‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 947 sur 1729 · MALACHITE · texte numérisé non relu

MALACHITE

majeurs à 13 ans et un jour. Depuis, la majorité fut reportée à 14 ans. La Monarchie constitutionnelle et l'Empire l'ont fixée à 18 ans ^Lois de 1842 et 1856).

MAJORITÉ, pluralité des votants, l'oy. vote.

MAJUSCULES. Voy. lettres capitales.

MAKI, Lemur, genre de Quadrumanes nocturnes, type Ac la famille des Lémuriens, renferme des animaux à formes grêles et élancées, et qui ont une grande agilité dans leurs mouvements. Ils ont, sous le rapport de l'organisation, beaucoup de ressemblance avec les Singes, dont ils ne diffèrent guère que par le système dentaire. Leurs principaux caractères consistent dans un museau étroit et allongé comme celui des renards, un pelage laineux et abondant, des membres à peu près égaux, une queue très longue et entiièrement touliue. Les Makis se trouvent surtout dans l'île de Madagascar, ils vivent en troupes, et se tiennent habituellement sur les arbres ; leur voix est une sorte de petit grognement. Leur nourriture consiste en fruits et en insectes. — Principales espèces : le M. vari, le M. viococo et le M. à front blanc.

MAKIS ouMAQDis (de l'ital. 7«acc/tm, tache, broussaille), nom donné, en Corse et en Algérie, à des terrains incultes couverts de broussailles épaisses et presque impénétrables. Les makis servent le plus souvent de refuge aux bandits.

MAL (du lat. maltim). Le mal est l'imperfection naturelle des choses, leur privation d'être et de puissance, ou bien encore l'absence d'harmonie et d'adaptation parfaite entre les parties composantes d'un tout, entre le tout lui-même et sa fin ou destination propre . La question de l'origine du mal est un véritable dédale métaphysique : le brahmanisme déifie le principe du mal dans sa trinité, Biahma, Siva, Vichnou ; le zoroastrisme l'explique par la lutte d'Ormuzd et des ferouers contre les dai-oudj ou créatures d'Ahrimane; Aristote, par une complète séparation entre la nature vouée à ses lois propres et son dieu isolé ; la théologie chrétienne, par le dogme du péché originel ; selon Jacob Bœhm, le mai, c'est la nature ellemême. La métaphysique, à la question : Comment le mal est-il possible "? se contente de répondre : Il est impossible à des êtres créés d'être parfaits. Pour atténuer la difficulté, Leibniz essaie d'établir que le mal, n'étant qu'une privation, n'a point de cause efficiente : subtilité spécieuse, puisque le mal demeure également réel, quel que soit le signe négatif ou positif dont on voudra l'affecter, il semble que Leibniz confond une quantité négative dont les effets se répercutent à l'infini avec une nullité de grandeur absolument négligeable dans le calcul de l'univers. — On distingue le tnal métaphysique (imperfection générale de tout être créé), le mal physique (ou douleur), le mal ??wral (ou péché).

MAL, douleur physique, se dit vulgairement d'un grand nombre de maladies. Ainsi on appelle :

Mal des ardents, ou Feu Sain l- Antoine, Feu sacré, une sorte d'érysipèle ou d'anthrax cpidémique, caractérisé par un sentiment de chaleur ardente ;

Mal d'aventîire, un petit al)cès qui survient à l'un des doigts à la suite d'un coup ou d'une piqûre : c'est le panaris sous-épidermique ou superficiel ;

Mal caduc. Haut Mal, Mal sacré, l'épilepsie ;

Mal de cœur, la nausée ou envie de vomir ;

Mal de dents, toute affection douloureuse des dents ;

Voy. ODOXTALGIE ;

Mal d'enfant, les douleurs de l'enfantement ;

Mal d'estotnac, la gastralgie ;

Mal de gorge, l'angine ou l'esquinancie :

Mal de mâchoire, le trisraus [Voy. tétanos) ;

Mal de mer, les nausées ou vomissements dont sont tourmentées les personnes qui n'ont point l'habitude de naviguer sur mer. Ce mal est principalement l'effet des mouvements de roulis et de tangage, auxquels se joint souvent un mouvement vertical du haut en bas et de bas en haut. On l'expUque physiologiquement par le trouble de la circulation du sang que produisent de violentes oscillations, et par le vertige que cause le perpétuel déplacement des objets qui frappent la vue. On peut le prévenir jusqua un certain point en gardant la position horizontale, en évitant de porter ses regards autour de soi et en se li- "*'"T/ ? jl"*''"!"^ occupation qui absorbe l'attention :

Mal de montagne, l'ensemlile des phénomènes constatés chez ceux qui font des ascensions, c.-à-d. oppression, fréquence du pouls, tendance à la svncope et aux hémorragies, congestion céphalique. L'influence qu'exerce sur l'or-

ganisme vivant la pression barométrique a été étudiée de nos jours avec le plus grand soin iVoy. compressio.>). En dehors des accidents qu'on peut éprouver dans l'ascension des montagnes, on sait que l'anémie, l'absence de vigueur physique et d'énergie morale caractérisent les populations qui habitent les hautes altitudes. On peut consulter sur ce sujet l'ouvrage de M. Jourdanet [Influence de la pression de l'air sur la vie de l'homme, 1874). Le mal des aérostats, auquel s'exposent les hardis explorateurs des hautes régions de l'air, est un mal analogue au mal de montagne. Pour en conjurer les effets, M. Paul Bert conseille l'inspiration, non du gaz oxygène pur, qui pourrait être dangereux, mais d'un mélange d'air et d'oxygène variant, suivant la hauteur à laquelle on s'élève, entre 45 et 75 i). 100 de gaz ;

Mat du pays, la nostalgie [Voy. nostalgie);

Mal perforant du pied, une affection qui coasiste d'abord dans un durillon à la face plantaire du pied, puis dans une ulcération envahissant le derme et les parties les plus profondes et pouvant aller jusqu'aux os métatarsiens : il résulte de la compression d'une partie du derme entre deux corps durs ; mais il est sous la dépendance de troubles préalables de la nutrition, dus à une affection nerveuse ou à des lésions des vaisseaux ;

Mal de reins, le lumbago ( Voy. ce mot) ;

Mal de St-Lazare : c'est l'élephantiasis ( Voy. ce mot) ;

Mal de télé, la migraine et toute espèce de céphalalgie ( Voy. ces mots) ;

Mal vertébral de Pott, une affection tuberculeuse des vertèbres. Celles-ci peuvent être atteintes superficiellement ou profondément. Dans ce dernier cas, il y a disparition d'une ou plusieurs vertèbres. Les 2 segments du racliis s'inclinent l'un sur l'autre, et il y a formation d'une gibbosité à saillie postérieure, le plus souvent aiguë. Dans la forme superficielle, il peut ne pas y avoir de giblwsité. La tuberculose vertébrale s'accompagne d'aicès dits par congestion, qui sont eux-mêmes formés d'une poche infiltrée de tubercules et qui envahissent de proche en proche les tissus voisins, suivant les interstices musculaires, les trajets des nerfs et des vaisseaux et allant s'ouvrir souvent très loin du point de départ (abcès migrateurs) . Des lésions tuberculeuses peuvent se montrer du côté du canal rachidien [pachyméningite tuberculeuse, abcès par congestion amenant des troubles médullaires, paralytiques le plus souvent). — La tuberculose vertébrale peut guérir : les lésions osseuses se réparent et les abcès par congestion se transforment. Mais la mort survient souvent, soit par progrès des troubles nerveux, soit par tuberculose généralisée, soit par septicémie due à l'ouverture des abcès. — Le repos, 1 extension continue, les corsets plâtrés, joints aux toniques, à une alimentation réparatrice, à la vie au grand air, tel est le traitement du mal de Pott.

Les Vétérinaires nomment : Mal d'âne, une tumeur cornée qu'on remarque souvent sur la couronne, dans la région de la pince, chez le cheval, le mulet et surtout l'âne ; c'est l'affection désignée auj. sous le nom de crapaudine; — Mal de bois, le brou [Voy. ce mot) ; — Mal de cerf, une maladie du cheval qui paraît avoir des analogies avec le tétanos, mais qui, en réalité, n'est qu'une manifestation du surmenage; — Mal d'encolure, M. de garrot, M. de taupe, les blessures produites chez les bêtes de trait, à la partie supérieure du col, par la compression et le frottement du harnais, du licol, du joug, du collier ou de la selle; — Mal de feu ou d'Espagne, l'inflammation du cerveau ou de ses membranes, chez les chevaux : elle est amsi nommée à cause de la violence de ses sj-mptômes, de la rapidité de sa marche ; — Mal de sang ou Lourdie, le Sang de rate ( Voy. ce mot) ; etc.

MALACHIE (du gr. [xaXaxôî, mou), Malachius. genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des Mélyrides, renferme des insectes à élyti-es molles et à corselet j)lat et carré. Ils ont des vésicules d'un rouge vif, qu'ils déploient quand on les saisit, en les faisant sortir des côtés du corselet et de l'abdomen : ce qui les a fait appeler cocardes. Ce genre est très nombreux en espèces : 28 appartiennent à l'Europe, 4 à l'Asie ; les plus connues sont le Malachie bronzé, long de 0 m. 008, le M. rouge, le M. à deux taches et le M. fascié. Ces insectes détruisent la Pyrale ci le Cochylis.

MALACHITE (du gr. jxaXayjxTiî", de [laXâ/T), mauve; à cause de sa couleur), ou cuivre carbo\até vert [GuO.CC-f-CuO.H^O], cristaux ciinorhombiques très rare?;

MALACIE

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