MAGASIN
retient captifs. Cette pêche a lieu particulièrement aux environs de Marseille en août et septembre.
MADRAS, ctoife de soie ou de coton, a été fabriquée d'abord à Madras, ville de l'Inde, sur la côte de Coromandel, et depuis imitée en France, particulièrement à Paris, Lyon, Rouen et Nîmes. Il s'en fabriauc de diverses couleurs et largeurs ; le madras, qui d'abora était employé
Îirincipalement à faire des mouchoirs de tête, sert aussi à aire aes châles, des robes, etc.
MADRE (de l'espag. madera, bois, cœur de bois), s'est dit, au moyen âge, de vases à boire faits en bois, surtout d'érable, puis en toute autre matière.
MADRÉ (de l'espag. maderado; de madera). On appelle proprement bois madré du bois dans lequel on voit des taches, comme dans le hêtre. Par extension, on a dit : porcelaine madrée, c.-à-d. tachetée de diverses couleurs ; savon madré, du savon ordinaire qui présente dans sa coupe des taches et des rayures bleuâtres : on appelle ces rayures des madrures [Voy. savon). — De l'idée de varié en couleur on a pu passer facilement à l'idée de varié en esprit et appeler madré un homme adroit et rusé. MADRÉPORE (de l'ital. madrepora; Aemadre, mère, et poro, trou), Madreporus, genre de Polypes à polypiers
Sierreux, de l'ordre des Zoanthaires. Ce sont ces polypiers e nature entièrement calcaire, de forme tantôt arborescente, tantôt lamelleuse ou foliacée, qui constituent les dépôts énormes connus dans la mer Rouge, dans la mer des Indes, au nord de l'Australie et dans le golfe du Mexique sous le nom d'iles ou récifs madréporiques, bien qu'en réalité les madrépores ne soient pas les seuls polypiers pierreux qui donnent lieu à leur formation [Voy. POLYPES et polypiers). On n'en a signalé la présence en Europe que dans une seule localité, près d'Arkhangel, dans la mer Blanche. Les madrépores sont recouverts d'un tissu vivant [sarcosomé), substance commune au sein de laquelle naissent et se développent des êtres individuels ou polj-pes assez semblables aux actinies. Ces polypes sont constitués par une cavité générale, divisée en compartiments par des cloisons auxquelles sonl suspendus les organes reproducteurs ; les aliments y pénètrent par un large tube digestif dont l'extrémité apparente ou bouche est entourée de tentacules au nombre de six ou d'un multiple de six. — Le nom de Madrépores a été employé pour la première fois au commencement du xvin' siècle par les naturalistes italiens Imperati et Marsigli ; mais ces savants confondaient sous cette dénomination presque tous les polypiers pierreux qui se forment dans le fond de la mer. Les marins ainsi que les gens du monde comprennent même souvent parmi les madrépores tous les coraux, qui ne font pas partie de l'ordre des Zoanthaires (Voy. corail). Les travaux de Pallas, Lamarck, Cuvier et, en dernier lieu, ceux de Milne Edwards et J. Ilaimc ont permis de mieux définir les caractères distinctifs du genre Madrépore. Il compte aujourd'hui 83 espèces vivantes et 7 fossiles : parmi les espèces vivantes, on remarque surtout : le M. abrolanoïde, le plus abondant de tous ceux de la mer du Sud ; le M. palmé ou Char de Neptune, qu'on trouve dans les mers d'Amérique ; le M. éventail, le M. en corymbe, le M. plantain, le M. pollicifère, le M. lâche, le M. muriqué ou M. cervicome, le M. prolifère, etc.
MADRIER (du lat. fictif materiarius; de materia, bois, planche), planche fort épaisse, ordinairement en bois de chêne, qu on dispose horizontalement en manière de plateforme, pour servir à différents usages, comme pour former des pilotis, des bâtardeaux, pour faire la plate-forme d'une batterie de canons, pour supporter de la maçonnerie, etc. Une planche ne peut être appelée madrier que lorsqu'elle a au moins 0 m. 05 à 0 m. 06 d'épaisseur.
MADRIGAL (de l'ital. madrigale, en b.-lat. matriale), sorte de composition musicale fort à la mode au xvi'' siècle. Les madrigaux s'écrivaient pour les voix, à 5, 4, 5, 6 et même 7 parties concertantes, sur des textes empruntés aux œuvres des poètes de cette époque, l£ sens et l'expression des paroles étant scrupuleusement respectés dans chaque partie. Ce sont les maîtres de l'école franco-belge
et de l'école italienne qui ont cultivé ce genre avec le plus
de succès.
Il se perpétua toutefois sous la forme poétique : on
appelle madrigal une petite pièce de vers destinée à rendre une pensée fine, tendre et galante. On peut citer comme
modèle ces vers de Lemierre, qui accompagnaient le don
d'un éventail :
Dans le temps des chaleurs eiU-êmes, Heureux d'amuser vos loisirs, Je saurai près de vous api)eler les Zéphyrs : Les Amours y vieuJront d'eux-mêmes.
Chez les anciens, beaucoup d'épigrammes de Catulle et do Martial sont de véritables madrigaux. Chez les modernes, Gilles Durand de la Bergerie, poète français du xvi° siècle, emprunta le premier le mot madrigal &ux Italiens. Marot, St-Gelais, le marquis de la Sablière, qu'on appelait le madrigalier français, La Monnoye, Voltaire, Dorât, Boufflers, Demoustier, etc., ont cultivé ce genre avec succès.
Les compositeurs qui ont- le plus excellé dans le genre madrigalesque sont : Luca Marenzio, Paleslrina, Pomponio Nenna, Th. Pecci, le prince de Venouse, Scarlatti, etc.
MADRINIER (de mady-e), nom donné au moyen âge : 1» à un officier du gobelet préposé au service des maures (ou verres), hanaps, etc. ; 2° à l'ouvrier qui faisait les madrés : on disait aussi madelinier.
M>ENA, nom latin scientifique du genre mendole.
MAESTOSO (c.-à-d. majestueusement), mot italien qo' marque qu'un morceau de musique doit être exécuté avec une lenteur grave. Il se trouve souvent accompagné des mots : adagio, andante, etc.
MAËSTRICHTIEN, nom donné au sous-étage supérieur de l'étage scnonicn, rangé autrefois dans l'étage danien ; très développé aux environs de Maëstricht, dans le Limbourg hollandais, à l'état de craie tuffeau à Hemipneustes radiatus ; célèbre par les restes de Mosasaurus que l'on y a trouvés. Le calcaire à baculites du Cotenlin et les calcaires à Stegaster et à ammonites de Tercis, dans les Landes, doivent être parallélisés avec la craie de Maëstricht.
MAESTRO (mot itahen qui veut dire maître), s'emploie en Italie pour désigner les chefs d'orchestre et les compositeurs.
MAGAS, genre de Brachiopodes articulés de la famille des Térébratulidés, caractérisé par la présence d'un se|)tuin triangulaire médian; il est propre au Crétacé supérieur.
MAGASIN (de l'aralje makhzen, au pi. makhâzin). Ce mot s'est dit d'abord de tout lieu où 1 on garde les marchandises, soit pour les y vendre par pièces, ou, comme on dit, balles sous cordes, ce que font les marchands en gi"os; soit pour attendre que l'occasion se présente de les mettre en vente par parties, comme font les marchands en détail. Les entrepôts et les docks sont de grands magasins ( Voif. ci-après magasins généraux). Les fondics ou fondotiks de l'Orient, dans lesquels sont déposées les marchandises oui viennent de la Perse et de l'Inde, par voie d'Alep, sont aes magasins de ce genre. — Aujourd'hui, dans l'usage ordinaire, un magasin est un établissement de commerce où l'on vend certaines marchandises soit en gros, soit en détail : dans ce sens, magasin est synonyme de boutique.
En matière de Douanes, les propriétaires des marchandises qui ont été déposées dans le magasin de la douane ont à payer un droit particulier de magasinage de \ p. 100 de la valeur. Le droit n'est que de 1/2 p. 100 sur les objets déchargés par suite d'une relâche forcée, et rechargés faute de vente. Le droit de magasinage de 1 p. 100 est où. après trois mois d'entrepôt, sur les marchandises provenant de confiscation.
Magasins généraux ou Docks, entrepôts qui, aux termes de la loi du 28 mai 1858, peuvent recevoir les matières premières, les marchandises et les objets fabriqués que les négociants et industriels y déposent, moyennant un droit très minime, en échange d'un récépissé et d'un warrant (Voy. ces mots), qui peuvent se transmettre par endossement. Ils sont ouverts, sur l'avis des chambres de commerce ou des chambres consultatives des arts et manufactures, avec l'autorisation du gouvernement et sont placés sous sa surveillance. — La marchandise déposée dans le magasin général devient pour le négociant une valeur active qu'il peut engager, vendre ou faire circuler de main en main sans aucuns frais de déplacement. Ce puissant nioven de crédit a été emprunté à l'Angleterre (Voy. dock). C est en 1848 que les premiers essais en ont été tentés en France.
Le nom de Magasin (ou Magazine) a été donné en Angleterre et en France à divers recueils littéraires, dont quelques-uns ont une grande vogue, notamment au dernier siècle le .Magasin des enfants de Mme Leprince de Beaumont, et dans ce siècle-ci, le Magasin pittoresque, le Magasin des familles, le Magasin universel, le Magasin de libi-airie, le Magasin encyclopédique; le Wee'' "
MAGDAIA