‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 910 sur 1729 · Livre de la dette publique. Voy. grand-livre · texte numérisé non relu

Livre de la dette publique. Voy. grand-livre

Livres d'église. Voy. liturgie.

Livres de lin I^Liniei libri), tablettes couvertes d'une oile de lin enduite elle-même de cire ou de plâtre, sur esqu(>lles on écrivait dans l'anciemie Rome les annales de a république ; ces livres étaient déposés dans le temple le la déesse Monéta.

Livre d'or. On appelait ainsi, dans plusieurs villes d'Itaic, un registre sur lequel étaient inscrits en lettres d'or es noms de toutes les familles nobles. Le plus célèbre •lait celui de Venise. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

Livres prohibés. Voy. ixdex et colportage.

Livre rouge, registre secret des dépenses de Louis XV 3t de Louis XVI, se composait de 5 volumes in-4, reliés ;n maroquin rouge. Le 1" allait du 10 janvier 1750 au 7 janvier 1760 ; le 2" commence à 1760, et le 5' à 1773. La partie qui appartenait à Louis XVI fut publiée par l'Assemblée constituante et réimprimée par ordre de la Convention.

Livres sacrés. Toutes les religions ont, comme la nôtre, leurs livres sacrés. Les plus connus sont le Coran chez les Arabes, le Zend-Avesta en Perse, les Védas aux Indes, les Kings en Chine. VEdda des Scandinaves, etc. l'oy.ces mots.

Livres saints, tous ceux qui composent l'Ancien et le Kouvcau Testament. Voy. bible.

Livres sapientiaux. Ce sont les quatre ouvrages de l'Ancien Testament qui renferment des préceptes pour la conduite de la vie : la Sagesse, les Proverbes, vEcclésiaste et l'Ecclésiastique.

Livres sibyllins, ceux qui contenaient les prétendus "racles des sibylles sur les destinées de l'empire romain, achetés par Tarquin le Superlie. On les conservait dans un souterrain pratiqué au-dessous du temple de Jupiter (^apitdlin. Us furent consumés dans l'incendie du Capitole l'n 82 ; une nouvelle collection fut formée en Asie par ordre du Sénat et remaniée par Auguste; Slilicon la brûla eu 309. Nous j)ossédons, sous le nom d'Oracles tibyllins un recueil de vers grecs qui furent publiés pour la première foi& par Betoleius en 1&45.

LIVRES DE commercï:. registre que tient tout commerçant pour se représenter fidèlement l'état de ses opérations, de sa correspondance, de ses marchandises et de sa caisse. Il y en a trois d'indispensables : le livre-journal, le livre d'inventaires et le livre copie des lettres, tous trois prescrits par le Code de conunerce (art. 8 et suiv.) ; ils doivent être cotés, paraphés et visés soit par un juge des tribunaux de commerce, soit par le maire ; les commerçants sont tenus de conserver ces livres pendant dix ans. — Il existe, en outre, des livres dits auxiliaires : le grand livre, espèce de répertoire général sur lequel sont inscrits tous les comptes par doit et avoir [Voy. grand livre), le le livre de caisse, le livre des effets à payer et à recevoir ou des échéances, celui des comptes courants, le brouillard, ou jnain courante, le magasinier, indiquant les marchandises en magasin, le facturier ou livre des factures, etc. loy. tenue des livres.

LIVRÉE, c.-à-d. vêtement livré, donné (de délivrer, dans le sens de donner). Dans l'origine, on appelait livrée les vêtements d'honneur que les rois et autres sauverains distribuaient, dans des circonstances solennelles, aux grands officiers de la couronne. Lorsque l'usage des armoiries se répandit, ces vêtements portèrent les couleurs du souverain. De même, dans les tournois, les chevaliers portaient la livrée, c.-à-d. les couleurs de leurs dames, et la laisaient porter à leurs écuyers et à leurs pages ou varlets. Dans la suite, ces derniers portèrent seuls la livrée de leurs maîtres, et peu à peu le mot passa de la domesticité de cour à la domesticité réelle. Autrefois il fallait être noble pour avoir droit de faire porter livrée; aujourd'hui fait porter qui veut sa livrée à ses domestiques.

En Zoologie, on nomme livrée le pelage que portent, durant la première année, beaucoup de ruminants et quelques carnassiers, et qui se fait remarquer. par des mouchetures ou des bandes régulièrement disposées, d'une teinte différente de celle du fond. Il se dit également du plumage caractéristique de certains oiseaux, soit dans leur jeunesse, soit dans les différentes saisons de l'année. Voy. mue.

LIVRET (c.-à-d. petit livre). Avant la loi de 1869 quia supprimé l'obligation du livret, tout ouvTier qui avait terminé son temps d'apprentissage était tenu de se munir d'un livret. Ce livret, délivTé à Paris par le préfet de police, à Lyon par le préfet et partout ailleurs par le maire, contenait le nom et les prénoms de l'ouvrier, son âge, le lieu de sa naissance, son signalement, la désignation de sa profession et le nom du maître chez lequel il travaillait. Les congés et l'entrée chez un nouveau maître y étaient successivement portés. L'ouvrier qui voulait voyager y faisait viser son dernier congé par le maire, et indiquer le lieu où il se rendait. — Ces livrets, qui avaient remplacé les anciens congés d'acquit, furent d'abord établis en 1781, sur la proposition de Turgot ; l'institution en fut consacrée par la loi du 22 germinal an xi et réglementée par un arrêté du 9 brumaire an xii. Depuis, ils devinrent encore l'objet de la loi du 22 juin 1854 et du décret du 30 avril 1855. — L'obligation du livret imposée aux domestiques en 1853 a été maintenue.

Des livrets sont remis aux militaires à dater du jour de leur entrée en service. Ils contiennent leurs nom, prénoms, âge, ancienne profession, domicile, lieu de naissance, signalement, désignation du corps, de la compagnie à laquelle ils appartiennent. Chaque soldat reçoit deux livrets. L'un, dit individuel, lui appartient en propre et contient, outre les indications ci-dessus et les principales dispositions de la législation militaire, une série de feuilles sur lesquelles sont portées les affectations de l'homme en cas d'appel d'instruction et de mobilisation, de manière à lui permettre de rejoindre son corps. Le livret est la base du fonctionnement de l'appel des réserves, aussi doit-il être conservé avec le plus grand soin par l'homme qui en est détenteur ; celui-ci le dépose à la gendarmerie en cas de changement de domicile ou de résidence et garde provisoirement un reçu lui permettant de se rendre aux convocations qui pourraient être faites jusqu'à ce que le livret lui ail été rendu. Les bureaux de recrutement sont chargés de porter sur les livrets les affectations des réservistes et territoriaux. — Le second livTet, dit matricule, contient les indications générales mentionnées plus haut, les punitions inlligées à l'homme ainsi que divers renseignements sur ses aptitudes; il est, à l'inverse du premier, conservé et tenu au courant par le corps de troupe auquel l'homme est affecté; il forme donc la contre-partie du livret individuel

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