GRENOUILLE
Les preimdes existaient avant 1523. Les Français en «sèrent pour la l" fois au siège d'Arles, en 1556. Elles «ont maintenant fort peu usitées, sinon même complètement ahandonnécs.
GRENADIER, Punica, genre de la famille des Myrtacées, dont quelques botanistes font le type d'une petite famille, celle des Granulées, renferme (les arbrisseaux à rameaux épineux ; à feuilles opposées, éparses ou vcrti- ^illées; à fleurs terminales, d'un rouge vif. Ces fleurs sont formées d'un calice coloré, coriace, à 5 ou 7 divisions, <l'une corolle à 5 ou 7 pétales insérés sur la gorge du «alice ; les étamines y sont nombreuses ; l'ovaire est infère, •et le frnit, la grenade, est une baie coriace, un peu charnue [Voy. grenade). — Le G. commun [P. granatum], qu'on croit originaire de l'Afrique septentrionale, est un arbrisseau toutl'u, épineux, dépassant 4 m., et à tige tourmentée : sa racine est jaune et rameuse; son écorce dun gris rougeàtrc; son bois très dur: ses fleurs Je plus souvent d'un rouge écarlatc et inodores; les feuilles sont simples, entières, oblongues, lisses et luisantes. Il y a sur c|uelques variétés des fleurs doubles Appelées balaustes', il y en a aussi de blanches, de jaunes «t de panachées. C'est le fruit de cette espèce de grenadier que l'on mange, et que l'on recherche comme un mets aussi sain qu'agréable. Les fleurs sèches sont employées «n médecine comme astringentes. L'écorce de la racine est très purgative : elle s'emploie contre le ver solitaire. On se sert encore de cette écorce pour tanner les cuirs. — Le ■G. nain, qui n'a que Om. 40 de haut, sert, aux Antilles et à la Guyane, à faire des haies de clôture. Son fruit est plus acide que celui de l'espèce commune.
GBEXADiER, Lepidolcprits, genre de Poissons malacoptérygiens subbrachiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Gado'ides, est ainsi nommé à cause de quelque ressemblance que présente leur museau avec un bonnet de grenadier. Leur longueur ne dépasse guère Om. 40. Ce |X)isson habite le fond de nos mers ; il a la chair blanche et d'un goût agréable.
GRENAtiiERS. Jadis ce nom désignait exclusivement les soldats qui lançaient la grenade. Originairement ils étaient répartis dans les difl'érents corps : en 1667, époque oh parut ce nom, il y avait de 4 à 8 grenadiers par compagnie. Dès 1669, on les réunit et on en forma une seule compagnie ; à partir de 1672, il y en eut 60; enfin, chaque bataillon en eut une. Mais dès lors ils n'étaient plus grenadiers que de nom : le jet de la grenade passa aux soldats du génie, qui seuls aujourd'hui se servent de ce projectile. Louis XV forma en 1745 sept régiments de grenadiers royaux. — Sous Louis XI\ fut créée, en 1676, une compagnie de grenadiers à cheval, qui subsista jusqu'en 1775, et ne fut rétablie en 1789 que pour disparaître en 1792. Cependant, en 1830, il y en avait encore deuxrégimen's dans la garde royale : ils furent dissous avec elle. — Louis XVIII avait formé en 1814 le Corps royal des grenadiers de France avec les débris des grenadiers de la Vieille Garde; mais ce corps disparut après les Cent- Jours. — La suppression des compagnies à' élite [Voy. ce mol) a fait disparaître en 1868 les grenadiers de l'infanterie de ligne ; mais les derniers régiments de grenadiers n'ont disparu qu'en 1870 avec la garde impériale.
La Garde nationale a eu aussi ses compagnies de grenadiers; elles furent supprimées en 1848.
GRENADILLE, nom vulgaire de la Passiflore.
Grcnadille ou Ëbène rouge. Voy. ébène.
GRENADINS, en Cuisine, petites parties de rouelle de veau auxquelles on donne la forme d un petit rectangle et que l'on pique de lard fin. On fait aussi des grenadins de chevreuil, volaille, etc.
GRENAILLE, métal réduit en grains. La grenaille de fer se (ail avec de la fonte que l'on jette, pendant qu'elle est encore liouide, sur un crible placé au-dessus d'un baquet rempli d'eau. La grenaille triée, par ordre de grosseur, au moyen de cribles calibrés, peut remplacer le plomb de chasse; mais elle a l'inconvénient de rayer les canons de fusil.
GRENAT (du lat. granatum, grenade). Les Grenats constituent un groupe de minéraux isomorphes cristallisant en dodécaèdres rhomboïdaux ou en tra|)ézoè(lres du système cubique, et qui sont des silicates doubles d'un sesquioxvde (alumine, oxyde de chrome, sesquioxyde de fer) et d'un protoxyde (cliaux, magnésie, protoxyde de fer ou de manganèse) . Les espèces principales, entre lesquelles
on observe fréqiiemment des passages par suite du mélange des éléments isomorphes, sont appelées : Grossulaire, 3CaO.Al*03.3SiO*; Pyrope, 3MgO.Al205.3SiO*; Almandine, 3FeO.Al«Oî.3SiO^ ; S/7es«ar<i7je, 3MnO.Al«0''.3SiO*; Mélanite, 3CaO.Fe-0'.3SiO* ; Ouwaroivite, 3CaO.Cr-'"î. 3SiO*. — Les grenats se rencontrent dans les gneiss, les schistes, les serpentines, etc. ; ils rayent le quartz, et plusieurs variétés sont utilisées comme gemmes. (Pour les propriétés particulières, couleurs, etc., voy. les noms d'espèce.) — Dans le commerce, on dislingue les grenats d'Orient et les grenats d'Europe. Les premiers viennent de l'Inde, de Ceyian, de la Syrie. Ils sont généralement de couleur hyacinthe ou violacée : ce sont les plus estimés. Les grenats lï'Europe sont moins prisés. On les emploie dans la bijouterie, en mettant une feuille d'argent pardessous, pour leur donner plus de vivacité. Il v a une variété d'un rouge de feu très vif, qu'on croit être l'escarbouclc {Voy. ce mot) des anciens. La Bohème, le Tyrol et la Hongrie fournissent une grande quantité de petits grenats qui se vendent à bas prix.
Grenat blanc, svnonyme d'Amphigène. Voy. ce mot.
GRÈNETIS, bordure 'de petits grains qui entoure le, type d'une médaille.
GRENETTES ou Graines d'Avignon. Voy. xerprun et
STIL DE GRAIX.
GRENIER (du lat. granarium), lieu où l'on conserve les grains battus, parfois les gerbes, les foins, la paille, etc. On a étendu ce nom à la partie d'une maison qui est sous le comble. — Les vrais greniers, dits chambres à blé, doivent être isolés, bien aérés, abrités contre la pluie et l'humidité ; le plancher doit être très solide pour supporter le poids souvent considérable des grains; de plus, il doit être planchéié ou carrelé. La hauteur doit être assez grande et la surface assez considérable pour que la manutention nécessaire se fasse commodément. On y dispose le grain par tas ou couches plus ou moins minces, selon qu'il est plus ou moins sec : trop d'épaisseur ralentirait la dessiccation et amènerait la fermentation; on doit remuer souvent. Les fenêtres doivent être percées au nord et au midi, et être assez nombreuses pour faciliter les courants d'air ; il faut qu'elles puissent à volonté se clore et s'ouvrir, et Qu'elles descendent jusqu'au plancher, afin que l'air rase tien la surface et, par conséquent, traverse le blé. Jusqu'ici le grenier modèle est celui qu'a décrit l'agronome Jones Sainclair sous le nom de grenier perpendiculaire. — Pour les greniers souterrains, voy. siio.
Grenier d'abondance, magasin où l'on tient des grains en réserve pour subvenir aux besoins publics en temps de disette. L'usage de ces greniers remonte à la plus haute antiquité . il y en avait en Egypte sous les Pharaons, comme on le voit par l'histoire de Joseph; il y en eut à Rome; il y en a eu en Chine de temps immémorial. Napoléon en avait fait construire de fort vastes à Paris (1807-1811). — Quelque utile que paraisse au premier abord l'institution des greniers d'abondance, elle n'a pas produit tout le bien qu'on en attendait, et on y a presque partout renoncé.
Grenier à sel. On appelait ainsi autrefois et le lieu où l'on débitait le sel sous la surveillance de l'autorité, et la juridiction où l'on jugeait en première instance les aifaires regardant la gabelle. Voy. ce mot.
GRENOUILLE (du lat. ranuncula; de rana, grenouille), Bana, genre de Batraciens, de l'ordre des Anoures, famille des Ranidés : doigts et orteils cylindriques ; mâchoire supérieure pourvue de dents; langue fourctiue en arrière et libre dans le tiers postérieur de sa longueur. Les mâles ont de chaque côté tfe la gorge une vessie vocale qui est très apparente lorsqu'elle est remplie d'air : c'est à l'aide de cet organe que se produit leur coassement : la femelle, qui en est privée, ne fait entendre qu'un léger grognement. Les Grenouilles vivent de larves, d'insectes aquatiques, de vers et de petits mollusques. Elles passent l'hiver engourdies dans la vase, et s'accouplent au printemps. Leurs œufs, disposés en chapelet, sont abandonnés à la surface des eaux. Au bout de quelques jours, les petits en sortent : ceux-ci, qu'on connaît sous le nom de têtards, ont d'alxird une vie tout aquatique et respirent par des branchies : ils ont la tête confondue avec le tronc, ils manquent de pattes et leur corps est terminé par une queue; 15 jours après on commence à leur voir les yeux et des rudiments de pattes de derrière : la partie extérieure des branchies se flétrit et les poumons commencent
GRENOUILF.ET