HYDRO
inondations et de la navigation; l'hydraulique agricole, qui s'occupe de l'utilisation des eaux en agriculture, et aussi des moyens d'enlever les eaux inutiles ou nuisibles; \' hydraulique appliquée, qui étudie enfin l'emploi de l'eau comme force motrice et l'installation des moteurs à eau [loy. lance, distribctios d'eau).
Le débit d'un cours d'eau, c.-à-d. le volume d'eau qu'il débite par seconde, est égal au volume d'une colonne d'eau qui aurait pour base sa section transversale et pour longueur le chemin pai-couru en moyeime par les diverses couches liquides. I.a vitesse d'un cours d'eau dépend de la pente, de la largeur du lit, de la nature de son fond et de celle de ses parois. Pour ceux dont le profil est régulier, conune les canaux, on peut calculer la vitesse moyenne à l'aide de formules déterminées ; il n'en est pas de même pour les fleuves et les rivières dont la vitesse est ordinairement très variable d'un point à mi autre de leur étendue. On se sert alors pour la mesurer de divers appareils, dont le plus employé aujourd'hui est le moulinet deWoltmann {Vou. ce mol). Enfin, au point de vue de la force motrice, si l'on veut se rendre compte de la quantité T de travail que peut produire un cours d'eau, on la cal-
culera aisément à l'aide de la formule T = -5- dans laquelle M représente la masse de l'eau en mouvement et V sa vitesse movenne. Les barrages ont pour objet d'accroître celte quantité de travail. Voy. travail hécamque et chcte d'eau.
Les barrages, aqueduct, siphons, digues, bassins et
?uais, ponts, etc., sont l'objet de ce que l'on peut appeler architecture hydraulique. Dans ces constructions on fait usage des mortiers hydrauliques, c.-à-d. capables de faire prise dans l'eau et de résister à son action {loy.
CUIENTS, chaux HTDRAULIQUES).
Les cours d'eau constituent une force motrice souvent considérable, que l'homme jieut emplover au moyen d'installations appropriées. Leur force résulte de l'action de la pesanteur qui produit le mouvement de l'eau dans une chute soit naturelle, soit artificielle. On emploie cette force dans des machines qui reçoivent l'action de l'eau pour la transmettre ensuite aux machines spéciales qui doivent l'utiliser : ce sont les diverses espèces de roues et de turbines hydrauliques [Voy. ces mots). Il faut y joindre les machines à colonne d'eau dans lesquelles une chute d'eau d'une grande hauteur imprime un mouvement de va-etvient à un piston dans un corps de pompe. Enfin, dans le bélier hydraulique, l'eau agit sans intermédiaire pour prmluire un travail utile [Voy. bélier). On peut encore utiliser une chute d'eau pour comprimer de l'air atmosphérique et se servir ensuite de cet air comprimé, transmis à grande dislance, pour actionner des machines spéciales [Voy. compression). On peut aussi employer l'eau pour diminuer les elfets du frottement : telle est l'idée qui avait présidé à l'invention du chemin de fer hydraulique de Girard en 1852. Cette idée a été reprise en 1889 par M. Barre, qui avait exposé un système de wagons glissant sur des rails avec interposition d'une légère nappe d'eau, et recevant leur mouvement par l'action, sur des aubes courlxîs, de la pression de l'eau amenée par une conduite placée dans l'axe de la voie. Ce système ne parait pas susceptible d'iuie application réelle en dehors ae cas très particuliers. Enfin, on appelle orgue hydraulique un orgue jouant par le moyen d'une chute d eau, qui y fait entrer le vent et le f«i. résonner.
Les machines destinées à élever l'eau sont le chapelet, la noria, la vis d'.^rchimède, la roue à palettes, la roue élévaloire, le tympan, les seaux des puits, le manège des maraîchers, la machine à molettes, les diverses espèces de pompes (Voy. tous ces mots). — Dans certains lieux, il suffit de forer le sol pour obtenir de l'eau. Voy.