HYDROGÈNE
hydrique, chlorhydt'ate, suif hydrate, etc. {Voy. ces mots). — En Chimie organique, on emploie souvent ce préfixe pour commencer le nom des mots désignant une substance qui a absorbe de l'Iiydrogène ou qui dilVèrc par l'hydrogène d'une substance connue. C'est ainsi que l'on dit hyaroquinone, hydrazobenzol, etc.
HYDROBATE [qui marche sur l'eau), synonyme de Merle d'eau. Voy. cincle.
HYDROCANTHÀRES (du gr. SSup, eau, et xâvOapo;, scarabée), tribu d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, renferme des insectes de forme elliptique oui vivent dans les eaux stagnantes. Ils nagent avec facilite, grâce à leurs pattes postérieures, aplaties en forme de rames, qui se meuvent latéralement ; ils ne sortent de l'eau qu'au coucher du soleil, pour voler d'un étang à un autre. Us sont très voraces. Leurs larves vivent également dans l'eau. Principaux genres : les Dytiques et les Gyrins.
HYDROCARBURES ou Carbures d'hydrogène. On désigne sous ce nom les combinaisons du carbone et de l'hydrogène. Ces composés sont en nombre considérable et présentent de nombreux cas d'isoméries ; on les a classés on séries, dont voici la nomenclature :
1° Série des hydrocarbures saturés, de formule générale C°H*°+*, dont le type est le méthane ou hydrurc de mé- Ihyle CH*. Ces carbures (méthane, éthane, propane, etc.) se produisent par la distillation sèche des matières organiques et se trouvent dans les pétroles d'Amérique. Ils donnent avec le chlore uniquement des produits de substitution.
'i" Série de Vélhylène C"H*" ou oléfines, carbures non saturés, qui peuvent s'unir au chlore pour donner des composés saturés; ils peuvent se combiner aux hydracides.
3» Série de ï'acéthylène C'H*"-* et série des camphènes C"ll-°~*, hydrocarbures encore moins saturés que les précédents. Ils peuvent se combiner au chlore pour donner des composés saturés.
4° Carbures aromatiques : ce sont la benzine et ses homologues, naphtaline, anthracène, etc. Ces carbures peuvent tous dériver du premier d'entre eux, la benzine, par substitution à son hydrogène de groupements divers. Ces carbures présentent de nombreux cas d'isoméries de substitution et d'isoméries de position [Voy. isomkbie).
Les hydrocarbures sont le noyau autour duquel se grou-
fient diversement les divers éléments pour faire les alcools, es éthers, les acides, les aldéhydes, etc. On admet aujourd'hui que la stabilité des divers dérivés d'un même alcool, d'iui même acide, tient à la stabilité de la structure du noyau hydrocarboné commun à ces corps, ou tout au moins des divers atomes de carbone qui entrent dans ce noyau.
Les carbures d'hydrogène peuvent être formés par synthèse, et on peut passer d'une série ci une antre par des méthodes de synthèse dues à M. Berthelot. Le point de départ est la formation directe de l'acétylène à partir du carbone et de l'hydrogène et sa transformation en benzine par l'action de la clialeur. Cette réaction est le type des synthèses pyrogénées, qui ont permis d'étudier le mode de formation des carbures pyrogénés, c.-à-d. de ceux qui proviennent de la distillation sèche des matières organiques. Ces méthodes sont exposées dans les Leçons sur les méthodes générales de synthèse en Chimie organique de M. Berthelot.
HYDROCÈLE (du gr. ijB^oyd\kr\) , tumeur formée dans le scrotum par un amas de sérosité. Les causes de cette maladie sont assez obscures; l'habitude de l'équitation y prédispose; les coups, les chutes sur les bourses la déterminent. — La marche de l'hydrocèle est généralement assez lente. Arrivée à un certain développement, la maladie peut rester très longtemps stationnante et ne constituer qu'une simple infirmité; quand le volume de la tumeur augmente, il devient nécessaire d'intervenir soit par la ponction suivie d'injection iodée, soit par l'incision. Cette dernière méthode doit être préférée pour les hydrocèles congénitales qui communiquent avec la cavité péritonéale.
HYDROCÉPHALE (du gr. u8wp, eau, et xecpaXi^, tête), hjdropisie de la tête ou collection de sérosité dans l'intérieur de la cavité crânienne. L'hydrocéphale est particulière aux enfants. Elle est souvent l'elTet d'une méningite simple ou tuberculeuse, des scrofules, de la phtisie, des lièvres éruptives (rougeole et scarlajline}, chez les enfants
à la tête volumineuse, lymphatiques, avec prédominance du système nerveux et des facultés intellectuelles. — L'hydrocéphale peut être aiguë ou chronique. La marche ae 1'//. aiguë est toujours rapide et son issue généralement funeste. Elle a pour symptômes ordinaires : céphalalgie, tristesse, somnolence, état fébrile continu avec convulsions, enfin assoupissement, perte de la sensibilité, mort. l,'H. chronique peut être congénitale ou acquise. Dans le premier cas, l'enfant ne vit guère au delà d'un an. Après la ■ naissance, l'hydrocéphale se reconnaît aux caractères suivants : tête volumineuse ou déformée, face atone et expression égarée. Bientôt se produit un dépérissement graduel avec les symptômes de 1'//. aiguë. Dans le second cas, l'enfant devient tantôt triste et comme hébété, tantôt maussade et turbulent ; les facultés intellectuelles prennent un développement extraordinaire ou s'atrophient graduellement. Peu à peu les symptômes s'aggravent; la sensibilité s'émousse et s'éteint, et le malade succombe dans le marasme ou bien dans le coma et les convulsions.
Les cas dans lesquels on a tenté récemment {^ponction simple, ceux dans lesquels on a fait la trépanation suivie de drainage, ou trépano-ponclion, n'ont pas fourni de résultats bien encourageants.
HYDROCÉRAMES (du gr. CSup et xépa[i.o;, terre à lK)ticr), vases à rafraîchir. Voy. alcahazas.
HYDROCHAR IS, genre type de la famille des Hydrocharidées, renferme des plantes aquatiques, dont une seule espèce est indigène, VH. morsus ranse, vulg. Morrène, Mors de grenouille. Ses feuilles ressemblent à celles du nénuphar, mais sont plus petites; ses fleurs dioïques sont blanches, un peu jaunes à la base des pétales. — La famille des Hydrocharidées renferme, outre le genre type, les genres : Anacharis, Vallisnérie, Slratiotes, Limnobium, etc.
HYDROCHŒRUS, ou Cochon d'eau. Voy. cabiai.
HYDROCLIMAX (du gr. uSwp, eau, et xX([xa5, degré),' appareil inventé par Boyle pour mesurer la densité des liquides. Il se compose d'un corps de pompe qui communique avec plusieurs tubes de verre, placés verticalement, et plongeant chacun dans un vase qui contient un des liquides. En faisant mouvoir le piston on aspire les liquides, et les hauteurs qu'ils occupent respectivement dans les tubes sont inversement proportionnelles à leur* densités.
HYDROCORISES (du gr. uSwp et x6ptî, punaise), vulg. Punaises d'eau, famille d'Insectes aquatiques, de l'ordre des Hémiptères, section des llétéroptères. Ces insectes sont très carnassiers, et piquent vivement quand on veut les saisir. — Principaux genres : les Nèpes, les lianâtres et les Notonecles.
HYDROCOTYLE (du gr. uowp et xotûXtj, écuelle), genre de la famille des Ombellifères, type de la tribu des Hydrocotylées, renferme des herbes aquatiques, à feuilles simples ou composées, îi fleurs blanches en ombelles. Ces plantes croissent dans les marais et les lieux sablonneux. L'//. vulgaire, ou Ecuelle d'eau, est ainsi appelée de la forme de. ses feuilles orbiculaires, qui flottent à la surface des eaux stagnantes. Ces feuilles sont acres et nuisibles aux bestiaux ; elles s'emploient comme détersives et vulnéraires. L'Hasiatique est donnée comme spécifique contre la lèpre.
HYDROCYANATE, hydiiocyaniqde. Voy. cyanhïdrate, cyan-
HYDRIQLK.
HYDROCYANITE, sulfate anhydre de cuivre (CuSO*), en cristaux verdàtres orthorhombiques, au Vésuve.
HYDRODYNAMIQUE (du gr. uSwp, eau, et de dynamique), partie de la Mécanique qui a pour objet le mouvement des liquides. Un de ses principes les plus importants est le théorème de Torricelli : Les molécules liquides, en sortant de l'orifice, ont la même vitesse que si elles étaient tombées librement, dans le vide, d'une hauteur égale à la distance verticale du centre de l'orifice à la surface du liquide dans le réservoir [ Voy. ajutage, pouce d'eau, HYDnoMÈTRE, JET d'eau). D'aulrcs lois de l'hydrodynamique sont exposées à écoulement et à hydraulique. — L'hydrodynamique théorique (où l'on ne tient pas compte du frottement) a pris un développement considérable depuis les travaux de Ilelmholtz.
HYDROFLUOSILICIQUE (acide). Voy. silicium.
HYDROFUGE. Voy. enduit et mastic
HYDROGÈNE (du çr. SStop, eau, et du suffixe ^sv^î. qui produit), dit aussi Air inflammable, gaz simple, incolore, sans saveur ni odeur, mais impropre à la respira-