APOSTASIE
vultf. fiot (tes rouqels, se trouve sur les côtes de la Méditerranée : sa chair est délicate. Il était estimé des anciens.
APOLOGÉTIQUE [A'apologie], partie de la science théobgique qui a pour objet de prouver la vérité et la perfection du christianisme, et de répondre aux attaques de ses adversaires. On désigne spécialement sous le titre A'Apologètes ou Apologistes un grand nombre d'auteurs des premiers siècles qui ont écrit en ce sens : St Justin, Athénagore, Tertullien, St Cjprien, Origène, St Athanase, Lactajice, St Augustin [Cité de Dieu), etc.; au moyen âge, St Thomas d'Aquin {Somme contre les Gentils) ; chez les modernes, Bossuet, Bergier; et, dans notre siècle, Frayssinous, Lacordairc, Ravignan, Monsabré, A. Nicolas, en France; et, à l'élrangcr, fialmès, les cardinaux Wiseman et Newman. On y jouit quelquefois l'auteur du Génie du Christianisme. Hetlinger, professeur de théol. à Wurzbourg, a publié une Apologie très savante qui a été traduite en plusieurs langues.
APOLOGIE (du gr. àTokofia). Ce mot, qui, chez les Grecs, était synonyme de défense ou plaidoyer et de mémoire juslilicalif '{Apologie de Socrate par Platon et par Xénophon; A. d'Apulée, où cet auteur se défend contre une accusation de magie), fut ensuite employé spécialement par les premiers chrétiens pour désigner les écrits ayant pour objet la défense du ciiristiauisme et la réfutation des calomnies auxquelles il était en butte ( Voy- ai'Ologétiqde). Auj. il s'emploie surtout en termes de littérature et de doctrine, et diffère de la défense en ce que celle-ci s'adresse à l'opinion publique. On peut citer en ce genre \' Apologie pour Hérodote, par H. Eslienne, celle de Balzac par Ogier (1628), la 9° satire de Boileau, la 3» satire de Gilbert, etc.
APOLOGUE (du gr. dirôXoyoî), récit d'une action allégorique attribuée le plus souvent à des animaux, dans lequel on a pour but d'arriver indirectement à une conclusion morale et instructive : cette conclusion, qu'on appelle la morale de la fable, peut n'être pas exprimée. Le style de l'anologue doit être simple, familier, naturel et même naïf.
L'origine de l'apologue se perd dans l'antiquité : on en trouve plusieurs exemples dans l'Ancien Testament (représentations de Joatham aux Sichémitcs, de Nathan à David, etc.) ; mais le véritable berceau de l'apologue est l'Inde, d'où il se répandit dans le Thibet. la Chine, la Perse et l'Arabie. Les noms de l'Indien Bidpay et de l'Arabe Lokman sont célèbres parmi les fabulistes. Chez les Grecs, on trouve des apologues dans Hésiode, Archiloque, Stésichore, Hérodote ; l'apologue de Méncnius est célènre chez les Romains, mais le véritable père de l'apologue chez les anciens, celui qui a mérité qu'on lui en attribue l'invention, est l'esclave
fihrygien Esope, qu'on place au vi" siècle av. J.-C. Depuis, es plus célèbres fabulistes ont été : chez les Grecs, Babrius et Aphthonius ; chez les Romains, Phèdre et Avianus ; au moyen âge, Marie de France ; en Italie, Faërne et Abstemius, auteurs de fables latines, Casti, Passeroni, Pignolti et Bertola; en Suède, Gyllenborg; en France, l'inimitable La Fontaine, Lamolte, Florian, Aubert, Le Bailly, Boissard, Arnault, Vicnnet; en Angleterre, J. Gay, Dodsley-; en Allemagne, Gcllert, Lcssing, Hagedorn, Gleim, Pfeffel ; en Espagne, Yriarte; en Russie, Kryloff. — Voir sur ce sujet les écrits de Lamotte, Lessing, Walckenaër, et ceux de MM. Loiseleur-Dcslongchamps, A. AVeber, Edél. Dumcril, etc.
APOmORPHINE, produit découvert par Matthiessen, ne diffère de la morphine qu'en ce qu'il renferme une molécule d'eau en inoms; on l'obtient en faisant digérer à 150' de la morphine dans de l'acide chlorhydrique concentré. — L'apomorphine est un vomitif puissant : introduite par une simple piqûre sous la peau du bras ou de la poitrine, elle provoque aussitôt le vomissement. Cette substance pourrait être employée contre le^ empoisonnements accidentels ou volontaires, lorsque le malade se trouve dans l'impossibilité d'avaler quelque chose, ou même se refuse à accepter aucun remède.
APONÉVROSES (du gr. à-novstipwaiî], membranes blanches, luisantes, très résistantes, composées de libres entrecroisées. On distingue : 1° les A. partielles ou musculaires^ qui se continuent avec les fibres musculaires, et ne diffèrent des tendons que par leur forme aplatie ; 2° les A. générales, ou d'enveloppe, ou capsulaires, qui recouvrent les muscles et les maintiennent en place : ces dernières présentent deux faces, lune externe, d'un blanc nacré, qui est recouverte par un tissu cellulo-graisseux ;
l'autre interne, qui est séparée des muscles par un tissu cellulaire lamelleux. A leur extrémité, les aponévroses se fixent aux saillies osseuses et chacune d'elles est munie d'un muscle tenseur. Voy. fascia.
APONOGETON, genre de plantes Monocotylédones, de la famille des Na'iadacées, tribu des Aponogétées ; plantes aquatiques; rhizome tuberculeux; fleurs hermaphrodites nues, disposées en épis terminaux, 6 étaminos, 3 à 5 carpelles lil)res; le fruit est un follicule. Les jeunes pousses de VA. distachyum sont comestibles et connues sous le nom A' Asperges du Cap.
APOPHTEGME (du gr. àitospôeyixa), dit mémorable de quelque personnage célèbre, pensée forte et exprimée laconiquement. Plutarque nous a conservé un grand nombre d'apophtegmes des anciens. Lycosthène (NVollfnardt) a donné un intéressant recueil à' Apophtegmes.
APOPHYLLITE (du gr. aito'fuXXÉÇstv, s'exfolier], substance blanche, brillante, souvent nacrée, qui cristallise en prismes à base carrée clivables parallèlement à la base ; elle raye difficilement le verre. C'est un silicate de chaux hydraté, avec un peu de potasse remplaçant l'eau (Ca0.2SiO«.2H»0). On la trouve en Suède, dans le Harz. dans l'Inde à Poonah, dans les roches basaltiques du Tyrol et des îles Féroë.
APOPHYSES (du gr. àirôipuat;) . On nomme ainsi le» éminences naturelles des os, lorsque ces éminences sont allongées et très saillantes. Elles ont reçu différents noms qui expriment leur forme, comme A. slyloïde, A. coraco'ide, etc., c.-à-d. en forme de stylet, de bec de corbeau, etc. ; ou qui rappellent le nom de quelque anatomiste, comme \'A. d'Ingrassias (ce sont les petites ailes du sphénoïde). Elles ont ordinairement un point d'ossification spécial et ne sont pas soudées à l'os principal dans lenfance.
APOPLEXIE (du gr. ixoTcXTj^ta), perle subite de connaissance avec paralysie ou résolution des membres sansarrêt de la circulation et de la respiration. L'A. est causée par : i° l'hémorragie cérébrale {A. sanguine), due à la rupture de petits anévrismes des artérioles du cerveau [A. miliaires de Charcot) ; 2" l'oblitération des artères du cerveau, due à un caillot formé sur place {thrombose) ou amené de loin par la circulation {embolie) et produisant ultérieurement le ramollissement; 3° la congestion subite et intense du cerveau {coup de sang) ; 4" l'épanchement rapide de sérosité dans les ventricules {A. séreuse) ; 5° l'hémorragie méningée {A. méningée) ; 6" on voit VA. se produire sans lésion appréciable, dans certains cas d'épilepsie ou d'éclampsie {A. nerveuse).
L'apoplexie sanguine, qui est la plus commune, peut être provoquée par l'excès des travaux intellectuels ou des émotions morales, l'abus des liqueurs alcooliques, l'exposition à un soleil trop ardent ou à un froid trop intense, la suppression d'une évacuation habituelle, etc. Elle est surtout fréquente dans l'âge mùr et dans la vieillesse. Quelquefois l'attaque survient d'une manière brusque et inopinée {A. foudroyante); alors la mort a lieu sur-le-champ. Le plus souvent, l'attaque est annoncée par, divers symptômes, violents maux de tête, éblouissements, vertiges, palpitations, tintements d'oreilles, fourmillements dans le> membres, somnolence, parole embarrassée, intelligence engourdie. On peut prévenir l'attaque par un régime peu excitant, l'usage de l'eau de Vichy, de purgatifs légers et d'un exercice modéré. Quand elle a eu lieu, il faut au plus tôt débarrasser le malade de ses vêtements, le transporter dans un lieu aéré, d'une température fraîche, éloigné du bruit; maintenir la tête élevée. On examinera si la vessie et l'intestin se vident bien, on surveillera les eschares quL se forment au sacrum et on traitera ensuite la paralysie par la strychnine, l'électricité. S'il survient de la fièvre et du délire, on placera des sangsues derrière les oreilles ou l'on pratiquera une saignée générale.
APORRHAIS, mollusque. Voy. ansérine.
APOSIOPÈSE (du gr. à-noTtwTîTiaiî), synonyme de Réticence. Voy. ce mot.
APOSTASIE (du gr. ditooraaîa), acte de celui qui renonce à sa religion, spécialement à la religion chrétienne, ou d'un religieux oui renonce à ses vœux. La plus célèbre apostasie est celle de l'empereur Julien. Les premiers temps de la Réforme et de la Révolution française ont offert un assez grand noimbre de religieux qui apostasièrent. — Dans l'ancien Droit canonique, l'apostat était frappé de diverses peines, telles que l'excommunication, la privation de juridiction, des droits de cité, etc.