‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 854 sur 1729 · KAMICHI · texte numérisé non relu

KAMICHI

|)ortait le titre de justicier; il avait le droit de citer le roi lui-même devant les Etats.

Dans le langage vulgaire, justicier est synonyme de juste, mais aussi de sévère et même de cruel. C'est en ce gens que Pierre l" de Castille et Pierre I*' de Portugal furent surnommés le Justicier, ainsi que le calife Haroun dit al-Haschid, c.-à-d. le Justicier.

JUSTIFICATION (du lat. justificatio). En Théologie, on nomme ainsi l'action par laquelle l'homme passe du péché à l'état de juste, devient agréable à Dieu et digne de la vie étemelle. Elle est l'effet des sacrements et de la grâce.

En Typographie, la justification est la longueur des ligTies. Elle se mesure par le total d'un certain nombre de points typographiques. Voy. ce mot.

Dans la Fonderie en caractères, la justification consiste à mettre à la même profondeur les matrices devant être employées à la fonte de toutes les lettres composant un caractère : et à vérifier les parties de ces lettres, qu il s'agisse d'un type romain ou italique.

On appelle aussi justification en fonderie un petit instrument en cuivre à trois faces intérieures, deux de ces faces formant un angle droit contre lequel on pose les lettres pour s'assurer qu'elles s'alignent parfaitement entre elles avant d'en continuer la fonte.

JUSTINE, en ital. Giustina (d'un doge de la famille des Giustiniani), monnaie d'argent de Venise, appelée aussi ducaton, valait 5 fr. 91.

JUSi;iTIA, SeO* petite planète, trouvée le 21 sept. 18«7 par Palisa, à Vienne. Voy. plaxètes.

JUTE ou CHANVRE DE l'inde, plante textile dont les fibres nous viennent des Indes orientales et de l'Afrique tropicale, et qu'il ne faut pas confondre avec le chanvre de Manille qui provient d'une espèce de Bananier. On en fait des bâches, des nattes, des paillassons, des sacs, des tentes, du treillis croisé, des toiles d'emballage, etc. Dundee, en Ecosse, en consomme des quantités considérables. La matière textile est constituée par les fibres du Corchunis capaularis, de la famille des Tiliacées; ces fibres sont souvent mélangées à celles du chanvre, dont elles sont loin de partager la solidité: on en importe de grandes quantités en Europe.

L'étoffe fabriquée avec cette matière textile porte ausà le nom de jute.

JUVEIGNEUR (du XaX. juvenior). Ce mot, synonv-me de cadet, se disait, surtout dans les familles princièrès, d'un cadet apanage : le duc d'Orléans, frère de Louis XIV, était juveigneur de la maison de France.

JUXTALINÉAIRE (traduction). Voy. traduction.

JUXTAPOSITION (du lat. jtixta, auprès, et de poser)^ mode d'accroissement propre aux corps inorganiques, consiste dans l'application successive de nouvelles couches dé molécules venant s'ajouter extérieurement aux premières : c'est ainsi que les cristaux se forment lentement dans une dissolution tranquille.

K, lettre gutturale, la 11« de notre alphabet et la 7* des consonnes, nous vient du x (kappa) des Grecs. Elle est d'un usage peu fréquent en français, où le K est ordinairement remplacé par le C dur ou le Q. Au contraire, elle «st seule emplojée en grec, et elle se trouve souvent dans les langues germaniques et slavonnes. — Dans les inscriptions latines et sur les médailles, K veut dire Caïus ou Cseso, kalendse, caput, Constantinus, Karolus, etc. — Pris numéralement, K. chez les Romains, valait 250 ; K valait 250 000. Chez les Grecs, x' valait 20, ,% 20000. — La monnaie frappée à Bordeaux était marquée du K. — K, kil., kilogr., kilom. se mettent très souvent pour kilogramme, kilomètre, etc. — Dans les formules chimiques, K signifie potassium (en lat. kalium).

KABARDIN, musc du Thibet. Voy. xusc.

KABBALE, science occulte. Voy. cabale.

KAOOSCH (de l'hébreu kadoch, sacré), 50* grade de la Franc-Maçonnerie.

KAEMPFERIA (du botan. Eug. Kaempfer), genre de la famille des Zingibéracées, renferme des plantes herbacées, à racines tuberculeuses, à feuilles larges, à fleurs radicales, accompagnées de bractées, et à périanthe double : l'intérieur de chaque fleur présente, en outre, 3 lames pétaloïdes de couleur brillante, provenant de la transformation en pétales de la plupart des étamines. Les Kaempferias sont originaires de l'Inde. On cultive dans les serres les K. rotunda et longa, dont les tubercules charnus, féculents et très aromatiques fournissent la racine de zédoaire, employée en médecine comme stimulant.

KAGNÉ, pâte d'Italie, de la nature du vermicelle, à la-

3uelle on donne la forme aplatie d'un ruban de la largeur 'un doigt. Elle sert à faire des potages. On en fait une grande consommation dans le Midi.

KAÏD. Voy. CAÏD.

KAÏNITE, combinaison naturelle de chlorure de potassium et de sulfate de magnésie hydraté [KCl.MgS0*-}-3H*0] ; se trouve à Stassfurt (Prusse) en cristaux clinorhombiques.

KAKATOÈS. Voy. cacatoès.

KAKERLAT ou kakehlac. Voy. blatte.

KALÉIDOPHONE (du gr. xaMç, beau, elSoç, ima^, et çw/T,, son^, petit instrument de Physique, imagine par VVheatslone, sert à étudier les mouvements vibratoires; il se compose d'une verge élastique, surmontée d'une perle de verre argenté ; quand la verge vibre, on voit une courbe lumineuse dessinée par le point brillant que la lumière forme dans la perle par réflexion.

KALÉIDOSCOPE (du gr. xcik6<;, beau, eT8o<, image, et oxoréci), voir), tube de carton ou de métal, clos à un bout

far un verre dépoli, à l'autre présentant une ouverture où on place l'œil, et garni intérieurement dans sa longueur de deux lames de verre inclinées généralement de 60° l'une sur l'autre. Entre le verre dépoli et un second verre transparent on place de petits objets mobiles et diversement colorés, qui, par leur réflexion dans les lames de verre, produisent des dessins réguliers. Cet instrument, décrit par Porta dès 1565, a été perfectionné en Angleterre en 1817 par Brewster. Il a joui quelque temps d'une grande vogue comme jouet. Il peut même recevoir une application utile pour fournir des modèles de dessins aux fabricants.

KALI, nom arabe de la potasse, d'où le mot alcali. lia été traduit en latin par kalium, d'où l'emploi du symbole K pour désigner le potassium. Voy. potassium.

KALIFES. Voy. califes au Dict. d'Hist. et de Géogr.

KALMIE (du Iwtan. P. Kalm), Kalmia, genre de la famille des Ericacées, tribu des Rhododendrées. Les Kalmies passent pour être vénéneuses, et il paraît que le miel récolté par les abeilles sur leurs fleurs n est pas exempt de propriétés pernicieuses ; toutefois les cllè^Tes et les cerfs les mangent sans inconvénient. La Kalmie est originaire de l'Amérique septentrionale. On cultive dans les jardins la Kalmie à larges feuilles, à fleurs d'un rose foncé en corymbes terminaux, et la A', à feuilles étroites, à fleurs rosés.

KALPAK ou TALPACK, sorte de bonnet tertare garni de fourrures. Voy. colback.

KALTSCHALE (orig. allem.), sorbet d'ananas et de Champagne, plus connu en France sous le nom de sorbet marquise.

KAMALA, poussière résineuse, rougeâtre, recueillie sur les fruits d'une Euphorbiacée de l'Inde, le Rottlera tinctoria. Employé en médecine comme anthelminthique.

KAMIChT, Palamedea, genre d'Oiseaux, de 1 ordre des Echassiers macrodactyles, renferme des oiseaux à bec droit, plus court que la tête, et à doigts séparés ; ils sont surtout remarquables par deux éperons qu'ils portent à chaque aile. Ils ont à peu près la taille et le port du dindon ; ils portent le cou droit et la tète haute. Leur voix est forte et retentissante. Leur nourriture est toute végétale, et ils pâturent l'herbe à la manière des oies. Ils s'apprivoisent aisément et gardent les volailles aussi fidèlement qu'un chien. Ce genre renferme deux espèces propres aux contrées sauvages et marécageuses de l'Ame-

KAMPYLITE

KERATION

rique méridionale: le K. cornu [P. cornuta), ainsi appelé d'une corne mobile qui lui surmonte le front; il se trouve au Brésil ; et le A', chavaria ou Chaïa [P. chavaria), qui n'a point de corne.

KAMPYLITE, espèce minérale produite par le mélange par isomorphisme de pyromorphite et de mimétèse ( Voy, ces mots).

KAN. Voy. KHAN.

KANCHIL ou KRASCHIL. Voy. CHEVROTAIN.

KANDJIAR ou kandjar (mot arabe), sorte de poignard oriental à lame très longue et tranchante des deux côtés.

KANÉITE, arséniure de manganèse naturel (MnAs) ; très rare, se rencontre en Saxe.

KANELSTEIN, variété brunr-ougeâtre de grossulaire

KANGOUROU ou kanguroo, Macropus, genre de Mammifères, de l'ordre des Marsupiaux australiens, renferme des animaux herbivores, à museau allongé, à longues oreilles et à membres postérieurs beaucoup plus longs que les antérieurs. Tandis que certaines espèces ne dépassent pas la taille de la souris, d'autres atteigiient celle d'un mouton : tel est le Kangourou géant, originaire de l'Australie et des îles environnantes. Il se fait remarquer par la petitesse de ses pattes antérieures et par le volume extraordinaire de sa queue, qui, avec ses deux membres postérieurs, lui forme une sorte de trépied pour se tenir dans une station verticale; Il a, comme la sarigue, une poche où 9e cachent ses petits. Les Kangourous sont des animaux dou^x et craintifs, dont l'acclimatation serait facile et profitable. Leur chair est excellente et leur fourrure pourrait être utilisée.

KAN NE, mesure de capacité en usage dans quelques

{>arties de l'Allemagne. La kanne de Dresde vaut 0 lit. 94 ; a kanne de Lippe, 1 lit. 57; la kanne de Lubeck, \ Ut. 87.

KANTISME. La philosophie de Kant a été principalement exposée par lui dans trois grands ouvrages : la Critique de la Raison Pure, la Critique de la Raison Pratique, et la Critique du Jugement. On peut la résumer ainsi : I. Critique de la Raison Pure. Les idées que l'homme se fait des choses représentent, non les choses mêmes, mais la constitution de l'esprit qui les pense, car l'homme ne voit les choses qu'à travers les formes de la sensibihté (espace et temps), les catégories de son jugement, les principes de sa raison. La connaissaïKe ne porte donc que sur les faits sensibles, les phénomènes ; elle n'atteint pas le fond des êtres, les nou7nènes. — II. Critique de la Raison Pratique. Une seule chose est connue à l'homme avec certitude, c'est son devoir, c'est la loi morale qu'il porte dans sa conscience. Et le devoir lui révèle la liberté, nécessaire pour qu'il puisse accomplir le devoir même. Il lui révèle aussi l'existence de Dieu, auteur de la loi morale, et la réahté d'une vie future où la vertu sera récompensée. La liberté. Dieu, l'immortalité sont ainsi établis comme postulats de la loi morale. La foi au devoir rétablit les idées que l'analyse rationnelle avait mises en doute. — III. Critique du Jugement. Pour combler l'apparent abîme qui sépare le domaine de la raison du domaine de la foi morale, Kant montre qu'il existe entre eux un intermédiaire : le domaine de la finalité et de l'art.

KANTISME (néo-). On appelle ainsi une tendance d'esprit, assez fréquente de nos jours, qui consiste à douter des vérités morales (libre arbitre, existence de Dieu, immortalité de l'àme) au nom de la raison, et à les rétablir au nom des nécessités de l'action, par un acte de foi envers l'idéal et envers le devoir.

KAOLIN (mot chinois), argile très pure, blanche et friable, avec laquelle on fait la porcelaine. C'est un silicate hi^draté d'alumme (Al*03.2SiO*-f-2H*0). Il résulte delà décomposition de l'orthose de certaines pegmatites par les agents atmosphériques, qui lui ont enlevé le silicate de potasse soluble. — On 1* rencontre en Chine et au Japon ; en Saxe, près de Schneeberg ; à St-Austell (Cornouailles) ; en France, aux environs de St-Yrieix près de Limoges, ainsi que de Bayonne, dans l'Allier, les Côtes-du-Nord, le Finistère, la Mayenne, etc. Voy. porcelaine.

KAPNITE, variété ferrifère de Smithsonite, de Kapnik (Hongrie).

KARABÉ, mot persan qui veut dire tire-paille, sert à désigner le Succin, ou Ambre jaune, à cause de ses propriétés électriques. Voy. ambre.

On a donné le nom de Faux Karabé au Copal, et ccluF de Karabé de Sodome, à l'Asphalte qui se recueille dan*la mer Morte.

KARAT. Voy. carat.

KARATAS ou KARATA, espèce du genre Bromélie. Voy.

BROMÉLIE.

KARI, condiment. Voy. cari.

KARSTÉNITE. Voy. anhtdrite.

KATRAN (racine de), racine rouge et ligneuse employée en Russie pour le tannage des peaux, provient d'une espèce de Statice. Voy. ce mot.

KAURIS, coquillage et monnaie. Voy. cauris.

KAVA ou AVA, boisson enivTante, amèrc, en usage dans rOcéanie, est extraite d'une racine de même nom, qu'on croit être celle du Piper methysticum.

KEEPSAKE (de l'angl. keepsake; de keep, garder, et sake, égard, affection), espèce d'album ou de livre élégamment exécuté et relié, qui est destiné à être olfert en cadeau et comme souvenir au jour de l'an ou à l'occasion d'une fête. La poésie, la gravure, parfois la musique c*!tribuent à orner les keepsakes : ils sont devenus un meuble de salon. — Certains keepsakes sont consacrés exclusivement à la description d'un pays : on les nomme landscapes (c.-à-d., en anglais, paysages).

KÉFIR, Iwisson alcoolique, obtenue par la fermentation du lait de vache, et depuis longtemps employée dans les pays voisins du Caucase. — Le ferment du kefir peut être séché, conservé et transporté à l'état de grains : ceux-ci, ajoutés au lait, se développent en donnant naissance à des agglomérations de globules complexes, qui renferment descellules de levure, des bâtonnets assez longs et des sporeslibres. On fabrique maintenant du kéfir en Suisse et à Paris : cette boisson a été recommandée contre diverses affections.

KELLOVIEN (étage), en anglais Kelloway rock. Voy.

CALL0VIEN (étage).

KÉLOÏDE, sorte de tumeur. Voy. chéloïde.

KÉLOTOMIE (du gr. %f{kr\, hernie, et zoivfi, section), ou Opération de la hernie, opération nui consiste à inciser les téguments qui recouvrent le sac nerniaire, à ouvrircelui-ci en incisant les tissus couche par couche, puis à dilater l'ouverture par laquelle il faut faire rentrer lesparties herniées, ou à l'élargir par débridement, enfin à opérer la réduction. On n'a recours à la kélotomic que dans le cas d'étranglement. — H y a aussi une kéiotomie qui a ppur but la cure radicale de la hernie. — La kéiotomie, très grave autrefois, est devenue, avec les méthodes actuellesde pansement, d'une grande bénignité.

KENNÉDIE, Kenneaya, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Phaséolées, voisin des Glycines, renferme un assez grand nombre d'espèces grimpantes, toutes originaires de l'Australie, dont les principales sont : la A', à grandes fleurs, à fleurs pourpre foncé; la A', à fleurs noires, la A', couchée, la K. distinguée, la A', à grandes feuilles, la K. à feuilles nervées, etc.

KÉPI, genre de coiffure portée d'abord par certains corpsde troupes françaises en Afrique, et depuis adoptée par tous les autres corps : c'est une espèce de casquette légère,, munie d'une visière ; longtemps réservée à la petite tenue, cette coiffure est devenue la seule usitée en campagne et même en temps de paix pour les troupes de toutes armes, excepté la cavalerie.

KEPLER (lois de). Voy. planètes.

KÉRAPHYLLEUX (de xépaî, corne, et œûXXov, feuille)* portion interne du tissu corné de la paroi du sabot du cheval et des ruminants, formant de nombreuses lames verticales qui s'engrènent avec les lames du tissu podophylleux [roy. ce mot).

KÉRAPHYLLOCÈLE (de xépaî, corne, tpûXXov, feuille, et xi^^Tj, tumeur), nom donné à une tumeur cornée de la face interne de la muraille, dans le sabot du cheval. Elle prend naissance à la suite d'une piqûre ou d'une seime,. et nécessite généralement une opération chirurgicale.

KÉRARGYRITE ou kérargyre, chlorure d'argent naturel [AgCl], dit aussi argent corné, en petits cristaux du systèmecubique ou en masses compactes, d'un gris de perle, facile à couper au couteau ; abondant dans les minerais d'argent de l'Amérique centrale ; s'est rencontré au Huelgoat (Bretagne) et en Saxe.

KÉRASINE, syn. de Phosgéni te [Voy. ce mol).

KERATION (du gr. viepi-ciov), petit poids grec dont oa se servait dans la médecine, valait un tiers de l'obole^

Voy. CARAT.

KÉRATITE

KIL\RADJ

KÉRATITE (du gr. xépaî, cornée). C'est l'inflammation de la cornée. On sait en effet auj. que cet orpane, bien que dépourvu de vaisseaux, est susceptible de l'inflammation. Chacune des 3 couches (superficielle, profonde et interméiiiaire) peut être intéressée. Parmi les kératites superficiriles on décrit les formes simple, phlyclénulaire et TÔsituleuse La kératite interstitielle ou kératite d'Hutchinsoij. les abcès de la cornée sont des kératites de la couche movenne. Enfin la kératite ponctuée appartient à la forme pr«»l:«!ide.

KÉRATOCÈLE (du gr. xÉsa;. xépaxo;, cornée, et xVjXt,, tuiiiccr], hernie à travers une ulcération de la cornée transp:Tenlo, formée soit par les lamelles profondes de la coniéo (K. postérieure], soit par la membrane de l'humeur aquoiifo (K. de la membrane de Descemet) sous l'influence de la pression de l'humeur aqueuse.

KÉRATOGLOSSE (du gr. xépa;, xÉpxTo;, corne, et ■fhûizzï. langue;, nom donné par certains anatomistes aux libres du muscle hyoglosse qui prennent leur attache aux cornes de l'os hyoïde, le grand kératoglosse, aux grandes cornes de cet os, et le petit kératoglosse, aux petites.

KÉRATOMALACIE 'du gr> xÉpzi;, xEpaTo;, cornée, et iiaAaxô;, mou . ramollissement de la cornée. Il peut être le r.'*ultat d'une kératite ; mais il survient quelquefois chez des individus lymphatiques affaiblis par la misère ou im mauvais régime, dans les ophtalmies purulentes, etc.

KÉRATONYXIS (du gr. xépa;, xipaTOî, cornée, et wÇiç, aciion de percer", opération qui consiste à introduire une aiguille à travers la cornée, les chambres de l'œil et l'ouverture pupillairc de l'iris, pour atteindre le cristallin et le déplacer ou le broyer. C'est ime des manières d'opérer la cataracte. Voy. ce mot.

KÉRATOTOME (du gr. xÉpa;, xépaTOî, cornée, et xopiT„ section,, instrument destiné à couper la cornée transparente dans l'opération de la cataracte par extraction : on lui donne aussi le nom plus simple de couteau à cataracte. Les divers kératotomes dus à Wenrel, ^Yard, Richter. Béer, Jaeger. etc., ont tous une lame de forme triangulaire et pyramidale de manière à remplir exactement la plaie à mesure qu'ils pénètrent dans la cornée et à s'opposer ainsi à h sortie de l'humeur aqueuse. — On appelle kératotomie l'inciiion de la cornée. Voy. pupille artificielle.

KERMÈS (mot arabe signifiant cochenille] . On distingue le kermès animal et le kermès minéral.

Le kermès animal (dit aussi kermès végétal, graine d'écar.'ale, parce qu'on le prenait pour une graine) est une I ?pèce de Cochenille, qui a été décrite au mot Cochenille. Voy. ce mot.

Le kermès minéral, que l'on appelle en médecine simplement kermès, est une substance d'un rouge brun, composée d'un mélange de sulfure hydraté d'antimoine et d'oxyde antimonieux avec un peu doxysulfure d'antimoine. On I emploie seul ou on le fait entrer dans la préparation de i-lusieurs produits pharmaceutiques. On trouve le kermès k l'état natif en Bohème, en Saxe, en Angleterre, en Sibérie ; il est souvent combiné avec l'arsenic. On l'obtient artificiellement, soit en faisant bouillir du sulfure d'antimoine avic nn alcali carbonate, soit en faisant fondre à la clis'.eur [rouge un mélange de sulfure d'antimoine et de crirlionate alcalin, et en traitant la masse fondue par l'eau liouillante. Le kermès est diaphorétique et expectorant : à haute dose, il est purgatif et vomitif. On en doit la découverte à Glauber; La Ligerie, chinirçien de Pari>, fit connaître le moyen de le préparer. En 1714, un ilira-treux, le P. Simon, l'ayant employé avec succès pour ;:uérir un moine de son couvent, cette guérison fit gra:;d bruit et mit le kermès en réputation, sous le noi:i (le poudre des Chartreux. — Voy. aussi ci-après

BERIKSITE.

KERMÉSITE ou eermès minéral, oxysulfure d'antimoine nat;inl [2Sb-S^ + Sb^O*], en aiguilles rouge-cerise sur des crislaux de stibine.

KERMESSE du flamand kerk misse, messe de l'église), nom donné, en Belgique et dans les Pays-Bas, à de grandes fètos paroissiales célébrées aux anniversaires de la dédicace d'une église. Danses, grands banquets, tirs à l'arquebuse, foire, mais surtout processions mêlées de scènes mythologiques ou historiques, où paraissent des mannequins gigantesques et où domine l'élément comique, tel est !■■ fond des kermesses. Le: villes faisaient jadis pour ces sortes de fêtes des dépenses considérables; pendant

longtemps, en outre, la licence y fut extrême. On a tenté à diverses reprises de remédier aux abus des kermesses : Joseph II, entre autres, ordonna qu'elles fussent toutes célébrées le même jour; mais cet édit tomba bientôt en désuétude.

KEROOON, nom latin scientifique du Moco. Voy. ce mot.

li,KERRIE (du botan. anglais B. Ker], Kerria, genre de la famille des Spiréacées, dont la principale espèce est le Corète du Japon. Voy. corète.

KERRY, nom d'un comté situé à l'extrémité sud-ouest de l'Irlande. Race du Kerry, se dit d'une race bovine de très petite taille et de couleur noire.

KERSANTITE ou kersanton, roche éruptive granitoïde, composée d'ohgoclase et de mica noir. Elle est abondante en Bretagne et se rencontre notamment dans la rade de Brest, où elle est connue sous le nom breton de Krrsanton.

KESRA, un des trois signes à l'aide desquels les Arabes indiquent les sons ou voyelles. Le kesra est figuré comme notre accent aigu, et se place au-dessous de la consonne avec laquelle il forme un son articulé : il répond tantôt à notre t, tantôt à notre e.

KETCH, bâtiment anglais, à poupe carrée, de 90 à 200 tonneaux, ayant un grand mât et un mât d'artimon, gréant ses voiles sur des cornes, et portant deux grands focs sur son beaupré, qui est peu relevé.

KETMIE fd'im mot arabe). Hibiscus, genre de la famille des Malvacees, type de la tribu des Hibiscées, renferme des herbes et dès arbrisseaux, qui se distinguent par la grandeur et la beauté de leurs fleurs. Les feuilles sont alternes et accompagnées de stipules latérales. Toutes les Ketmies habitent les régions intertropicales. Les principales espèces sont : la A', musquée [H. abelmoschus] , ou Guimauve veloutée, qui croît aux Indes orientales, et qui fournit Yambrette, emplovée dans les parfums à cause de son odeur de musc tempérée ; la A', gombo ou Gombaut [H. esculentus], que l'on cultive dans l'Amérique méridionale, comme plante potagère, et dont on mange les fruits; la A', oseille de Guinée, dont les feuilles acides sont emplovées aux mêmes usages que notre oseille; la A', à feuilles de tilleul, dont l'écorce sert à fabriquer des cordes pour les vaisseaux ; la A". d'Orient ou des jardins [H. syriacus], dite aussi (Guimauve royale, qui atteint de 2 à 3 m. et dont les fleurs de même forme que la rose trémière offrent un grand nombre de variétés : son fruit entre dans la préparation du nafé ( Voy. ce mot) : la A. rose de Chine [H. rosa sinensis], dont les grandes fleurs doubles et d'un rouge vif sont d'un effet remarquable : la K. chanvrine [H. cannabinus), de l'Inde, qui atteint 1 m. 50 et que l'on commence à employer dans l'industrie comme plante textile, etc.

KÉTONE ou cÉioxE, synonyme A'Acétone. Voy. ce mot.

KEUPER (mot allem.), subdivision moyenne du Trias, aussi appelée étage keupérien, sali férié» ou tyrolien. Dans 1 Europe occidentale, le Keuper est représenté par une formation argileuse, désignée sous le nom de Marne» irisées et riche en dépôts de sel gemme (Lorraine, Jura). Dans les Alpes et dans les régions méditerranéennes, le Keuper présente le faciès franchement marin et l'on a pu y distinguer un assez grand nombre de zones caractérisées par des Céphalopodes, zones (jue l'on a groupées en deux étages, l'étage carnien et 1 étage juvavien. C'est dans l'étage carnien que viennent se placer les couches de Saint- Cassian, dans le TjtoI méridional.

KEVEL. espèce 'd'Antilope. Voy. gazelle.

KHALIFES (c.-à-d. vicaires, lieutenants), souverains arabes. Voy. califes au Dict. d'Hist. et de Géogr.

KHAMSIN, vent brûlant d'Eg>-pte qui souffle du désert. Son nom vient de l'égyptien khamsin (cinquante), parce qu'il ne souffle que pendant les cinquante jours qui avoisinent l'équinoxe de printemps.

KHAN ou EA."», titre sous lequel on désigne les chefs des hordes tartares et mongoles. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

KHARADJ ou KHARATCH {rachat en arabe), tribut payé jadis au sultan par tout ce qui n'était pas mahomctan. Originairement les Arabes prétendaient l'imposer à toute la terre. Pendant longtemps les ambassadeui-s chrétien» ne purent être admis à négocier à Constant inople sans payer le kharadj. Divers souverains le payaient aussi aux

KHÉLÀT

KOLPODES

puissances barbarcsques. Il y a longtemps que les Européens se sont affranchis de ce tribut : la Bulgarie, vassale (le la Turquie, lui paye encore le tribut. A l'intérieur de lempire, le kharadj est toujours perçu sur les rayas.

KHÉlAt, nom commun à tous les dons que le sultan fait en témoignage d'honneur à ceux qui lui sont présentés, ambassadeurs, pachas, ulémas, etc. Ces dons consistent en pelisses, châles, turbans ou pièces de brocart, en armes, chevaux, etc. On a souvent confondu, mais à tort, le khélât avec le kaflan. Voy. caftan.

KHOUANS, confrérie religieuse chez les Arabes. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

KILO... (du gr. j^tXtoç, mille), préfixe grec suivi du nom d'une unité du Système métrique, sert à nommer l'unité secondaire égale à 1 000 fois la première. — Dans le commerce, on dit souvttit par abréviation kilo pour kilograinme.

KILOGRAMME, unité secondaire de poids, dans le Système métrique, égale 1 000 grammes. C'est le poids d'un litre d'eau. En mesures anciennes, le kilogranune équivaut à 2 livres 5 gros 35 grains.

KIL06RAMMÈTRE, unité employée dans l'évaluation du travail des machines, équivaut au travail nécessaire pour élever un poids de 1 kilogramme à une hauteur d'un mètre en une seconde. Le cheval-vapeur représente 75 kilogrammètrcs.

KILOMÈTRE, unité secondaire de longueur, dans le Système métrique, égale 1 000 mètres : c'est l'unité ordinaire pour les mesures itinéraires. Le kilomètre vaut à peu près le quart de l'ancienne lieue de poste. La lieue terrestre de ^5 au degré vaut 4 kil. 444.

KILSÉRITE, sulfate de magnésie hydraté naturel [MgO.SO' + H^O], qu'on rencontre à Stassfurt (Prusse).

KIMERiDGIEN, celui des étages jurassiques qui suit l'étage rauracien et précède l'étage portiandien. Il est connu aussi sous le nom de Kimeridge-clay . Le Kimeridgien, tel qu'il est développé dans le bassin anglo-parisien, était généralement subdivisé en trois sous-étages, qui ont reçu les noms A' Astartien (fréquemment appelé étage séquanien), de Ptérocérien et de Virgulien [Voy. ces mots) ; il comprend des assises marneuses ou calcaires à Lamellibranches et à Gastéropodes. Dans la région méditerranéenne, dans l'Allemagne méridionale et en Pologne, le Kimeridgien est représenté par des calcaires gris à Céphalopodes, désignés souvent sous le nom de couches à Ammonites acanthicus. On y distingue une zone inférieure, à Ammonites tenuilobatut et polyplocus, correspondant à l'Astartien, et une zone supérieure, à Ammonites Bsekeri, A. Eudoxus ci pseudomutabilis, correspondant au Ptérocérien et au Virgulien. Actuellement le Séquanien est considéré comme constituant un étage indépendant. Le Kimeridgien proprement dit se trouve ainsi réduit à deux termes, Ptérocérien et Virgulien.

KINA, KININE. Voy. QUINQUINA et QUININE.

KINGS (les cinq), livres sacrés des Chinois. Voy. kings au Dict. d'Hist. et de Géogr.

KING'S CHARLES, espèce d'Epagneul de petite taille, à longs poils noirs avec des feux : c'est un chien d'appartement, qui a été fort à la mode.

KINKAJOU, Potos caudivolvulus, genre de Mammifères de l'Amérique méridionale, qu'on range dans l'ordre des Carnassiers, famille des Viverridés, mais qui par certains caractères se rapproche des Insectivores et des Rongeurs. Ce sont des animaux nocturnes, de la taille du chat, d'un roux brun en dessus, d'un rouge vif en dessous, et à queue prenante. Ils se tiennent sur les arbres dans les endroits solitaires. Ils vivent de fruits, de petits animaux et de miel sauvage.

KINNOR, instrument de Musique. Voy. cinnor.

Kl NO (gomme), dite aussi Résine-kino, substance de couleur rouge-brun, inodore, à saveur amère et astringente, très fragile et se ramollissant par la chaleur des mains. Elle est presaue entièrement formée d'un tannin particulier, Vacide hinotannique. On s'en sert pour tanner les peaux et les colorer en fauve. En Médecine, on l'emploie, comme astringent et tonique, contre les diarrhées, les dysenteries, etc. Cette substance provient de divers arbustes des pays intertropicaux, notamment du Pterocarpus marsupium, et de divers Eucalyptus. — C'est Fothergill qui en 1758 a mtroduit dans la thérapeutique ce médicament,

3ui est auj. inusité et qui n'a plus d'importance qu'au point e vue mdustriel.

KIOSQUE (du turc kouchk), petit pavillon ouvert de tous côtés, situé à l'extrémité d'une terrasse ou d'un jardin, et consacré, dans l'Orient, à prendre le frais pcn()ant la chaleur du jour. En France, on construit souvent dans les jardins des kiosques assez semblables aux pavillons chinois.

KIRSCH ou KiRSCHWASSER (de l'allem. Kirsch, cerise, et Wasser, eau), liqueur spiritueuse qu'on obtient par la distillation des cerises noires ou merises fermentées. On la falsifie avec la liqueur qu'on extrait des prunelles et des sorbes. Le Kirsch égale en force les spiritueux les plus puissants ; sa saveur parfumée et délicate rappelle un peu celle de l'amande amère : il la doit à la présence d'uns faible quantité d'acide prussique contenue dans l'ainando. C'est dans la Forêt-Noire qu'on fabrique le meilleur kirsch ; on en fait aussi d'excellent dans les Vosges.

KISLAR-AGA, nom donné, en Turquie, au chef dc3 eunuques noirs du sérail du Sultan.

KJŒKKENMŒDDINGS. Voy. PRÉHISTORIQUE.

KLAPROTHINE ou ki.aprothite (du chim. H.Klaproth], dite aussi Lazulite, phosphate hydraté d'alumine et de magnésie [MgO.Al*0'.P*0''.H*0] avec un peu de fer et de chaux remplaçant la magnésie. En octaèdres clinorhombiques d'un bleu d'azur. On l'a trouvée en Styrie, dans le Salzbourg, et surtout dans un grès quartzeux à Lincoln (Géorgie).

KLINGSTEIN, nom donné autrefois aux phonolithe* [Voy. ce mot).

KLIPPER, vaisseau à voile. Voy. clipper.

KLIP-SPRINGER, ou Sauteur des rochers, espèce d'Antilope. Voy. antilope.

KLODNIK, sorte de potage polonais fait de feuilles vertes de betteraves, de fenouil, avec addition de jus de concombres fermentes et de kvas.

KLOUKVA, nom commun, en Russie, à la baie de l'Airelle coussinette et à la boisson qu'on en tire. Voy. airelle.

KNÉBÉLITE, var. manganésifère de pé7-idot [Voy. ce mot).

KNOUT [fouet en russe), instrument de supplice usité autrefois en Russie : c'était un fouet composé de plusieurs lanières de bœuf entrelacées, puis se séparant, et terminées par des fils de fer tordus. Sous ce terrible instrument, le sang ruisselait presque à chaque coup. Au bout de cinq ou six coups fortement appliques, le corps n'était plus qu'une plaie ; moins d'une douzaine suffisaient parfois pour donner la mort. Ce supplice était infligé, non seulement aux malfaiteurs, mais aussi aux soldats. La noblesse en était exempte. Voy flagellation.

KOALA, Phascolarctus, genre de Marsupiaux australiens. Voy. P1IALANGER.

KOBANG, monnaie d'or du Japon. Le kobang vieux v&ut 51 fr. 24 ; le kobang nouveau, 52 fr. 69.

KOBEZ, espèce de Faucon d'Europe, se distingue en ce qu'il a les pieds rouges et qu'il chasse le soir, ce qui l'a fait appeler par les naturalistes Fa/co rufipes, Falco vespertinus.

KOBOLD, nom allemand de certains Lutins [Voy. ce mot) ; c'est de ce nom que paraît être dérivé le vieux mot français gobelin.

KOBOLDINEou linnéite (Co'S*), minéral qu'on rencontre

?;énéralement cristallisé en cubes ou en octaèdres réguiers, d'autres fois en masses amorphes. Il contient beaucoup de nickel. Il se trouve à Riddarhyta (Suède). KŒLREUTÉRIC ou Paullinie dorée, plante exotique.

Voy. PAULLINIE.

KOLA, genre de plantes Dicotylédones, de la famille des Malvacées, voisin des Sterculia ; ce sont des arbres tropicaux dont les graines, dites noix de Kola ou café du Soudan, sont recherchées pour l'action surexcitante qu'elles exercent sur le système nerveux. C'est un aliment antidéperditeur, dont les indigènes de l'Afrique équatoriale font un grand usage, et dont l'emploi tend à se répandre chez nous.

KOLBACK. Voy. colback.

KOLGA, 191' petite planète, trouvée le 30 sept. 1878 par C. H. F. Peters, à Clinton (Etats-Unie^. Voy. planètes.

KOLPODES, genre dinfusoires ciliés, cle l'ordre des Paraméciens. Ils se trouvent communément dans les eaux stagnantes et les infusions végétales, celle de foin p. ex. Ce sont des animaux carnassiers, voraces, très vifs, ilont la forme est celle d'un haricot et dont la taille peut atteindre

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