LARYNGITE
LATKRAL
romon'cnt dans le sillon intermédiaire à la Irachce-arlèrc f t à l'œsophage, cl se distribuent au cou, surtout aux muscles du larvnx. — On nomme phtisie laryngée toute altération du larvnx qui s'accompagne de symptômes de consomption [Voy. ci-après lart>gite;. Ondoimeauj. plus volontiers ce nom à la tuberculose du larynx.
LARYNGITE, inflammation de la muqueuse du larynx. Elle peut être aiguë ou chronique. Sous la forme aiguë, on distingue : I" la L. simple ou muqueuse, qui ne détermine le plus souvent que des symptômes locaux sans gravité : altération de la voix, picotement à la gorge, toux ; l'action du froid humide en est la cause la plus ordinaire : aussi est-elle souvent épidémique ; le repos, le silence, une température douce et uniforme, des pédiluves irritants et des boissons adoucissantes suffisent pour la faire disparaître ; 2° la L. striduleuse, maladie de l'enfance, dite aussi faux croup, asthme de Millar, qui est caractérisée par des accès de suffocation plus ou moins intenses : toux sèche, rauque ou sonore, dite à tort croupale, respiration sifflante et entrecoupée : les accès en se répétant perdent de leur intensité, et bientôt il ne reste plus qu'un rhume ordinaire; pendant les accès il est Iwn de passer sur le devant du cou une éponge imbibée d'eau aussi chaude qu'elle peut être supportée : ce moyen doit être répété autant qu'il est nécessaire ; dans l'intervalle des accès il ne faut faire aucun traitement; 3° la L. pseudo-membraneuse [Voy. croup); 4° la L. sous-muquettse, dite aussi œdème de la glotte [Voy. angine) ; — sous la forme chronique : 1° la L. simple, gui peut succéder à l'état aigu et qui affecte surtout les individus toujours exposés aux intempéries de l'air, ou qui fatiguent beaucoup les organes de la voix; 2° la L. granuleuse, due à l'inflammation chronique des glandules de la muqueuse du larvnx ( Voy. angine granclecse) ; 3° la L. ulcéreuse ou phtisie laryngée, qui se rattache à la tuberculose.
LARYNGOSCOPE (de Zan/Ho; et dugr. oxoTiw, examiner), instrument composé de miroirs convenablement disposés de manière à éclairer, pour les soumettre à l'inspection directe de la vue, l'arrière-gorge, l'isthme du gosier et les parties du larvnx le plus profondément situées. Le D' anglais Liston en 18^0 et le chanteur M. Garcia en 1855 avaient eu l'idée d'un pareil instrument ; mais il ne fut mis en pratique qu'en 1858 par le D" Turck ; depuis il a été perfectionné en 1800 par M. Czermak, de Pest en Hongrie, et par le I)' Lalwrdette 'spéculum laryngien) -
LARYNGOTOMIE, incision' du larynx. Toy. bronchotojiie.
LARYNX (du gr. )>âpuvÇ), partie supérieure de la trachéecrtère ; c'est l'organe essentiel de la voix. Placé sur le devant du cou, en avant du pharynx, au-dessous de l'os hyoïde, le larynx a la forme d'un cône tronqué et renversé et e*t formé de plusieurs pièces mobiles les unes sur les autres. La muqueuse qui tapisse intérieurement la surface du larynx présente vers son milieu, à droite et à gauche, les cordes vocales ou ligaments inférieurs de la glotte, oui peuvent s'écarter ou se rapprocher plus ou moins ; audessus de ces cordes sont deux cavités allongées, de profondeur variable, dites ventricules ou sinus du larynx, et surmontées de deux autres replis de la membrane muqueuse, qu'on appelle ligaments supérieurs de la glotte [Voy. glotte). Quatre cartilages entrent dans la composition du larNTix : le thyroïde, dont la saillie antérieure est appelée vulgairement pomme d'Adam : le a-icoïde, qui occupe la partie inférieure et postérieure, et les deux aryténoïdes, situés à la partie postéro-supérieure ; il faut y ajouter un (ibro-cartilage, Vépiglotte (Voy. ce mot), qui surmonte le Iwrd supérieur du tnyroïde. Ces pièces cartilagineuses sont mises en mouvement par plusieurs muscles [crico-thyrotdiens, crico-aryténoïdiens, thyro-aryténoïdiens, arylhénoïdiens' ; d'autres muscles rattachent le larynx aux parties environnantes [hyoïdiens, sterno-thyroïdiens, etc.). — Les dimensions de cet organe varient suivant les individus et aussi suivant l'âge et le sexe. L'homme a le larynx plus développé que la femme. Cet organe prend, à l'âge de puberté, un accroissement remarquable qui se dénote par cette transformation de la voix qu'on nomme vulgairement mue. — Le larynx peut être le siège de nombreuses maladies : laryngite, angine, croup, etc. Voir les ouvTagcs de Mandl, Ch. Fauvel, etc.
L'extirjjalion du larynx et son remplacement par un larynx artificiel est une des conquêtes les plus curieuses de la ihiiuri:ie moderne. Ce fut en 1870 que les chirurgiens allemands Czerny et Billroth opérèrent, pour la pre-
mière fois, l'extirpation du larynx. L'eitirpation du larynx peut être totale ou partielle, c".-à-d. p« rter sur une moitié ou sur la totalité du larynx. Le premier appareil artiliciel fut imaginé par Gussenbauer; mais il a été perfectionne depuis par le chirurgien italien Caselli.
Le larynx des Mammifères est formé des mêmes pièces cartilagineuses que celui de l'Homme. Chez les Oiseaux il y a deux larynx, l'un au commencement de la trachéeartère, l'autre à l'extrémité. L'inférieur sert presque seul à la production des sons; sa structure est d'autant plu.; compliquée que l'oiseau module mieux son chant : c'est chez le rossignol qu'elle offre surtout ce caractère.
LASAGNE, pâte. Voy. lazagne.
LASCARS, nom donné, dans les mers des Indes orientales, aux matelots indiens, particulièrement à ceux qui naviguent sur les bâtiments européens. Ce sont généralement des parias. Ce mot a passé en français dans la langue populaire pour désigner lui homme insouciant et flâneur.
LASER, laserpiticm. Les anciens désignaient sous le nom de laser une substance gommo-résineuse et aromatique qu'ils tiraient d'une plante de la Cyrénaïque appelée par eux Laser pitium, et qui est inco'nnue aujourd'hui. On attribuait à cette résine des vertus merveilleuses : c'était un antidote contre tout poison, elle rendait la vue, etc. Aussi l'estimait-on à l'égal de l'or; à Rome, on la gardait, dit-on, précieusement dans le trésor de l'Etat.
Les botanistes modernes ont donné le nom de Laserpitium à divers genres de la famille des Ombellifères, tribu des Thapsiées, dans lesquels ils ont cru retrouver la plante qui produisait le laser, plante médicinale ancienne.
LASIOPÉTALE (du gr. Xis-.o;, velu, et TÉTaAOv, pétale), Lasiopetalum, genre de la famille des Sterculiacées ; petits arbustes de l'Australie, à rameaux effilés, à feuilles alternes, linéaires ; à épis floraux opposés aux feuilles.
LASSO ou LASO (de 1 espagn. lazo, lacs), longue et forte lanière de cuir dont les Américains du Sud se servent pour prendre les animaux sauvages, et quelquefois même pour abattre un ennemi. Le lasso a 15 ou 20 m. de long; il est terminé d'un bout par un anneau de fer, et, de l'autre, il est fixé au ponuneau de la selle. Le chasseur, qui est à cheval, ramène le bout de cette lanière dans l'anneau, forme une large boucle qu'il ouvre en la faisant tournoyer rapidement au-dessus de sa tète ; il lâche ensuite la lanière en la dirigeant sur l'objet qu'il veut saisir, et dès qu'il l'a enveloppé, il lance son cheval, de manière à serrer la boucle et à renverser la nctime.
LAST (c.-à-d. charge , mesure de poids usitée dans les ports de la Baltique et en Hollande, varie selon les pays, mais équivaut généralement à 2000 kilogrammes ou deux tonneaux. On appelle lastgela (argent de charge) le droit perçu en Hollande, soit à l'entrée, soit à la sortie, sur les marchandises qui forment la cargaison des navires étrangers.
En Suède, c'est aussi une mesure de capacité équivalant à 17 hectolitres 17 litres.
LASTING (mot anglais signifiant qui dure], étoffe d'origine anglaise, à laine rase, à tissu satin ordinaire uni. ou à rayures. On en fait des vêtements d'été ; on l'emploie aussi en passementerie. — Le lasting français se fabrique surtout à Roubaix.
LATANIER, Latania, genre de la famille des Palmiers, tribu des Borassinées, originaire de Madagascar et des îles de la Sonde : tronc simple, cylindrique, droit et assez élevé, couronné par un cône de 13 à 20 feuilles disposées en faisceaux, pétiolées, palmées ou demi-ailées : ces feuilles se montrent d'abord plissées comme un éventail; elles s'ouvrent ensuite, s'étendent en rond, et les longues pointes qui les terminent, leur donnent l'aspect d'un soleil rayonnant. On fait, avec ces feuilles, de petits paniers à ouvrage et toutes sortes d'objets délicats. Les fleurs naissent sur les digitations d'un régime rameux; elles sont jaunes, sessiles, enclwssées dans les écailles des chatons. Le fruit est un drupe contenant trois noyaux monospermes. Le L. de Bourbon et le L. rouge croissent aux îles Maurice et de la Réunion.
LATENTE (chaleur), c.-à-d. cachée. Voy. chaletr.
LATÉRAL (du lat. latéralisé, se dit, en Botanique, de toute partie qui est située sur le côté d'une autre : de l'anthère, quand elle s'attache d'un seul côté du filet ; de l'embryon, qui est rejeté tout d'un côté de la graine ; du stigmate, qui est place sur le côté du style ou de l'ovaire ;
LATERIGRADES