GESSE
d'un jaune très pâle. F^es diverses espèces de Germandréc sont Ioniques et légèrement amères.
GERMANIA, 241' petite planète, trouvée le 12 sept. 1884 par R. Luther, à Dûsseldorf. Voy. planètes.
GERWANISnaE. Voy. IDIOTISME.
GERMANIUM, métal découvert en 1886 par Winckler; associé au soufre et à l'argent dans un minerai fort rare, Vargyrodile. Le germanium est grisâtre; sa densité est 5,469 ; il fond vers 900' et se volatilise à une température un peu plus élevée.
L'argyrodite, qui ne contient pas plus de 6,93 p. 100 de germanium, n'a été trouvée jusqu ici que dans un seul gisement, qui en contient environ 325 kilogr.
GERME (en latin gennen). On désigne ainsi le rudiment d'un nouvel être, qui vient d'être produit ou engendré.
Voy. EMDRYON Ct GRAIXE.
Dans le langage ordinaire, on nomme germe ïaiCicatricule ■ou tache hlancliequi se voit sur le jaune d'un œuf fécondé.
GERMINAL (de germe), 1' mois du calendrier républicain, commençait, selon les années, le 21 ou le 22 mars.
Voy. CALENDRIER.
GERMINATION (du lat. germinalio], nom donné, en Botanique, au premier développement des parties contenues •dans la graine confiée à la terre. L'eau, la chaleur et l'air «ont indispensables à l'accomplissement de ce phénomène. L'eau ramollit l'enveloppe de la graine ; elle pénètre l'amande et la gonfle : elle dissout et fait circuler les premiers aliments du germe, contenus soit dans l'albumen, soit <lan5 les cotylédons. La température la plus convenable est de 15° à 30°. L'air et la lumière activent la germination en favorisant laction chimique. Certaines graines conservent la faculté de germer pendant plusieurs années : des grains <le blé retirés de ruines anciennes avaient, dit-on, conservé cette faculté après plusieurs siècles; les graines très anciennes, des tombeaux d'Egypte, sont toutes carbonisées. Quant à la durée de la germination pour une graine placée en terre, elle est très variable. Le froment, le millet et le seigle sortent de terre au bout d'un jour. La germination €st dite épigée quand les cotylédons s'élèvent au-dessus du sol (Haricot, Lupin, etc.), hypogée lorsqu'ils restent enfermés dans la graine et par cela même dans le sol (Fève, Pois, etc.). — Pendant la germination se développent des diastases, principalement de l'amylase, qui digèrent les matériaux de réserves] (amidon, cellulose, aleurone, etc.], accumulés soit dans les cotylédons, soit dans l'albumen oe la graine. — Les spores des Cryptogames et les grains de pollen sont susceptiWes de germination.
GERMOIR [degej-tner], trou fait en terre, caisse ou pot destiné à recevoir les graines qui doivent être mises en terre immédiatement après leur chute de l'arbre, mais ne doivent être semées qu'au printemps: — sorte de cellier destiné, dans les Brasseries, à la germination des grains.
GERMON, Orcynus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermcs, famille des Scombéro'ides. Us sont épais, lourds, d'une grande force, et assez semblables aux Thons, dont ils dilfcrent par la longueur de leurs pectorales, égales au tiers de la longueur du corps et en forme de faux. Le G. commun [0. alalonga) a le dessus du corps d'un bleu noirâtre, qui devient argenté sous le ventre. Ce poisson, très vorace, habite la Méditerranée. Sa chair est blanche et estimée.
GÉROFLE, GÉROFLIER. Voy. GIROFLE. GÉROMÉ ou GÉRARDMER. VoV. FROMAGE.
GÉRONDIF (du lat. gerundivus, s.-ent. modtts), nom •commun à trois formes du verbe latin, qui peuvent être ■considérées comme autant de cas de l'infinitif décliné avec la nuance ou d'avenir, ou de continuité, ou d'obligation. Leurs désinences sont di, do, dum; le l" est un génitif, le 2" un datif ou un ablatif, le 3» im nominatif et un accusatif. — En français et par abus, l'on a nommé gérondifs les formes complexes en faisant, en courant, qui correspondent pour le sens au 2' gérondif des Latins.
GÉRONTE (du gr. yépiji'/, yépovxoî, vieillard), membre du sénat chez les Cretois et les Spartiates. — On a donné le nom de gérontocratie à tout gouvernement dans lequel les vieillards dominent.
Dans notre ancienne comédie, Gérante était le nom propre habituel du père ou du personnage grave de la pièce. Les premiers Gérantes n'eurent dalwrd sur la âcène aucune teinte de ridicule : fidèles à l'étymologie, nos auteurs avaient pris la vieillesse au sérieux et en faisaient l'organe de la raison et de la sagesse : témoin le
père du Menteur, chez Cdfneille; mais à partir de Molière et surtout de Regnard, Géronte se vit peu à peu déchu de ce beau rôle et ce ne fut plus qu'une espèce de Cassandre.
GÉROUSSE, plante légrunineuse. Voy. gesse.
GERRE, poisson acanthoptérygien de la famille des Ménides. Voy. ce mot.
GERRHONOTE, Gerrhonotes, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Lacertiens, propres à l'Amérique : ils doivent leur nom à un repli de leur peau qui sépare les écailles du dos de celles du ventre et forme comme le contour d'un bouclier {ye^^ov). Les Gerrhonotes vivent dans les bois ou sous les pierres ; ils sont timides et inofl'ensifs.
GERRHOSAURE, Gerrhosaurus, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, voisins des Gerrhonotes, dont ils ne diffèrent que par la présence des cryptes muqueux qu'ils portent au bord interne des cuisses. On les trouve au cap de Bonne-Espérance et à Madagascar.
GERRIS, vulg. Araignée d'eau, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Géocorises. Ces insectes abondent sur les eaux tranquilles ; ils glissent sur la surface des eaux sans se mouiller, à cause du duvet soyeux qui les recouvre. Ils sont longs d'env. 0°',015; ils sont carnassiers et se nourrissent de petits insectes. On distingue : le G. des lacs, à pattes brunes; le G. des marais, à pattes noires; le G. des fossés, le G. des ruisseaux, etc.
GERSDORFFITE, syn. de disomose.
GERVAIS (saint-) (Haute-Savoie), eau miner. Voy. eaux
MINERALES.
GERVILLIE, Gervillia, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Pleuroconques, famille des Avicuhdées : coquille épaisse, allongée, valves inégalement bombées, charnière linéaire droite munie de dents obliques; ligament di\'isé en segments placés chacun dans une fossette transverse. Les Gervillies ne se rencontrent qu'à l'état fossile : on les trouve de l'étage saliférien à l'étage sénonien.
GÉSIER (du lat. giaeria], le dernier des trois estomacs des oiseaux, celui où le bol alimentaire arrive après avoir passé par le jabot et le ventricule succenturié qui est le véritable estomac des oiseaux. Le gésier présente une structure musculeuse très robuste chez les granivores. Chez l'Autruche et chez les Gallinacés, l'intérieur est tapissé d'une membrane cornée qui, à l'aide des cailloux que ces oiseaux avalent avec leur nourriture, est capable de réduire en poussière des pierres, des morceaux de verre, des fragments de fer, sans que l'estomac en paraisse le moins du monde altéré. Au côté droit du gésier se trouvent placés, l'un au-dessus de l'autre, le cardia et le pylore, ouvertures qui font communiquer cet organe, la première avec le ventricule succenturié, la seconde avec l'infe^stin.
GESNÉRIE (du naturaliste Gesner), Gesneria, genre type de la famille des Gcsnériacées, renferme des plantes herbacées ou des arbustes de l'Amérique méridionale, à feuilles opposées ou verticillées, remarquables par leur élégance et la beauté de leurs fleurs. On les cultive en serre chaude. La G. allongée [G. elongata], plante frutescente, à feuilles ovales, à fleurs écarlatcs, au calice cotonneux et à la corolle ventrue et poilue extérieurement, est le t3'pe du genre. La G. cotonneuse [G. tomentosa), la plus anciennement connue, fait aujourd'hui partie du genre Rytidophyllum. — La famille des Gcsnériacées, détachée de celle des Campanulacées, se compose de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre et renferme, outre le genre type, les genres Bcslérie, Épiscie, Glo.rime, etc.
GESSE, Lathyrus, genre de la famille des Papilionacécs, tribu des Viciées, renferme des plantes herbacées, à tiges anguleuses, souvent grimpantes, dont on cultive plusieurs espèces pour leurs grains, ou pour l'ornement. La G. cultivée ou domestique (L. sattvus), connue sous les noms de Pois carré. Pots breton, ou Lentille d'Espagne, est annuelle; sa tige, haute de 0"',30 à 0°',50, est garnie de feuilles composées de deux folioles étroites, portées sur des pétioles, terminées par une vrille; ses fleurs sont solitaires, mélangées de bleu, de blanc et de rouge ; chaque gousse contient 3 ou 4 graines anguleuses, qu'on mange en grains ou en purée : elle fournit un excellent fourrage pour les bestiaux. La G. chiche [L. cicet-a), vulg. Jarosse ou Gérotisse, est commune en Espagne, où elle est un des mets favoris du peuple. La G. odorante (L. odoratus)^ vulg. Pots de senteur, est amiuelle ; elle fleurit pendant