INVALIDES
présente des replis dits valvuies conniventes (Voy. ce mot) et un grand nombre de glandes ou follicules [gtatides de Peyer, de Lieberkûhn, de Brunner, etc.). — L'intestin grêle est l'organe d'une partie de la digestion; le gros intestin, particulièrement dans la partie appelée rectum, celui de la défécation.
INTESTINAUX (vers). Voy. helminthes et vers.
INTIMATION, INTIMÉ (du lat. inlitnatio). En Procédure, on appelle intimation l'assignation que l'appelant d'un jugement donne à la partie qui a obtenu gam de cause,
Eour qu'elle ait à comparaître devant de nouveaux juges. 'intimé est le défendeur en cour d'appel. Voy. appel.
INTINE, partie interne de la membrane du grain de pollen. La partie externe porte le nom A'exine.
INTINCTION (du lat. intinctio), mélange qui se fait à la messe, entre la consécration et la communion, d'une petite partie de l'hostie consacrée, avec le vin, représentant le sang de Jésus-Christ.
INTOLÉRANCE. Voy. tolérance.
INTONATION (du lat. intonare). En Musique, c'est l'action d'émettre un son. L'intonation peut être juste ou fausse, trop forte ou trop faible; le mot intonation accompagné d'une éphitète désigne alors la manière d'entonner.
Dans le Plain-Chant, faire l'intonation consiste à entonner un thème dans le ton qui lui convient.
INTOXICATION (du lat. in, en, dans, et toxicum, poison), introduction d'une substance toxique dans l'économie vivante. Voy. miasmes et poison.
INTRADOS (du lat. intra, en dedans, et de dos). Ce mot, qu'on oppose à extrados, se dit, en Architecture, de la partie intérieure et concave d'un cintre ou d'une voûte ; c'est ce qu'on nomme aussi douelle intérieure.
INTRANSITIF (du lat. intransitivus), se dit, en Grammaire, des verbes exprimant un état ou même une action qui ne passe pas hors du sujet qui agit. Diner, souper, marcher, parler sont des verbes intransitifs. Les verbes intransitifs n'ont pas de complément; ils ne diffèrent guère que par le nom des verbes appelés neutres.
INTRANT (du lat. intrans), celui qui était choisi par une des quatre nations de l'Université de Paris pour nommer le recteur. Il y avait quatre intratits. On les nommait ainsi parce qu'ils avaient entrée dans l'espèce de conclave charge de la nomination.
INTRICAIRE, Intricaria, genre de Bryozoaires. Voy.
ESCHARIDÉES.
INTRIGUE (du lat. intricare, enchevêtrer), se dit, en Littérature, du tissu ou du nœud que forment ensemble les divers fils de l'action, c.-à-d. de la combinaison de circonstances et d'incidents qui éveillent dans l'esprit du lecteur ou de l'auditeur l'intérêt et la curiosité. C'est surtout dans les œuvres dramatiques et dans les romans que l'intrigue joue un grand rôle. Dans les drames primitifs, dans presque toutes les tragédies anciennes, l'intrigue était presque nulle ; dans la comédie, au contraire, notamment dans celles de Plante, elle se noue déjà avec beaucoup d'art. Il est peu de drames modernes, et surtout de comédies, où ne se trouve une intrigue. On distingue la comédie de caractère et la comédie d'intrigue selon que les caractères ou Vintrigue prédomine. Les Espagnols ont excellé dans la comédie d'intrigue.
INTRINSÈQUE (du b.-lat. intrinsecus, fait A'intra, au dedans), se dit, en Rhétorique et en Logique, des arguments tirés de la nature même du sujet. Voy. lieux communs.
INTRODUCTEUR des ambassadeurs, fonctionnaire chargé de conduire à l'audience du chef de l'Etat, avec le cérémonial voulu, les ambassadeurs et autres ministres publics des nations étrangères. On lui donne aussi, selon les pays, les titres de Maître des cérémonies, de Grand Chambellan, etc.
INTRODUCTIF. En Droit, on appelle introductifs d'instance les actes qui commencent une procédure, p. ex. l'exploit d'assignation. Voy. ajournement.
INTRODUCTION (du lat. introductio) . En Musique, on appelle ainsi le début d'une symphonie, d'un quatuor, etc. L'introduction, généralement peu développée, souvent même consistant seulement en quelques accords, précède immédiatement le premier allégro. Au théâtre l'introduction remplace parfois l'ouverture et s'emploie dans le sens de prélude, au commencement du \<" acte ou de tout autre dans le cours d'une œuvre lyrique. Enfin on désigne aussi sous ce nom la première action servant d'exposition au drame.
INTRO'fT (du lat. introitus, entrée), antienne chantée par le chœur au commencement de la messe, ainsi nommée
Earce qu'elle coïncide avec l'entrée des fidèles dans l'Eglise, e prêtre récite l'introït dès au'il est monté à l'autel, après les prières dites au bas aes degrés. "L'Introït était autrefois suivi d'un psaume entier ; à présent on ne chante plus qu'un verset, suivi du Gloria Patri, après lequel on répète l'antienne. — Handel a aussi employé ce terme dans le sens d'introduction.
INTRORSE (du lat. introrsus), se dit, en Botanique, des parties de la fleur, et en particulier des anthères, dont la direction ou l'ouverture regarde le dedans de la fleur.
INTRUSION (du lat. intrudere), se dit, en Droit canonique, de l'action d'usurper une dignité ou un office ecclésiastique. Elle emporte mcapacité perpétuelle pour l'intrus de posséder le bénéfice usurpé.
INTUITION (du lat. intuitio], connaissance spontanée et immédiate, comme celle que la vue nous donne des objets extérieurs. Elle est propre à la perception externe, à la conscience, à la mémoire, à la raison. Elle est opposée à la connaissance discursive, que l'esprit obtient en parcourant une suite d'idées, comme il le fait dans l'induction et la déduction. On a appelé : vérités intuitives les jugements dont nous saisissons immédiatement la vérité ; certitude intuitive, celle qui s'obtient sans raisonnement.
En Théologie, intuition se dit de la vision, de la connaissance claire et immédiate de Dieu, connaissance accordée par un effet de la grâce soit aux bienheureux après la mort, soit à des âmes privilégiées dans quelques rares instants de la vie présente.
INTUMESCENCE (du lat. m<Mme«ccre, se gonfler), gonflement d'un organe ou d'une partie par l'euet d'une cause quelconque. — Voy. tumeur.
INTUSSUSCEPTION (du lat. inlus, en dedans, et suscipere, recevoir), fonction par laquelle les substances qui doivent être assimilées sont introduites dans l'intérieur des corps organisés, pour y être absorbées et servir à la nutrition. Les animaux et les végétaux s'accroissent par intussusception, tandis que les minéraux ne s'accroissent que f&r juxtaposition. Voy. absorption et assimilation.
INULA, nom latin botanique du genre aunée.
INULINE, principe immédiat voisin de l'amidon, extrait primitivement de la racine d'année (Inula heleniwn), mais que l'on a trouvé depuis dans les racines de topinambour, de chicorée, de dahlia, de colchique, etc. Cette substance est blanche, pulvérulente, très fine, insipide, inodore, peu soluble dans l'eau froide, très soluble dans l'eau bouillante. — Une décoction de racine d'année laisse, par le refroidissement, déposer l'inuline sous forme de poudre. Comme l'amidon, l'inuline se convertit en un glucose par l'acide sulfurique étendu et bouillant, mais ce glucose dévie à gauche la lumière polarisée, et on le nomme pour cette raison lévulose [Voy. sucres); de plus, l'inuline ne fait
Eas d'empois avec 1 eau bouillante et n'est pas colorée en leu par l'iode. Sa formule est C^H^OO'».
INUUS, nom latin scientifique du genre magot.
INVAGINATION (du lat. tn, dans, et vagina, gaine), entrée contre nature d'une portion d'intestin dans une autre portion. Voy. occlusion intestinale.
On appelle encore invagination une opération chirurgicale qui a pour objet de rétablir la continuité du canal intestinal lorsque l'intestin est divisé.
INVALIDES (du lat. invalidus). Presque tous les peuples civilisés ont cherché à pourvoir à l'existence de ceux oui s'étaient dévoués au service du pays, lorsque l'âge, les infirmités ou les blessures les ont mis hors de service. Chez les Grecs, l'Etat subvenait dans les prytanées aux besoins de quelques-uns d'entre eux. A Rome, surtout à partir de Jules César, on donnait aux vétérans émcrites des terres dont ils tiraient leur subsistance. En France, Philippe Auguste conçut le premier le plan de réunir les vieux soldats dans un asile particulier. Henri III forma en 1575, à Paris, rue de l'Ourcine, une Maison hospitalière pour les officiers et soldats infirmes; Henri IV, puis Louis XIII maintinrent celte institution, mais en la modifiant. Enfin, Louis XIV commença en 1670 l'Hôtel des Invalides, qui ne fut achevé qu'en 1706. Il devait recevoir 4000 hommes, mais il en a contenu jusqu'à 10000.
Le soldat trop vieux ou trop infirme pour porter les armes peut, s'il n'a pas de famille, ou s'il est mutilé au point de ne pouvoir exister seul avec le modique traitement affecté à son grade, se faire admettre à l'Hôtel des