‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 819 sur 1729 · INSCRIPTION · texte numérisé non relu

INSCRIPTION

INSECTICIDES

mitîre période du service dure 5 ans, avec faculté de cmgc renouvelable. Après les trois premières années de service, le marin oui n'a pas été envoyé en congé a droit à une prime de 20 centimes par jour. La seconde période est de 2 ans, en position de congé renouvelable. Après cette dernière période, l'inscrit ne peut plus être levé que par voie de décret et en cas d'armement extraordinaire. Quand il y a lieu de recourir par voie de décret aux inscrits maritimes, les appels sont effectués par âge et sans au'on tienne compte du temps de service : 1° marins âges de moins de 30 ans ; 2° de 30 à 35 : 3° de 35 à 40 ans. Les inscrits maritimes ont seuls le droit d'exercer la navigation maritime et la pèche côtière. Moyennant une retenue qui n'excède jamais 3 pour 100 de leur salaire, ils ont droit à une pension dite demi-solde après 25 ans de navigation et 50 ans d'âge, quelle que soit la durée de leur service à l'Etat.

INSCRIPTIONS, paroles inscrites ou gravées sur les monuments de toute espèce, depuis les temples, les palais, les tombeaux jusqu'aux ustensile sles plus simples. Les anciens, qui ne connaissaient pas l'imprimerie et chez qui les matériaux pour l'écriture furent pendant longtemps très rares, usèrent beaucoup des inscriptions. L'Egypte, l'Assyrie, la Perse nous en ont laissé un nombre considérable. Chez les Grecs et les Latins, les lois, les décrets, les contrats de toute espèce étaient ainsi gravés. On en vint même à couvrir d'inscriptions les meubles, les armes, les vases en terre cuite (inscriptions doliaires), les fioles de verre, les balles en plomb, etc.

V Epigraphie (du grec èTziypoL'si-fi, inscription) est l'ensemble des règles qui président à la lecture des inscriptions. C'est une source de renseignements précieux et sûrs pour l'histoire et c'est une science qu'on n'a plus le droit de négliger dans l'étude du passé. On lui doit une foule de connaissances sur la chronologie, la biographie, la généalogie, la linguistique, l'administration, l'état social et la vie intime des peuples de l'antiquité. Parmi les inscriptions dont les noms sont devenus célèbres, il faut citer ; en Egypte, la pierre de Rosette \ en Grèce, les marbres de Paros ou d'Arutidel; en Italie, les tables Eugubines; en Asie Mineure, le monument d'Ancyre ; en Médie, l'inscription de Behistoun, etc.

L'étude des inscriptions exige, outre l'esprit de critique et une grande sagacité, une connaissance approfondie de la langue et de l'histoire ; elle veut en outre la connaissance de la numismatique, des mœurs, des usages, etc. Les premiers recueils d'épigraphie furent l'œuvre des moines ou de marchands voyageurs. L'idée de rassembler en un seul Corpus les inscriptions latines connues remonte à Gruter, qui 1 entreprit à 1 instigation de Scaliger. Jusqu'à Boeckh, on ne trouve plus que des collections partielles ou des catalogues de musées lapidaires.

Inscriptions grecques. Principaux recueils : Corpus Inscriptwnum Grxcarum, aux frais de l'Ac.de Berlin, par Bœckh, Curtius et autres, 4 vol., 1828, 1877; Corpus Inscriptionum Atticarum, aux frais de l'Ac. de Berlin, par Kirchhoff, Kôhler, etc., 4 vol.; Bangabé, Antiquités hellén., i 500 inscriptions ; Lebas, A/Vaddington et Foucart, Inscriptions grecques et latines de l'Asie Mineure.

Inscriptions latines. L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres avait au xix' siècle manifesté l'intention de publier un Corpus latin : le temps ou la bonne volonté ayant manqué, c'est l'Académie de Berlin qui s'en est cnargée. Le Corpus Inscriptionum Latinarum a été publié par Mommsen, secondé par Ritschl, Hûbner, Rossi, Henzen, etc. Commencé en 1863, il a aujourd'hui 14 volumes et n'est pas encore terminé. On peut consulter aussi : Inscriptionum Latinarum amplissima collectio, par Orelli et Henzen, 3 vol., 1828-185d; Inscriptions romaines de l'Algérie, par Léon Renier, 1855-1860; Inscriptions chrétiennes de la Gaule, par Leblant, 1856- 1865 ; Inscriptiones christianx Urbis Romse, par Rossi, 2 vol. parus, 1857-1888. Il faut ajouter que les inscriptions fausses sont innombrables, surtout en Italie et en Espace, où l'ingéniosité, unie au patriotisme local, se sont donné amplement carrière. Sur la science épigraphioue, consulter : MafFei, Ars critica lapidaria; Franz, Elementa epigraphices grsecx; Ph. Le Bas, Dissertation sur V utilité de V epigraphie pour l'intelligence des auteurs anciens; René Gagnât, Traité d' Epigraphie latine; Hûbner, Esq.del eçons sur l'Epig. romaine; le Bollettino et les Annali de l'Institut de Rome, etc.

Inscriptions [Académie des). L'Académie des inscriptions date de 1663 : elle fut appelée pendant quelque temps la Petite Académie. Sa fonction primitive était de travailler aux inscriptions, médailles et devises. A ces occupations un peu trop simples le règlement du 16 juillet 1701 ajouta heureusement la description des antiquités et monuments de la France. Ce règlement, oui est la véritable charte de l'Ac. des inscriptions, décida qu'il y aurait à l'avenir 40 académiciens, dix honoraires, dix pensionnaires, dix associés et dix élèves. L'Ac. des inscriptions disparut comme les autres en 1793 ; on la rétablit en 1803 dans l'Institut de France sous le nom de Troisième Classe ou Classe d'Histoire et de Littérature anciennes. Après 1815 elle reprit son ancienne appellation. Les travaux de l'Académie sont considérables : ses Mémoires, commencés en 1717 forment cinquante volumes. Elle a continué l'Histoire littéraire de la France et le Recueil des Historiens de la France. Depuis 1840 elle publie le Recueil des Historiens des Croisades, et depuis 1867 le Corpus Inscriptionum Semiticarum. Elle décerne chaque année un certain nombre de prix : le prix Gobert, le prix des Antiquités nationales, le prix Volney, le prix de linguistique, etc. Séance au palais de l'Institut le vendredi de chaque semaine.

INSCRIT (du lat. inscriptus). En Géométrie, on dit qu'un polygone est inscrit dans un cercle quand tous ses sommets sont sur le cercle : dans le même cas on dit que le cercle est circonscrit au polygone. Au contraire on dit qu'un cercle est inscrit dans un polygone quand il est tangent à tous les côtés de ce polygone : dans le même cas on dit que le polygone est circonscrit au cercle. — L'angle inscrit a de même son sommet sur le cercle et pour côtés deux cordes.

INSECTES (du lat. insecta), 1™ classe de l'embranchement des Arthropodes. Leur corps, dépourvu de squelette intérieur, se divise en trois parties : la tête, le thorax ou corselet et l'abdomen. La tête porte une bouche munie d'appendices destinés à la manaucation, la lèvre supérieure,les mandibules, les mâchoires et la lèvre inférieure; deux antennes, organes d'olfaction, et des yeux simples ou composés. Le thorax se compose de 3 articles muni» chacun d'une paire de pattes (6 en tout) : dans beaucoup d'espèces, l'article du milieu et l'article postérieur portent une ou deux paires d'ailes ; certains insectes en sont tout à fait privés. L'abdomen est toujours partagé en 9 ou 10 articles ou anneaux contractiles, sur les côtés desquels sont situées les ouvertures des trachées ou organes respiratoires. L'organe principal de la circulation chez les Insectes est un vaisseau dorsal qui leur tient lieu de cœur: leur sang, en général, est blanc et froid : leur système nerveux se réduit à des ganglions; en revanche leur appareil digestif est assez compliqué. — Beaucoup d'Insectes subissent pendant la durée de leur existence diverses métamorphoses ; elles sontdites : complètes, quitid l'animal se montre successivement sous le dounle éta' de larve ou chenille ou de nymphe ou chrysalide avant de devenir insecte parfait; incomplètes, quand l'animal naît à l'état de nymphe et qu'il ne subit d autre changement apparent que d'acquérir des ailes ; nulles, lorsqu'il naît et reste toute sa vie à l'état de nymphe. — Les Insectes abondent sur presque toute la surface du globe et ils ne sont pas moins remarquables par la variété de leurs instincts que par la multiplicité de leurs espèces. Quelques-uns sont utiles à l'homme; mais le plus grand nombre lui sont fort nuisibles, et sous ce rapport l'étude de l'Entomologie [Voy. ce mot) est une des parties de la Zoologie les plus importantes pour l'économie domestique et pour l'économie rurale.

La classification des Insectes généralement adoptée aujourd'hui est fondée sur les différences que peut offrir la conformation de leurs ailes. Ils forment huit ordres, savoir : les Coléoptères, les Orthoptères, les Hémiptères, les Névroptères, les Hyménoptères, les Lépidoptères, les Diptères et les Aptères. Toutefois les espèces de ce dernier ordre sont souvent réparties parmi celles des ordres précédents, et, d'un autre côté, quelques zoologistes détachent des Orthoptères un nouvel ordre, les Dermoptéres, et des Diptères celui des Rhipiptères.

INSECTICIDES, nom donné aux poudres qui servent a la destruction des insectes, comme l'insecticide Vicat, etç, La plupart de ces compositions ne sont autre chose que des capitules de deux sortes de pyrèthre, le Pyrethrum roseum et le Pyrethrum carneum, que l'on dessèche et

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