‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 755 sur 1729 · HARAS · texte numérisé non relu

HARAS

HAMSTER (mot allemand). Mus cricetiis, genre de j Slainmil'ères. de l'ordre des Rongeurs, renferme des ani- : maux assez semblables aux Rats, mais qui ont une queue courte, les membres postérieurs plus longs que les antérieurs, et des abajoues sur les côtés de la Ijoucbe. Le H. commun, vuig. Marmotte d' Allemagne, Rat de blé, est plus grand que le rat : son pelage est noir en dessous, roussàlre en dessus ; les pieds sont blancs, les flancs fauves ; les veux petits et saillants. Cet animal se trouve en Alsace et âans toute l'Europe et l'Asie centrales. Il vit de racines, de fruits et surtout des grains qu'il amasse dans des terriers

ri'il se creuse. Les hamsters font par an 3 ou 4 portées de à 12 petits; chaque terrier contient de 6 à 50 kilogr. de grains. On peut juger par là des ravages que leur réunion doit causer dans les moissons ; aussi leur fait-on une guerre acharnée. Les autres espèces de ce genre sont : le H- voyageur ou Hagri, de Sibérie ; le Phé, des bords du Volga ; le Sablé et le Sougar, des bords de l'Irtich, et YOrozo. de la Daourie.

HAMULINE. Hamulina, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Tentaculifères, famille des Ammonidées : coquille à cloisons persillées, et à siphon dorsal, formé d'une partie conique droite et d'une crosse séparée par un intervalle de la partie conique, et constituée par la grande loge qu'habitait l'animal. Les Hamulines sont toutes fissiles, et appartiennent aux terrains crétacés.

HANAP (du vieux allem. hnapf, vase), se disait, au moyen âge, d'un grand vase à boire. On en faisait en terre cuiie, en faïence, en étain. en argent et même en or. Les plus estimés étaient en verre de couleur enrichis de peintures et do devises.

HANCHE (de l'ane. ht-allem. ancha. jambe), saillie formée de chaque côté du corps par lévasement des os qui constituent les parties latérales du bassin [os coxal, iliaque ou innominé). La hanche s'unit à la cuisse par l'articulation coxo-fémorale ou ilio-fémorale. Chez les femmes, le bassin est plus large, et, par suite, les hanches sont plus saillantes que chez les hommes. En général, chez un homme bien conformé, les hanches doivent avoir moins de largeur que les épaules ; chez les femmes, c'est le contraire. — La hanche peut être le siège d'une maladie fort grave, la coxalgie ou mal de hanche. Voy. coxalgie.

Chez le Cheval, on appelle hanche la région antéroexlorne de la croupe, ayant pour base l'angle externe de l'ilium et les muscles fessiers. En Hippologie, on nomme effort des hanches la distension des ligaments ou muscles qui avoisinent l'articulation coxo-fémorale.

En termes de Marine, la hanche est la partie de l'arrière d un bâtiment qui est entre la poupe et les haubans du grand màf.

HANDICAP, mot anglais, adopté dans le langage du turf, indique les courses dans lesquelles les chevaux déjà primés doivent porter une surcharge proportionnelle à leur force présumée. De même dans certams cas on handicape les coureurs ou les joueurs les plus habiles en les reculant ou en donnant des points d'avance à leurs adversaires. HANEBANE. nom vulgaire de la Jusqtiiaine noire. HANGAR du lat. angarium, lieu de station pour les courriers', grand emplacement couvert, mais non clôturé sur les côtés. Dans les fermes il sert, au lieu de grange, à mettre provisoirement à l'abri les foins, les pailles, les gerbes même : on y remise aussi les chariots, les charrues, etc. Dans les ports et arsenaux, on y conserve les bois de constrnci ion, les mâts, les ancres et autres objets analogues. HANNETON (de lallem. Hahn, coq. nom vulg. de cet insecte dans quelques parties de l'Allemagne . Melolontha, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères penlamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, soustribu des Phyllopliages. comprend de 12 à 15 espèces, dont la principale est le H. ordinaire .W. vulgaris, bien connu de tout le monde. Les hannetons commencent à paraître à la fin d'avril : le jour, ils restent accrochés aux feuilles des arbres et comme engourdis; vers le coucher du S)jloil. ils volent de tous côtés en Iwurdonnant, et avec si peu de précaution que leur étourderie est devenue proverbiale. La femelle dépose de 20 à 30 œufs, ovales et jaunâtres, dans une terre légère, àOm. 10 ou Om. 20 de profondeur. Les larves qui naissent de ces œufs, connues sous les noms de vers blancs, vers turcs, mans, sont d'un blanc sale, à lète fauve et à 6 pattes : elles mettent au mains 5 ans pour arriver à l'état parfait. Les dégâts qu'elles occasionnent sont pires que ceux du baimelon. Celui-ci ue

dévore que les feuilles des arbres ; mais le ver blanc coupe les racines des plantes et les fait périr. Un moyen de son délivrer, praticable dan» un potager, est d'entourer de fraisiers et de laitues, végétaux dont il est très friand, chaque planche cultivée, et de le cherciier chaque jour au pied de ceux qui commencent à se faner. Toutes les compositions chimiques proposées pour la destruction des hannetons n'ont produit que des résultats insignifiants. Heureusement que les oiseaux, les rats, les taupes et aussi les enfants en détruisent des quantités considérables. Dans plusieurs départements, on paye des primes pour le hannetonnage. c.-à-d. pour le ramassage des hannetons. On peut utiliser les hannetons ainsi ramassés pour la nourriture des volailles et surtout comme engrais.

HANSE, HASSÉATIQUES (viLLEs), grande association commerciale de villes maritimes au moyen âge. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

HAPALE. nom latin scientifique du Ouistiti.

HAPPEMENT (de happer, onomatopée), adhérence que certaines substances mmérales ou végétales contractent avec la langue, quand on les met en contact avec cet organe; on dit alors qu'elles happent à ta langue. Ce caractère se rencontre, p. ex., dans les matières argileuses, dans les ossements fossiles.

HAQUEBUSE ou iiAQUEBUTE. Voy. arquebise.

HAQUENÉE (de l'angl. hackney, petit cheval), nom donné, au moyen âge, à une jument ou un cheval aisé et doux au montoir et allant ordinairement l'amble, (l'était la monture des dames et des ecclésiastiques. Tous les ans, la veille de la St-Pierre, le roi de Naples offrait au pape une haquenée blanche, en signe de vassalité. On apjielait autrefois H. du gobelet un cheval qui portait le couvert et le diner du roi de France, dans ses petits voyages. — On dit d'un cheval qui va l'amble qu'i/ va In haquenée.

HAQUET (du germ. hacke, cheval), sorte de charrette, longue, étroite et sans ridelles, composée de deux pièces de bois de même longueur, liées par des barreaux. Le baquet sert au transport des pièces de vin, des caisses, ballots, etc. : il peut faire bascule à volonté, afin de faciliter le chargement et le déchargement ; un treuil fixé sur les limons près de leur jonction avec le brancard vient encore en aide à cette opération. Il y a de petits baquets qui peuvent être traînés par des hommes. On attribue à Pascal l'invention du baquet.

HARANGUE ^de l'ital. aringa; de l'anc. ht-allem. hring, cercle, assemblée), allocution ou discours prononcé devant le peuple, devant une assemblée ou devant des troupes. En parlant des Grecs, ce mot désigne tous les genres d'éloquence, parce que, chez eux, les orateurs parlaient toujours devant le peuple : c'est ainsi que l'on dit : les harangues de Pénclès, de Démosthène, etc. Pour les Romains, on donne plus spécialement ce nom aux allocutions prononcées au Forum, comme les Catilinaires de Cicéron, son discours ad Quirites post reditum, etc., ou les paroles adressées aux soldats. Chez les modernes, on n'appelle guère harangues que les compliments adressés publiquement aux souverains et autres personnages officiels.

Voy. DISCOURS, MERCCRIALE, CtC.

HARAS (étvmologie douteuse), établissement où l'on élève des étalons et des jimients pour propager et améliorer la race. On distingue : 1° les H. sauvages, espaces immenses peuplés de chevaux et où l'homme n'intervient que pour chasser et prendre ces animaux, comme cela avait lieu jadis en Russie et comme cela se pratique encore dans l'Amérique du Sud; 2° les H. domestiques ou privés, bien moins étendus, mais où rien n'est abandonné au caprice des animaux ou au hasard; 5^ les //. parqués, qui ticiment le milieu entre les deux autres, comme en Hongrie, en Espagne et en Italie.

L'art de former et de gouverner les haras comprend : î' le choix des sujets; 2" l'emplacement et la disposition du haras ; 5° la nourriture ; 4° le pansement ; 5° la saillie ; 6° les soins à donner à la jument tant pendant la geslalion qu'au moment de la production et ensuite; 1' l'éducalion et le sevrage des poulains. La difficulté de trouver chez de simples particuliers cet ensemble de soins, la nére-^sitt' cependant pour une riche et grande nation d'avoir do belles races tant pour les travaux de la campgne et do ia vie civile que pour la guerre, ont porté divers gouvernements à établir des haras. Les premier- qu'on vit on France furent établis sous Louis XllI en lt)2'.> : mais ils ne furent sérieusement organisés que par Colbert en ltk>5.

UAUDI-:

IIARMONIA

Louis XV créa les haras de Pompadoiu- et du l'in (Orne) ; Louis XVIII, celui de'' Rosières (Meuillie). Louis-Pliilippe avait établi à St-Cloud et à Meudon deux haras où l'on conservait surtout les étalons de race arabe ; ces deux haras ont été supprimés après 1848. Le service des haras, réorganisé par les décrets du 17 juin et du 25 nov. 1852, et placé d'abord dane les attributions du ministre de la Maison de l'Empereur, ressortit aujourd'hui au ministère de l'Agriculture et du Commerce ^Décret du 15 mai 1870). Il comprend actuellement (1892) 23 dépôts d'étalons, savoir : le Pin, Tarbes, Villeneuve-sur-lyOt, Angers, Montier-en-Der, Pau, la Rochc-sur-Yon, Saint-Lô, Besançon, Annecy, Lamballe, Libourne, Pompadour, Saintes, Hennebont, Cluny, Aurillac, Blois, Rodez. Rosières-aux-Salines, Perpignan, Ajaccio, Comuiègnc. De la plupart de ces haras dépendent des écoles de dressage pour la selle, l'attelage, etc. L'Angleterre possède de très beaux haras ; tous appartiennent à des particuliers. On en trouve aussi beaucoup en Allemagne, surtout dans le Ilolstein et le Mccklembourg. — Voy. Almanach national, annuaire de la Répub. franc, de 18U2. — Voy. cheval, codrse, entraLne-

MENT, STUDBOOK, ClC.

Ecole nationale des haras. Cette école, réorganisée par décret du 20 juillet 1892, a pour but de former des fonctionnaires destinés à recruter le personnel de l'administration et de domier l'enseignement aux élèves libres qui désirent en suivre les cour». Les élèves-officiers de 1 Ecole des Haras se recrutent paiTui les élèves diplômés de l'Institut agronomique [ Voy. ce mol) ci doivent pour être admis satisfaire à certaines conditions.

HARDE (de hart). Voy. mecte.

HAREM (de l'arabe harem, gynécée). CcJ mot désigne, chez les Orientaux, l'appartement réservé aux femmes; il ne doit pas être confondu avec le serai ou sérail, qui se dit de toute espèce de palais. Aucun homme n'a le droit de pénétrer dans le harem, à l'exception des médecins et des porteurs d'eau, et l'entrée en est sévèrement gardée par des eunuques [taouachis). Le respect qu'on professe pour les harems est tel, qu'en beaucoup d'endroits ils jouissent du droit d'asile. — La somptuosité des harems était jadis proverbiale : elle est aujourd'hui de beaucoup diininuée ; cependant c'est encore la partie la plus riche •des habitations orientales.

HARENG (duholland. haring), Clupea harengiis, genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Cquamodernes, fa.naille des Clupéidés : corps comprimé, ventre tranchant, tête égale au 5° de la longueur totale, sous-opercule arrondi, ce (^ui le distingue de la sardine ; maxillaires, langue et palatms garnis de dents très fines ; pas d'échancrure entre les deux intermaxillaires, ce qui le dislingue de l'alose. L'animal vivant est vert glauque sur le dos, blanc sur les côtés cl sur le ventre, et partout couvert d'un brillant glacé ; le vert du dos se change en bleu après la mort. Les harengs habitent l'Océan boréal ; ils sont d'une prodigieuse fécondité. Ce sont des poissons migrateurs : chaque année, au mois de mars, leurs troupes, formant des bancs immenses, descendent de la mer polaire sur nos côtes. La pèche, dans la Manche, s'étend depuis le Pas de Calais jusqu'à l'embouchure de l'Orne, cl dure depuis la mi-octobre jusqu'à la fin de décembre. Celle pèche (hareiigaison) se fait soitavec dcsmanels, espèces de sennes où le hareng se prend parles ouïoc,soit au moyen de parcs de pierre dans lesquels la maréa les apporte cl où elle les laisse en se retirant.

Les Harengs frais sont seulement lavés et arrangés avec soin dans des paniers; il faut les manger sur-le-champ. Les H. salés sont d'abord habillés ou caques, c.-à-d. qu'on leur enlève, par une incision à la gorge, l'estomac et les intestins. Ensuite on les braille, ce qui se fait en les couvrant de sel cl en les enfermant dans des barils. Enfin, au bout de 15 jours, on les retire, on les lave dans leur saumure, et on les paque, c.-à-d. nu'on les range par couches régulières dans des barils i)our les livrer au commerce. Les Harengs salés s'appellent aussi //. pecs (de l'angl. pecken, empaqueter) ou //. à la caque (ne caque, baril). Les H. saurs sont brailles sans être caques ; puis on les embroclie par les ou'ies dans des baguettes, et on les suspend, pour les fumer, soit dans des tuyaux de cheminée, soit dans des chambres spéciales (caresses ou roussables), où arrive la fumée d'un feu doux entretenu avec du hêtre, du chêne ou de l'aune. Les harengs ainsi fumés 3e distinguent en : H. bouffis, qui ne sont soumis à la fumée

que pendant quelques heures ; //. demi-prêts, qui la reçoivent de 3 à 6 jours, et H. saurs propr. dit.«, dont la K réparation dure beaucoup plus longtemps. Les meilleurs arengs pour saurer sont les H. de Yarmoulh. — On appelle : //. pleins, ceux qui n'ont pas encore frayé: //. gais ou vides, ceux (jui ont frayé depuis longtemps ; et //. boutsards ou à la bourse, ceux qui sont en train de frayer. On nomme //. marchais, c.-à-d. marchands, Iwns à vendre, ceux de ces derniers qui commencent à se remettre du frai. Les harengs pleins et les harengs gais sont les plus estimés. Ceux qui ne sont pas bons à manger s'emploient comme saumure ou comme engrais. — Le commerce des harengs salés et caques était déjà florissant dans les XI* et xii° siècles; c'est donc à tort que l'on a attribué l'art de les saler et de les caquer à un pécheur de Biervliet nommé Georges Beuckels, qui vivait au xvi° siècle ; il ne fit sans doute que perfectionner cette industrie.

HARENQUET, poisson. Voy. esprot.

HARFANG, oiseau de proie nocturne, espèce de Chevêche. Voy. ce mot.

HARICOT (pour fève de haricot; de haricot, ragoût de mouton), Phaseolus, genre de la famille des Papilionacées, type de la tribu des Phaséolées, se compose de plantes ligneuses ou herbacées, le plus souvent volubiles, à feuilles pinnées Irifoliolées, à fleurs blanches, jaunes ou rouges, à étendard orbiculaire ou réfléchi, et à carène contournée en spirale. Parmi les espèces, les unes sont cultivées comme plantes alimentaires, les autres comme plantes d'agrément. Au nombre des premières se trouve le //. commun (P. vulgaris], originaire des Indes orientales, plante annuelle, grimpante, dépourvue de vrilles, à feuilles alternes et à fleurs en grappe. Le fruit est une gousse oblongue, bivalve, renfermant des graines réniformcs cl farineuses, dites haricots, fèves, favioles, qui ofl'rent un mets simple, agréable cl nourrissant. Celte espèce a fourni un grand nombre de variétés : le H. compritné, dit aussi H. de Soissons, à graines grosses, plates et blanches ; il est tendre et farineux ; le //. sabre, un des meilleurs ; le II. de Prague ou Pois rouge; le //. de Prague jaspé : le H. d'Alger ou H. beurre ; le H. riz ; le //. nain hâtif de Hollande ; le H- flageolet ; le H. nain blanc d'Amérique, etc. — Le H. à bouquets [P. multiflorus], dit aussi H. d'Espagne, est originaire d'Amérique et ne se cultive guère que comme plante d'ornement. Il en est de même du H. caracole [P. caracalla), à grandes fleurs odorantes, teintées de rose ou de lilas sur un fond blanc et contournées en spirale.

On appelle : Haricots verts les gousses du H. commun, assez tendres pour être mangées vertes avant le développement (le la graine ; //. mange-tout ou //. sans parchemin, les variétés qui peuvent être mangées, cosse et grain ensemble, presque jusqu'au point de maturité.

On njmrae vulg. : Haricot d'Egypte, le Dolic d'Egypte ; //. du Pérou, le Médicinier calhartique; H. de terre, une Glycine.

HARKISE (de l'ail. Haar, cheveu, et Kics, pyrite) ou MiLi.ÉRiTE, sulfure de nickel (NiS) ; en cristaux capillaires d'un jaune d'or, appartenant au système rhomlioédrique ; se rencontre dans le Harz et en Cornouailles.

HARLE, Mergus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes, famille des Lamellirostres, et très voisins des Canards : bec droit, étroit, cylindrique, déprimé à la base; narines ovales, très petites, situées sur le milieu du bec ; yeux saillants ; ailes moyennes ; pieds courts et placés très en arrière. Les Hr.rles sont des oiseaux aquatiques, qui se nourrissent de poissons et de petits animaux. Ils plongent et nagent sous l'eau en se servant de leurs ailes. Le Grand Harle [M. merganser], vulg. Bécard, est plus gros que le canard. Il a le corps large, aplati ; la tète et le derrière du cou, d'un noir verdàtre, et couverts de plumes courtes, relevées en houppe ; la poitrine, les ailes, blanches, nuancées de rose jaunâtre ; le dos et les ailes supérieures noires; la queue grise. La femelle porte sur la tète une huppe longue et effilée. Le Harle habite les contrées arctiques des deux mondes. Les espèces dites H. huppé, H. couronné, et //. piette viennent en hiver sur nos côtes.

HARMALA, harmali:»e, plante. Voy. rce sauvage.

HARMATTAN, vent sec et brûlant des déserts de l'Afrique centrale, soulève des nuages de sable et souffle vers la mer pendant les mois de décembre, janvier et février.

HARMONIA, 40-= petite planète, trouvée le 31 mars 1856, par Goldschmidt, à Pains. Voy. pla.nètes.

HARMONia

HARPALE

HARMONICA (d'hamiomc] , instrument de Musique formé (l'un cvlindre horizontal auquel s'adaptent des clo- «.liettos de verre, taillées en forme de soucoupes et accordées par demi-tons. Tandis que le pied fait tourner le cylindre, l'exécutant, les doigts légèrement imbibés d'eau, les porte sur les soucoupes qu'il veut faire résonner : la droite donne la mélodie, la gauche l'accompagnement. Cet harmonica est dû â Franklin, et antérieur à 1760; c'est en 1705 qu'une l)"° Davier le lit entendre pour la première fois. Depuis on a tenté de le varier et de le perfectionner. L //. virginal de Stiffer imite la voix humaine. L'H. double de l'abbé Jlazucchi est ime double série de soucoupes ou de clochettes de verre, placées dans une caisse : on en joue avec un archet ; les H. de Klein et de Rœllig, ainsi que le Glass-cord. ont des marteaux soulevés par de- touches. L'H- Lenormand est en lames de verre d'inégale gi*andeur formant des séries diatoniques et retenues entre des fils qui leur laissent toute liberté de vibration : - frappe avec un marteau de liège : c'est auj . le plus lu. L Harmonicon de Mûller a 4 jeux d'oi^c ^o de iiun .1 1 de haut-bois).

Le nom à' Harmonica a été donné à divers instruments qui se rattachent aux précédents par le nom et uar lanalo-

Ee des sons: tels sont : VH. à cordes de Stein (1788), comnaison d'un piano et d'une épinette ; V Hannonicorde de Kauflmann, piano à queue accompagné d'un mécanisme qui se meut au moyen du pied; V Harmonium, orgue de plusieurs jeux d'anches libres qui communiquent avec des rainures placées à l'intérieur d'iui sommier formant cases acoustiques [Voy. obgce expressif); V Harmoniflûte et l'Harmoniphon, instruments à vent et à clavier; le Physharmonica, VEolharmonica, etc., dont le son est produit par la vibration de languettes métalliques, etc.

Harmonica chimique. Voy. flammes cha.ntastes.

HARMONIE ^du gr. âpiJLOviaj. En Musioue, {'harmonie, ilans le sens absolu du mot, consiste dans l'émission simultanée de plusieurs sons. Considérée comme une branche de l'art Musical, elle traite particulièrement de la concordance des sons, des conditions et des dispositions qui les rendent agréables. — On a cherché souvent à op|K)ser riiarnionie à la mélodie; on a prétendu que l'mie était le résultat de la science et du travail, l'autre de la seule inspiration. Rien n'est plus faux. La Musique moderne se compose de trois éléments, le rythme, la mélodie et l'harmonie, pour lesquels les dons naturels sont également nécessaires et qu'il est absolument impossible de séparer.

La science harmonique parait avoir été ignorée des anciens. Jusqu'au xiii' siècle on ne connaissait guère que le déchant, sorte de contrepoint barbare où s'accumulaient les intervalles les plus dissonants. On peut lire ù ce sujet le lieau hvre de M. de Coussemaker, Histoire de l'harmonie au moyen âge.] L'harmonie est basée sur la science des accords. Deux tierces superposées forment un accord parfait ,inaj. ou rain.) : en ajoutant mie ou deux tierces, on obtient des accords de septième et de neuvième. Chacune des notes peut être altérée, retardée ou attaquée par anticipation, mise tour à tour à mie place ou à une autre ; il en résulte une grande variété d'artifices de composition.

Les anciens prétendaient que le mouvement régulier des corps célestes à trasers l'espace formait une espèce d'iiarmonie, qu'ils nommaient 1'^. des sphères. — Kepler est le dernier qui ait cherché à comparer les rapports des distances des planètes entre elles aux intervalles de la musique.

HABjioME. En Littérature. l'Harmonie du style comprend : l" \'H. des mots et des périodes, qui résulte du clioix des mots et de l'agencement des phrases. C'est ce (juon appelle aussi le nombre; 'i'I'H. ejcpressive, artifice (le langage qui consiste dans une imitation de la nature par les sons. On cite comme ex. ce vers de Racine :

l'our qui sont ces serpents qui sifflent sur vos tètes?

L'harmonie imi/a^ice, qui consistait à reproduire dans uii vers les sons mêmes des objets naturels ^quadrupedante pulrem sonitu quatit ungula campum. Cet artifice un l>eu puéril (^st maintenant méprisé.

Harmonie préétablie. Ce mot désigne, dans le systèoKi lie Leibniz. 1 harmonie que Dieu a mise à l'avance entre toutes les monades, de telle façon que ce qui se produit dans l'une se trouve reflété dans toutes les autres , sans que pourtant celle-là ait réellement agi sur celles-ci. C'est une généralisation de la théorie « occasionaliste » de Male-

branche, pour lequel l'esprit reflétait le corps, et le corps reflétait l'esprit, sans véritable action de ces deux substances l'ime sur l'autre. Voy. leiiimziams)(e et (kcasio.nalisme.

Harmonie sociale, époque de prospérité générale qui. selon certains socialistes, doit succéder à l'enfance du genre humain que représente encore notre civilisation actuelle.

Harmonies ou Concordes des Evangiles, ouvrage destiné à montrer la conformité des faits et des doctrines que présentent les Evangiles. Les premiers ouvrages de ce genre sont attribués à Tatien (ii* s.) et à Théophile d'Antiocbe. Ensuite vinrent Eusèbc de Césarée. qui dressa un tableau synoptique des 4 Evangiles, et St ,\uguslin. qui écrivit le livre De consensu evangelistarum. Au moyen âge, Pierre Lombard, St Thomas d'.\quin. Gerson s'occupèrent de cette question. Parmi les modernes, Osiander, J. Buisson, Calvin, Paulus (1828), Clausen (1829) méritent d'être mentionnés. Voy. concordance.

HARMONIQUE, en Géométrie. Un segment de droite AB est divisé harmoniqitement par deux points .V,B', quand

on a rMrâ = '~ï7TÎj [Voy. omsios) ; le signe — placé devant le second rapport indique que si le point A' est situé entre A et B, le point B' est situé en dehors de A et B ; A' et B' sont conjugués liarmoni(]ues par rapport à A, B. Un faisceau harmonique s'obtient en joignant un point du plan à quatre points formant une division harmonique. La division harmonique joue un rôle important dans la géométrie moderne. — En Algèbre, la moyenne harmonique de deux

nombres 6 et c est un nombre a tel que l'on ait -= -r -^ ''

^ abc

ce nom vient de ce que les longueurs des cordes qui rendent l'accord parfait ao, mi, «o/sont entre elles comme 1,

«ai J

r' =' et de ce que = est la moyenne harmonique entre 1 C. =.

HARMONIQUES (sOSS). Voy. SON.

HARMONIUM. Voy. harmo.mca et orgce expressif.

HARMOPHANE (du gr. àp|iôî, joint, et savf,;. apparent), variété lamelleuse et terne de Corindon J'oy. ce mol).

HARMOTOME du gr. àppiôî, joint, et to[it,. section), dit aussi Hyacinthe blanche ou cruciforme, minéral du groupe des zéolithes, qui est un silicate hvdraté de Iwrvum et d'aluminium (BaO, AI*05.5SiO* + oli*0) ; on tr(ïuve l'harmolome en cristaux groupés en forme de croix, d'un blanc laiteux, qui sont des macles complexes de cristaux clinorhombiques. L'harmotome se rencontre dans les roches amygdaloïdes, à Oberstein (Oldenbourg), à Giesen (llesse- Darmstadt), au Harz, etc. La variété Morvénile (d'Ecosse) est en cristaux plus simples que l'harmotome proprement dite. — La Christianite ou Phillipsite s'appelle aussi H. calcaire.

HARNAIS, harsachemest (du bas-bret. harnez, ferraille), ensemble des divers appareils qu'on adapte à un cheval, soit dans le but de le gouverner, soit pour lui faciliter le tirage ou le transport à dos. — Les appareils de gouverne sont : la bride, pour les chevaux, ânes et mulets ; Vanncatt,

fiour le buffle et quelquefois pour le bœuf; le licau, pour e chameau, etc. — Quant aux autres appareils, ce sont : pour le transport à dos, le bât ou la selle, avec ses sangles et les étriers; pour la traction, le harnachement, qui embrasse d'une part (pour le tirage) le collier, qui est remplacé quelquefois par la bricole, forte pièce de cuir qui embrasse le poitrail, les traits, en chaîne, en corde ou en cuir, qui s'adaptent au collier ou à la bricole; de l'autre (pour le recul), Vavaloire, qui longe les lianes et contourne les cuisses ; le surdos, qui opère la liaison ; la croupière, pour le limonier, et, afm d'empêcher les brancards, dans les voitures à deux roues, de s'élever et de s'abaisser, la sellette accompagnée de sa dossière et de sa ventrière. Les harnais, au reste, diffèrent suivant l'espèce de véhicule et suivant le rôle de l'animal auquel on les adapte. Voy. sellerie.

HARO (clameur de). Voy. clamegr.

HARPACE. Harpax, mollusque. Voy. plicatule.

HARPALE (nom mythol.), Harpalus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères. famille des Carabiques : taille moyenne, corps oblong. tête arrondie, corselet trapézoïdal et élytres striés, presque parallèles. Plusieurs de ces insectes présentent des couleurs d'un vert cuivreux ou d'un bleu métallique assez brillant. On remarque VH. bucéphale, VH. réiicome et VH. bleu, des environs de Paris.

HARrAYE

HAUSMAINNITE

HARPAYE, oiseau de proie. Foy. busard.

HARPE (du l).-!at. hm-pa), instrument de Musique, monli" aujouid'liui de 42 cordes verticales ((jueKjuefois de 43 et même de 46), et nuuii de pédales. Les cordes se pincent avec les doigts. Dans leur état naturel, elles ne fournissent que les sons d'une gamme ; le mécanisme annexé aux pédales permet à toutes de donner les demi-Ions et même un ton entier au-dessus de celui

Qu'elles donnent par elles-mêmes. — La harpe se joue des eux mains : elle a la même étendue que le piano à 6 octaves et une plus belle sonorité ; elle passe du son le plus éclatant au murmure le plus doux par des nuances presque insensibles.

La harpe est un des instruments les plus anciens : on la trouve chez les Juil's et en Egypte. Le trigone et le Iclracorde des Grecs étaient des espèces de harpes. Au moyen âge, elle fut l'inslrument des bardes saxons, puis des troubadours et des ménestrels. Les premières harpes lurent très simples. Le nombre des cordes n'était encore que de 17 au wu" siècle. Disposées suivant l'échelle diatonique, longtemps elles se refusèrent aux dièses et aux bémols. Ensuite vinrent les crochets, qui, correspondant aux cordes et nuis avec la main, accroissaient la tension et donnaient ainsi le demi-ton supérieur. Enfin, en 1720, lloclibrucker imagina la pédale, peri'eclionnée depuis par Yclter et d'autres; les crochets l'avaient été par Nadermann, quand Cousineau (1782) inventa le mécanisme à béquilles, (jui, avec un double rang de pédales, faisait produire à la même corde le dièse et le bémol à volonté ;

f)lui tard il fit des harpes plus simples à 7 pédales, et la larpc à chevilles mécaniques tournantes (1806). Pendant ce temps, Séb. Erard avait trouvé le tnécanis7ne à fourchette (1787-98); portant ensuite à deux le nombre des fourchettes, il créa la harpe à double ntouvement, qui hausse chaque corde d'un demi-ton ou d'un ton à volonté (1811) : cette harpe est celle dont on se sert auj. — 11 faut mentionner aussi la harpe chromatique de liothe à Berlin, ainsi nommée de ce que les cordes sont disposées par demi-tons (12 pour 7) : les cordes additionnelles s'y distinguent des autres par une couleur différente.

Harpe éolicnne ou H. météoréolique, appareil musical destine à produire des sons harmonieux par la seule action du vent. C'est une boîte de sapin, de i m. sur 0 m. 30, ayant en bas une table d'harmonie, sur laquelle passent 8 ou 10 cordes de boyau. En mettant toutes les cordes à l'unisson et en fixant l'instrument à une fenêtre de manière à ce qu'un courant d'air assez fort vienne à frapper les cordes, elles résonnent d'abord à l'unisson, puis font entendre des accords, avec des crescendo et des decrescendo inimitables. — On attribue l'invention de la harpe éolicnne au P. Kircher : elle a fourni à l'acoustique des expériences importantes sur la vibration des cordes. Sur son principe, on a tenté la construction de divers instruments, tels que V anémocorde ou piano dont les cordes sont mues par un soufflet, le violon éolique, Véolicordc, etc.

HARPE, Harpa, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectini branches, famille des Cassidées : coquille bombée, à spire courte, encroûtée, avec une large ouverture échancrée en avant et lisse sur la columelle ; tous les tours sont pourvus de côtes longitudinales parallèles et réguUères. L'animal a une tète petite, aplatie et munie de deux tentacules coniques, et un pied très grand terminé en forme de talon: enfin, du manteau sort un tube respiratoire long et grêle. Les Harpes habitent les mers tropicales; leurs coquilles sont belles et recherchées. On en trouve de fossiles dans les terrains tertiaires.

HARPE DE GEORGES, constcllatiou ausfralc située au S. du Faureau, entre l'Eridan et la Baleine, par 3 h. -ÎO m. d'ascension droite et 5° de déchnaison S. ; contient 2 étoiles de i" grandeur et 5 de 5".

HARPIE, Harpyia, section du genre Autour, de l'ordre .des Bapaces diurnes, famille des Falconidés. La Grattde Harpie d'Amérique on Aigle destructeur [Falco harpyia) est un oiseau plus grand que l'Aigle : son plumage est cendré et brun-noiràtre en dessus, blanchâtre en dessous; elle porte une huppe noire derrière la tête. Cette espèce habi'.e les forêts de la Guyane : elle s'attaque aux grands mammifères.

0;i donne encore le nom de Harpie ou Harpyie : 1° à un g'ure de Chauves-Souris, voisin des Bousfcttcs ( Voy. cépiialote); 2' à un genre d'Insectes, de l'ordre des Lépi-

doptères nocturnes, tribu des Bombycides. Voy. ce mot.

HARPON (du lat. harpago [du gr. apirri]), gros javelot à hampe, muni d'une longue corde. Le fer est triangulaire, tranchant et acéré ; la hampe a 2 m. de long ; la corde doit pouvoir filer plusieurs centaines de brasses ; elle porte b son extrémité une boule qui sert d'indice au pêcheur. Or harponne la baleine et généralement les cétacés et les gros poissons. Le métier de harponneur exige beaucoup de vigueur et d'adresse ; les dangers y sont extrêmes.

HART (orig. inconnue). On nomme ainsi : 1' tout lier fait d'une tM-anclie pliante et facile à tordre {Voy. fagot); 2° le lien qui, passé autour du cou du condamné à mort, l'attachait ensuite à la potence; et, par suite, la polenct même, le gibet. Voy. gariiotte.

HARTINE, var. de succin.

HASARD (étymologie douteuse), rencontre imprévue, concours d'éléments auquel l'intelligence ne paraît avoii cucunc part. Le hasard est, non ime cause véritable mais une idée purement négative, qui exprime l'ignorance où nous sommes sur les causes de certains événements. Ui dit souvent qu'Epicure a essayé d'expliquer le monde pai le concours fortuit des atomes. Il serait plus exact de ilire qu'il a essayé d'expliquer la rencontre des atomes par h liberté qu'il leur attribuait.

Jeux de hasard. Voy. jeu.

Marchandises de hasard. Voy. brocanteur.

HASCHICH, boisson enivrante. Voy. iiaciiicii.

HASE (de l'allem. Hase, lièvre), la femelle du lièv« et celle du lapin de garenne.

HAST (armes D'),du lat. hasta, lance, nom donné autrefois à toute arme composée d'un fer aigu ou tranchant, monté à l'extrémité d'une hampe. Telles étaient la hnstc propr. dite ou longue lance, la lance, la sarisse, l'épieii, la pique, le javelot, la phalarique, la lancegaye, l'angon. la zagaye, l'esponton, le fauchard, la hallebarde, la portuisane, etc. A toutes ces armes il faut joindre la baïonnette, qui est d'invention moderne.

HASTAIRE, iiASTAT (en lat. hastarius, hastalus). Chej les Bomains, le hastaire ou hastat était un soldat légionnaire qui était armé de la haste (longue lance;, et qui combattait à la première ligne, loy. légion.

HASTÉ (de haste), se dit, en Botanique, des feuilles ei forme de fer de lance.

HATCHETTINE, var. d'ozOKÉRiTE.

HATTI-CHÉRIF, nom donné, en Turquie, aux ordonnances émanées du sultan et signées de sa main. Voy. gcl- KHANÉ au Dict. d'Hist. et de Géogr.

iiATTi iiuMAvonx. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

HAUBAN (du flam. hobant, jwur hoofband, lien de tête). Les Marins appellent haubans de gros cordages à trois torons qui vont du haut du mât jusqu'à bâbord et à tribord du navire. Tout hauban entoure la tête du mât et lui fait comme un bandeau (de là son nom), puis est attaché à l'endroit des barres de hune. Il y en a de simples, et ceux-là sont garnis, à leur extrémité inférieure, de poulies ou de caps de mouton, où passe un filin qu'on appelle la ride du hauban. D'autres, au contraire, sont composés d'un système d'étagues et de palans, et se nomment haubans à bastagues, jadis candides. Les haubans prennent le nom de leurs mats: ceux des mâts de hune et de perroquet sont appelés galhaubans. — L'ell'et des haubans est d'étayer les mâts contre les secousses du roulis et de la tempête.

HAUBERT (de l'ancien ht-allem. halsber, garde-col), cotte de mailles à manches et à gorgerin, qui servait de hausse-col, de brassards et de cuissards [Voy. cotte). — On appelait fief de haubert un fief qui obligeait son possesseur à servir le roi à la guerre, avec droit de porter le haubert.

HAUDRIETTES, religieuses. Voy. le Dict. d Hist. et

HAUÉRITE, bisulfure de manganèse (MnS*), en crir^taux octaédriques noirs, à l'éclat semi-métallique, rappelle h pyrite (FeS*) par sa forme et ses propriétés chimiques : en beaux cristaux à Baddusa (Sicile).

HAUSEN ou Grand Esturgeon. Voy. ce mot.

HAUSMANNITE, oxyde de manganèse naturel, de formule Mn^O*, qui se présente en petits cristaux quadratiques ou en masses grenues. La couleur est d'un noir brunâtre et la poussière d'un rouge brun. La bausniannite ne donne pas d'oxygène par la chaleur. Elle se trouve à illfela (llarz) et en Tfiuringe.

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