KOPEK
un dixième de millimètre. Les monades et les volvoces sont leurs victimes ordinaires. Ils se reproduisent de diverses manières; tantôt ils s'enveloppent dans un kyste transparent où l'on voit bientôt apparaître 4, 8 et jusqu'à 12 séparations, d'où s'échappent autant de petits kofpodes ; tantôt deui kolpodes s'accouplent pour s'enfermer dans un kvste commun, d'où sortent 4 œufs qui donnent bientôt naissance à autant de kolpodes. Ehrenberg a signalé en outre d'autres modes de génération.
KOPEK, monnaie russe, de cuivre, à peu près de la grandeur du sou français, mais qui ne vaut que 4 centimes ; 100 kopeks font un rouble ou 4 fr. Toutefois ces valeurs sont, eu réalité, notamment moindres, à cause du cours.
KOPFSTUCK (c.-à-d. pièce à tête), monnaie d'argent autrichienne, valait 20 kreuzer ou 0 ir. 86 c. 1/2.
KOPPA, nom d'une ancienne lettre (li. ou ^) en usage chez les Doriens et chez les Etrusques, et analogue au qof des Hébreux : les Romains en ont fait le Q Le koppa n'est resté dans l'alphabet grec que comme signe numérique, et vaut 90.
KORAN. Voy. coran.
KORZEC, mesure de capacité en usage en Pologne. Le koriec de Varsovie vaut 1 hectol. 28.
KOUFIQUES (caractères), anciens caractères arabes employés à Koufa : d'où leur nom. Voy. kocfa au Dict. dHist. et de Géogr.
KOUMISS. boisson que les Kalmouks préparent en faisant fermenter du lait de jument, et dont ils tirent, par la distillation une eau-de-vie forte, appelée rack. La fermentation du kounuss n'a pas encore été scientifiquement étudiée.
KOUPHOLITE, var. de préhsite.
KOUSSO, plante exotique, la même que la Brayère anthelminthique ( loy. bratera) . a été rapportée d'Abyssinie par Rochet d Héncourt ; ses fleurs, réduites en poudre, jouissent d'une grande efficacité contre le ténia ou ver solitaire. Voy. téma.
KRABS, jeu de dés. Voy. creps.
KRAINS ou KROUFFES. \ Oy. KROCTFES.
KRAL (en slavon roi}, titre de dignité que portaient autrefois les rois de SerWe.
KRANCHIL ou KANCRIL. Voy. CBEVBOTAIN.
KRAPIVA, en Cuisine, potage russe composé de jeunes orties, épinards, oseille, oignons mis en purée et additionné de bouillon et crème aigre.
KREMLIN ou KREXL, c.-à-d. en slavon forteresse. Ce nom est donné, chez les Slaves, à toute enceinte murée offrant un point de résistance : aussi plusieurs villes de Russie ont-elles leur kremlin. Le plus connu est celui de Moscou. Voy. krenlix au Dict. d'Hist. et de Géogr.
KRENNÉRITE, tellurure d'or et d'argent [.\u.Ag.Te*], d'un blanc d'argent, se trouve à Nagyag ^Transylvanie;.
KREUZER (de l'allera. Kreuz, croix), ancienne monnaie de plusieurs Etats allemands, de valeur variable. 11 valait
f;énéralement la 60' partie du gulden ou florin. En Autriche, e kreuzer, encore en usage, est la 100" partie du florin et vaut 2 cent. 1/2.
KRIEMHILD. 242" petite planète, trouvée le 22 sept. 4884 par Palisa, à Vienne. Voy. planètes.
KROUFFES, KRAINS ou BROciLLACES, uoms quc les ou- >Ticrs lies mines donnent aux roches qui traversent, coupent et interrompent les lits de houille. Cette interruption
est souvent occasionnée par un seul morceau de roche de grande dimension qui traverse ou comprime la couche de houille.
KROUPINIK, en Cuisine, potage russe très goûté, fait d'orge perlé et de jus de volaille ; on v ajoute les morceaux de ces mêmes volailles débarrassés des peaux, tendons et os.
KUNTHIE (du botan. Kunth), Kunthia, genre de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées, renferme une seule espèce à tige cylindrique, très conunune en Amérique, dans la Colombie et sur la pente occidentale des Cordillères : c'est la K. montagneuse, dont les indigènes regardent le suc comme le meilleur remède contre la morsure des serpents.
KUPFER-NICKEL, syn. de Nickéline {Voy. ce mot).
KVAS, boisson d'un usage habituel en Russie, et préparée par la fermentation de la farine de seigle étendue d'eau.
KYRIE ELEISON (du gr. xûpie, seigneur, éXÉT,70v, aie pitié), invocation qui fait partie de la messe, et qui se chante entre l'Introït et le Gloria in excelsis. Elle ne se compose que de ces deux mots et de deux autres, Christe, eleison ; on répète d'alx)rd 3 fois le Kyrie, puis 3 fois le Christe, et 3 fois encore le Kyrie : selon le P. Lebrun, c'est pour adorer successivement et Clément les trois
rcrsonnes de la Trinité. Ces paroles, très anciennes dans Eglise grecque, passèrent de cette Eglise chez les Latins. Ce sont les seules paroles grecques récitées à la messe. Ce n'est qu'en 529 qu'on commença à les faire entendre en France. Le chant qui accompagne ces paroles est très lent.
C'est du mot Kyrie que l'on a fait Kyrielle, qui d'abord a signifié les Litanies, parce qu'elles débutent par ce mot, et oui en est venue à désigner une longue suite de choses quelconques.
KYRIOLOGIQUE (du gr. xùpioz, propre, et "kéyo:;, langage), nom donné par St Clément d'Alexandrie à l'espèce d'écriture idéographique où l'on peint l'objet même, et non un objet collatéral ou analogue. Voy. idéographie.
KYSTE (du gr. xjjt'.î, vessie), espèce de poche sans ouverture, (jui se développe dans les tissus organiques, dans les cavités closes, anormales ou anormalement développées. Certains kystes offrent ime membrane peu différente du tissu ceflulaire; dans d'autres cas, c'est une vraie ca^•ité séreuse. Il en est qui peuvent devenir fibreux, cartilagineux, osseux. Les matières qu'ils renferment ne sont pas moins variables : on y trouve depuis la sérosité limpide jusqu'aux concrétions pierreuses et crétacées; quelques-uns renferment des hydatides [Voy. ce mot) : on les nomme kystes hydatiques. Il y a des kystes hématiques, formés par la partie séreuse du sang dont le caillot a été résorbe. Une variété extrêmement intéressante est celle des kystes dermotdes, renfermant des poils, des cheveux et quelquefois des débris fœtaux : os, dents, muscles, cartilages. Ces kystes, dont l'origine est assez obscure, sont congénitaux. Certaines tumeurs sont susceptibles de présenter des cavités ; mais ce ne sont pas là de véritables kystes. Les loupes du cuir chevelu ne sont autre chose que des kystes sébacés de cette région. Les kystes sont généralement indolents. — Le traitement varie selon la nature du kyste. En général, on doit tendre à vider la tumeur par la ponction ou autrement, puis à en cicatriser les parois ; sinon, il faut l'enlever avec l'instrument tranchant.
L, consonne liquide de l'ordre des linguales, et la 12"' lettre de notre alphabet: c'est le lambda (X, A) des Grecs. Outre 17 ordinaire, on distingue 1'/ mouillé, dont la
Srononciation est tout autre et qui se place dans le corps u mot (billard, vieillesse^, ou à la fin [deuil, ail, rouille], mais jamais au commencement; Il en espagnol. ih en portugais au commencement des mots, gl en italien ont le son de notre l mouillé ; à la fin des mots, l est quelquefois muet [fu.nl, pouls, etc.). — Comme chilTre, V valait, chez les Grecs, 50; Jk, 30 000; chez les Romains, L vaut 50 : ï. 50 000. — Comme abréviation, les Latins employaient L pour Lucius, lares, legio, legatus, lex, libra;
LLS [libra, libra, semis) pour sestertius. LS. dans les diplômes, veut dire locus sigilli; l. c. ou /. /., dans beaucoup de libres modernes, veut dire loco citato ou loco laudato (passage cité). En français, L majuscule s'emploie pour les prénoms Louis, Lucien, Léon, etc. ; LL. AA., pour Leurs Altesses; LL. MM., pour Leurs Majestés ; l minuscule veut dire lieue ou livre ; l. c, lieue carrée; l. st., li\Te sterling. En Angleterre, on trouve L. pour lord; L.L., jiour lord-lieutenant ; LL. D., pour docleur es lois civiles et es lois ecclésiastiques. — Comme signe monétaire, L indiquait la moimaie frappée à Bayoïme. En Chimie, La veut dire lanthane; Li, lithium.
LA
LABOUU
LA. note de musique formant le 6* degré de notre écliollc musicale. Les Allemands l'appellent A. C'est sur cette note, prise dans l'octavç du médium de notre système sonore, que s'accordent tous les instruments et que sont réglés les diapasons. Dans les instruments à cordes, le violon, p. ex , on appelle la celle qui à vide fait entendre cette note ; c'est la seconde pour le violon, et la première pour l'alto, le violoncelle et la contre-basse.
LABARUM, étendard romain semblable au vexillum. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
LABBE, Leslris, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes longipennes, famille des Mouettes ou Goélands, renferme des oiseaux à bec cylindrique, muni, à son extrémité, d'un onglet qui semble surajouté à la mandibule supérieure. Ces animaux, propres aux contrées glaciales, exercent une véritable tyrannie sur les Mouettes, les Sternes, les Fous et les Cormorans, qu'ils poursuivent à coups de bec pour leur faire dégorger leur proie et s'en emparer avant qu'elle tombe dans la mer. Ces mœurs, mal observées d'abord, avaient fait croire que les Labbes se nourrissaient de la fiente de ces oiseaux, et c'est ce qui leur a valu longtemps le nom de Stercoraires (de sterctis, fiente). — Le genre Labbe renferme cinq espèces, dont une, le L- catarrhacte, qui est brun, avec un miroir blanc sur l'aile, se rencontre assez communément l'hiver sur nos eûtes.
LABDACISME (du gr. XaêSaxi^ixci;, de Xà|x66a, nom de la lettre l en grec). Ce mot désignait, chez les Grecs : ■ i" une prononciation vicieuse où la lettre l prend la place de l'r ; on dit aussi lallation ; — 2° la répétition trop fréquente de la lettre /, dans le style ou le langage.
LABDANUM, gomme-résine. Voy. ladakum.
LABELLE (du lat. labellum, petite lèvre), se dit, en Botanique, de la partie inférieure d'une corolle bilabiée, et spécialement du segment inférieur de l'enveloppe florale des Orchidées ; on dit aussi quelquefois tablier.
LABÉON (du lat. labeo, qui a de grosses lèvres), genre de Poissons malacoptérygiens abdommaux, de l'ordre des Squamodermes, famille des Cyprinidés, renferme des espèces exotiques à museau épais et charnu, portant un barbillon à l'angle de la mâchoire. La principale est le Labéon du Nil, long de 0 m. 25, dont la chair est estimée des Arabes, et qui est le plus commun des poissons du Nil
LABIAL (du lat. labialis, de lahium, lèvre), se dit de tout ce qui a rapport aux lèvres. — En Anatomie, on nomme muscle laoial un muscle de forme ovale placé autour et dans l'épaisseur des lèvres, qui a pour fonction de rétrécir l'ouverture de la bouche, et de rapprocher les lèvres, de les porter en avant, comme dans la succion, par un mouvement contraire à celui du muscle buccinateiir. — On dislingue aussi des artères et des veines labiales, des glandes labiales, etc.
Kn Grammaire, on nomme labiales les lettres qui se prononcent avec les lèvres. On compte 5 consonnes labiales :
b, f, V, m ; les 4 premières sont des labiales muettes ; a dernière est une labiale demi-liquide et demi-nasale; p, b sont des labiales simples; /", v, des labiales aspirées.
Voy. CONSONNE.
LABIOOSTOMIS (du gr. Xaêî;, pince, et iTTO[j.a, bouche), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères télramères, famille des Cycliques, tribu des Chrysomélines, ainsi appelés parce que les mâles ont la tête armée de fortes mâchoires en forme de tenailles : il compte une trentaine d'espèces.
LABIDOURE (du gr. XaSîi;, pince, et oùpi, queue), insecte. Voy. FORFICULE.
LABIÉ (du lat. labium, lèvre), s'applique : en Zoologie, à plusieurs animaux remarquables par la grandeur, l'épaisseur ou la couleur de leurs lèvres : on dit, p. ex., Ours labié ; — et, en Botanique, à toute corolle gamopétale divisée en deux lobes principaux, placés l'un au-dessus de l'autre comme deux lèvres, p. ex. dans la Sauge, le Romarin, etc.
Voy. LABIÉES.
LABIÉES, famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire libre, renferme des herbes et quelquefois des arbustes, à lige carrée, à feuilles simples et opposées, à fleurs irrégulières, groupées aux aisselles des fouilles, en fascicules, et formant des épis ou des grappes rameuses : calice persistant, gamosépale, tantôt régulier, à 5 dents, ^tantôt irréguher; corolle gamopétale, Inbuleuse et irrégu- -lière, partagée en deux lèvres, l'une supérieure et l'autre inférieure; ordinairement 4 étamines, 2 grandes et 2 pe-
tites ; le fruit se compose de 4 akènes monospermes : péricarpe mince, coriace, parfois charnu. Les parties herbacées de ces plantes, les feuilles surtout, sont couvertes d'un grand nombre de glandes, qui sont les réservoirs des huile» essentielles auxquelles les Labiées doivent leur odeur et leurs propriétés stimulantes. — La famille des Labiées se subdivise en 11 tribus : Ocymoïdées, Menlhoïdées, Monardées, Saturéiées, Mélissinées, Scutellariées, Proslanthérées, Népétées, Stachydées, Prasiées, AjUgoïdves. Celte famille renferme un grand nombre d'espèces usuelles, indigènes et exotiques, la plupart aromatiques. Les plus connues sont la Sauge, la Menthe, la Lavande, le liomarin, VHyssope, la Mélisse, la Germandrée, le Thym, le Serpolet, la Sarriette, la Marjolaine, le Basilic, le Patchouli, etc.
LABIUM [en lat. lèvre), pièce de la bouche des Insectes,
Sorte aussi le nom de lèvre tnférieure ; elle est formée e 2 pièces paires soudées sur la ligne médiane.
LABORATOIRE (du lat. laborare, travailler), local où le chimiste fait ses expériences et exécute ses opérations. Il doit être parfaitement éclairé et surtout aéré, et renfermer tous les instruments nécessaires, tels que fourneaux à charbon et à gaz, alambics, cornues, matras, ballons, tubes et allonges de tout genre; cuves à eau et à mercure, éprouvettes, récipients, cloches, mortiers, creusets, capsules, coupelles, bassines, vases gradués, lampe d'émailleur, chalumeaux, pipettes, supports, verres, fioles, flacons et bocaux divers, etc. Le matériel du chimiste se modifie d'ailleurs de jour en jour, et la plupart des instruments de mesure des physiciens lui sont indispensables, tels que spectroscope, saccnarimètre, microscope, goniomètre {Voy. ces mots) : les applications si nombreuses auj. de l'électricité à la cliimie exigent des piles, des accumulateurs, des bobines d'induction, des lampes à air, des fours électriques, etc. Le gaz, l'eau et l'électricité doivent circuler dans toutes les parties du laboratoire et être partout à la disposition de l'opérateur.
Le mot laboratoire s'est étendu à tous les locaux où les savants font des expériences (L. de physique, de zoologie, de botanique, etc.).
LABOUR ou LABOURAGE (du lat. labor, travail), opération d'Agriculture, qui consiste à remuer et à retourner la terre, pour nettoyer sa surface, pour l'ameublir et la rendre plus îertile. Le labour penmet à l'eau et à l'oxygène de mieux pénétrer dans le sol. Il peut compenser jusqu'à certain point le défaut de fumure ou d'amendements. Il est surtout nécessaire dans les sols d'une compacité extrême; les terres légères, celles où domine le sable quarizeux, demandent moins de travail.
Il y a deux manières principales de cultiver la terre : l'une à la bêche, l'autre à la charrue. Le labour à la bêche est préférable à tout autre ; mais il est trop lent et trop coûteux, et on ne l'emploie guère que pour la petite culture, notamment pour les jardins ; dans les sols pierreux, la fourche remplace la bêche. Le pic, la pioche, la houe sont employés pour la vigne. Les terres qui doivent recevoir les céréales sont attaquées soit avec le scarificateur \)\\ Vextirpateur, s'H ne faut que diviser superficiellement la couche labourable ; soit avec V araire ou la charrue, s'il s'agit de fouiller profondément le sol, d'opérer un défoncement ou un défrichement. — Sous le rapport de l'exécution du labourage, on distingue trois formes de labour : 1" le L. en billons, c.-à-d. en longues bandes parallèles bombées et séparées par des rigoles profondes ; 2° le L. en planches. qui divise la surface du cnamp en parallélogrammes que sépare une rigole peu profonde ; 3» le L. à plat, qui ne laisse pas de rigoles. — Le labour à la charrue, qui est le labour proprement dit, est la méthode le plus généralement adoptée en France. Les attelages varient, pour le nombre et l'espèce des animaux, suivant la nature du sol et du climat : dans les départements du Midi, le l.ihour est fait par des bœufs ou des mulets; plus on approciio du Nord, plus les attelages de chevaux sont communs, et ils finissent par être les seuls. Dans les grandes exploitations on essaye aujourd'hui l'application de la vapeur au labourage. Tente pour la première fois en Angleterre, en 1853, ce problème n'est pas encore résolu d'une manière satisfaisante, soit que l'on emploie une locomobile se mouvant dans le champ avec l'appareil de labour, soit qu'on se serve d'une locomobile fixe en un point du cliamp et communiquant le mouvement aux charrues au moyen de courroies et de poulies. Voy. charrue, etc.