‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 70 sur 1729 · ANGARIES · texte numérisé non relu

ANGARIES

doniii' quelques succès. Les A. du cou. de la lètc et des membres sont plus accessibles au chirurgien. On clierche à amener la coagulation du sang dans le sac, soit directement par l'acupuncture, l'électropuncture, les injections coagulantes, soit indirectement, en agissant sur le sac luimême par les réfrigérants, la compression, ou en opérant sur l'artère malade, par la compression, la ligature. Ces deux derniei-s procédés sont les plus employés. Souvent, malgré tous les soins, l'anévrisme s'ouvre subitement, et cette rupture entraîne une hémorragie mortelle ou la gangrène de la partie malade.

Anévrisme faux. Il consiste dans une plaie de l'artère, soit avec épanchement de sang dans le tissu cellulaire ambiant, soit avec communication du sang de l'artère avec la cavité d'une veine (.4. variqueux) : cet anévrisme est le plus souvent traumatique.

Quant aux Anévrismes du cœur, ils consistent dans un développement morbide des parois de cet organe, soit en épaisseur, d'où résulte un rétrécissement des cavités cardiaques, soit en étendue, ce qui est l'elTet de l'amincissement des parois du cœur et ce qui amène l'agrandissement des cavités. Ia force contractile du cœur est augmentée dans le premier cas et alfaiblie dans le second : d'où les noms d'.4. actif et d'.4. passif donnés par Corvisart aux deux formes sous lesquelles se présente cette atTection, noms remplacés depuis par celui d'Hypertrophie.

ANGARIES du gr. ivyapsîa, corvée). On appelle ainsi, en Droit maritime, les prestations et les obligations qu'impose un souverain aux navires arrêtés dans ses ports et dans ses plages, comme de transporter pour lui, en temps de guerre, des soldats, des armes, des munitions, etc., moyennant indemnité ; aucun navire ne peut se soustraire à cette oi)ligation. A diverses reprises, elle a été mise en rigueur dans les ports de Mai-seille et de Toulon, pour le Iransjwrt de l'armée. Ce n'est du reste que quand les vaisseaux de guerre ne peuvent suffire au service de transport que l'on a ainsi recours aux bâtiments de la marine marchande.

ANGE du gr. i^rysM^, messager), créature intelligente, d'une nature spirituelle, immortelle et incorruptible, intermédiaire entre l'homme et la Divinité. Les théologiens divisent les anges en 5 hiérarchies, et chaque hiérarchie en 3 ordres. La l"^' comprend les Séraphins, les Chérubins et les Trônes; la '2', les Dominations, les l'er/w* et les Puissances; la 5", les Principautés, les Archanges, à la tète desquels on place St Michel, et les simples A}tges, dont le nom s'est étendu à tous. C'est à St Denys l'Aréopagite que l'on attribue cette classification.

Aux .Anges propr. dits, ou Bons Anges, on oppose les Mauvais Anges ou anges déchus, que Dieu a précipités dans l'abîme, à cause de leur révolte, et qui sont devenus les Démons [Vou. ce mot). Pour lutter contre leur influence, chaque nomme, en naissant, reçoit de Dieu un ange gardien, destiné à le pousser au bien. Il y a aussi des anges pour présider aux divers règnes de la nature et prendre les peuples sous leur protection. Les Catholiques rendent un culte aux anges : la Fête des Saints Anges gardiens se célèbre le 2 octobre.

On représente les anges sous des traits humains avec des ailes et des vêtements lumineux et légers, ou encore sous les traits de petits enfants nus et ailés, emblèmes d'innocence.

La doctrine des anges nous vient des Juifs : elle était également répandue parmi les Perses et les Assyriens. Les Pères de l'Eglise ne sont pas tous d'accord sur leur nature. Le 2' concile de Constantinople. en 553. a condamné l'opinion d'Origène qui croyait à l'unité de substance et de vertus pour tous les anges. Le P. Maldonat a résumé les données sur ce sujet dans sa Théologie des .inges.

ANGE, monnaie d'or en usage sous Philippe de Valois et sous les règnes suivants, ainsi nonmiée parce qu'elle portait l'effigie d'un ange, valait 75 sous (env. 21 fr. 36 c).

yoy. ANGELOT.

ANGE DE MER. Squotiua, genre de Poissons chondroptérygiens, de l'ordre des Plagiostomes. se place entre les Squales et les Raies : leurs nageoires pectorales sont étendues comme les ailes que l'on doime aux anges : d'où leur nom.

ANGÉIOLOGIE. Voy. angiologie.

ANGELINA. 64= petite planète, trouvée le 4 mars 1861 par Tempel à Marseille. Voy. planètes.

ANGÉLIQUE. .-Ingelica (ainsi nommée par allusion à ses

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vertus bienfaisantesl. genre de la famille des Ombellifères, tribu des Angélicées, renferme des plantes aromatiques et charnues, à tige droite, robuste, cannelée; à feuilles grandes, ailées et d'un beau vert ; à fleurs blanches en ombelles à rayons nombreux, étalés; à fruits ovoïdes et renfermant 2 graines. Les principales espèces comprises auj. dans ce genre sont : r.4. kazouls, des Pvrénées; VA. sauvage, haute de près de 2 m., qui peut ètr»^ utilisée pour la tannerie et la teinture; r.4. des montagnes, l'A. luisante, VA. scabre, etc. — L'^. archangélique forme à présent un genre à part. Voy. archangélioce.

On nonune : Petite .Angélique, l'Egopode; .4. épineuse. une espèce d'Aralie: .4. sauvage, la Berce branc-ursine ; A. de Bordeaux, une variété de poire à cuire.

ANGELOT, monnaie d'or et d'argent, ainsi nommée parce qu'elle portait l'empreinte d'un petit ange. L'angelot d'or fut usité en France depuis 1240 jusqu'à Louis XI. Saint Michel y était figuré armé d'une epée et portant un écu de fleurs" de lis, avec un serpent sous les pieds. Cet angelot valait env. 14 fr. 20 c. — Un angelot d'or d'une moindre valeur (7 fr. 40 c.) fut frappé, en 1427. par le roi d'Angleterre Henri VI. alors maître de Paris. Le même prince émit aussi un angelot d'argent, qui valait env. 5 fr. 60 c.

ANGÉLUS, prière à la sainte Vierge, qui commence par ces mots : .ingelus Domini nuntiavit Slariœ (1 Ange du Seigneur annonça à Marie). Elle se compose de 3 versets, dont chacun est suivi de la salutation angélique. Les Catholiques la récitent 3 fois par jour, le matin, à midi et le soir. Le pape UrlMiin II institua cet usage en 1095; Jean XXII rédigea, en 1316, la prière telle qu'on la récite auj. Louis XI introduisit, en 1472, l'usage de l'annoncer au sou des cloches.

ANGINE (du lat. angina; d'angere. étrangler), vulg. Mal de gorge, Esquinancie. Pendant longtemps on a confondu sous ce nom toutes les affections qui avaient pour caractère commun la difficulté d'avaler et de respirer. Auj. on ne l'applique guère qu'à l'inflammation des membranes muqueuses qui tapissent le gosier et les parties environnantes : c'est V.Angine gutturale, qui prend le nom d'.4. tonsillaire lorsqu'elle est bornée à l'inflammation des amygdales Voy. amygdalite^. — L'inflanmiation des voies respiratoires ou A. laryngée [Voy. laryngite) offre une variété des plus graves, qui est le Croup ( Voy. ce mot) . — On a encore donné le nom d'angine à diverses affections dont le symptôme principal est la sulTccation : telles sont V Œdème de la glotte ou .4. laryngée œdémateuse, et la Sternalgie ou .4 . de poitrine.

VA. gutturale est simple et inflammatoire, ou bien maligne, gangreneuse, couenneuse ou pseudo-membraneuse. L'.4. simple apparaît isolément, souvent avec un caractère épidémique, surtout lorsque la température est variable. Certains médecins considèrent auj. Vangine simple non comme une maladie locale, mais comme SMnptôme d'une afl'ection générale au même titre que les autres angmes secondaires, A. varioleuse, srariatineuse, syphilitique. — L'.4. couenneuse est caractérisée par la formation rapide de fausses membranes qui recouvrent les parties enflammées de la muaueuse et qui peuvent étoufl'er le malade par l'obstruction des voies aériennes. C'est une affection grave. On la combat par les vomitifs et la cautérisation des surfaces malades. Voy. diphtérie.

L'angine dite .4. granuleuse est due à l'hypertrophie des follicules muqueux du larynx et du pharynx : elle donne lieu à un sentiment de gène à la gorge et à une raucité spéciale de la voix; elle accompagne ord. un état herpétique ou dartreux. C'est une maladie commune dans les professions où l'on parle beaucoup. On la traite par les eaux sulfureuses en douches et en boissons. Cette maladie a été étudiée par Chomel (1846) et Guéneau de Mussy (1855).

ANGIOLEUCITE (du gr. ivv£Îov, vaisseau, et /.îjxo;, blanc), inflammation des vaisseaux lymphatiques. Avant le plus souvent son point de départ dans une petite plaie ou ulcération ayant permis aux germes infectieux de pénélrer dans les réseaux lymphatiques du derme, l'A. se manifeste soit par des plaques rouge vif formées de lignes onduleuses (A. réticulaire) , soit par des traînées rouges (A. Irajective] remontant vers la racine du membre. Les ganglions Ivmphatiques correspondants sont tuméfiés et douloureux, lia terminaison a lieu le plus souvent par résolution ; parfois il y a formation d'un abcès. L'A. chez les vieillards et le»

ANGIOLOGIE

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