‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 932 sur 1729 · MACÉRATION · texte numérisé non relu

MACÉRATION

MACHINE

mes, se dit familièrement d'un ouvrage où se trouvent réunies des pièces détachées en prose et en vers, sur toutes sortes de sujets, le plus souvent disparates.

MACÉRATION (du lat. maceralio), opération qui consiste à laisser séjourner quelque temps à froid un corps dans un liquide, dans le but de dissoudre quelques-uns de ses principes constituants, ou d'en distendre les parties, afin de les mieux disposer à se détacher les unes des autres ou à se laisser pénétrer par les dissolvants qu'on emploie soit pour en extraire les principes çolubles , soit pour les conserver.

En Religion, on nomme macération toute mortification

Far jeûnes, disciplines et austérités de toute nature , que on s'inflige par esprit de pénitence.

M ACER ET, nom vulgaire de l'Airelle.

MACERON, Smyrniuni, genre de la famille des Ombellifères, type de la tribu des Smvrnées, renferme des plantes herbacées, vivaces ou bisannuelles, qui ont une odeur forte, aromatique, analogue à celle du persil: elles se trouvent sur le bord des chemins et des fossés des cantons cultivés, et aiment surtout les lieux frais et ombragés. Le M. commun (S. olus alrum), vulg. Persil noir, croît dans nos départements du Midi. Sa racine était autrefois usitée comme potagère : on la mangeait après l'avoir tenue quelque temps à la cave pour en diminuer l'amertume ; ses parties vertes s'employaient en guise de persil. Ses feuilles sont antiscorbutiques, et ses fruits diurétiques et carminatifs. Le M à feuilles rondes {S. perfoliatum) croît particulièrement en Corse.

MACFARLANE, sorte de manteau d'origine anglaise, à grand collet, fermant sur le devant, mais ayant sur le côté des ouvertures pour passer les bras.

MACHABÉES (les), livres bibliques, au nombre de quatre ; les deux premiers racontent le martyre de sept frères Machabées, condamnés à mort avec leur mère par Anliochus Epiphane en 174 av. J.-C, pour avoir refusé de manger les viandes consacrées aux idoles. Cette partie, admise comme canonique par le concile de Trente, ne figure fias dans les Bibles juives et protestantes. Les deux autres ivres rapportent les persécutions subies en Egypte par les Juifs sous Ptolémée Pliilopator; ils sont considérés comme apocryphes.

MACH/ERODUS (dugr. [xà/aipa, glaive, et oSoû;, dent), carnassier fossile de la famille des Félidés, remarquable par ses énormes canines en forme de sabre à la mâchoire supérieure ; il appartient à l'époque pliocène.

MACHAON ou Grand Porte-Queue, insecte Lépidoptère.

Voy.^ PAPILLONS.

MÂCHE (de mâcher), espèce du genre Valérianelle. La Mâche des maraîchers, dite aussi Doucette, Salade verte, Botirsette, Blanquette ( Valerianella olitoria, V- locusta), est une petite plante herbacée, annuelle, qui croît dans les vignes et dans les champs, et que l'on mange comme salade en hiver et au commencement du printemps. Ses feuilles, d'un vert foncé, s'étalent sur le sol en forme de rosette ; de leur milieu s'élève une tige, haute de 0 m. 15, et terminée par de petits paquets de fleurs d'un blanc lavé bleu clair. Outre cette espèce, que l'on cultive dans les jardins potagers, il en existe beaucoup de variétés, dont une douzaine environ croissent en France.

MÂCHEFER (de macquer, écraser, et de fer), scories à demi vitreuses, qui s'agglomèrent dans les foyers des forges où l'on travaille le fer et forment le résidu des diverses houilles qu'on y brûle. Ce sont des silicates d'alumine contenant un peu de fer. Certains mâchefers renferment encore assez de houille pour pouvoir être brûlés sur des grilles spéciales. On en fait aussi usage pour garantir les rez-de-chaussée de l'humidité en en mettant une couclie de 0 m. 30 à 0 m. 40 sous le plancher. Il entre enfin dans la composition du jiisé et de certaines briques. — En Horticulture, on s'en sert pour former sous les plates-bandes des couches qui sont impénétrables aux lombrics.

MÂCHELIER (qui sert à mâcher). On donne quelquefois le nom de dents mâchelières aux molaires.

MACHETES, nom lat. scientifique du combattant.

MACHIAVÉLISME, système de politique qu'on trouve développé dans le Prince de Machiavel, et qui repose sur la tromperie et la mauvaise foi. Il enseigne à dominer en trompant et en semant la discorde. Voy. Machiavel au Dict. d'Hist. et de Géogr.

MACHICOTAGE (orig. inc), ornement dont on chargeait autrefois le plain-chant, consistait en notes ajoutées, qui

suivaient une marche diatonique et remplissaient les intervalles des tierces et autres. On s'abstenait du machicolagc à l'office des morts.

MÂCHICOULIS, nom donné au moyen âge à un procédé de défense, fort usité alors, mais aujourd'hui abandonné : c'étaient des ouvertures ou meurtrières verticales pratiquées dans des galeries saillantes au sommet d'une tour ou d'un rempart, et d'où l'on jetait sur l'ennemi des pierres, des traits, de l'huile bouillante, du plomb fondu. Elles occupaient l'espace compris entre les corbeaux en pierre ou consoles qui soutenaient les galeries : on voit encore des mâchicoulis dans plusieurs anciens châteaux ou palais fortifiés et même dans beaucoup d'églises : palais papal d'Avignon, châteaux de Pierrefonds, de Nantes, etc., églises de Royat, d'Agde, d'Esnandes, etc.

MACHILE, insecte. Voy. lépishe.

MACHINE (du lat. machina; du gr. p.T;yâvTj), assemblage de pièces, destiné à transmettre l'action d'une force pour vaincre une résistance. On distingue dans toute machine les forces mouvantes et les forces résistantes, qui se divisent en résistances utiles et en résistances passives. Celles-ci sont l'effet des frottements, des trépidations, de la rigidité des pièces, toutes choses que l'on ne peut éviter, mais dont on doit atténuer le plus possible les inconvénients. Quant aux résistances utiles, elles sont produites dans les corps que l'on déplace pour effectuer le travail dont on a besoin, p. ex. quand on élève un fardeau, quand on fait mouvoir un outil, un métier, quand on comprime un gaz à l'aide d'une pompe, etc. Les principales forces mouvantes sont fournies par les animaux, les cours d'eau, le vent, l'élasticité des gaz et des vapeurs, les courants voltaïques, les aimants. La comparaison des effets des forces se fait à l'aide d'une certaine quantité bien définie : c'est le travail mécanique ; on l'évalue en multipliant la force mesurée en kilogrammes par le déplacement de son point d'application mesuré en mètres ; le produit ainsi calculé désigne le travail en kilogramme très. Voici l'une des lois fondamentales des machines. Quand le mouvement est uniforme, la somme des travaux moteurs est égale à la somme des travaux résistants; de là cette expression figurée : une machine transmet le travail d'un système de corps soumis à des forces mouvantes, à un autre système soumis à des forces résistantes. A cause des résistances passives, le travail utile est toujours plus petit que le travail moteur : c'est pour cela que le mouvement perpétuel est iin|)ossil)le On appelle rendement d'une machine le rapport du travail aes résistances utiles au travail des forces mouvantes; dans les meilleures machines, il ne dépasse guère 0,75; de sorte que le quart du travail moteur n'est pas utilisé; il sert seulement à vaincre les frottements, etc. C'est par le rendement qu'on estime la valeur d'une machine. — L'art de construire les machines constitue la Mécanique appliquée. Voy. mécanique.

On doit à Hachette un Traité élémentaire des machines, à Lanz et Bétancourt un Essai sur la comjiosition des machines. Le Conservatoire des Arts et Métiers de Paris offre la plus riche collection de modèles de machines qui existe. Gallon a publié un Recueil des m>chines approuvées par l Académie des Sciences ; Armengaud, les Machines récentes (1855) et Progrès de l'industrie (1867); With, les Machines, leur histoire, leur description et leurs usages (1873) ; E. Collignon, les Machines. Voir aussi les Rappoi-ts du Jury des diverses Expositions universelles.

machine ARITHMÉTIQUE. Voy. ARITHMOMÈTRE. MACHINE d'aTWOOD. Voy. PESANTEUR.

MACHINE DE COMPRESSION, machiue destinée à comprimer l'air ou un gaz dans un récipient disposé à cet effet. Elle ressemble aux pompes foulantes. Le piston est plein: la soupape d'aspiration s'ouvre du dehors au dedans; la soupape de refoulement s'ouvre du corps de ])ompe dans le tuyau conduisant au récipient. Le plus souvent le corps de pompe plonge dans une iDàche remplie d'eau, pour éviter réchauffement dû à la compression. — Les appareils de compression, d'un fréquent usage en Physique et en Chimie, sont aussi employés dans l'Industrie, notamment pour la préparation des eaux gazeuses artificielles. — 1 oy-

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