SOLIDE
HYDRAZINES. On donne, en Chimie, le nom A'hydrazines à une classe de composés dérivant du diainidogène (AzH*)* par substitution de radicaux monovalents à un ou plusieurs atomes d'hydrogène. On a préparé des hydrazines primaires et secondaires, c.-à-d. provenant du remplacement de 1 ou 2 atomes d'hydrogène du diamidogène. Ces corps présentent une grande analogie de propriétés chimiques avec les ammoniaques composées. .Ainsi, i par une oxydation ménagée, les hydrazines donnent des I tétrazones, corps comparables par leur formation aux composés azuîques. — La plus importante des hydrazines est la phénylhydrazine AzH*.AzlI.C*H^, qu'on" prépare en réduisant, par le zinc et l'acide acétique, le diazobenzolsulfonalc de potassium C*'H*Az*SO"'K. La phénylhydrazine est un liquide incolore, doué d'une odeur aromatique, peu soluble dans l'eau, maïs soluble dans l'alcool et l'élher. C'est une base qui donne des sels avec les acides. Elle est d'une grande importance dans l'étude des sucres; elle donne avec ces composés d'abord des hydrazones, puis, par oxydation, des ozazones ou dihydrazones. Ces réactions, qui ont lieu avec les aldéhydes et les cétones. ont permis à M. Fischer de reconnaître et d'isoler un grand nombre de sucres [Voy. sucres).
HYDRAZONES, composés qui se produisent quand on mélange la phénylhydrazine avec une aldéhyde ou une cétone ( Voy. sucres et htdrazises).
HYDRE (du gr. SSpa), synonyme de Serpent d'eau.
Voy. HTDROPHIS.
HYDRE, Hydra, genre de Polypes nus, c.-à-d. dont le corps n'est protégé par aucun test spécial. C'est une sorte d'outre contractile dont la paroi est formée pr deux couches de cellules différentes; l'extérieure s'appelle ecloderme, l'intérieure endoderme. La partie inférieure, rétrécie, constitue un pied assez grêle ; la bouche, seul orifice qui conduise dans la cavité du corps, est entourée de tentacules ou bras avec lesquels l'animal saisit les larves et les vers dont il se nourrit; ses téguments sont garnis d'appareils d'urtication |iarticuliers. Ces pelils êtres vivent dans les eaux douces. On rencontre communément dans les baquets d'arrosage des jardins les deux espèces appelées H. grise (H. fusca) et H. verte H. viridis).
Les hydres ont fourni le premier exemple tle reproduction gemmipare. On peut voir se former à la surface de leurs corps des bosselures, espèces de verrura qui grandissent en taille et en ressemblance avec l'animal qui les porte, puis s'en détachent pour vivre de leur vie propre. Elles se reproduisent en outre {lar scissiparité. Trembley en 1 740 remarqua qu'on pouvait couper les hyilres en tous sens et qu'au bout de 4 ou 5 jours les segments se complétaient, en sorte qu'il crut d'abord que c'étaient des plantes se reproduisant par boutures. Celle découverte eut à celte époque un très grand retentissement. Outre ces deux modes de reproduction, les hydres sont encore ovipares.
HTDRE. En Astronomie, on nomme Hydre femelle, Echidna, ou Vipère, une constellation de l'hémisphère austral, longue et sinueuse, dans laquelle on remarque une étoile de 2* grandeur, le Cœur de l'Hydre. 7 de 4' gr. et 41 de 5'. Son ascension droite moyenne est 10 h. 0 m., sa déchnaison 10° sud ; elle s'étend au-dessous du Lion, de la Vierge et de la Balance ; — Hydre mule, une constellalion plus méridionale, qui ne parait point dans nos contrées ; elle renferme 3 étoiles de 5* gr., 1 de 4*. 21 de 5»; son asc. dr. est 2 h. 40 m., sa déclinaison 70' sud.
HYDRO..., initiales du mot hydrogène, préfixe dont on se Sf'rvait beaucoup autrefois pour désigner des combinaisons hydrogénées. Ex. acide hydrochlortque, hydrochlorate, hydrosulfate, etc. On dit plus généralement ace</e chlor-
HYDROBATb: