‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 86 sur 1729 · API · texte numérisé non relu

API

APOGON

API (du lat. appiamtm; d'Appius, nom d'homme^ Tariélé de Pommier. La pomme dapi est petite, d'un rouge vif d'un côté, blanche de l'autre ; la peau est très fine ; la chair est hianclie, ferme et croquante sous la dent, l'eau douce et sucrée.

APIAIRES du g.-tvpe Apis, aljeillel, tribu d'insectes Hvménoptères porte-aleuillon, famille des Mellifères. On dislingue les A. solitaires Xylocopes, Antliidies, Anlhocopes, yiéqachiles. etc.) et les^. sociales [Abeilles, Bourdons, Méïipoues. etc.). .

APICULTtJRE du lat. apis, abeille, et cultura. culture), {Kirtie de l'Agronomie qui traite de l'éducation des abeilles. Consulter sur ce sujet les ouvrages spéciaux de P. de Beauvois et de Frarière, la Maison Rustique du xix" siècle, etc.

Voy. ABEILLE.

APIINE (de apium, persil], glucoside voisin de la mannite. et qu'on retire du persil.

APIOCRINIDÉES, famille d'Echinodermes, de l'ordre des Crinoidécs fixées. Voy. crixoïdées.

APIOCRINUS, genre d'Echinodermes fossiles, de la classe des Crinoïdes, type de la famille des Apiocrinidées : calice cupuliforme, composé de plusieurs articles de la tige élargis, de 5 pièces basales et de 5 séries superposées de 5 pièces radiales, dont les supérieures portent chacune 2 bras bifurques. Les Apiocrimis sont très abondants dans les étages jurassiques moyens et supérieurs.

APIOL de apium, persil), liquide huileux, jaunâtre,

Ju'on retire des fruits du Persil : il a des propriétés fébriuges et emménagogucs très marquées.

APION du gr. âiriov, poire), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Rhynchophores, tribu des Charançonites, voisins des Attélaljes. Les larves de ces petits insectes font de grands ravages dans les récoltes de grains.

APIOS, genre de plantes Dicotylédones de la famille des Légumineuses, originaires d'Amérique, parfois cultivées en Europe; r.4. tuberosa a des rachies charnues et féculentes qui en font une plante alimentaire.

APIUM. nom latin et botanique de YAche.

APLANÉTISME. Une lentille, un miroir sont aplanétiques quand ils n'ont pas A' aberration de sphéricité (Foy. ce mol).

APLITE. variété de granulile [Voy. ce mot) presque dépourvue de mica.

A-PLOIMB (fil-'. Voy. fil-a-ploxb.

APLOMB, répartition régulière du poids du corps sur les membres. — On désigne, en Hippologie, sous le nom d'aplombs la direction des membres d'un cheval par rapport au sol. Les aplombs sont réguliers lorsque les axes des membres tombent perpendiculairement sur le sol; ils sont au contraire irréguliers et deviennent défectueux, lorsque ces axes de direction s'écartent de la verticale.

APLOME (du gr. iirXoo;, simple), ^•ariété de mélanite [Voy. ce mot).

APLUSTRE, Aplustrum, ornement de forme variable, que les anciens plaçaient à l'extrémité de la poupe de leurs navires : c(etait ord. une charpente formée de pièces de bois assemblées ressemblant un peu aux plumes d'un oiseau.

APLYSIE (du gr. irCK-ju'.y., saleté\ .Aplysia, genre de Mollusques gastérojpodes, de l'ordre des Tectibranches. famille des Bullidés : corps charnu comme celui des Limaces, de forme oblongue, bombé en dessus, plat en dessous; coquille rudimentaire qui protège les branchies et est recouverte par le manteau. On les trouve sur les plages peu profondes, vaseuses ou sableuses. Les pêcheurs leur attribuent des qualités malfaisantes : elles rejettent en elTet, lorsqu'on cherche à* les prendre, une liqueur rouge foncé et infecte que l'on a prise pour un venin mortel. Les Aplysies ont reçu le nom vulgaire de Lièvres marins, à cause de leurs tentacules antérieurs qui sont très longs et creusés en forme d'oreilles.

APNEE ^du gr. à priv. et rvêrv, respirer), interruption momentanée de la respiration; on l'observe souvent dans les affections des voies respiratoires, surtout chez les enfants ; elle se produit aussi aux approches de l'agonie.

APOCARDIA. Voy. anisocardia.

APOCOPE (du gr. àroxoir/, \ retranchement d'une lo ltie ou d'une syllabe à la fin d'un mot : Tun', Vin', Viden, pour Tune, Visne, etc. Les poètes français usent quelquefois de l'apocope : je voi pour je vois ; encor pour encore, etc.

APOCRISIAIRE (du gr. dit(5xp'.ji;, réponse), dignitaire

du Bas-Empire, chargé de faire connaître les décisions du souverain. Les Apocrlsiaires formaient un corps d'ofliciers publics: jeur chef portait le titre de Grand Apocrisiaire, et reiTiplissait les fonctions de chancelief, garde du sceau. ( '— On donnait aussi ce nom à des ecclésiastiques députés par le pape près la Cour de Constantinople ou de toute autre cour. Grégoire le Grand au vi« siècle fut envové par le pape Pelage à Constantinople en cette qualité. — Sous la 1" race de nos rois et même sous Charlemagne, on nommait Apocrisiaire l'officier ecclésiastique appelé depuis le Grand .Aumônier. "^

APOCRYPHES (du gr. àxôxpuçoî, caché), livres dont l'auteur est inconnu ou supposé et dont l'autorité est douteuse. Ces yxres étaient très nombreux avant la découverte de l'imprimerie. On cite comme apocrvphes, parmi les ouvrages profanes : les Annales d Egypte attribuées à Thaut. les écrits attribués à Hermès Trismégiste, les Livres sibyllins, les Vers dorés de Pythagore. les Poèmes d'Orphée et plusieurs autres livres fabriqués par l'école d'.\lexandrie ; les fragments d'auteurs anciens publiés par Annius de Yiterbe; VEzour Veidam. donné comme une traduction du 2" liv. des Védas, mais en réalité écrit au xviii« siècle par un pieux faussaire, etc. — Il a paru dans les premiers siècles de l'Eglise une foule de livres apocryphes, se rattachant, les uns à l'Ancien Testament, tels que Y Apocalypse d'Adam. {'Evangile d'Eve, le Livre de Set/i, les Prophéties d'Hénoch, le Testament de Soé. le Livre d'Abraham, le Testament des douze patriarches; les autres^ au Nouveau Testament : Evangile selon les Hébreu.rTetc. L'abbé Migne a donné un Dictionnaire des Apocryphes, 1858. — Voy. axontxe et psecdonïme.

APOCYN (du gr. îttôx-jvov) , Apocynum, genre type de la famille des Apocynées, tribu des Echitées, se compose de plantes presque toutes exotiqiies, yivaces et traçantes, à feuilles opposées, glabres;. à fleurs régulières : calice et corolle quinquéfides. 5 étamines, ovaire double, stigmate presque sessile. Nous citerons parmi les espèces : r.4. mari^ finie {A. maritimtim], dont le suc est vénéneux ; r.4. gobemouches {^ androssemifolium], dont les pétales en se contractant retiennent les insectes qui s'y posent; r.4. à ferles herbacées [A. cannabinum), plante textile comme Ic^fianvre. Toutes sécrètent un suc laiteux qui est vénéneux.

APOCYNÉES, famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire supère, voisine des .\sclépiadées et des Loganiacées, a pour type VApocyn, et renferme en outre les Pervenches, les Lauriers-roses, etc. Éndlicher la partage en 4 sous-ordres : Carissées, Ophioxylées. Euapocynées et Wrightiées; et Brongniart en 4 tribus : Sti-ychnées, Ophioxylées, Plumériées et Echitées : l'Apocjii ejt compris dans cette dernière.

APODES (du gr. à priv. et ttoûî, roôo;, pied), épithète qui s'applique également aux Poissons dépourvus de nageoires ventrales, aux Serpents, aux larves des Insectes dépourvues de pattes, aux Annélides dépourvues de soies et se mouvant au moyen de ventouses placées à l'extrémité de leur corps [Voy. sangsue), etc.

APODICTIQUE (du gr. iiroSeiXTixô;, démonstratif), terme que Kant a emprunté à Aristote pour désigner le jugement qui. est le résultat de la démonstration et non de l'expériencC Çt qui, par conséquent, est au-dessus de toute contradiction. , ,

APOGAMIE. Lorsque, chez un certain nombre de végétaux, la reproduction sexuée ne s'effectue pas et qu(ils se conservent seulement par certains procédés de multiplication, op dit qu'il v a apogamie.

APOGÉE (du gT. irA, loin de, et yî^, terre). Dans le système de Ptolémée qui fait tourner le soleil autour de la . terre, on dit que le soleil est à l'apogée (juand il est le plus loin possible de la terre : on oppose ce point au périgée, qui est celui où le soleil en est le plus voisin. Le soleil arrive à l'apogée ou au périgée à l'instant où. dans te système de Copernic, la terre est à Vaphélie ou au périhélie. — On appelle de même apogée et périgée des jhnètes ou de la lune les points où ces astres sont le plus éloignés ou le plus voisins de la terre.

APOGON (du gr. iirwYwv, sans barl>e\ genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Percoïîles, n'a point de barbillons, d'où son nom. Il a le corps long de O-.IO à 0",15. d'un très beau rouge, à reflets dorés et argentés, aux écailles unies. largr« et se ^ détachant facilement. L'A. commun {Mtillus imberbis)fy

APOl^OGÉTIQUE

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