‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 818 sur 1729 · INSCRIPTION · texte numérisé non relu

INSCRIPTION

settes creusées dans le plateau cardinal. Les Inocérames se rencontrent dans les terrains secondaires et surtout dans le Crétacé supérieur.

INOCULATION (du lat. inoculalio, greffe], nom donné, en Médecine, à toute opération par laquelle on introduit dans l'écouoraie le principe matériel d'une maladie contagieuse, et, en particulier, à l'introduction du virus variolinue dans le corps d'un individu sain, afin de donner naissance, dans des circonstances favorables, à une variole bénigne et d'écarter ainsi les dangers d'une variole naturelle qui pourrait être funeste. La pratique de cette opération est tout à fait semblable à celle at la vaccinatton {Voy. ce mot). — Connue de tout temps en Afrique et en Asie, introduite à Constantinople en 1673, importée en Angleterre, au siècle dernier, par lady Wortley Montagu, l'inoculation se répandit bientôt dans toute l'Europe. Elle fut autorisée en France en 1674 ; mais la découverte de la vaccine par Jenner (1776) ne tarda pas à la faire abandonner. Auj. on fait contre la rage {Voy. ce mot) des inoculations d'émulsion du bullje rachidien d'animaux morts de la rage : c'est une véritable vaccination. On vient également de découvrir contre la diphtérie et le croup un traitement d'après la méthode générale dite sérum-thérapie (Voy. ce mot).

Inoculation^ en Botanique. Voy. greffe.

INOFFICIEUX (du lat. inofficiosus). On entendait, en Droit romain et dans notre ancien Droit, par inofficieuses les libéralités entre vifs et testamentaires faites par un père à des étrangers, au détriment de ses enfants et contrairement au devoir d'affection [officium pietalis) dont il est tenu envers eux. On ne les annule (ou réduit) auj. que lorsqu'elles excèdent la quotité disponible. Voy. ce mol.

INONDATION (du lat. inundatio]. Les inondations ou débordements des fleuves et des rivières ont pour causes les crues subites, résultant de la fonte des neiges, les débâcles et l'écoulement trop rapide des eaux pluviales, après des orages violents. On a proposé divers moyens pour les prévenir, tels que l'endiguement des cours d eau, le reboisement et le regazonnement des montagnes, la création de prairies sur les pentes inclinées, l'établissement de réservoirs pour emmagasiner le trop-plein des eaux, etc. ; mais leur emploi n'est pas encore assez général pour conjurer complètement les effets désastreux des grandes inondations. Pourtant l'application de la loi de 1882 sur le reboisement des montagnes a produit déjà d'utiles résultats.

Quand l'inondation est l'effet d'une force majeure, personne n'en est responsable ; lorsqu'elle est le résultat d'ouvrages pratiqués dans une propriété voisine, celui qui a fait exécuter lesdits ouvrages est responsable du dommage occasionné par l'inondation. L'art. 457 du Code pénal punit d'une amende de 50 fr. au moins les propriétaires, lermiers, ou toute autre personne jouissant de moulins, usines ou étangs, qui, par l'élévation du déversoir de leurs eaux au-dessus de la hauteur déterminée par l'autorité, ont inondé les chemins ou les propriétés d'autrui. S'il est résulté du fait quelques dégradations, la peine est, outre l'amende, un emprisonnement de 6 jours à 1 mois.

INORGANIQUE (d'i/i, priv., et organique), se dit des corps qui ne sont point organisés et qui ne peuvent s'accroître que par juxtaposition, par opposition aux corps organisés ou vivants : d'où la division de toute la nature en I\ègne organique, comprenant les animaux et les végétaux, et Règne inorganique, comprenant les minéraux.

En Grammaire, ce mot se dit de toute lettre ou de tout signe qui n'appartient pas à la constitution essentielle ou primitive d'un mot.

INOSITE (du gr. îç, Ivô;, fibre), sorte de glucose non fermenlescible qui se trouve dans diverses parties de l'organisme animal ou végétal. On le trouve surtout dans les reins, le poumon, le cœur. On l'a aussi rencontré dans les haricots verts. Ce corps a pour formule C^H^'O^ + 2H*0 et ijeut être obtenu cristallisé. Les cristaux sont solubles dans leau, et la dissolution n'agit pas sur la lumière polarisée.

IN-PACE, c.-à-d. en paix. Cette expression désignait autrefois dans les monastères une prison dans laquelle les moines renfermaient pour leur vie au pain et à 1 eau ceux de leurs confrères qui s'étaient rendus coupables d'un grand crime.

IN PARTI BUS, pour in partibus infidelium, c.-à-d. dans les contrées des infidèles, se dit aun évêque qui a un titre d'évêché dans un pays occupé par les miideles. Voy. tvÊguE.

IN PETTO, c.-à-d. en ital. dans le cœur, intérieurement, s'applique surtout aux nominations de cardinaux déjà résolues par le pape, mais non encore rendues publiques.

INQUARTATiON ou DtQnART, méthode d'analyse des alliages d'or et de cuivre, qui consiste à fondre ces alliages avec un poids d'argent tel que l'alliage résultant ne contienne pas plus d'un quart de son poids d'or. L'alliage est alors attaquable par 1 acide azotique, qui dissout l'argent et le cuivre et laisse l'or, qu'on peut peser et dont on détermine ainsi la proportion dans l'alliage primitif.

INQUISITION, tribunal ecclésiastique. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

INSAISISSABLE [d'in, priv., et saisir). D'après le Code de procédure (art. 580-592) sont insaisissables : 1" les provisions alimentaires; 2° les sommes et objets disponibles déclarés insaisissables par le testateur ; 3° les choses déclarées insaisissables par la loi, telles que le coucher des saisis, les habits dont ils sont vêtus, les livres, instruments ou outils nécessaires à leur profession ; ime vache, deux chèvres ou trois brebis, au choix du saisi, ainsi que les objets que la loi déclare immeubles par destination. — Les rentes sur l'Etat sont également insaisissables. — Les traitements et pensions dus par l'Etat ne peuvent être saisis que pour la portion déterminée par la loi, c.-à-d. le cinquième jusqu'à 1000 fr., le quart de 1000 fr. à 6000, le tiers sur la portion excédant 6000 fr.

INSALIVATION (du lat. in, en, dans, et de salive), imprégnation de la substance alimentaire par le liquide des glandes salivaires et le mucus des follicules de la bouche. C'est une des fonctions élémentaires dont se compose la digestion. Voy. ce mot.

INSALUBRITÉ. Voy. salubrité publique, établissement,

LOGEMENT, DÉSINFECTION, HYGIÈNE, ÉPIDÉMIE, etC.

INSCRIPTION (du lat. inscriptio). En Droit et dans le Langage administratif, l'inscription est l'enregistrement officiel d'un nom, d'une qualité, d'un droit ou d'une propriété. On appelle Inscription de rente. Inscription sur le Grand-Livre de la dette publique en France, le titre d'une rente perpétuelle due par le Trésor (Toy. grandlivre). L'inscription hypothécaire est l'inscription sur un registre public, au bureau de la conservation des hvpothèques, de la déclaration faite par un créancier de f'nypothèque qu'il possède sur les biens de son débiteur. L'inscription hypothécaire doit être renouvelée tous les dix ans [Voy. hypothèque). L'inscription de faux est l'acte par lequel on soutient en justice qu'une pièce produite dans un procès est fausse ou falsifiée [Voy. faux).

En style universitaire, toute personne aspirant aux grades conférés par les Facultés et écoles supérieures est tenue de prendre des Inscriptions, pour justifier du temps d'études exigé par les règlements. Les Inscriptions sont

[)rises dans les premiers jours de chaque trimestre, dans es délais et aux dates indiqués pour chaque année scolaire par les affiches des Facultés et écoles (en général du 20 oct. au 20 nov.). En aucun cas l'étudiant ne peut faire prendre ses inscriptions par mandataires. La loi du 26 février 1887 a rétabli un droit d'inscriptions fixé uniformément à 30 francs par trimestre, dans toutes les Facultés et Ecoles supérieures, quel aue soit le grade pour lequel les inscriptions sont exigées. Il faut pour les licences es lettres et es sciences 4 inscriptions, licence en droit 12 inscriptions, doctorat en droit 4 en plus de celles de la licence, doctorat en médecine 16 inscriptions.

INSCRIPTION MARITIME. On appelle ainsi le mode de recrutement adopté en France pour la marine de l'Etat. II consiste dans l'enregistrement de tous les gens de mer d'un arrondissement maritime au bureau dit des classes. L'inscription maritime fut instituée en 1681 par Colbert qui la substitua heureusement au régime de la presse. Elle a été plusieurs fois réorganisée depuis cette époque (loi du 3 brumaire an iv, décrets du 5 juin 1856, du 22 octobre 1863, loi du 4 juin 1864, décret du 27 février 1866, loi du 27 juillet 1872, décret du 31 décembre 1872, arrêtés ministériels des 29 avril 1874, 6 mars 1877 et 24 juin 1880). Les principales dispositions en vigueur sont cellesci. Tout individu âgé de 18 ans révolus, ayant fait deux voyages au long cours ou 18 mois de navigation ou 2 ans de petite pêche est marin inscrit de droit. Tout marin inscrit est appelé au service quand il a atteint l'âge de 20 ans, dirige sur un port chef-lieu d'arrondissement et incorporé à la division des équipages de la flotte. La pro-

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