GREFFE
On doit des traites de la Gravure à Veau-forte et au burin, à Abr. Bosse Paris, 1758), à P. Delescliamps (18">G , etc.; de la Gravure en bois, à Papillon (Paris, 176(5 et ù Jackson (Londres 1859) ; de la Gravure en prerrci fines, à L. Natter (Londres, 1754). MM. Perrot et Wale|)oyrc ont publié un Traité complet de la gravure en tous genres (collection Rorct). — Janscn, Ilcller, E. David, L. deLaborde, R.Dumesnil, J.Renouvier, etc., ont écrit l'Histoire de la gravure, et M. Bonnardot, V Histoire de la Gravure en France (1849). Basan a donné un Dictionnaire des Grareurs (1789), et M. Dumesnil, le Peintre-Graveur français , catalogue de gi-avures (1835 et sniv.). Voy. aussi Maxime Lalanne, Traité de Gravure à l'eau-forte ; A. de Lostalot, les Procédés de la Gravure : U. Delalnjrde, Histoire de la Gravure.
GRÉ mauvais), l'oy. marché (droit de).
GRÉAL (le saint). Voy. le I)ict. d'Hist. et de Géogr.
GRÈBE, Podiceps, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers raacrodactyles , formant une famille à part, voisine de celle des Foulques : corps oblong, tète arrondie, cou allongé ; bec plus long que la tête, robuste, droit ; tarses nus. doigts des pieds réunis à leur base par une membrane ; queue nulle. Les Grèbes vivent sur les mers et les rivières des deux continents : ils nagent avec facilité et vivent de jwissons, d'insectes et de mollusques; leur plumage est doux et satiné, on en fait de jolies fourrures. Le G. huppé [P. cristatus) , type du genre, est long de 0 m. 50. U a les plumes de la tête allongées, et partagées en deux faisceaux ; son corps est brun noir en dessus, blanc argenté en dessous. Autres espèces : le G. cornu , le G. à joues grises et le Petit Grèbe ou Castagneux.
GREBIFOULQUE, Heliornis, oiseau d'Amérique, très voisin du Grèbe.
GREC (art). L'archéologie a cherché à déterminer ce que l'art grec a pu emprunter aux Assyriens, aux Phéniciens et aux Egyptiens : mais les artistes grecs ont si bien transformé ou développé ces données premières, qu'ils ont créé un art vraiment original , malgré le point de départ étranger auquel il se rattache. — L'Architecture grecque, après les constnictions pélasgiques nommées cyclopéennes ; Voy. ce mot), fixa les proportions et les ornements des colonnes et de l'architrave et donna ainsi naissance aux trois ordres [Voy. ce mot). Elle nous est connue par l'étude des temples dont les ruines sont éparses en Asie Mineure Uemple d'Assos , tombeau de Mausole, etc.', en Sicile [temples de Sélinonte, de Ségeste], en Italie [temples de Pxstum, en Grèce temple d'Egine, etc.). Le premier ran;j^ ap|)artient aux monuments d Athènes, dont les restes frappent d'admiration et enseignent les règles du goût : temple de Thésée, Propylées de l'Acropole, Parthénon amstruit en marbre blanc par Ictinus (avec ses frontons, ses métopes et sa frise sculptés par les élèves de Phidias, qui avait placé dans la cella une Athêna colossale en ivoire et en or), temples d' Athêna poliade, d'Erechthée et de Pandrose. Là, toutes les parties de chaque édifice concouraient à former un ensemble parfait : appareil admirable de précision et d'aspect, justesse des projwrtions et Îiurelé des lignes qui recevaient un éclat plus vif de la poychromie [Voy. ce mot), style noble des statues, des liasreliefs et des peintures qui décoraient l'intérieur ou l'extérieur, beauté des trépieds et des vases qui servaient au culte, etc. — La Sculpture grecque a été rarement égalée, jamais surpassée. Dans les statues des dieux, elle a fixé les types conçus par la poésie en réunissant Les formes les plus parfaites et leur donnant des attributs particuliers de l'ordri' physique et de l'ordre moral. Dans l'étude delà réalité vivante, elle a représenté les plus beaux modèles qu'offraient les athlètes couronnés aux jeux Olympiques. Dans l'expression, elle a su varier les attitudes, rendre la force dans l'action sans violence dans le mouvement, la lutte de la volonté contre la douleur sans contorsion dans le geste et la physionomie. Parmi les sculpteurs les plus célèbres, on cite î'hidias, Myron, Polyclète, Scopas, Praxitèle. Lvsippe. La plupart des belles statues qui ornent aujourd'hui les musées sont des copies de leurs œuvres ou des ouvrages postérieurs : à Pans, la Vémis de Milo, la Diane à la biche, la Diane de Gabies, Achille, le Gladiateur combattant. le Discobole, l'Autel des Douze Dieu.r , une table ('e la frise et un métope du Parthénon , des fragments des métopes du temple de Jupiter Olympien, etc.; à Lonihf's, los bas-reliefs de la frise [Procession des Panathénées) cl les métopes du Parthénon [Combat des
Centaures et des Lapithes], les fragments des frontons du même temple [Xaissance de Minerve, Dispute de Minerve et de Seplune], les débris du tombeau de Mausole, etc.; à Munich, 17 statues provenant des frontons du temple d'Egine : à Rome, V Apollon et le Torse du Belvédère, le groupe de Laocoon, le Mercure, le Méléagre (au Vatican), le Gladiateur mourant, la Vénus sor tant du bain ^au Capitole), etc.; à Naples , des Faunes en bronze, la Vénus callipyge, l'Apollon au cygne, l'Hercule Farnèse, le groupe du Taureau Farnèse; à Florence, la Niobé et ses enfants, la Vénus de Médicis, les Lutteurs, VArrotino (dit le Rémouleur), un sanglier en bronze, etc., à St Marc de Venise, quatre chevaux en bronze de Lysippe. — La peinture grecque suivit les mêmes principes que la sculpture ; elle n'eut pas moins d'éclat et de fécondité. Elle embellit les édifices par des peintures murales ou des tableaux ; mais on n'a conservé que les noms de leurs auteurs : Polygnote , Zeuxis, Parrnasius, Timanlhe, Euphranor, Pausîas, Protogène. Pam-
fhile, Apelle de Cos, etc. Cicéron, Quintilien, Pausanias, line, nous donnent une idée de leur talent par leurs éloges et leurs descriptions. Les seuls monuments par lesquels nous en puissions juger sont les vases grecs (dits vases étrusques], les arabesques des bains de Titus, les peintures murales d'Herculanum, de Porapéi, des calacombes païennes, enfin des dessins monochromes sur marbre blanc avec de la sanguine et des mosaïques, dont l'une, trouvée à Pompéi, dans la maison du Faune et représentant une victoire d'Alexandre, paraît la copie d'un tableau grec. — A l'époque de l'invasion des barbares, les procédés de l'Art grec furent conservés par les Byzantins et transmis ensuite par eux aux ItaUens et aux autres peuples de l'Occident pendant la période du moyen âge [Voy. gothique et italien [art]). — Consulter lès ouvrages de ^Vinckelmann, Visconti. Ottfried, Muller, Emeric David, Quatremère deQuincy, Letronne, Raoul Rochette, Beulé }' Acropole d'Athènes, Y Art grec avant Périclès, etc.) ; Perrot et Chipiez, Histoire de l'Art; CoUignon, V Archéologie grecque, etc. Voy. husées, céramique, mosaïque, orfèvrerie, etc.
GRECQUE (de Grec), ornement d'Architecture composé d'une suite de lignes droites brisées à angles droits et qui reviennent sur elles-mêmes; on trouve cet ornement, à toutes les époques, même chez les Chinois. — Dans le midi de la France, on donne le nom de grecque à une coiffure de femme consistant en une bande ac dentelle ou de mousseline fraisée avec une calotte destinée à loger le chignon.
GRECQUE (église). Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
GREDIN, sorte de petit chien anglais, de la race des Epagnculs, à longs poils et de couleur noire.
GRÉEMENT (du hoUand. gereide, appareil), se prend: 1» pour l'action de gréer un navire; 2° pour l'ensemble de tout ce qui sert à le gréer. — On varie sur les espèces d'objets qu'embrasse le mot de gréement. Généralement on en exclut les voiles, et l'on ne regarde comme le composant que le système complet des poulies et des cordages [Voy. apparaux). L'art du gréement a reçu des perfectionnements considérables depuis soixante ans , et d'un autre côté il a perdu une partie de son importance par suite de l'extension qu'a prise la marine à vapeur.
GREENOCKITE, sulfure de cadmium naturel (jCdS) , en cristaux jaunes hexagonaux , isomorphes de la Wurtzite ; très rare.
GREENOVITE, variété de sphène manganésifère, en masses rose-chair, à Saint-Marcel (Piémont). Voy. sphène.
GREFFE, greffier (du vieux fr. ore/le, poinçon à écrire; du lat. gj-aphium, en gr. ypatpCov]. Dans les Cours et tribunaux, le greffe est le lieu où se classent et se conservent les registres des causes, les notes prises aux interrogatoires préalables et aux débats judiciaires, les procès-verbaux, les minutes des jugements. L'ensemble de toutes ces pièces est conservé par des fonctionnaires spéciaux dits greffiers, qui, de plus, tiennent le registre des causes, recueillent les notes qu'ils rédigent ensuite, et délivrent des expéditions certifiées des jugements et arrêts. C'est au greffe aussi que s'acquittent les droits de justice et les amendes. — Le juge de paix n'a d'ordinaire qu'un greffier. Les tribunaux de 1" instance et de commerce ont, en outre, un ou plusieurs commis-greffiers. Dans les cours impériales, le nombre de ces derniers est bien plus considérahle : le premier des greffiers se nomme greffier en chef. Outre ses appointements fixes, qui sont médio-