INSTITUTEUR
œuvre en quelque sorte tout d'un trait. L'inspiration est essentielle au génie. Voy. enthousiasme, génie.
INSTANCE (du lat. instantia). En termes de Procédure, un procès est en instance lorsqu'il est porte devant une juridiction. On distingue 1'/. liÉe conlradictoirement, qui a lieu lorsque les deux parties comparaissent ensemble, et r/. par défaut, qui se poursuit lorsque le défendeur ne se présente pas sur l'assignation qui lui a été donnée. — On appelle première instance la juridiction qui doit connaitrc en premier ressort de la décision d'une affaire : d*où le nom de tribunaux de pretnière instance donné en France aux tribunaux civils devant lesquels les procès sont d'abord portés ; et seconde instance, la juridiction d'appel ou du second degré [Voy. cours d'appel). — On nomme : demande introauctive d'instance celle qui saisit le juge : elle peut être périmée si le demandeur laisse s'écouler 5 ans sans faire aucun acte de procédure ; reprise d'instance, l'acte par lequel on continue les poursuites qui avaient été interrompues par certains événements, tels que la mort d'une (les parties, la retraite de l'avoué, etc. ^
INSTILLATION (du lat. instillatio) , action de verser un liquide goutte à goutte. C'est ainsi que s'administrent beaucoup de collyres ; on en verse quelques gouttes entre les paupières maintenues écartées. — Voy. aussi goutte. INSTINCT (du lat. instinctus], pencliant qui porte l'homme et les animaux à exécuter certains actes, à employer des moyens toujours les mêmes, sans avoir la notion de leur but. C'est par instinct que l'enfant tette en naissant, que l'abeille construit ses alvéoles, que le castor bâtit ses digues, etc. L'instinct est inné, antérieur à toute éducation, aveugle, uniforme, peu variable, et limité à un ordre spécial de faits. Il se distingue en cela de rintelligence, dont les actes sont le fruit de l'expérience et de la réflexion, varient considérablement avec les individus et les circonstances. — L'explication des actes instinctifs a donné lieu à de savantes et ingénieuses recherches ; leur résultat a été d'établir que les animaux n'ont pas seulement des instincts, comme on le disait avant les observations de Réaumur, de G. Leroy, de Fréd. Cuvier, etc. ; qu'on trouve aussi chez eux, surtout dans les espèces les plus voisines de l'homme, des marques incontestables d'intelligence, mais d'une intelligence qui reste au-dessous de la réflexion, c.-à-d. de cette faculté qu'a l'homme de se replier sur lui-même et de savoir qu'il sent, qu'il pense et qu'il veut. Quoique l'homme et la bête se ressemblent jar une foule de traits, et que beaucoup de physiologistes es rapprochent jusqu'à n'en faire que des espèces d'un même genre, la raison demeure entre l'homme et la bête une marque d'essentielle différence. Voy. âme des