‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 772 sur 1729 · HÔTEL · texte numérisé non relu

HÔTEL

vagc; à 5 A., le I>aileron commun; à 6 A., IHypochoeris tachetée; à 7 A., la Laitue cultivée; à 8 A., le Mouron des champs; à 9 A., le Souci des champs; — on verra se lernier : à 10 h., la Chicorée sauvage; à il A., la Crcpide des Alpes; à midi, le Laileron de Laponie; à i A., l'Œillet prolifère; à "2 /t., l'Epervière auricule; à 3 A., le Souci des champs; à 4 A., l'Alysse utriculée; — à 5 A. s'ouvrira la bclle-tle-Nuit ; à 6 A., le Géranium triste; — rt 7 A. se fermera le Pavot nudicaule; à 8 A., l'Hémérocalle fauve : — enfin, à 9 A. s'ouvrira le Cierge à grandes Heurs, qui se referme à minuit. Voy. calendrier de

KLORE.

HORLOGE DE LA MORT, uom vulgalrc donué à la Vrillette et à une espèce de Psoque, insectes qui, en rongeant le bois, font entendre un bruit cadencé analogue à celui d'une horloge.

HORLocE. constellation située entre le Burin et la Tête du Serpent austral, par 3 h. 15 m. d'ascension droite et 57° de déclinaison sud, compte 11 étoiles de 5" grandeur.

HORLOGERIE, l'oy. horloge.

HORLY, en Cuisine, fdets de sole, de saumon, de maquereau, etc., fortement marines et frits ensuite.

HORNBLENDE [de l'allem. Horn, corne, et blenden, éblouir), minéral faisant partie du groupe des Amphiboles (Voy. ce mot). Elle contient une quantité notable d'alumine; les proportions respectives de fer et de magnésie varient beaucoup. Une variété peu ferrifère de Pargas (Finlande), qui a reçu le nom de Pargasite, est bleue ou verte ; la Hornblende proprement dite, en cristaux isolés ou en masses lamellaires, est noire, brune ou vert foncé. C'est l'élément essentiel des amphibolites, dioriles, syénites; on la trouve aussi dans des roches volcaniques (Bohème, Eifel, Etna).

HORNERO. oiseau. Voy. foi-r.mkr.

HOROPTÈRE |du gr. opoî, limite, et ô-:rrf,p, qui voit), se dit. en Optique, du lieu des points lumineux qui peuvent l'ormer dans les deux yeux des images^ sjonélriques.

HOROSCOPE (du gr. wpoTxoTEÎov; de wpa, heure, et ijxo~é(j>. considérer), observation qu'on fait de l'état du ciel « l'hetoe de la naissance de quelqu'un, et par laquelle les Astrologues prétendaient juger de ce qui devait arriver au nouveau-né dans le cours de sa vie. — Il y avait cinq manières principales de tirer les horoscopes ou de lire la destinée de l'homme dans les apparences du ciel : la 1", dite rationnelle, partageait le ciel en 12 maisons, c.-à-d. l'2 parties égales prises sur le cercle équinoxial; la 2", dite itianicre égale, divisait le zodiaque en 12 parties ; ce fut la méthode adoptée par Ptolémée et par Cardan. Les trois autres partageaient de même des cercles pris dans d'autres directions. Chaque maison avait des nidications propres, telles que longue vie, richesses, voyages, etc. bn appeliait thème de nativité le résultat des observations faites en traçant l'horoscope. Voy. thème, riGCHE et astrologie.

HORRIPILATION (du lat. korripilalio] , se dit, en Médecine, de ce frissonnement général qui précède ordinairement la (lèvre et dans lequel les Imibes des poils faisant saillie à la surface de la peau produisent cet état qu'on nomme vulg. chair de poule.

HORSE-POX (de l'angl. horse, cheval, et jyox, variole), maladie éruptive pi-opre aux animaux de l'espèce chevaline, et correspondant à ce que l'on appelle la vaccine ou cow-pox [Voy. ces mots) chez les bètes bovines.

HORST (mot allem. emprunté au langage des mines et introduit dans la science par M. Suess). On désigne, en Géologie, sous le nom de horst un massif surélevé, limité par des failles et entouré de toutes parts de couches alfaissées ; ex. : les Vosges, le Morvan. On a proposé de traduire par le terme de butoir le mot allemand Horst, dont l'emploi lend toutefois à se généraliser parmi les géologues français. — Par extension on peut appeler horst tout massif résultant de la tiestruclion partielle d'une chaîne ancienne et se com|X)rtant comme une masse rigide formant obstacle aux phi'iioinènes de plissement. Dans celle acception, le lenne de horst peut être avantageusement remplacé en français par celui de môle.

HORTENSIA (de Mme Horlense Lepaute, femme de l'horloger), Hydrangea hortensia, vulg. Hose du Japon, espèce du genre llydrangée, famille des Saxifragécs. C'est un petit arbrisseau qui ne flépasse guère 1 mètre, glabre (ious toutes ses parties, à feuilles ovales, aiguës et dentées;

à fleurs en corymbcs ou en l)oules : d'abord vertes, ces fleurs arrivent graduellement au rose. Cet arbrisseau croît en Chine et au Japon; il est souvent représenté sur les vases et les porcelanies qui nous viennent de ces contrées. On le cultive en Europe depuis 1792. On le multiplie de boutures avec facilité : mais la terre de bruvère lui est absolument nécessaire ; il demande une exposrtioii ombragée et de fréquents arrosages en été. Ses fleurs présentent parfois le curieux phénomène de se colorer en bleu; on obtient artificiellement cette couleur en entourant le pied de la plante d'ardoise pilée mêlée de limaille de fer.

HORTICULTURE (du lat. hortus, jardin, et de culture], partie de l'Agi'iculture qui a pour objet tout ce qui concerne les jardins; elle comprend : 1° le jardinage, c.-à-d. la connaissance des terrains, des engrais, des instruments propres à la petite culture, des procédés de culture (couches, serres, etc.) ;[2° la culture simple ou forcée des végétaux comestibles et des plantes d'ornement 3° l'établissement de diverses sortes de jardins. Voy. jardin.

Il existe à Paris une Société nationale et centrale d'Horticulture, qui, plusieurs fois par an, organise des expositions et distribue des récompenses aux jardiniers et aux horticulteurs. — Consulter : le Bon Jardinier, de Poiteau, Vilmorin, etc. ; le Manuel du Jnrdinier-maraicher, pépiniériste, fleuriste, etc., par L. Noisette; les Annales de la Société d'Horticulture (1827 et suiv.), etc.

HOSANNA (de rhébreu| hochiana, sauve présentement), prière que prononcent les Juif» dans la fête des Tabernacles : c'est une foi-mule de souhaits et de bénédictions. — Dans la Liturgie catholique, on nomme ainsi l'hynme qui se chante le jour des Rameauf , et qui commence par le mot hosanna.

HOSPICE. Voy. HÔPITAL.

HOSPITALITE (du lat. hospitalitas). Chez les anciens, l'hospitalité était regardée comme la plus grande vertu : c'était un devoir de l'exercer envers les étrangers, les voy»-

§eurs, les inconnus. Ceux qui avaient reçu une personne ans leur demeure étaient dès lors liés avec elle par les nœuds de l'hospilalité; les hôtes étaient obligés de se secourir mutuellement, et ce droit |)assait à leur postérité. Rien n'y pouvait porter atteinte, pas mênjc la guerre. Les dieux prolecteurs de l'hospitalité étaient Jupiter, Apollon, Vénus, Minerve, Castor, Pollux, et surtout les dieux Lares. L'hospitalité antique s'exerce encore parmi les Arabes et les peuples de l'Orient. — Dans l'Occident, la fréquence des relations et la multiplicité des voyageurs ont fini par rendre difficile et surtout onéreux l'exercice de l'hospitalité. Elle a fait place aux institutions charitables pour les pau\Tes, les malades, les infirmes, les réfugiés, etc. ( Voy. ASILE, ASSISTANCE PUBLIQUE) ; mais, en se transformant ainsi, l'hospitalité a perdu le caractère de noblesse et de grandeur qu'elle avait dans l'antiquité. Au moyen âge, l'hospitalité devint comme le privilège exclusif de certains ordres religieux. De là la création des ordres hospitaliers. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

HOSPODAR (mot slave qui signifie le maitre de la maison], titre de dignité qu'ont porté les souverains ((e la Moldavie et de la Valachie. Voy. le Dict. d'Hist. et de

HOSTIE (du lat. hostia]. Chez les anciens, c'était la victime que l'on immolait avant de marcher à l'ennemi : c'était souvent un prisonnier de guerre. Ce mot se disait aussi de toute victime. Voy. sacrifice et victime.

Auj. ce mot désigne un pain mince et azyme qui, par les paroles de la consécration, se change au corps de Jésus- Christ, mort pour nous comme une victime [hostia]. Voy.

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