HYDRAULIQUE
même nié son existence. — On nomme canal hyaloïdien un canal qui passe au travers du corps vitré et contient un rameau de l'arlèro centrale de la rcline.
HYALOMICTE (du gr. îiaXoî et [xixtôc, mêlé), roche composée de quartz et de mica blanc; c'est une variété de granulite dépurvue de feldspath. Elle est ordinairement associée aux gîtes stannifères.
HYALOPHANE, var. û'Orthose contenant de la baryte ; en cristaux transparents dans la dolomie de Binnen (Valais).
HYALOSIDÉRITE, var. ferrifèrc de Péridot, dans les dolériles du Kaiserstuhl (duché de Bade).
HYALOTECHNIE, iiyalurgie (du gr. ûaXoî, verre, et de TéyvT|, art, et êoyov, travail), art de travailler ou de fabriquer le verre. Voy. vkrre.
HYBRIDATION id'hybride; du lai. hybrida). On nomme hybride 1 animal ou le végétal produit par le croisement d'individus aupartenant à des espèces ou à des races différentes. Dans le premier cas, c'est un //. vrai ; dans les deux autres, c'est un H. faux ou métis [Voy. ce mot). — Linné avait cru voir des hybrides dans la majorité des espèces végétales ; CandoUe en a réduit le nombre à une quarantaine, et Decaisne à une vingtaine. On peut donc dire que si les hybrides végétaux obtenus arliliciellement par la culture sont assez nombreux (Voy. fécondation), les hybrides végétaux naturels sont d'une rareté extrême. — Chez les animaux, l'hybridation entre espèces sauvages est aussi très rare : dès qu'il s'agit d'espèces domestiques ou réduites à l'état de captivité, les croisements (leviennent plus fréquents ; c'est ainsi qu'on a vu s'unir le chien et la louve, le lion et le tigre, etc. L'âne avec la jument a donné le mulet ; le cheval avec l'ânesse, le bardot ; le bouc avec la brebis, le tityre; le bélier avec la chèvre, le tnusmac; le lièvre avec le lapin, le léporide. — Chez tous les animaux hybrides, les caractères des deux espèces sont entièrement fondus et noii pas seulement juxtaposés. Dans certains végétaux hybrides, la couleur des fleurs est celle qui résulterait sur la palette du mélange des deux couleurs primitives. Mais le fait le plus important à noter, c'est que les hybrides sont inféconds, ou du moins que la l'écondité ne dépasse pas trois ou quatre générations. On ne peut former de races hybrides. Bientôt les êtres nouveaux qu'on a formés retournent à l'un des types primitifs, s'ils ne sont stériles.
Voy. ESPÈCE.
Aux exemples d'hybridation que nous avons donnés et
Îui se bornent aux Mammifères, on peut ajouter : » parmi les Oiseaux, les produits de l'espèce galline avec le faisan et la pintade, du canard et de l'oie, du cygne sauvage et de l'oie domestique, de la pintade et du paon, des perdrix et des tétras avec le hocco, des moineaux entre eux, du canari et du tarin avec la linotte, le chardonneret, le pinson, le verdier et même le bruant et le bouvreuil ; 2° parmi les Insectes, ceux du bombyx du ricin et du bombyx de l'allante, du sphinx du peuplier et du sphinx demi-paon, du grand paon et du petit paon-de-nuit, etc. — On n'a guère étudié les cas d'hybridation que les poissons peuvent offrir.
Chez les Végétaux, les hybrides obtenus par la culture sont en grand nombre. De même que chez les animaux, ces hybrides ne sont pas toujours inféconds, mais en général la fécondité est diminuée. Au contraire de l'appareil reproducteur , l'appareil végétatif est plus développé. On connaît même des hybrides entre deux genres diirércnls, le Blé et l'iEgilops. Le produit [JEgilops triticoides] est infécond par lui-même, mais, fécondé par le pollen du Blé, il donne un hybride dirivé, appelé JEgilops spellasfortnis, qui est fécond par lui-même, et, chose remarquable, les générations successives offrent dans leurs caractères un degré de constance et de (ixilé comparable à celui d'une espèce ordinaire. HYBRIDE, en Physiologie. Voy. hybridation. En Grammaire, Hybride se dit de mots formés de radicaux pris dans deux langues différentes ; tels sont : choléramorbus, monocle, qui sont moitié grecs, moitié latins; bureaucratie, moitié français, moitié grec, etc. Bien que les mots hvbrides soient proscrits avec raison par les philologues, il en est quelques-uns qui ont été sanctionnés par l'usage.
HYDARTHROSE ou hydrarthre (du gr. Côwp, eau, et dfpOpov. articulation), accumulation de sérosité dans une cavité articulaire. L'hydarlhrose est considérée auj. comme
étant toujours secondaire soit à une affection locale de la jointure, soit à une affection générale (tuberculose, syphilis, rhumatisme). Elle provient soit d'une cause extérieure, telle que coup, chute, contusion, entorse, etc., soit d'une cause interne, telle que rhumatisme, état puerpéral, scrofules, etc. A l'état aigu, cette affection est un des phénomènes de l'arthrite ou inflammation articulaire [Voy. arthrite), et peut se terminer par la résorption spontanée du liquide. A l'état chronique, elle persiste indéfiniment ; il y a des rechutes, et des subluxations et luxations des os peuvent se produire. Le repos, l'immobilisation, la compression, les révulsifs, la ponction suivie d'injection phéniquée et, en dernier lieu, l'arthrotomie sont les principaux moyens à lui opposer.
HYDATIDES (du gr. uSaT(<;j. Le mot hydalide, qui avait désigné d'abord une petite tumeur enkystée de la paupière supérieure, puis toute espèce de kyste ( Voy. ce mot), a été spécialement employé, en Zoologie, pour désigner certains vers intestinaux, avec ou sans tête, et en lorme de vésicules, que l'on avait pris d'abord pour des espèces particulières. Il est reconnu aujourd'hui que tous ces animaux, cysticerques, échinocoques, cœnures, elc. [Voy. ces mots), ne sont autre chose que des larves de ténias. Voy. ténia et helminthes.
HYDNE (du gr. uSvov, truffe), Hydnum, genre de Champignons Basidiomycèles ; chapeau tantôt stipité, tantôt sessile, hérissé inférieurement d'aiguillons nombreux. L'IJ. rameux de Bulliard est comestible : on le trouve en France sur les hêtres.
HYDR.... Voy. hïdro....
HYDRACHNE (du gr. Cûwp, eau, et dfyvTj, duvet, poil), Hydrachna, genre d'Arachnides, de la tribu des Acarides, renferme des espèces très petites, qui vivent dans les eaux stagnantes. Leurs pieds sont ciliés et propres à la natation.
HYDRACIOES [à^ hydrogène cV d'acide), acides résultant de la combinaison d'un corps simple ou composé avec l'iiydrogène. Voy. acide.
HYORAGOGUES (du gr. ùSpay^YÔî), substances qui ont la propriété de faire écouler les sérosités épanchées dans les cavités ou infiltrées dans les tissus organiques, et que par conséquent on emploie contre l'hydropisie. Ce sont des purgatifs drastiques, des diurétiques" et des sudorifiqucs.
HYDRANGÉE (du gr. uSup et d'p'Erov, vase), Hydrangea, genre de la famille des Saxifragées, renferme de^» arbrisseaux élégants à feuilles opposées, ovales; à fleurs blanches ou roses; le fruit est une capsule biloculaire. Toutes les espèces sont exotiques. Quelques-unes sont cultivées dans nos jardins pour la beauté de leurs Heurs : i'H. de Virginie [II. arborescens), VH. du Japon (//. japonica) et surtout Vllortensia [H. hortensia). Voy. hortensia.
HYDRARGILLITE, syn. de Gibbsite [Voy. ce mot); pris quelquefois comme syn. de Wawellite [ Voy. ce mot) . «
HYDRARGYRE (du gr. 68pàpyupo;, argent liquide), ancien nom du Mercure [Hg].
HYDRARGYRIE [d'hydrargyre), ou Erythème mercuriel, éruption cutanée produite par l'administration intérieure ou extérieure des préparations mercurielles, et caractérisée par de petites vésicules développées sur des surfaces rouges d'une étendue plus ou moins considérable. Des ablutions avec de l'eau fraîche, des bains tempérés, un régime doux, les purgatifs et les préparations opiacées sont les moyens employés contre cette maladie.
HYDRATE (du gr. îJSwp, eau). Ce terme s'applique, en Chimie, à tout corps qui peut être considéré comme résultant de la combinaison de l'eau avec un corps simple ou composé. Ainsi la combinaison de l'eau avec un oxyde donne un hydrate basique ; avec un anhydride on a un hydrate acide ou acide proprement dit. Une base, un acide, un sel peuvent s'unir en outre aux éléments de l'eau pour donner des hydrates.
HYDRAULIQUE (du gr. OSpauT^ti;, orgue qui marchait au moyen de l'eau). C'est la science qui permet à l'ingénieur de résoudre les problèmes relatifs à l'aménagement et à l'emploi des eaux terrestres : elle repose sur Yhydrostatique, qui étudie l'équilibre des fluides, et Vhydrodi/namique, qui étudie le mouvement des fluides. La science de l'hydraulique se subdivise en diverses branches, qui sont : {'hydrologie, étude des eaux en général et de la formation des cours d'eau; V hydraulique fluviale, "'u étudie le régime des cours d'eau au point de vue des