ICHTYOPHAGES
impairs étant à volonté spondées ou ïambes, et n'admettant que très rarement ou jamais d'équivalent : Ut prïscâ gens [ niôrlâliûni.
4" L7. dimètre catalectique ou vers anacréotitique, de deux mètres moins une syllabe ou de trois pieds plus une svllabe : le premier pieà est un ïambe ou un spondée et quelquefois un anapeste; les deux autres, des ïambes.
Adês, Pâtêr | sûprë | me,
Quêin uémo vï 1 dît un | quain.
5° L7. lélramèlix, de boit pieds : il admet tons les pieds du trimètrè libre; le dernier est un ïambe. Nâmq : .£*cùlâ ] jiï lïbcrô [ rûm saûcïi ôp | plëul pôrlïcûs.
Chez les Grecs, le vers ïambiquc est émineimuent le vers de la satire, comme le témoigne Horace :
Arcliilochum proprio rabies arniavil iambo.
(Art poét., V. 79.)
C'est aussi le vers le plus fréquemment employé par les tragiques et les comiques, tant grecs que latins. Parmi les autres ïainbographes, on cite : cliez les Grecs, outre Arcliiloque et Simonide, llipponax, Ânanius et Critias; diez les Latins, Catulle, Horace et Martial.
Les .\Uemands et les Anglais donnent à im de leurs vers le nom A'iambique : l'accent y remplace les longues. Du reste, le nombre des syllabes de leurs vers ïambiques est très variable : le plus souvent il y en a dix; il peut y en avoir justpi'à douze. L'ïambique allemand de dix syllal)es est le vei-s tragique ; l'ïaiTibique anglais est le vers héroï{|ue et le vers usuel. — A. Chénier a donné le nom d'ïambes à quelques pièces où alternent le vers de douze syllab»?5 et celui de huit, à l'imitation des Epodes d'Horace. M. Aug. Barbier a suivi cet exemple, et aujourd'hui les iambes sont devenus une variété de la satire : c'est la salire Ivrique.
ÏAINBOGRAPHES. Voy. ïambe.
lATRALEPTIQUE ou lATRALiPTiQCE (du gr. îa-sôî, médecin, et i'/.z:-~r,i. qui oint), méthode de Théraj)eulique qui consiste à traiter les maladies par les frictions ou par les onctions, au moyen de fomentations, de liniments, etc.
Voy. ONCTION.
lATROCHiMIE (du gr. îaxpôî et de chimie). Voy. chi-
MIATKIE.
lATROMATHEMATICIENS ou iatbomécaxiciens (du gr. laTso; et de mathématicien ou mécanicien), médecins
3ui cherchaient à rendre compte de tous les phénomènes e réconomie, dans l'état de santé comme dans l'état de maladie, par les prhicipes de la mécanique, et qui expliquaient par des calculs mathématiques les lois d'après lesquelles ces phénomènes ont lieu. Celte secte prit naissance en Italie vers le milieu du xvii* siècle. Horelli et Bellini en furent les fondateurs.
lATROPHA, plante. Kom. médicimer.
IBÉRIDE du gr. t6T,p'.;), genre de la famille des Crucifères, renferme des plantes herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles alternes, à fleurs blanches ou purpurines, disposées en grappes. Ces plantes appartiennent à l'Europe et à l'Asie. On en cultive plusieurs pour l'ornement (les jardins : telles sont Vlbéride ombellifère, appelée vulg. Thlaspi, et par corruption Téraspic ou Taraspic, à fleurs blanches ou violettes, dont la grappe raccourcie imite une ombelle; 1'/. toujours fleurie, dite aussi /. de Perse, Corbeille d'argent, ou Thlaspi vivace, et 1'/. toujours verte, qui sont très répandues : on en fait de belles bordures qui se couvrent entièrement de fleurs blanciies
IBEX, nom scient du Bouquetin. Voy. ce mot.
IBIS (du g. î6i;). Ibis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers limicoles. famille des Longiroslres, voisin des Tantales et des Courlis, renferme des oiseaux migrateurs, caractérisés par un Iwc allongé, arqué, élai-gi et presque carré à sa base ; quatre doigts, les trois de devant réunis par une membrane. Ces oiseaux se nourrissent de lézanls, de serpents, de grenouilles, etc. Les espèces se trouvent répandues dans les deux mondes.
L'Ibis sacré ou /. blanc (I. religiosa], espèce type, commune en Egypte, ressemble à la cigogne, mais sa taille est plus petite et il a le cou et les pieds plus longs en pniporlioii. Son plumage est d'un blanc roussàtre, avec les gi-andes plumes du l>out des ailes noires. Le tour de la tête est dégarni de plumes, mais revêtu d'une peau
rouge et ridée. Le bec eâl ùe couleur aurore. Les anciens Egyptiens rendaient à cet oiseau un culte religieux, rélevaient dans l'enceinte de leurs temples, le laissaient errer librement dans les villes et embaumaient son cadavre. Ils supposaient à cet animal un attachement inviolable à leur pays (dont il était l'endilème), et j)ensaient qu'il arrêtait sur les frontières des légions de ser|)ents qui auraient dévasté leurs champ. Le meurtre même involontaire d'un de ces oiseaux était puni de mort. Les ibis sont représentés sur un grand nomljre de monuments égvptiens. Ce n'est que depuis la campagne d'Egypte que Von est renseigné sur la nature exacte de l'espèce d'Echassiers qui recevait jadis tant d'honneurs. C'est Yabou-hannés ou Père Jean des Arabes. — Parmi les autres espèces, on remarque surtout : Ylbis vert ou Courlis vert, qu'on trouve quelquefois en Italie et en Allemagne, et l'ibit rouge, vulg. Bec croche, de l'Amérique tropicale.
IBYCTER, oiseau de proie. Voy. raxcaxca.
ICAQUIER, Chrysobalanus, genre type de la famille des Chrysobalanées, détachée de celle des Rosacées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles alternes, entières, et à fleurs blanchâtres, disposées en grappes et en panicules. Ces plantes sont originaires de l'Amérique tropicale. \.'Icaquier ordinaire [C. icaco] est un petit arbre commun à Cayenne et aux Antilles, de 5 m. de haut, à tronc tortueux, et dont le fruit, dit vulg. Prune d'Amérique, ressemble à notre prune de Damas. La chair de ce fruit est molle, blanche et d'une saveur douce très agréable. L'écorce, la racine et les fruits sont astringents: les amandes des graines fournissent ime huile employée contre la dysenterie. L'/. à longues feuilles, de la K"'-Géorgie, a des fruits en forme d'olive.
ICHNEUMON (du gr. îyvcjfiiov), ou rat de pharaon, Herpestes Pharaonis, espèce du genre Mangouste { Voy. ce mot). C'est un petit Carnassier, long de 0 m. 50, y compris la queue qui est aussi longue que le corps, et dont le pelage est d'un brun foncé tiqueté de blanc sale. Il vit au Iwrd des rivières et s'apprivoise facilement On l'emploie en Égj'pte à détruire les rats et les souris, dont les maisons sont infestées. Il se nourrit aussi de lézards, de poules, d'oiseaux et d'œufs. Les anciens Egyptiens croyaient qu'il détruisait les œufs du crocodile, et lui rendaient pour ce motif un culte religieux.
ICHXECMON, vulg. Mouckc vibrante ou tripile, genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères tcrcbrants, famille des Pupivores et type de la tribu des Ichncumonides : corps étroit et linéaire, ailes très veinées; la femelle a l'abdomen armé d'une triple tarière, dont elle perce la peau des chenilles pour y déposer ses œufs. Les larves qui en proviennent vivent aux dépens de la chenille jusqu'au moment de leur transformation en nvmphe. Ces insectes rendent un véritable service à l'agriculture en détruisant un grand nombre de chenilles. — La tribu des Ichncumonides renferme les genres : Alyse, Hybinzon, Bracon,Microgaster. Ophion, Ichneumon, etc.
ICHNOGRAPHIE du gr. "7;^;, trace, et yoisw. décrire). On nomme ainsi, en Architecture, le plan horizontal d'un édifice. V ichnographie est opposée à la stéréogra-
fhie, qui représente l'objet sur un plan perpendiculaire à horizon.
ICHOR (du gr. ï^wp), mot par leouel on désigne, en Médecine, la sawie, sérosité sanguinolente et putride qui est le produit des plaies de mauvaise nature, des ulcères, etc. — On en a formé l'adjectif ichoreux.
ICHTYOCOLLE (du gr. lyOuoxôÀXa). Voy. colle de