HAMPE
• HALLIER (du b.-lat. hasla, branche), buisson épais dans lequel le menu gibier se réfugie pour éviter le chasseur.
On donne. aussi ce nom à un filet contre-maille, qui se tend perpendiculairement et qui est employé pour lâchasse d'un grand nombre d'oiseaux ; il varie pour la longueur, la largeur et la hauteur des mailles dont il est composé, selon la nature de la chasse à laquelle il est destiné; on l'appelle aussi tramail. Voy. ce mot et panneau.
HALLOYSITE, minéral du groupe des argiles, dont la formule est voisine de Al*0*.2SiO*.2H*0 + Aq. L'Hallojsite n'est pas plastique ; elle se rencontre dans des fdons anciens, en masses d'un blanc laiteux ou d'un vert jaunâtre. Certaines argiles réfractaires, employées pour les fa'i'ences, et très plastiques, se rapprochent cependant des Halloysites.
HALLSTATIENNE (kpoqhe). Voy. préhistorique.
HALLUCINATION (du lat. hallucinatio). On désigne sous ce nom toutes les illusions des sens et de l'imagination dans lesquelles un individu croit voir, entendre, toucher, etc., des objets extérieurs en leur absence. Elles ont beaucoup d'analogie avec celles du rêve et du somnambulisme. On en a proposé l'explication suivante : les organes des sens, qui reçoivent les impressions produites par les objets extérieurs et les transmettent au cerveau, peuvent aussi, dans certains cas, entrer en action si une autre cause leur occasionne un ébranlement : par exemple, une simple pression sur le globe de l'œil suffit pour donner lieu dans l'obscurité à une sensation de lumière ; de même, dans l'hallucination , un mouvement insolite du sang, une excitation nerveuse, etc., mettent en jeu les organes, et l'on entendra des bruits divers au milieu d'un profond silence, on verra de vives clartés dans l'obscurité : l'imaginjlion aidant, on sera obsédé par des apparitions, par des visions répétées et persistantes. Si l'halluciné ne reconnaît pas son erreur et perd la conscience de lui-même, il est atteint de délire ou de folie. L'hallucination, en effet, est un symptôme très fréquent du délire fébrile et constitue un dès éléments de la foUe (dans la manie, la monomanie, l'extase, l'hystérie) ; sur 100 aliénés, 80 au moins ont des hallucinations. Si le plus souvent ce genre d'illusion est le partage des esprits faibles, les hommes les plus remarquables par la capacité de leur intelligence n en sont pas toujours à l'abri : M. Lélut a cru pouvoir rapporter à des hallucinations les prétendues inspirations du démon de Socrate ; Pascal en avait de fréquentes. — Comme les hallucinations se lient ordinairement à des maladies mentales, soit aiguës, soit chroniques , elles n'exigent pas un traitement particulier. Elles sont un signe peu favorable pour la guérison dans la folie. — Consulter : Lélut, le Démon de Sacrale ; Brière de Boismont et Baillarger , de l'Hallucination.
HALO (du gr. (SXwî, aire). Les halos sont deux cercles lumineux, d'un rouge pâle en dedans, blancs ou bleuâtres en dehors, et à contour assez diffus, que l'on observe quelquefois autour du soleil, lorsque l'atmosphère contient de légères vapeurs. Le diamètre apparent du halo intérieur est toujours de 22 à 23°, celui du halo extérieur de 46°. On appelle /jar/i^/î'es des images généralement diffuses du soleil que l'on observé sur le diamètre horizontal du halo intérieur, et plus rarement sur celui du halo extérieur, et qui, rouges du côté du soleil, présentent depuis ce côté jusqu'au côté opposé toutes les couleurs du spectre, à l'exception du violet, qui est remplacé par une traînée blanche. Les halos et les parhélies sont souvent accompagnés d'arcs accessoires, 'jordés de rouge en dedans, et tangents aux extrémités du diamètre vertical, soit du petit, soit du grand halo, et plus rarement aux points du grand halo distants de 45° du diamètre vertical. Le cercle parhélique est un cercle blanc horizontal dont le pôle est au zéuitli, et qui croise les deux halos. — L'anthélie est une image très diffuse du soleil, que l'on observe sur le cercle parhéliquc à l'opposé de cet astre. Enfin on appelle encore partielles ou faux soleils deux images blanches du soleil à contours assez nets, tangentes au disque de l'astre et situées l'une au-dessus, l'autre au-dessous. — Ces phénomènes complexes, qu'on n'aperçoit pas toujours tous à la fois, sont produits par la rétraction des rayons solaires au travers de petites aiguilles de glace flottant dans l'atmosphère. Voy. COURONNES, GLOIRES.
Ces mêmes phénomènes peuvent être produits par la lune et prennent alors les noms de halo lunaire et de 2}arasélèiie.
HALOGÈNES, iialoïdes (du gr. àX;, akàf;, sel). Bérzelius a réuni sous le premier de ces noms le fluor, le chlore, le brome, l'iode ; et sous le second, les sels que donnent ces mêmes corps combinés avec un métal.
HALORAGÉES ou cercodiennes (du genre-type Haloragis ou Cxrcodia), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire infère, détachée des Onagrariées pour des' plantes herbacées aquatiques qu'on trouve partout et quelques arbrisseaux de l'Australie. — Principaux genres : le genretype Haloragis, dont les fruits ressemblent à des grains de raisin (d'où son nom, c.-à-d. raisin de mer), et les genres Pesse (Hippuris), Myriophylle, etc.
HALOTECHNIE, halurgie (du gr. aXî, à'kâi, sel), partie de la Chimie apj)liquée qui s occupe de l'extraction, de la préparation et de la fabrication des sels et en particulier du sel ordinaire.
HALOTRICHITE, alun de fer naturel ; en masses fibreuses plus ou moins altérées.
HALTÈRES (en gr. àXT7)pE;, d'aXXoiiat, sauter). Les Grecs appelaient ainsi des poids que les sauteurs tenaient dans les deux mains pour donner plus de pesanteur à leui"s bras, lorsqu'ils prenaient leur élan. — Auj. on a donné ce nom à deux masses de plomb réunies par un petit arbre de fer, ce qui permet de les manier facilement, et dont on se sert dans les salles de gymnastique. Voy. mils.
HALURGIE. Voy. haloteciinie.
HAMAC (de l'allem. Hangematte, natte suspendue?), jadis Branle, lit suspendu, consistant en une bande de toile ou de coton de 3 m. de long sur 2 m. de large, que deux faisceaux de cordelettes nommées araigur'es permettent de suspendre entre deux arbres, ou d'attacher au plafond d'une batterie ou d'un entrepont. En Amérique et en Afrique, les indigènes se servent de hamacs pour se garantir, pendant la nuit, des bêtes farouches et des insectes. Sur mer, on a généralement remplacé le hamac par un rectangle de bois, sur lequel est clouée une toile {Voy. cadre) : on y est mieux couché; mais ce hamac tient beaucoup plus de place à bord que les autres.
HAMADRYADES, nymphes. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
HAMADRYAS, sorte de Singe. Voy. cynocéphale.
HAMAMÉLIDE. Uamamelis, genre-type de la petite famille des Hamamélidées, rattachée aux Saxifragacées. h'H. de Virginie est un arbrisseau d'ornement, à feuilles semblables à celles du noisetier et à fleurs fasciculées, de couleur jaune, auxquelles succèdent des fruits agrégés qui ne mûrissent d'ordinaire que l'année suivante.
HAMBOUVREUX (de la ville de Hambourg, où il est commun), espèce de Moineau. Voy. friquet.
HAMEAU (d'un radical germaniq. ham ou cham], petit village, petit groupe de maisons écartées du lieu où se trouve l'église paroissiale. Ce mot ne s'emploie pas ordinairement dans le langage administratif et légal : on dit section de commune.
HAMEÇON (du lat. hamus), petit crochet de fer, armé d'une pointe appelée barde ou ardillon. On attache l'hameçon à des lignes, et on recouvre l'ardillon d'un appât auquel le poisson vient mordre (Foy. ligne). Les meilleurs hameçons sont ceux de fabrique anglaise : ils viennent de Reddilch (comté de Worcester).
Dans l'Industrie, on appelle quelquefois hameçon l'instrument plus connu sous le nom d'archet.
HAMITE, Hamites, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des TcntacuHfères, famille des Ammoiiidécs : coquille cylindrique cloisonnée, à cloisons persillées et h siphon dorsal, dont les tours disjoints et enroulés sur un même plan forment une sorte de spirale elliptique. Les Hamites sont toutes fossiles, et appartiennent aux terrains crétacés.
HAMPE nom donné, dans le langage ordinaire, au manche d'un ])inceau : et dans l'Art militaire, au manche d'un drapeau, d'une hallebarde, d'une pertuisane, etc.
En Botanique, on nomme ha?npe la tige d'un végétal dénuée de feuilles et de branches et destinée uniiniement à supporter les fleurs, comme dans la Jacinthe, le Pissenlit, le Plantain d'eau, etc.
En termes de Chasse, on appelle hampe la poitrine du cerf. — En termes de Boucherie, la hampe ou grasset, en parlant de l'espèce bovine, est le maniement [Voy. ce mot), dont la graisse est placée dans le repli musculocutané qui s'étend entre le ventre et la cuisse.