.hel-
; vetica, VA. lactea, etc. Ces plantes sont diurétiques et
s'emploient pour coml)attre les rétentions d'urine et les
affections calculeuses de la vessie.
ANOROSÈME, plante. Voy. millepertuis.
ÂNE du lat. asinus], espèce du genre Cheval, se distingue du cheval par une tête plus grosse et moins allongée, par des oreilles plus longues, par une queue garnie de poils à son extrémité seulement, par des épaules plus étroites, traversées, chez le mâle, d'une ligne noire qui se croise avec une autre ligne de même couleur tracée le long de l'échiné, par un dos plus tranchant, par une croupe moins carrée, enfin par un cri différent : on sait que le braiment est le cri de l'âne, et le hennissement celui du cheval. L'âne vit dans nos climats de 15 à 16 ans. Accouplé à la jument, il donne le mulet : le croisement du ciieval avec l'ànesse donne le bardot. On connaît la sobriété de l'âne, son aptitude au travail, la sûreté de sa marche; on connaît aussi ses vices, qui l'ont rendu un objet de mépris; mais ces vices viemient en grande partie de l'état de dégradation dans lequel il est tombé par suite du peu de soin qu'on prend de lui et des mauvais traitements dont on l'aecaiile.
L'Ane jMiraît être, comme le Cheval, originaire de l'Arabie ; on croit qu'il n'est autre que VOuagre. qui vit en grandes troupes dans les déserts de r.\sie centrale : dans cet état, il est de la grandeur d'un cheval de moyenne taille et porte la tête haute ; ses oreilles sont moins longues et plus fines; il est actif, vigilant, sociable avec ses pareils, et sa fuite est aussi rapide et plus soutenue que celle du meilleur cheval. En Perse, les ânes sont dune beauté remarquable et peuvent soutenir longtemps une vitesse île 10 kilom. à l'heure. On trouve aussi en Egypte, en Grèce et même en Espagne des ânes d'une taille et d'une force bien supérieures à ce que nous connaissons. Aussi l'âne a-t-il été toujours estimé chez les Orientaux et chez les Grecs (surtout en Arcadie) presque à l'égal du cheval : c'est encore auj. chez quelques peuples de l'Orient la monture des gens de condition, le cheval étant réservé pour les combats. — La peau de l'âne, dure et élastique, sert à faire des tambours, des cribles, des tamis, du parchemin et de la peau de chagrin. — En France, il en existe deux races principales : la race du Poitou, la plus estimée et la plus remarquable, et la race de Gascogne.
Â>E d'or (1'), ou les Métamorphoses, roman latin d'Apulée (il' s. ap. J.-C.), dans le goût des Fables -Vj/<*sicnnes (Voy. le mot coste). Le même sujet a été traité par Lucien.
ANECDOTES (du gr. ivéxSoxaj, nom donné primitivement à divei-s recueils d'ouvrages inédits, le plus souvent tirés des manuscrits grecs : tels sont les Anecdota grxca de Muratori. Bekker, Boissonade, Cramer, Bachmann: les .4. litteraria d'Amaduzzi (1775), etc. — On l(a depuis appliqué à un court récit contenant de petits faits de nature à intéresser par la nouveauté ou par l'esprit. — On connaît sous le nom d',4;ia des recueils d'anecdotes relatives fi un même personnage. Voy. axa.
ANEIMIA, genre de la famille des Fougères, tribu îles
ANÉLEC/miQUES
ANEVHISME
Lvpodiéos, ronfornio un asse-z grand nombre d'espèces de rXint'i-i(|ue nuTidioiialc, d'un aspect élégant. On en cultive plusieurs dans nos serres.
AN ÉLECTRIQUES (de à[v] privatif, et électrique). Voy.
IDIOKI-ECTRIQIKS.
ANÉMIE ^<lu gr. à[v] priv. et alijia, sang), étïit morbide caractérisé par une alléralion de la Ibrnie et des dimensions des globules rouges du sang, leur nombre moindre et leur appauvrissement en hémoglobine. M. Hajera a montré que ces lésions résulten). d'un Iroulilc dans 1 évolution et le développement complet des globules. La numération des globules au microscope et le dosage de l'hémoglobine doivent être employés simultanément, car parfois, dans l'anémie le chiffre des globules est presque normal. Comme cause on invoque la mauvaise alimentation, la privation d'air et de lumière, qui diminuent la production des globules et entravent leur développement. Quelcjuefois il n'y a pas de cause appréciable, et à certaines périodes de là vie on voit se développer ces anémies essentielles connues sous le nom de chlorose, nu'on a rapportées aux troubles de la menstruation, à une lésion du système nerveux. Les svmptômes les plus saillants de l'anémie sont : la décoloration de la peau et des muqueuses, la flaccidité des parties molles, la bouffissure de la face, la faiblesse et la fréquence du pouls et des battements du cœur, des bruits anormaux dans les artères, la céphalalgie, les syncopes, les digestions pénibles et une langueur générale ; les malades sont très sensibles au froid. Le traitement de cette maladie consiste surtout dans une sage application des règles de l'hygiène, dans l'emploi des ferrugineux. Le manganèse, l'arsenic, l'hydrothérapie, les bains d'air comprimé, les inhalations d'ôxvgène, l'alimentation fortement animalisée sont les moyens le plus généralement employés. Certaines anémies essentielles résistent à tout traitement et amènent la mort, ce sont le A. pernicieuses. L'A. poslkétnorragique, totalement dilférente des précédentes, résulte de grandes pertes de sang. Lorsqu'elle est rapide, elle amène promptement la mort. Plus lente, elle produit un état anémique transitoire qui guérit ou qui, persistant, aboutit à la mort. L'A. postnémorragique retarde la réparation des blessures.
ANÉMOCORDE (du gr. àvEfiOî, vont, et de corde), instrument à clavier, inventé à Paris en 1789, et dans lequel les cordes résonnent au moyen d'un courant d'air qui les frappe.
ANEMOMETRES, anémograi'hes (du gr. àv£[i.o;, vent, et jjLExpov, mesure, ou ypi-spu, écrire). Ces instruments sont destinés à mesurer la vitesse du vent, tandis que les Ancnioscopes { Voy. ce mot) en indiquent seulement la direction. L'un des plus simples est VAiicmomctre de Bou- (juer : c'est une plaque que l'on oppose à l'action du vent, et qui s'appuie contre un ressort à boudin; plus le vent est fort, plus la flexion du ressort est grande ; une gi'aduation fait connaître la vitesse du vent. On emploie surtout ceux qui sont formés d'un moulinet que le vent fait tourner, et dont l'axe fait marcher l'aiguille d'un compteur par l'intermédiaire d'un engrenage. — On construit aussi des anémomètres qiû enregistrent la vitesse du vent d'une manière continue. Ce sont les A. enregistreurs ou Anémographes. Le plus récent, qui paraît d'ailleurs être le plus parfait, est VA. enregistreur de MM. Richard frères.
Voy. ANÉMOSCOPES.
ANÉMONE ^du gr. àv£[iwv7^; d'av£[ioî, vent, parce que cette fleur s'epanouit au souffle du vent), genre de la famille des Renonculacées, type de la tribu des Anémonées, se compose de jolies plantes vivaces, à tige droite et robuste, à feuilles d'un vert foncé, découpées, à fleurs doubles, dont les couleurs sont magnifiques et variées. C'est une des |)lus belles plantes de nos jardins : elle fleurit dès le début du printemps. On en compte plus de 500 variétés, prmi lesi]uelles on distingue : l'.4. puisa fille, vulg. Coquclourde et Herbe du vent, d'un beau violet, quoique un peu sombre, emblème de la tristesse; r.4. en ombelle, des montagnes de Provence; r.4. sylvie, à fleur blanche, qui abonde dans nos bois au printemps; 1'^. des fleuristes, reproduisant les couleurs de l'arc-en-ciel, même le vert; r.4. étoilée. VA. à fleurs bleues, VA. à fleurs jaunes, etc. Les anémones se plaisent dans des plaines élevées et les lieux exposés au vent; on peut en obtenir presque en toute saison, en les plantant à divers mois de l'année. Ces plantes si brillantes se fanent facilement ; elles n ont point d'odeur, cependant elles n'en sont pas moins
dangereuses et doivent être mises au nombre des poisons narcotico-àcres. La Fable fait naître l'anémone du mélange du sang d'Adonis et des larmes de Vénus. — La tribu des Anémonées renferme les genres Anémone (g.-type), Tha~ liclrum, Pulsalillc. Hépatique, Adonis, Myosurus, etc.
ANÉMONE DE MER, uoiu vulg. dcs Actitiies. Voy. ce mot.
ANÉMOSCOPES (du gr. 5ve(io<;, vent, et jxoTriw,' observer), instruments qui font connaître la direction du vent. Le plus simple est la girouette ( Voy. ce mot) ; le plus sensible tst celui de Piazzi-Smyth, qui est muni d'ailettes que le vent fait tourner. On construit des anémoscopes enregistreurs, sur lesquels on lit à quelle époque et pendant combien de temps le vent avait telle ou telle direction. Voy, anémomètres.
ANENCÉPHALES (du gr. à[v] priv. et è-pisçaAo;, cerveau), monstres qui naissent à peu près sans cerveau ni moelle cpinière. Les fœtus ainsi conformés meurent en naissant. Geofl"roy-St-Hilaire en a fait une famille de l'ordre des Autosites.
ANÉROÏDE (dugr. à priv. et vr,p6ç, humide), espèce de baromètre qui se compose d'une boîte métallique dans laquelle on a fait le vide. La paroi supérieure est mince et maintenue par un ressort qui fait équilibre à la pressioii atmosphérique. Les variations de cette pression iiroduisent de petits mouvements de cette paroi, qui sont transmis a une aiguille se déplaçant sur un cadran divisé. Il a été inventé en 1847 par Vidi. — Bourdon a donné à la Ijoilc métallique la forme d'un tube méplat, recourl)é en forme de croissant. Quand la pression atmosphérique augmente, les extrémités du croissant se rapprochent l'une de l'autre, et mettent en mouvement l'aiguille du cadran. — L'anéroïde est moins fragile que le baromètre à mercure et se laisse aisément transporter, mais ses indications ne sont pas aussi rigoureuses.
ANESTHÉSIE (du gr. àvatijÔT^ffîa), privation générale ou partielle de la faculté de sentir. On la rencontre dans un grand nombre d'alfections des centres nerveux (hénvjiragies, tumeurs, etc.), dans certaines névroses (hystéri'), dans l'asphyxie, dans l'empoisonnement par le plomb, etc. ; la sensibilité du tact peut persister et celle de la douleur être alx)lie; il y a alors Analgésie. — On nomme Anesthésiques les substances qui ont la propriété de suspendre la sensibilité. On distingue les A. locaux, (jui agissent par leur application sur une partie limitée du corps, la cocaïne, par ex., ou les mélanges réfrigérants, jets d'éther ou de chlorure de méthylc. et les A. généraux, qui agissent par inhalation, p. ex. Vélher, le chloroforme, l'amylène, le gaz protoxyde d'azote [Voy. ces mots) : on y recourt journellement pour annuler la douleur dans les opérations chirurgicales. Leur emploi demande toutefois les plus grandes précautions; ainsi l'action du protoxyde d'azote, qui paste pour un des anesthésiques les plus inoffensifs, n'est autre chose qu'une asphyxie momentanée.
ANETH (du gr. avT,6ov), genre de la famille des Omlxllifères, tribu des Sésélinées, créé pour des plantes annuelles ou bisannuelles communes dans le midi de la France, en Espagne et en Italie. L'A. odorant [A. graveolens, ou Fenouil bâtard, est une plante haute de O^tSO, d'une odeur forte et agréable, d'un goût acre et piquant. Ses racines servent, dans la cuisine, à donner du goût aux végétaux ; on en relire une huile essentielle, autrefois employée en médecine. Ses graines passaient }X)ur toniques; les confiseurs les emploient en guise d'anis. Les anciens se couronnaient d'aneth dans les festins.
ANE la di
extension, on a donné ce nom à l'épanchement du sang hors des artères (.4. faux), et au trop grand développement [hypertrophie) des cavités du cœur.
Anévrtsme vrai. Il consiste dans la dilatation des tuniqiies artérielles préalablement altérées dans leur structure. La syphilis, l'alcoolisme ont une influence évidente sur la production de cette altération. Les hommes sont plus souvent atteints; certaines races, les Anglo- Saxons p. ex., ont une fâcheuse affinité pour les A. — Certaines professions v prédisposent : la plupart des omTÎers qui travaillent debout sont exposés aux anévrismes des rncmbres inférieurs. — Les anévrismes situés dans l'intérieur des cavités splanchniques [VA. de l'aorte, p. ex.) constituent une maladie très grave. On a abandonné le traitement par les saignées et la diète (méthode de Valsalva). L'iodure de potassium, l'acupuncture, réleclrolyse ont
luiiiiaiciit 11 ailutii iictiis lus luatiiis.
iNÉVRISME (du gr. àvsûpuffjxa), tumeur produite par lilatation d'une artère : c'est VAiiévrisme vrai. Par