SOIE
GRÉGEOIS (feu). Voy. FEtr.
GREGORIEN (chaxt). Voy. chant d'église et PLAra-CHANT.
GREGUES, sorte de culotte sans brayettes, ou simple haut-dc-chausses à la mode des Grecs, dont l'usage s'introduisit en France au xvi° siècle.
GRÊLE (comme grésil), glaçons plus ou moins gros, de forme le plus souvent arrondie, qui tombent de l'atmosphère. Ordinairement les plus gros grêlons ne dépassent j)as la grosseur d'une noisette ; mais on en a vu quelquefois de beaucoup plus volumineux, pesant jusqu'à 200 et ^50 gr-, -et bnsart tout ci qu'ils frappent sur la terre. La
grêle précède ou accompagne les pluies d'orage ; les nuages qui la portent répandent en général une grande oiiscurité, et ont une couleur grise ou roussàtre. La chute de la grêle est précédée quelquefois d'un bruissement particulier qu'on peut comparer au bruit que feraient des sacs de noix entre-choqués. Le tonnerre et d'autres phénomènes électriques l'accompagnent souvent. — Pour expli(|ucr la formation de la grêle, Volta admettait que deux nuages chargés d'électricités contraires attirent et repoussent alternativement des particules de glace qui, d'abonl très petites, se chargeraient succcscivement, dans ce trajet, de couches de plus en plus épaisses de glace, jusqu'à ce que, devenus trop lourds, les grêlons ainsi formés finissent par tomber à la surface de la terre. Cette théorie n'est pas à l'abri de toute objection. Au surplus aucune des théories proposées ne paraît complètement satisfaisante. — Un a proposé pour garantir les récoltes de la grêle divers moyens qui ont été jusqu'ici peu efficaces. Voy. paragrêle.
GRÊi.E (du lat. gracilis), se dit de tout ce qui est long, étroit et mince; intestin grêle [Voy. intestin); muscles grêles de la cuisse, etc.
GRELIN (de l'allem. Greling), se dit, en Marine, de tout cordage moins gros qu'un câble [Voy. ce mot). Les grelins servent à amarrer les vaisseaux à terre, à touer, à remorquer, à tenir les petites ancres, etc.
GRÉMIAL (du lat. gremium, giron), linge ou morceau d'étoffe que l'on place sur les genoux d'un prélat officiant lorsqu'il est assis, comme pour garantir la chasuble. Autrefois les simples jirêtrcs faisaient usage du grémial; auj. il est réservé auj^ évêques.
GRÉMIL, Lithospermum, genre de la famille des Borraginées, [renferme des plantes herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles simples, alternes; à fleurs solitaires, accompagnées de bractées. Le G. officinal, vulg. Ho-be aux Perles, est très commun en Europe, dans les lieux incultes et sur les chemins. Sa tige, haute de 0 m. 50, est droite, couverte de feuilles lancéolées et velues ; ses fleurs sont petites et blanchâtres ; ses fruits sont très durs, grisâtres, et passent pour apéritifs et diurétiques; ses semences sont manches et ont la figure de perles. Le Grémil tinctorial, dit aussi Orcanète, est la Buglosse des teinturiers. Voy. hcglosse.
GRÉMILLE, Acerina, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodcrmes, famille des Percoïdes. La Grémille vulgaire, dite aussi Perche goujonnière, est un poisson d'eau douce commun en France, surtout dans la Moselle et la Seine. 11 ne dépasse guère Om. 20 et diffère de la perche en ce qu'il n'a qu'une seule dorsale et des fossettes creusées sur les os de la joue. Sa chair est excellente.
GRÉIVIILLET, nom vulgaire du Myosotis.
GRENACHE (raisin et vin de), de l'ital. granaccio, gros grain ; espèce de raisin à gros grains, très spiritueux et très doux, et dont il existe des variétés blauclies et noires. Il ne croît guère que dans le Midi : on en fait les vins cuits dits vins de Grenache. Ces vins sont rouges
Eour la plupart ; il y en a aussi de blancs : les grenaches lancs de Rodez et ceux de Conllans (Pyrénées-Orientales) sont les plus estimés; viennent ensuite ceux de Banyulssur-Mer, Port-Vendres, Collioure, Rivesaltes, Mazan, etc.
GRENADE, Granaium, fruit du Grenadier. C'est une baie globuleuse, grosse comme le poing, à écorce coriace, d'un jaune rougeàtre, épaisse, arrondie et couronnée par les divisions du calice de la fleur tombée. Elle est divisée intérieurement en 7 ou 9 loges renfermant des semences rouges, brillantes, succulentes et acides. Ces semences sont agréables au goîit et légèrement astringentes. On en fait un sirop rafraîchissant. L'écorce du fruit s'emploie comme tonique et astringente; la pulpe passe pour aiurétique.
Sur les anciennes médailles, la grenade est le symbole de Proserpine. — Une grenade entr'ouverte et remplie de
fépins est, dans les arts, le symijole de l'amitié ou de union de deux peuples.
grenade, petite bombe ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec le fruit de ce nom, est composée d'un globe de fer creux, qu'on remplit de poudre par la lumière, et à laquelle on met le feu, comme aux bombes, par une mèche qui communique à l'intérieur. Les grenades se lancent avec la main [Voy. grenadiers); on ne s'en sert que dans les sièges. Un homme expert peut lancer une grenade avec la main à une distance de 10 m. et même de 30, s'il s'aide d'une ficelle convenablement adaptée.