‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 877 sur 1729 · LAURÉAT · texte numérisé non relu

LAURÉAT

du style, qui se trouve liors la diroction de l'axe vertical (le l'ovaire ; du pied des Champignons, lorsqu'il n'est pas médian ou subnicdiaii, etc.

LATERIGRADES (du lat. latus, laleris, côte, ei gradua, pas), nom donné à des Araignées, à pieds inégaux, qui peuvent marcher à reculons, en avant, et surtout de coté comme les crabes, ce qui leur a valu aussi le nom A'Araignées-Crabes. Elles se tiennent sur les végétaux, ne faisant pas de toiles, et jetant simplement quelques fils pour arrêter leur proie.

LATEX (du lat. latex, liqueur), suc qui s'échappe de certaines plantes lorsqu'on les blesse. Ce suc a le plus souvent l'apparence et la blancheur du iait, notamment dans le figuier, le pavot, la laitue, les euphorbes, etc. ; il circule dans des vaisseaux particuliers {vaisseaux laticifères). — Le latex est formé d'un liquine dans lequel flottent en nombre immense de petits globules auxquels il doit son opacité et sa coloration. La plupart des propriétés spéciales (les plantes paraissent être dues à leur latex : le caoutchouc est le latex d'un certain nombre d'arbres exotiques [Siphonia, Ficus, Urceola), d'où il s'échappe, après excision : la gutta-percha, la gomme-gutte, l'opium, le lait du galactodendron, le poison de VAnliaris, etc., sont encore des latex.

LATHYRUS, nom latin botanique du genre gesse.

LATIALITE, syn. de haûïne.

LATICIFÈRES' (vaisseaux). Voy. latex.

LATICLAVE. Voy. le DicL d'Hist. et de Géogr.

LATIN (du lat. latinus). Sous ce nom, on comprend

{ilusieurs idiomes fort dill'érents : 1° le latin ancien, qu'il aut lui-même distinguer en latin classique, ou langue littéraire [sermo nobilis), et en latin vulqaire, ou langue naturelle du peuple romain [sermo plebeius ou rusticus, castrense verbum) : 2° le bus-latin, qui comprend : le latin barbare, mélange du latin classique et du latin vulgaire, employé après l'invasion des barbares, par le clefgé et par les scribes et autres fonctionnaires publics, et le latin du moyen âge, reproduction servile du mot français avec une désinence latine : tnissaticwn, message, est du latin barbare ; messagium est du latin du moyen âge. C'est du latin vulgaire, et non du bas-latin, (lue dérive le français. En Architecture, on appelle latin le style romain dégénéré qui a régné de la chute de l'Empire à Charlemagne et qui a servi de point de départ immédiat à l'architecture romane.

LATINISME, tour de plirase propre à la langue latine. Jusqu'au milieu duxvii* siècle les latinismes sont fréquents dans les auteurs français. Voy. idiotisme.

LATIROSTRES (du lat. latus, large, et rostrum, bec), nom commun à tous les Oiseaux qui ont le bec aplati horizontalement, tels sont : parmi les Echassiers, les genres Spatule, Savacou et Phénicoptère; parmi les Passereaux, VHirondelle, {'Engoulevent.

LATITUDE (du lat. latitudo, largeur). On appelle ainsi, en Géographie, la distance d'un lieu de la terre à l'équateur terrestre comptée sur le méridien de ce lieu. Elle est égale à la hauteur du pôle au-dessus de l'horizon du lieu considéré, et se détermine soit à l'aide du cercle mural ou du théodolite, soit, en mer, à l'aide du sextant. La latitude se compte de 0° à 90° et est septentrionale ou méridionale suivant que le lieu est dans l'hémisphère boréal ou dans l'hémisphère austral. Paris est à 48''5l'14" de latitude nord. — En Astronomie, on appelle latitude d'un astre sa distance à réclipti(iue comptée sur la circonférence d'un cercle passant par cet astre et l'axe de l'écliptique. Elle est héliocen trique, géocentrique, jovicentriffue, etc., suivant que l'on suppose le soleil, la terre, Jupiter, etc., placé au centre de la sphère céleste.

LATITUDINAIRES, secte. Foi/.leZ)JC<.d'i/is<. e/ rfe G^ojrr. LATRIE (du gr. Xatpsta), culte qui n'est dû qu'à Dieu seul. Voy. cdlte.

LATRINES (du lat. latrina, pour lavatrina). Voy. FOSSES d'aisakces. — Lcs latrines sont une des causes les plus fréquentes des épidémies dans les habitations collectives. Elles doivent être bien aérées et bien éclairées, pourvues de prise d'eau et séparées de la fosse par un système d'occlusion hydraulique placé en haut du tuyau de chute. Leur revêtement doit être imperméable : stucage ou faïence émaillée. La pierre, l'ardoise et, à plus forte raison, le bois, qui s'imprègnent trop facilement, doivent être absolument proscrits. Nous ne pouvons entrer ici dans le détail des appareils récepteurs et évacualours des

latrines et des lieux d'aisances. Consultez Arnould, Traité d'Hygiène.

LATRODECTE (du gr. >.axp{î, captif, et Si^xttiî, (nii moidj, Latrodcctes, genre d Arachnides, de l'ordre des Araneides, renferme des araignées, très voisines des Théridions, et qui vivent dans les sillons des champs et sous les pierres. Elles y filent des nœuds et des filets, où les insectes qui passent se trouvent arrêtés. Le L. malmignatte est d'un noir luisant clair, coupé par trois rangs de taches d'un rouge de sang ; il a l'abdomen rond, renflé à sa partie supérieure, et marqué de quatre taches noires et disposées en carré parfait; le corps couvert de poils. Sa morsure est, dit-on, très dangereuse. Cette espèce est commune en Algérie et en Corse.

LATTE (de l'allem. Latte), morceau de bois long et mince, fendu selon son fil, dont on se sert surtout dans la construction. La dimension des lattes, dites de sciage, est de l'",50 de long sur env. 0°',03 de large. Fixées aux chevrons, elles servent à porter les ardoises ou les tuiles des toitures, et on les appelle alors laites voliges; ces mêmes lattes, clouées sur les pans de charpente, reçoivent et retiennent les couches de piàtre ou autres enduits dont on recouvre les cloisons : on les appelle alors lattes jointives. On nomme contrelattes celles qui sont posées pcr-

[>endiculairement entre deux chevrons et qui sont plus ongues et plus épaisses que les laites ordinaires. Le lattis est un ouvrage en lattes : il se dit surtout d'une couverture en lattes posée sur un comble. — On se sert aussi de lattes pour faire des treillages, pour séparer dans les caves les rangées de lx)uteillcs, etc.

On donne vulgairement le nom de latte au sabre de cavalerie, long et droit.

LAUDANUM (du lat. laus, laudis, louange; à cause de la grande vertu de ce médicament). On donne ce nom, en Médecine et en Pharmacie, à deux préparations médicamenteuses dont l'opium forme la base, ce sont : le L. de Rousseau, préparé avec de l'opium, du miel, de la levure de bière et de l'alcool, il renferme dans 4 gr. les principes actifs de 1 gr. d'opium; et le L. de Sydenham, composé d'opium, de safran, de cannelle et de girolle, qu'on fait macérer pendant 15 jours, à une douce chaleur, dans du vin de Malaga ou de grenache ; il renferme dans 8 gr. les principes actifs de 1 gr. d'opium. — Le laudanum, pris à dose convenable, est un médicament calmant. Pris à forte dose, il occasionnerait l'empoisonnenient. Aussi ne l'administre-t-on que par gouttes. — Les préparations dans lesquelles le laudanum n'entre qu'en petite quantité sont dites laudanisées. Voy. opium.

LAUDES (c.-à-d. louanges), 1' partie des heures canoniales, celle qui suit matines, a été ainsi appelée parce (|ue les psaumes qu'elle contient célèbrent la gloire de liieu. Elle se compose de cinq psaumes, plus un capitule, des oraisons et des cantiques. En principe, laudes était censé se chanter à l'aurore, mais souvent on le chante de nuit et immédiatement après matuies.

LAUMONITE, substance minérale, connue aussi sous le nom de Zéolilhe efflorescente ou Zéolithe de Urelagne. C'est un silicate hydraté d'alumine et de chaux [CaO.Al-O^.SiO*.411'-0], qui cristallise en prismes clinorhombiques. La laumonite est grisâtre, d'éclat nacré, et tombe rapidement en poussière en perdant de l'eau. — On l'a trouvée d'abord à Huelgoat (Finistère), puis dans un certain nombre de localités.

LAURE (du gr. Aaûpa, chemin creux, ruelle), série de petites cellules habitées par des anachorètes, est anahjgue à un couvent. Les premières laures furent construites au désert : elles se multiplièrent dans la Thébaide. On en trouve encore en Egypte, en Syrie, au mont Athos, etc. Les quatre couvents les plus en renom de la Russie portent, à l'exclusion de tous les autres monastères, le nom de Ste-Laure : ce sont ceux de Kiev, dit Petchersky; de St-Serge, dit Troi'tsko-Sergiievska'ia, près de Moscou : de St-Alexandre Nevsky, à St-Pétersbourg, et de l'Assomption, à Potcha'iev.

LAURÉACÉES. Voy. laurinées.

LAURÉAT (du lat. laureatus), se dit en général de toute personne qui a remporté un prix dans un concours. Il se (lit plus spécialement dans quelques pays, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, des poètes qui recevaient, soit des princes, soit des corps savants, la couronne de Inurier comme signe de leur mérite et de leur supériorité. Voy. lauréat au Dicl. d'Hist. et de Géogr.

LAURELU:

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