INDUCTION
la Jamaïque no sont guère cultivés en grand que dans les pays on ils viennent naturellement.
INDIGOTINE, matière colorante bleue extraite de l'indigo commercial. On la prépare en sublimant l'indigo; elle se présente sous forme de prismes bleus à rellets cuivrés, se sublimant à 200°, insoluble dans l'eau et les alcalis, mais soluhle dans l'acide sulfurique concentré. Oxydée par l'acide nitrique étendu, l'indigotine C^H^'AzO aonne de l'isatine C^H'AzO*, et, si l'oxydation est plus avancée, l'acide indigotiquc. Avec l'acide sulfurique, l'indigo donne des acides sulfoconjugués [acide sulfopurpurinue, pourj)re d'indigo) qui sont des matières colorantes bleues transfert mables en pourpre par l'action des alcalis.
La réaction la plus importante de l'indigo est sa transformation en indigo blanc par réduction. Les réducteurs les plus employés sont le sulfate de fer et le glucose. En mélangeant de l'indigo, du sulfate ferreux, de la chaux et de l'eau dans un flacon rempli et fermé, on obtient la aive an vitriol, qui donne une dissolution d'indigo bleu dans l'eau de chaux. C'est cette substance qui peut s'incorporer aux tissus, et, par l'action de l'oxygène de l'air, redonner de l'indigotine qui colore en bleu.
La svnthèse de l'indigotine a été effectuée par M. Baver en traitant par la potasse la combinaison de l'essence ti'amandes amères et de l'acétone. Industriellement on prépare l'acide orthonitrophénylpropioliqne, qui est un dérivé de l'acide cinnamique. Cet acide chauffé avec un mélange de glucose et de carbonate de potasse donne de l'indigo applicable par application. En soumettant l'étoffe à l'action de la vapeur d'eau, on forme l'indigotine sur le tissu, et la coloration obtenue ne présente pas, comme avec l'indigo naturel, des reflets violacés.
INDIGOTIQUE (acide), dit aussi acide anilique ou nitro- SALicYLiQUE, acidc organique, incolore, cristallisé, qu'on obtient en traitant l'indigo par l'acide nitrique. Formule,
C'IPAzO*. Voy. INDIGOTINE.
INDIRECT (complément). Voy. régime.
INDISCERNABILITÉ. Voy. INDIVIDUALITÉ.
INDISCERNABLES (principe des). C'est un principe de la philosophie de Leibniz, en vertu duquel il ne saurait exister dans l'univers deux choses absolument identiques l'une à l'autre. Car, dit Leibniz, si deux choses absolument identiques existaient, elles seraient indiscernables l'une de l'autre; donc elles se confondraient et ne feraient qu'un : donc il y a contradiction à supposer que deux choses puissent être identiques, tout en étant distinctes.
INDIUM [In = 113,4], métal blanc, mou, malléable, qni a l'aspect de l'argent et qui est caractérisé à l'analyse spectrale par deux raies bleu indigo (d'où son nom) se rapprochant beaucoup de la raie bleue du potassium. Il a été découvert en 1863 dans la blende, de Freyberg par Reich et Richter; il est fort rare. L'oxyde d'indium est un sesquioxyde [ln*0'].
INDIVE ou endive. Voy. chicorée.
INDIVIDU (du lat.. îHrfiDîrfwMS, indivisible). En Philosophie, l'individu est l'être qui forme par lui-même un tout complet : son caractère s'appelle l'individualité [Voy. ce mot). — En Zoologie et en Botanique, l'individu n'est pas une substance indivisible, mais un corps organisé et vivant, indivis, un agrégat doué de certaines propriétés spécifiques et permanentes qui résultent du motie d'union des parties, comme un arbre : dès que chacune de ces parties est séparée du tout, elle perd ses propriétés spécifiques, à moins qu'elle n'ait la force de se compléter et de reproduire un tout semblable à celui dont elle a été détachée, comme une bouture. L'individu peut être mâle, femelle, hermaphrodite ou neutre; il peut être polymorphe, c.-à-d. revêtir des formes extrêmement différentes, comme cela arrive chez les insectes et la plupart des animaux et des végétaux inférieurs. — En Chimie et en Minéralogie, l'individu est un corps de composition constante.
INDIVIDUALITÉ, individuation. L'individualité, que les Scolastiqucs ont nommée principe d' individuation {principium individuativnis, fuecceitas, ecceitas), est ce qui distingue un être d'un autre être de la même espèce : pour l'àme humaine, c'est la conscience qu'elle a de son existence continue, d'où résulte son identité; pour un corps organisé, c'est la différence numérique, en vertu de laquelle deux substances, fussent-elles parfaitement semblables (et encore Leibniz soutient-il, dans sa fameuse théorie des indiscernables, qu'il ne peut exister deux êtres absolument semblables), ne sauraient se confondre, si elles
n'existent ni dans le même lieu, ni dans le même instant
individualité, en Droit. Voy. identité.
INDIVIS, INDIVISION (du lat. indivisus, indivisio), s( dit, en Droit, d'un état dans lequel une même chose appar tient à plusieurs personnes dont chacune est proprittain de chacune des parties de cette chose. L'indivision peut résulter de la succession déférée à plusieurs héritiers, di legs ou de la donation faite d'une même chose à plusieur! personnes, de l'achat d'une même chose à frais communi par plusieurs personnes. On en sort par le partage ou li licifation [Voy. ces mots). Nul ne peut être contraint i rester dans Vindivision, et le partage peut toujours ètn provoqué, nonobstant prohibitions et conventions contraire (C. civ., art. 815 et suiv.).
INDIVISIBILITÉ. C'est, en Droit, la qualité d'une cho» qui ne peut se diviser ni matériellement (comme un champ) ni intellectuellement (comme un cheval dont deux per sonnes peuvent être copropriétaires par indivis). Un( servitude est indivisible. L'indivisibilité se rencontre auss dans les obligations. Voy. obligation.
INDIVISIBLE, qui ne peut être divisé. En Géométrie, c< terme a été employé par le géomètre Cavalieri [Geometrii indivisibilium, 1675) pour désigner ce que l'on a nommi plus tard infiniment petits. Voy. divisibilité et petit.
INDIVISION. Voy. indivisible.
INDOL, groupement C*H^Az, qu'on retrouve dans toui les composes indigotiques. L'indol a été retiré de l'indigc en le chauffant avec de l'étain et de l'acide chlorhydrique puis distillant avec du zinc en pondre le corps jaune bnii ainsi obtenu. M. Bayer a effectué la synthèse de l'indol
INORIS. Lic}ianotu8, genre de Mammifères, de l'ordn des Quadrumanes, famille des Lémuriens, caractérisés pai une queue très courte, des jambes fort longues et un corp: plus élancé mie celui des Makis. Ils sont propres à l'île d( Madagascar. Vindris sans queue [L. brevicaudatus] es haut de 1 m.; il s'apprivoise aisément : c'est l'espèce t}-pc Le Propithèque diadème et VAvahis ou Maki à boiirn sont un peu moins grands.
INDUCTION (du lat. inductio), raisonnement qui con siste à transporter à d'autres temps, à d'autres lieux, i toute une série d'êtres semblables ou analogues, un rap port que nous avons observé dans tel moment, dans te endroit, dans un nombre restreint d'individus; p. ex., j'a vu, dans certaines expériences, la glace fondre à 0" j'en infère que ce rapport entre la température de C ei la fusion de la glace est constant et universel ; que, chaqm fois que la glace sera portée à 0", ce changement de tem pérature en amènera la fusion. C'est une généralisatioi qui nous donne les lois de la nature, c.-à-d. les circon stances définies dans lesquelles les phénomènes se produisent d'une manière universelle et constante. Elle repost sur ce principe que les mêmes causes ou les mêmes conditions déterminent des effets semblables; par conséquent elle implique le principe de causalité [Voy. loi, détermi NisME, causalité). Aristotc a indiqué sommairement 1î nature de l'induction dans sa Logique [Première Analyt. II, 23; Dern. Analyt., \, 18; II, 19), et il s'en est serv dans son Histoire des animaux. Bacon en a fait uni méthode dans sou Novum Organum. Il y donne troii règles pour reconnaître la cause d'un fait : 1° multipliei les observations et varier les expériences pour distinguei les circonstances qui l'accompagnent toujours ; 2° rechercher quelles sont les circonstances qui excluent ce phénomène ou qui lui sont indifférentes ; 5" examiner si la propriété qu'on a reconnue varie dans la même proportioi que la circonstance qu'on regarde comme sa cause ou s« condition. Dans ce Dut, Bacon prescrit de dresser detables : 1° de présence, qui constatent tous les cas où l'or a observé le phénomène ; 2° A'absence, qui indiquent ter.; les cas où l'on n'a pas rencontré le même phénomène 3° de comparaison, qui donnent les proportions dans les quelles il s'est manifesté ; d'après la valeur et le nombn nés observations, l'induction est certaine, ou probable, ov hypothétique [Voy. analogie). L'emploi de ce procédées' indispensable dans toutes les sciences qui se proposent di découvrir les propriétés des corps et les lois ne la nature Astronomie, Physique, Chimie, Botanique, Zoologie, Phy siologie, etc. ; niais il est nécessaire de joindre à l'indue tion la déduction, afin de tirer des lois les conséquence ou les applications qu'elles comportent. — Consulter Bacon Œuvres (éd. Bouillet, t. II); Hcrschel, Discours sur li philosophie naturelle ; Ravaisson, la Philosophi^^
LNDULGENCE