‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 933 sur 1729 · COMPRESSION · texte numérisé non relu

COMPRESSION

MACHINE ÉLECTRIQUE, instrument qui sert à produire de l'électricité. Les Physiciens se servaient d'abord d'un simple tube de verre ou d'un bâton de cire d'Espagne pour produire les phénomènes électriques. Otto de Guericke

MACHINE

MACHEVE

imagina ensuite de faire mouvoir rapidement sur son axe in globe de soufre, que Haw ksl>ee remplaça par un globe le verre : c'est ce dernier appareil qui devint le principe ie la machine électrique. La machine ordinaire de Ramsden se compose de /rotteurs, d'un corps frotté et d'un •onducteur. Les frotteurs sont des coussins en peau, remx)urrés de crin et pressés par un ressort qui assure le ■ontact ; ils sont ordinairement enduits d'une couche d'or nussif (bisulfure d'étain), ou bien d'un amalgame d'étain •t de zinc : ils communiquent avec le sol. Le corps frotté (st un plateau de verre circulaire qui frotte contre les oussins par le mouvement d'une manivelle. Le conducteur ;st formé par un assemblage de cylindres en métal, le >lus souvent en cuivre jaune ; dans ses parties les plus rap- )rocbécs du plateau, il entoure celui-ci, sans le toucher, lu moyen de pièces recourbées, garnies de pointes dites nâchoires ; il est isolé sur des pieds en verre. C'est par uite d'un phénomène d'influence que se charge le conduceur : l'électricité négative s'écoule par les pomtes des mahines et vient neutraliser le plateau positif, tandis que c conducteur reste chargé d'électricité positive. La mahine de Van-IUanwi donne à volonté l'une et l'autre ileclricité (Voy. électricité); celle de Sainte donne les leux électricités simultanément. La machine d'Armstrong troduit l'électricité par le frottement de la vapeur d'eau [ui s'échappe d'une chaudière isolée, contre les parois de orilice. Le jet de vapeur est électrisé positivement, les larois et la chaudière sont électrisées négativement ; un onducteur isolé, muni de pointes, recueille l'électricité le la vapeur. — Ces machines reposent sur le frottement, •'autres s'appuient plus exclusivement sur les phénomènes l'inlluence : la plus simple de ces machines est Vélectro- }hore (Voy. ce mot). Récemment on a imaginé diverses lispositions réalisant en quelque sorte l'électrophore à Qouvement continu, par ex. la M. de Bertsch. I^a M. de loltz est la plus intéressante : en faisant tourner d'un Qouvement rapide un plateau de verre en présence d'un onducteur en papier électrisé une fois pour toutes, on déeloppe. dans des conducteurs voisins, des quantités d'élecricite qui sont énormes par rapport à celles que produiaicnt les anciennes machines à frottement. La théorie de ette machine est encore incertaine en plus d'un point. La nachine de Holtz a été modifiée et perfectionnée par I. Wimhurst. Une machine analogue, moins sensible à action de l'humidité que celle de Holtz, mais moins puisante, est due à M. Carré. La bobine de Ruhtnkorffpernet aussi de produire les effets des machines électriques,

l'aide de la pile vollaïque. Voy. indcctiox.

MACHixE ÉLECTRigrE, coustellaiion située entre le Fourleau et le Sculpteur par 1 h. 40 m. d'ascension droite et •2° de déclinaison sud ; comprend une étoile de 5* granleur et un grand nombre de plus faibles.

MACHINE ÉLECTROMAGNÉTIOCE. Voy . ÉLECTRO-MOTEUR Ct MA- XÉTO-ÉLECTRIQrES (MACHINES^ .

MACHINE HYDRAULIQUE, uom commun à toute machine desinée à conduire ou à élever l'eau, comme une pompe, un luits, la >-is d'Archimède. etc., ainsi qu'à tout assemblage le machines propre à produire divers effets au moyen de eau, comme im moulin à eau, une roue hydraulique, etc. Voy. HYDRAULIQUE et pompe). Parmi les machines hydrauiques destinées à élever l'eau, on connaît surtout la mahine de Marly. construite sous Louis XIV par le Hollanlais Rennequin Sualem. Voy. conduite des eaux.

MACHINE INFERNALE, nom donué à toute machine destinée ar son explosion à répandre la mort. On a souvent emioyé de pareilles machines à la guerre ; mais on connaît lus particulièrement sous ce nom deux machines destrucives dirigées l'une contre le consul Bonaparte en 1800 j'oy. MACHINE INFERNALE au Dict. d'Hist. et de Géogr.), autre contre le roi Louis-Philippe en 1835, ainsi que les ombes fulminantes dont se servirent Orsini contre Napor-on 111 (1858) et les nihilistes contre î'emp. Alexandre II 1881 . — Dans la Marine, on nomme ainsi tous les engins lestinés à incendier un port ou une flotte. Les Anglais ssayèrent de faire sauter Saint-Malo en 1693 au moyen l'une machine infernale. Voy. brûlot, torpille, etc.

MACHINE locomotive. Voy . LOCOMOTIVE.

MACHINE PARLANTE. En utilisaut Ics résultats de Helmholtz ur l'action des vocables {Voy. ce mot) dans la prononciaion des vovelles, et l'inscription graphique des consonnes, I. Faher (1879) a construit une machine qui reproduit l'une façon satisfaisante la voix humaine, par une combi-

naison de lames vibrantes et de caisses de résonance qu'ouvre à propos un jeu de clavier.

MACHINE PNEUMATIQUE (du gT. -TvêûijLa, air), machine qui sert à faire le vide ou du moins à raréfier considérablement l'air contenu dans un récipient. Elle se compose essentiellement d'un corps de pompe cylindrique, dans lequel se meut à frottement un piston muni d'une soupape s'ouvrant dans le même sens, et placée à l'entrée d'un conduit qui est en communication avec la platine de la machine, plateau de verre sur lequel se place le vase ou récipient ou l'on veut faire le vide. — Si l'on soulève le piston quand il est au bas du corps de [ïompe, l'air extérieur, pressant la soupape que porte ce piston, la tient fermée, et il se fait le vide ; l'autre soupape s'ouvre alors le plus souvoit par un mouvement automatique, et l'air du récipient pénètre en partie dans le corps de pompe ; si l'on aliaisse ensuite le piston, la soupape inférieure se ferme, et l'air contenu dans le corps de pompe soulève la soupape du

Siston pour s'échapper au dehors. Une nouvelle ascension u piston fait pénétrer dans le récipient une nouvelle quantité d'air, qui est expulsée à son tour, et l'on arrive ainsi à raréfier de plus en plus l'air contenu sous le récipient de la machine. — On adapte ordinairement à la machine pneumatique un second corps de pompe : l'un des deux corps de pompe soutire l'air du récipient, tandis que l'autre expulse la portion d'air dont il s'est rempli ; on met ces deux pistons en jeu au moyen d'un engrenage que fait mouvoir un levier à deux brandies. — Pour juger du degré de raréfaction de l'air, on y adapte aussi un baromètre raccourci dit éproutette, qui communique avec l'intérieur de la machine. — La machine pneumatique est employée par les physiciens et les chimistes pour une foule d'expériences. Inventée en 1650 par Otto de Guericke, elle a reçu de nombreux perfectionnements de Babinct, Deleuil, Breton, Bianchi. On l'emploie dans l'industrie, dans les raffineries de sucre, pour concentrer le sirop sucre à une basse température ; on l'avait appliquée aux chemins de fer atmosphériques, comme celui de St-Germain-en- Lave; on l'applique actuellement à Paris et à Londres aux tuÈes souterrains destinés au transport des lettres, etc. — Il existe une autre espèce de machine pneumatique, fondée sur le vide barométrique ; telle est celle de Geissler, perfectionnée par Alvergniat. — On utilise aussi, pour faire le vide, l'écoulement du mercure ou de l'eau dans un tuvau qui communique avec le réservoir dont on veut retirer I air ; c'est ce qu'on appelle une trompe. La trompe à mercure, dite de Sprengel, permet, comme la machine de Geissler, de ne laisser à l'air du récipient qu'une pression inappréciable.

MACHINE PNEUMATIQUE, constellation située entre le Centaure, le Chat et le Navire, par 10 h. d'ascension droite et 35° de déclinaison sud ; compte 1 étoile de 4t' grandeur ei 6 de 5'.

MACHINE À VAPEUR, machiue dans laquelle on emploie la vapeur comme force motrice. On y distingue, dans sa forme la plus simple, la chaudière ( Voy. ce mot) ou générateur de la vapeur, et le mécanisme propr. dit ou récepteur du travail. Dans la plupart des machines, ce mécanisme se compose d'un cylindre bien alésé et fermé des , deux côtés, dans lequel sèment à frottement un piston, qui reçoit alternativement sur chacune de ses faces la pression de la vapeur; la tige du piston, qui traverse le plateau d'avant du cylindre dans un sluffing-box, reçoit ainsi un mouvement' rectiligne alternatif que l'on transforme en mouvement circulaire continu par des organes appropriés : balancier, manivelle, etc. L'admission et l'échappement de la vapeur dans le cvlindre, des deux côtés du piston, sont réglés soit par le tiroir {Voy. ce mot), soit par des soupapes (type Corliss, voy. ci-après). La vapeur sort du cylindre tantôt pour se rendre dans l'atmosphère [M. sans condensation), tantôt pour se condenser dans un réservoir maintenu à froid (J/. à condensationj. Les machines à vapeur sont pourvues d'un volant qui a pour but de régulariser la marche {Voy. ce mol) et emmagasiner, grâce à sa masse >:onsidérable. une force vive qu'il peut restituer quand cela devient nécessaire. L'action de la vapeur sur le piston est elle-même régularisée par le régulateur à force centrifuge, dont les branches articulées s'écartent quand la vitesse augmente, et agissent sur un système de leviers qui ferme plus ou moins le volume d'admission de la vapeur. Les unes sunt à détente [Voy. ce mot) variable à la main,

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comme les locomotives ; les autres ont une détente automatique en connexion avec le régulateur à force centrifuge. Les accessoires sont : la pompe d'alitnentation, qui renouvelle l'eau de la cliaudière, et qu'on peut remplacer par ïinjecteur Giffard {Yoy. ce mot); la pompe à air, qui extrait du condenseur l'air et l'eau provenant de la vapeur condensée, ainsi que l'eau injectée pour condenser cette vapeur; la pompe dit puits, qui renouvelle l'eau nécessaire pour maintenir froid le condenseur; ces deux dernières pompes n'existent pas dans les machines sans condensation.

Quand la vapeur est portée, dans la chaudière, à une force élastique de 5 atmosphères au moins, la machine à vapeur est dite à haute pressioti, par opposition aux machuies à basse pression, où la vapeur présente une tension plus faible : les machines à haute pression diffèrent ordinairement des machines à basse pression par l'absence du condenseur. La machine à haute pression a l'avantage de dépenser beaucoup moins d'eau que les autres, et s'emploie de préférence pour les locomotives des chemins de fer. — On exprime la puissance des machines à vapeur par force de cheval ou cheval-vapeur : c'est la force nécessaire pour élever d'un mouvement continu un poids de 75 kilogr. à 1 mètre de hauteur en une seconde. 11 existe des machines à vapeur de toutes forces, depuis celle de 1/4 de cheval jusqu'à celles de plusieurs milliers de chevaux sur les grands navires de guerre.

Parmi les perfectionnements considérables apportés depuis quelques années aux machines à vapeur il faut citer le mode de distribution Corliss. A chaque extrémité du cylindre-moteur, les orifices des canaux d'admission et d'échappement sont fermés par des distributeurs placés très près du cylindre pour diminuer l'espace nuisible. L'ancien tiroir est supprimé ; le distributeur à l'admission est tenu fermé par un ressort ; la tige qui le commande est brisée en deux parties qui peuvent être enclenchées ; lorsque l'enclenchement a heu, la tige agit comme dans une distribution ordinaire ; mais, à un moment donné, le déclic rencontre un arrêt, il saute, et l'obturateur, poussé par le ressort, ferme l'accès de la vapeur. Sans entrer dans tous les détails du système Corliss, qui au reste ont été déjà variés à l'infini, on voit que ce qui le caractérise spécialement, c'est la détente par déclenchement, substituée à l'ancienne détente par tiroir et excentrique circulaire. — Un second perfectionnement est celui de l'emploi des macliines à double ou à triple expansion. La vapeur introduite à très haute pression dans un premier cylindre est détendue dans un second cylindre de plus grand diamètre (système Woolf ou compound), et quelquefois termine son action dans un troisième. Les tiges des pistons de ces cylindres viennent agir, par l'intermédiaire de bielles, sur le même arbre moteur. La machine Woolf, qui a deux cylindres, est déjà bien ancienne, puisqu'elle remonte à 1804. Les machmes dites combinées [système compound) sont surtout emplovées dans les bateaux à vapeur, où il est indispensable a'économiser le combustible, et l'on a essayé de les appliquer aux locomotives (système Mallet). On emploie aussi les cylindres combinés pour les machines fixes. Dans les machines à balancier, les deux cylindres sont accolés ; dans les machines horizontales, les deux cylindres, couchés l'un à côté de l'autre, sont attelés à deux manivelles spéciales qui sont tantôt à angle droit, tantôt à 180 degrés. Quelquefois les deux cylindres sont bout à bout et les deux pistons sont enfilés sur la même ligne. — On peut encore citer parmi les nouveaux types de moteurs à vapeur les machmes à grande vitesse qui ont trouvé une application importante dans la production de la lumière électrique pour actionner les dynamos qui tournent à grande vitesse (systèmes Tangye, Givynne, Westinghouse], etc.

Les machines à^ vapeur peuvent se ramener à divers Upes, suivant la position qu'occupe le cylindre, et se divisent tout d'abord en machines fixes, c.-a-d. établies à demeure sur un massif de fondation, et machines mobiles, élabUes sur roues pour être transportées d'un lieu à un autre : ce sont les locomobiles et les locomotives. Les machines fixes comprennent le type des M. à balancier (Comouailles), employées dans les mines à l'épuisement, dans les grandes filatures, etc. ; puis les M. à cylindre vei-ticalet à action directe, parmi lesquelles on peut citer les M. soufflantes des hauts fourneaux. Les machines à cylindre horizontal, qui forment la variété la plus nombreuse, se distinguent entre elles par la nature de leur

délente ou leur système de condensation. On peut encore citer les M. à cylindres inclinées : type Brothernood, et les M. oscillantes, employées sur quelques bateaux à vapeur. — On a expérimente enfin, mais sans grand succès, les moteurs rotatifs ou à réaction, fondés sur le principe des moteurs hydrauliques oa turbines. Voy. ce mot.

Salomonde Caus eut, dès 1615, l'idée d'employer la vapeur comme force motrice. Dans les dernières années du XVII' siècle, Denis Papin imagina la première machine à piston et songea à combiner dans un même appareil l'action de la force élastique de la vapeur avec la propriété dont jouit cette vapeur de se condenser par le reiroidissement. En 1698, le capitaine Savery proposa d'opérer ce refroidissement par des injections d'eau froide. En 1705, Newcommen, forgeron du Devonshire, utilisa les conceptions de Papin et de Savery pour la construction de la première machine, qui rendit des services à l'industrie minière. Cette machine, dite M. atmosphérique (parce que le piston, après avoir été soulevé par la vapeur, s'y abaisse par la seule force dç la pression de l'atmosphère, après la condensation de cette vapeur), fut perfectionnée par le mécanicien James Watt, qui inventa le moyen d'opérer dans un vase séparé la condensation de la vapeur, et qui composa la machuie à double effet. Depuis Watt, les machines à vapeur ont reçu de nombreuses modifications, suivant les effets qu'elles doivent produire. G. Stephenson est le premier qui ait réussi à appliquer ces machines aux chemins de fer. Voy. locomotive.

Depuis quelaues années, la théorie de la machine à vapeur a reçu d'importants perfectionnements. Us sont dus aux auteurs de la Thermodynamique (Voy. ce mot), à Clausius, Rankine, Hirn, Zeuner, etc. On croyait autrefois que la quantité de chaleur prise par l'eau au foyer de la chaudière, pour se réduire en vapeur, se retrouvait, dégagée intégralement pendant la condensation de la vapeur, dans le condenseur, ou plus généralement dans les corps fVoids qui opèrent cette condensation. Dès lors il y avait seulement transport de chaleur de la chaudière au condenseur, tandis que le travail moteur se transmet lait aux outils et aux divers organes de la machhie. Sadi Carnot fit remarquer le premier, en 1824, qu'il y avait un rapport déterminé entre la quantité de travail dont une machine est capable et la différence des températures qui régnent dans la chaudière et le condenseur. On a reconnu depuis, par la théorie et par l'expérience, que la chaleur transportée au condenseur est plus petite que la chaleur prise au foyer, et que la différence est proportionnelle au travail moteur. Il y a donc disparition de chaleur, en même temps que création de travail mécanique : de là l'expression figurée, la chaleur est convertie en travail, et c'est en combinant le principe de l'équivalence de la chaleur et du travail avec le principe de Carnot, qu'on a trouvé une nouvelle théorie de la machine à vapeur. — Consulter : Zeuner (de Zurich), Théorie mécanique de la chaleur avec ses applications aux machines (1860); Figuier, la Machine à vapeur, son histoire, etc. (1852) ; Appleton, Dictionary of machines, etc., et les Rapports du Jury aux diverses Expositions.

L'utilisation ae l'énergie ou combustible par la machine à vapeur ne dépasse pas 8 à 12 pour 100, alors qu'une bonne chaudière donne un rendement propre de 6() pour 100, produisant 8 kilos de vapeur, soit 5 208 calories, pour 1 kilo de combustible, soit 8 000 calories. La machine à vapeur est donc très ittiparfaite, malgré tous les perfectionnements qu'elle a reçus ; la cause en est à l'emploi, comme véhicule de la chaleur, de la vapeur d'eau, dont la pression de saturation croît très rapidement avec la température. Aussi a-t-on cherché à employer des fluides plus avantageux, en particulier l'air el le gaz d'éclairage. }hlheureusement 1 air a ime capacité calorifique trop faible ; il faut agir sur de très grandes masses, ce qui augmente le volume des appareils et des pièces en mouvement (syst. Ericson, Lemoine et Laubereau).

Moteurs à air co)nprimé. Le type est analogue à celui de la machine à vapeur ; au lieu de vapeur on emploie l'air comprimé et renfermé dans de grands réservoirs en tôle d'acier [Voy. compresseur). Il existe un type de M. fixe appliqué, dans les mines, à la perforation des tunnels, etc., et un type mobile, qui est appliqué pour les tramways et

Î)ourrait être avantageusement employé à la traversée de ongs tunnels. Dans le système Mekarshi, l'air comprimé n'agit qu'après s'être réchauffé dans un réchaulfeur à vapeur.

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C'est en réalité un mélange d'air et de vapeur qui sert de fluide moteur : le récliauirage de l'air en double les elFets dynamiques.

Moteurs à air raréfié. Ils sont fondés sur l'action du vide et de la pression atmosphérique. A Paris il existe une distribution d air raréfié, sur laquelle peuvent être installés de petits moteurs. Ils ne peuvent dépasser un cheval-vapeur et ne conviennent qu'à la petite industrie.

Moteurs à gaz. Les moteurs à gaz, de forme analogue à la machine à vapeur, emploient un mélange d'air et de

Îraz. que l'on enflanune soit par l'électricité, soit par ime lanime, lorsque le mélange a la composition voulue. La température développée par l'explosion est considérable et elle se développe dans le cylindre même, par conséquent dans les conditions les plus économiques, la chaudière et le cylindre ne faisant qu'un. Avec 7 p. 100 de gaz et 95 d'air, le calcul indique 1 739 degrés centigrades : avec 4 p. 100 de gaz on a encore 1000 degrés. Cette haute température détermine réchauffement rapide des parois du cylindre ; aussi faut-il les refroidir par une circulation d'eau froide entre le cvlindre et une enveloppe concentrique. Cette circulation d'eau abaisse naturellement la température

Eroduite par l'explosion et diminue le rendement théorique, e rendement pratique d'un bon moteur à gaz est d'environ 55 p. 100. plus de 5 fois plus élevé que celui de la machine à vapeur. — Depuis quelques années on a créé un ^rand nombre de types de machines à ^z et on fabrique auj . des moteurs depuis 1/4 de cheval jusqu'à 100 chevaux. On a reconnu qu'il y avait avantage à augmenter la vitesse du piston et a comprimer le gaz avant l'explosion. Cette compression peut se faire au préalable dans un appareil spécial; en général, elle se fait dans le cvlindre moteur lui-même. On distingue auj. quatre classes de moteurs à gaz : 1" ceux à explosion sans compression (t\-pes Lenoir primitif, Hugon, Dénier, Forest) ; 2" ceux à explosion et à compression (types Otto, Cterk, Delamarre et Debout teville, Lenoir nouveau et yiel) : 5° ceux à explosion avec compression préalable (types Simon, Siemens) ; 4* ceux à simple effet ou atmosphériques [Otto et Langen, Bischop). Parmi ces moteurs, les plus économiques sont les moteurs du 2' type, ou les moteurs à quatre temps. Nous citerons, en particulier, les moteurs Otto, Lenoir et Niel. Leur consommation en gaz d'éclairage varie de 800 litres à 1 mètre culje par force de cheval et par heure, suivant que lallumage se fait par le gaz ou par l'électricité. Les moteurs Otto et Lenoir font usage d un tiroir qui règle l'admission et l'échappement : c'est un organe assez délicat et qui est avantageusement remplacé dans le moteur Niel par un robinet tronconique ou tiroir rotatif. — Consultez G. Richard ; A. AVitz, les Moteurs à gaz.

Moteurs à pétrole. Le moteur à gaz, avec quelques adjonctions simples, |)eut devenir un moteur à pétrole. L'air est carburé au préalable dans un carburateur et aspiré dans le cylindre moteur.

Moteurs électriques. C'est un appareil qui transforme l'énergie électrique en énergie mécanique; leur emploi repose sur la découverte faite par Arago de la puissance de l'electro-aimant. que l'on peut produire ou supprimer instantanément (types Froment, Trouvé. Gramme). Les premiers moteurs ne pouvaient produire que quelques kiloigrammètres de force : auj. on a construit des moteurs '• électriques de 40 chevaux de force. On a essayé de les employer sur de petits canots, sur des voitures de tramway, sur des chemins de fer. On peut employer, comme producteurs d'électricité, des piles au zinc ou bien au bichromate ; mais il est plus économique de se servir A'accumulatetirs (loy.cemot). — Consultez Niaudet, 3/acA/ne» électriques ; Dumoncel et Géraldy. V Electricité comme force motrice: M. Desprez, Théorie des machines dynamoélectriques.

Moteurs hydraidiqiies. Ce sont les machines qui utilisent la force de l'eau en mouvement. A une première classe appartiennent les roues hydrauliques et les turbines ' loy. ces mots) ; à une seconde classe, les .V. à colonne d'eau et les moteurs A eau sous pression. Le .1/. à colonne iTeau est pour ainsi dire une pompe renversée, à simple pu double effet, inventée par Belidor en 1 736, perfectionnée par Reichenbach et M. Juncker (t>-pe de Huelgoat). Les vetits moteurs à eau sous pression sont composés d'un lylindre oscillant, muni d'un piston recevant la pression de ' eau alternativement sur ses deux faces (Ivpes Schmidt, Hrolherhood). Ils sont très employés en Svîsie et dans les

villes où l'eau est abondante et à bon marché. Un type spécial de ,>/. hydraidique est celui des appareils Artnslrong, en usage dans les jiorts en Angleterre et en Francs. Le principe consiste à emmagasiner l'eau sous des pressions considérables, 50 atmosphères, dans lui accumulateur. Une installation de ce genre a été faite récemment à Paris, à la gare St-Lazare, pour le service de la tête de ligne de la banlieue.

HACUINES AGRICOLES. Voy. CHARRrE, LABOUR, SEMOIR, FAC- CBEDSE, MOISSON', BATTAGE, LOCOMOBILE, etC.

MACHINES À COUDRE. Ces machiues si utiles et aujourd'hui répandues partout sont d'invention toute récente. L'honneur en appartient à l'Américain Elias Howe, de Cambridge-Port (Massachusetts), dont le brevet est du 10 sept. 1846. Des perfectionnements de toute nature en ont rendu l'usage tout à fait pratique. Nous citerons parmi les meilleures machines : la M. Goodunn, à pomt noué ; la M. Wheeler et Wilson, à navette elliptique; la M. américaine à coudre et à boutonnières, de Philadelphie ; la M. Newton, Wilson et C'', allant à la main, etc. — Consultez les Rapports du Jury aux diverses Expositions. Voy. cocsoir.

MACHINES ÉLÉvATOiREs. On douue quelquefois ce nom aux machines qui servent à élever des fardeaux [Voy. moxtechabge) Plus généralement il désigne les machines employées à élever les eaux destinées à l'alimentation des villes. Ce sont des pompes puissantes mues par la vapeur ou par ime chute d'eau, soit à cylindres horizontaux, soit centrifuges. Voy. pompes.

MACHINES DE GUERRE, machines dont se servaient les Grecs et les Romains, et même les modernes jusqu'au XIV» siècle, soit pour les sièges, soit pour faire la guerre en pleine campagne. Les unes (tormenta) servaient à lancer des pierres ou des traits, à battre les murailles et les remparts pour les renverser ; les autres, à couvrir les assiégeants. Les machines les plus connues pour les sièges étaient le bélier, la batiste, la catapulte, la tortue, I* grue, les tours mobiles, etc. [Voy. c^rjîoms). Les Romains se servaient, en outre, sur leurs vaiiseaux de guerre, d'éperons [rostra), de mains de fer, idc corbeaux [corvi), etc. — Il est impossible d'assigner une origine certaine aux macliines. L'Iliade n'en fait pas mention. L'invention de la poudre à canon en a totalement fait perdre l'usage. On trouve la description des machines des anciens dans Végèce {De re militari), dans Juste-Lipse {Poliorceticôn lib. V) et dans la Poliorcétique des anciens par Bureau de la Malle (1819). Cf. Dictionnaire des antiquités grecques et romaines par Daremberg et Saglio.

MACHINES-OUTILS. Voy. OUTILS.

MACHINES DE THÉÂTRE, machlucs à l'aide desquelles on opère sur la scène les changements à vue, les mouvements des nuages, les apparitions subites de personnages, leur ascension dans les airs, les visions de spectres, les incendies, les cascades, etc. Les manœuvres les plus ordinaires sont opérées au moyen de treuils avec poulies et contrepoids placés dans le"<r/ij<reou dans le dessous du théâtre. L'art de la mise en scène a fait de très grands progrès dans les dernières amiées, et les machinistes des grands théâtres font un habile usage de tous les procédés que la science leur offre auj. Consulter Moynet, l'Envers du théâtre; Ch. Garnier, le Nouvel Opéra de Paris; la Nature, passim.

MACHINISTE. Voy. machines de théâtre.

MÂCHOIRE (de mâcher), ensemble de pièces osseuses qui supporte les dents des animaux vertébrés. Les mâchoires se distinguent en supérieure et inférieure : cette dernière porte le nom de mâchoire diacrânienne, parce qu'une articulation lâche et ligamenteuse l'unit au crâne ; I autre est immobile et articulée avec la boîte crânienne : on l'appelle mâchoire syncrânienne.

Dans les Insectes, le nom de mâchoires est donné à des parties de formes très diverses, qui servent à diviser les aliments ; elles sont disposées par paires et se meuvent, non pas de haut en bas. comme chez les Mammifères, mais transversalement ou latéralement : chez ces animaux, ce sont les mâchoires inférieures qu'on nomme spécialement mâchoires ; les supérieures sont appelées mandibules.

Dans les Arts mécaniques, mâchoires se dit, par analogie, de deux pièces de fer qui s'éloignent et se rapprochent pour assujettir un objet, telles que pinces, étaux, mordacnes. etc.

MACIGNO. nom donné par les géolc^ues italiens à des grès formés de grains de quartz réunis par un ciment mar-

MAas

MACRODACTYLES

riieux et constituant des bancs plus ou moins épais, souvent schisteux. Un applique souvent le nom de niacigno à des grès tertiaires, très développés dans les Alpes et dans JApennin, et connus également sous le nom de flyach.

MACIS, ou Fleur de muscade : c'est l'arillc ou deuxième écorce du fruit du Muscadier; elle est épaisse, a une saveur plus acre que la muscade, une odeur aromatique agréable et pénétrante, et une couleur rouge ou rose clair. On s'en sert dans l'art culinaire ; les parfumeurs ainsi que les distillateurs en font aussi un grand usage. Les pharmaciens en retirent par expression une huile mixte, et par distillation une huile volatile. — Le macis vient des îles Moluques, de l'île de la Réunion et de Cayenne.

MACKINTOSH.Ce mot, d'origine écossaise, s'est dit d'abord d'un manteau aux couleurs du clan des Mac Intosh. Auj., il désigne toute espèce de manteau, de paletot ou d'étolfe imperméable. La chirurgie antiseptique en fait usage.

MACLE, t. de Blason. La macle est une pièce héraldique qui a la forme d'un losange ajouré, de façon que le viae ait la même forme. On donne aussi le nom de macle aux mailles de haubert faites en losange et à une sorte de filet à larges mailles ; les mots macle et maille sont synonymes de macula, maille.

MACLE, variété d'Andalousite, dont les cristaux coupés

[(erpendiculairemeut à l'axe montrent une matière de coueur différente de celle du cristal, disposée au centre et suivant les diagonales, de manière à figurer une croix ou un y, d'où le nom de chiastolithe qu'on lui donne quel-

3uefbis. On trouve la macle dans les schistes de Bretagne, es Pyrénées, du Cumbcrland, etc. Voy. andalousite. Depuis Rome de Lisle on désigne sous le nom de macles certams groupements des cristaux, tels que l'hémitropie.

Voy. CRISTAL.

MACLURE (du géologue W. Maclure),Maclura, genre de la famille des Moréacées, renferme des plantes ligneuses, à feuilles alternes et à fleurs dioïques, dont on connaît surtout deux espèces. Le M. orangé {Broussonetia aurantiaca), vulg. Oranger des Osages, Bois d'arc, est un arbre de 10 mètres de haut, lactescent, à feuilles ovales acuminées, légèrement pubescentes sur les nervures et les pétioles. Sa feuille peut servir de nourriture au ver à soie. Son fruit contient un suc jaune avec lequel les Indiens se teignent la face quand ils vont en guerre. Cet arbre croît naturellement sur les bords du Mississipi; il a été introduit en Angleterre en 1824, et peu après en France. L'autre espèce, le Maclure des teinturiers [Morus tinctoria) , dépasse 10 mètres; son écorce est dure. On croit qu'il est le même que le Bois jaune de Cayenne, qui fournit une couleur jaune fort solide.

MACLURITE, nom donné à une variété d'Augile et à une variété de Chondrodite.

MAÇON (du b.-lat. machio, macio; de maceria, muraille?), ouvrier oui travaille aux ouvrages de maçonnerie. Voy. l'article suivant.

En Zoologie, on donne le nom de Maçon, Maçonne, à certains animaux qui se construisent des habitations plus ou moins solides. 11 y a des Abeilles, des Fourmis, des Araignées maçonnes, etc. — On appelle Maçon la Sittelle d'Europe, parce qu'elle enduit de mortier le trou de l'arbre où elle fait son nid.

MAÇONNERIE (de maçon). L'art de la Maçonnerie comprend la grosse maçonnerie, ou limousinage, tels que travaux de fondations, structure des murs et des voûtes ; et la maçonnerie légère, qui consiste dans les enduits de toutes sortes, les plafonds, pigeonnages, cloisons, etc. Par suite, on distingue deux sortes d'ouvriers maçons : le limousin, qui fait la construction des fondations et des murs en moellons, et le compagnon, qui fait les légers ouvrages en plâtre, tels que crépi, endujt, tableaux, feuillures, plafonds, corniches, cloisons, etc. L'aide-maçon est un manœuvre qui sert et aide le maçon, bat et gâche le plâtre, porte les outils et les matériaux, etc. On oppose aussi, dans la construction, la maçonnerie, faite avec des matériaux de petite dimension, moellons, pierre meulière, briques, etc., seuls ou unis à la pierre de taille, à Vanpareil, dans lequel on n'emploie que des pierres de taille superposées. — Les matériaux dont on se sert dans la maçonnerie sont, outre la pierre de taille : les moellons, les briques, les cailloux et les lattes, qui forment le corps des murs et des cloisons; le plâtre, la chaux, le ciment, le béton, qui servent à faire les joints et les enduits. — Sous le rapport du travail,, on distingue : le hourdage.

maçonnerie grossière de moellons et de plâtras, ou première couche de gros plâtre sur lattis jomtif ; le ravalement, qui se fait en plâtre, et qui comprend le crépi oi gobetis, et l'enduit proprement dit, ou parement, ains que les moulures; le plafonnage, qui se fait en plâtre sui lattes. L'état de maçon exige des connaissances pratique! en géométrie et en dessin linéaire. Les outils principau) dont on gp sert dans cet état sont la règle, le plomb, U niveau, Yéquei-re, le compas, la truelle, la hachette, h marteau, etc. — Consulter le Manuel du fuaçon, d« M. Toussaint, architecte (collect. Roret).

L'art de la Maçonnerie remonte aux temps les plus anciens, et à toutes les époques il a été associe aux destinée! de l'Architecture [Voy. ce mot). — Les Maçons ont dt bonne heure formé en France une corporation importante ; le Livre des Métiers d'Etienne Boileau en fait connaître l'organisation au temps de St Louis. Elle comprenait Ic! tailleurs de pierre et les plâtriers et fabricants de mortiers Elle avait pour patron St Biaise, qu'on fête le 3 février.

MAÇONNERIE (franc-). Voy. FRANCS-MAÇONS au Dict. d' Hist. et de Géogr.

MACOUBA, sorte de tabac à priser, autrefois renommé, auj. hors d'usage. Le nom était celui d'un canton de la Martinique.

MACQUE {demacquer, écraser) , instrument avec lequel on écrase et on brise le chanvre et le lin pour les rendre propres à être teilles et pour les réduire en filasse : c'est une espèce de massue assez large, munie de deux ou trois cannelures, dans le sens de la longueur.

MACRASPIOE (du gr. jjiaxpôî, long, et àdiriî, écusson), Macraspis, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères

Eentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scaraéides : taille moyenne, corps un peu carré, en pointe obtuse; tête enfoncée dans une écnancrure du corselet; écusson triangulaire très allongé. La M. à massue, longue de 0 m. 02 à 0 m. 03, est d'un brun rouge cuivreux; la M. verte, longue de 0 m. 02, est d'un beau vert émeraude chatoyant.

M ACRE, Trapa, genre de la famille des Œnothéracécs, renferme des plantes herbacées, aquatiques, à feuilles opposées, à fleurs axillaires et à fruits armés de pointes corniformes. L'espèce type, la Macre d'Europe, ou M. flottante (T. natans), dite aussi Châtaigne d'eau ou Noix d'eau, Saligot, etc., est une plante vivace, flottant dans l'eau, et élevant au-dessus de sa surface ses feuilles flottantes et ses fleurs blanches. Son fruit se mange bouilli ou cuit sous la cendre. U a le goût de la châtaigne, mais il est plus fade.

MACREUSE, jadis Macrole et Macroule, en lat. Oidemia, oiseau du genre Canard (Voy. ce mot), est un peu

Elus gros que le Canard propr. dit, et a le plumage noir. a femelle est un peu plus petite que le mâle, et son plumage, au lieu d'être noir, tire plutôt sur le brun. La Macreuse pond et niche sur les côtes de Suède et de Norvège, et nous arrive, de décembre en avril, avec une telle profusion que la mer en paraît toute couverte. Sur les côtes de la Picardie, on prend ces oiseaux au filet; en Provence, on les chasse au fusil : cette chasse, qui attire toujours un nombre considérable de chasseurs, s appelle la battue aux macreuses. — Il n'est sorte de conte absurde que l'on n'ait débité sur l'origine de cet oiseau : on l'a fait naître d'un coquillage [Voy. axatife), du fruit d'un arbre des Orcades, ou de la pourriture. Les Macreuses ont été considérées comme un aliment maigre, pouvant, comme le poisson, se manger en carême.

MACROBIOTIQUE (du gr. p.axp<5î, long, et pîoî, vie), art de prolonger la vie. Voy. longévité.

MACROCERCUS, nom latin de Y Ara. Voy. ce mot

MACROCHEILUS (du gr. [Jiaxpôî, long, et ycO^oî, lèvre), genre de Mollusques gastéropodes, de l'orcu-e des Prosobranches, famille des Pyramidellidés. Toutes les espèces connues sont fossiles, et* s'étendent du Dévonien au Trias.

MACROCOSME (du gr. fiaxpôç, grand, et x(3ff|ioî, monde), se disait du monde entier, par opposition au Microcosme, ou monde en petit, qu'on croyait trouver dans l'homme. Voy. microcosme.

MACRODACTYLES (du gr. p-ocxpôî, long, et SixTuXo;, ; doigt). En Ornithologie, on réunit sous ce nom tous les oiseaux de l'ordre des Echassiers qui doivent à leurs doigts i excessivement longs et entièrement fendus la faculté de pouvoir marcher sur les herbes des marais ; tels sont les genres Tinamçu, Jacana, Kamichi, Mégapode, Râkt

MACROGLOSSE

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