‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 949 sur 1729 · ENCHANTEMENT · texte numérisé non relu

ENCHANTEMENT

MALÉIQUE (acide), acide analogue à l'acide fumariquc, gui se produit, comme lui, dans la distillation sèche de l'acide malique [Voy. ce mot). Il donne des sels isomères des fumarates, au'on peut distinguer de ces derniers en ajoutant un aciae minéral à leur dissolution concentrée; 1 acide fumariquc est immédiatement précipité, tandis que l'acide maléique ne l'est pas.

MALESHERBIE [de Lamoignon de Malesherbes), Ma- Icsherbia, genre type de la famille des Passiflorées, comprend plusieurs espèces du Chili et du Pérou. Ce sont des Klantes dicotylédones dialypétales, à ovaire supère, heracées ou frutescentes, à feuilles alternes sessiles, pinnatifides; à fleurs jaunâtres, rougcàtres ou bleuâtres. On distingue la M. thyrsiflore et la M. à feuilles linéaires. MALFAITEURS. Voy. association.

MALICORE (du lat. malicorium), nom donné quelquefois à l'écorce de la Grenade.

MALIGNE (fièvre). Voy. fièvre.

MALINES, dentelle de prix qu'on fait principalement à Malincs en Belgique. Voy. dentelle.

MALIQUE (acide), du lat. maliim, pomme; acide organique contenu dans les pommes aigres, les poires, les baies de sorbier, la joubarbe, l'ananas, les citrons, le tabac et dans la plupart des fruits verts, où il est le plus souvent accompagne d'acide citrique. Il prend difficilement la forme solide et cristallise irrégulièrement en mamelons incolores semblables à de petits choux-fleurs ; il tombe en déliquescence à l'air humide et présente une saveur acide très forte. Sa formule est C*H^O''. C'est un acide diatomique et bibasique; il donne des sels neutres et des sels acides; tel est le bimalate d'ammoniaque, corps bien cristallisé, qui permet de séparer cet acide malique des acides citrique et tartrique qui l'accompagnent. L'action de la chaleur enlève à 1 acide malique ae l'eau et le convertit en deux acides, les mêmes qu'on rencontre dans les prèles des ruisseaux [Equisclum) et dans la fumeterre : on nomme le premier A. maléique ou équisétique, et le second A. paramaléique ou fumariquc : ces deux acides sont isomères entre eux et ne diffèrent de l'acide malique que par les éléments d'une molécule d'eau. — On retire l'acide malique du suc de sorbier en le saturant par de la chaux ; on transforme le malate de chaux neutre ainsi obtenu en sel acide; puis, le dissolvant dans l'acide nitrique, on précipite par de l'acétate de plomb le malate de chaux acide, et l'on décompose enfin par l'acide sulfiiydrique le malate de plomb. — Cet acide a été découvert par Scheele en 1785, dans les pommes ; Donavan l'observa dans les baies de sorbier, mais il le prit pour un acide différent de l'acide malique; Braconnot démontra l'identité des acides extraits des ueux fruits, et Liebig en donna la composition.

MALLE (orig. germanique), espèce de cofl're en bois ou en cuir, propre à transporter les effets d'un voyageur. On appelle malletier le fabricant de malles. — C'^était aussi, avant la création des chemins de fer, le nom de la valise ou de la caisse que les courriers de la poste avaient derrière eux et dans laquelle ils portaient les lettres. Il se disait, par extension, de la voiture même qui transportait les dépèches et que l'on nommait aussi malle-posle (en angl. mail-coach). Le courrier de la malle est celui qui accompagne la malle pur distribuer en chemin les paquets de lettres dans les différents bureaux. — Aujourahui le mot mail-coach est improprement appliqué à de gi-andes voitures qui servent à transporter un grand nombre de personnes à la fois soit à la chasse, soit sur un terrain de courses.

MALLÉABjUTÉ (de malléable; du lat. maliens, marteau), propriété qu'ont les métaux de s'étendre sous le marteau en lames plus ou moins minces. Cette propriété appartient surtout à l'or, à l'argent, au platine, au cuivre, à l'étain, au zinc, au plomb et au fer. L'or paraît être le plus malléable de tous les métaux ; l'antimoine, le bismuth et l'arsenic ne sont pas malléables. Les anciens savaient déjà apprécier la malléabilité de l'or : ils ont recouvert en couches d'or excessivement minces plusieurs monuments qui se sont conservés jusqu'à nos jours.

MALLÉINE (de maliens, morse.), substance extraite des produits de culture du bacille de la morve IVoy. ce mot). Des expériences faites en Russie d'abord, puis en France par Nocard, ont démontré que la malléine, injectée à des

doses déterminées, sous la peau de chevaux suspects, {icut déceler les formes latenles de la maladie.

MALLEMOLLE, espèce de mousseline ou loile de colon blanche, claire et très fine, des Indes orientales. — On a donné aussi ce nom à des fichus de mousseline bordés d'un fil d'or, que les femmes ont porté autrefois.

MALLÉOLE (du lat. malleolus, petit marteau). Les malléoles, vulg. chevilles du pied, sont deux saillies osseuses situées, l'une au côté interne et l'autre au côté externe de la partie inférieure de la jambe; la première est une éminence du tibia, la deuxième est formée par l'extrémité tarsienne du péroné. Elles constituent une sorte de mortaise dans laquelle est enclavé l'astragale.

MALLE-POSTE. Voy. malle et poste.

MALLEUS, genre de Mollusques acéphales. Voy. marteau.

MALM, nom donné par les géologues allemands au groupe supérieur du système jurassique, qui comprend les étages callovien, oxfordien, rauracien, séquanien, kimeridgien et jiortlandien.

MALMIGNATTE, sorte d'Araignée. Voy. latrodecte.

MALONIQUE (acide), acide découvert par Dessaignes en oxydant l'acide malique par le bichromate de potassium. Sa formule est CT1*0*. 11 est intéressant en ce qu'il tient le milieu, dans la série des acides bibasiques, entre l'acide oxalique et l'acide succinique. Il est soluble dans l'eau et l'alcool, et fond à 440*.

MALOPE, Malopaea, genre de la iàmille des Malvacées, type d'une petite tribu dite des Malopécs, comprend des plantes annuelles des bords de la Méditerranée, à calice simple, à carpelles nombreux, monospermes, groupés en capitules. Cette plante peut former des massils ou orner des plates-bandes par ses grandes touffes couvertes de fleurs pareilles à celles des mauves, d'un joli rose foncé.

MALPIGHIACÉES (du g.-type Malpighia), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire infère, renferme des arbres et des arbrisseaux très rameux, souvent sarmenteux et grimpants, presque tous exotiques, et dont les troncs s'élèvent quelquefois à 25 ou 50 m. A. de Jussicu a donné une Monographie des Malpighiacées; il y distingue deux sections : 1° les M. diplostémonées, renfermant les tribus des Malpighiées, des Banistériées et des Hira'ées , 2° les M. méiostémonées, renfermant la tribu des Gaudichaudiées elles genres Caucanthus, Platynema. Bembix.

MALPIGHIER (dédié à Malpighi), Malpighia, genre type de la famille des Malpighiacées, renferme une quarantaine d'arbrisseaux propres à l'Amérique du Sud; à feuilles opposées, entières ou dentées et épineuses, à fleurs disposées en petites ombelles axillaires et entourées de bractées. Les espèces les plus recherchées sont : le M. glabre, dit aussi Moureilter et Cerisier des Antilles, à feuilles sans poil, à fleurs d'un rouge léger, à fruits charnus, d'une saveur aigrelette, que l'on mange comme les cerises; le M. brûlant ou Bois capitaine, le M. à feuilles d'yeuse, le M. à feuilles étroites et le M. piquant.

MALT (de l'allem. Mah, de melzen, se ramollir), orge qu'on a fait germer pour l'employer à la fabrication de la bière. Voy. bière.

MALTHE ou pissasphalte, sorte de bitume glutineux. est très analogue au Pétrole et n'en diffère que par sa consistance.

MALTOSE (de malt), nom donné par Dubrunfaut au sucre produit par l'action de Vamylase [Voy. ce mot) sur l'amidon. Il a pour formule C'-H**0". 11 diffère du glucose par son mode de cristallisation et par son pouvoir rotatoire beaucoup plus élevé. Il réduit la liqueur de Fehling, mais comme le feraient les 2/3 de son poids de glucose seulement. Il est transformé en glucose lorsqu'on lo chauffe en liqueur acidulée, pendant 20 minutes, à 120°

MALTÔTE, anciennement Maletoste et Maletoullc (du b.-lat. mala tolta, mauvaise levée; du lat. tollere\ s est dit généralement de tout impôt illégal, et en [mrticulier d'un impôt levé sous Philippe le Bel, en 1290, pour la guerre contre les Anglais.

Par la suite, on a étendu ce mot à tout impôt onéreux, et on a appelé maltôtiers les agents chargés du recouvrement de ces impôts.

MALURUS, oiseau. Voy. mérion.

MALUS, nom latin botanique du genre pommier.

MALVA, nom latin botanique du genre mauve.

MALVACÉES (du g.-tvpe Malva, Mauve), famille d(î plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire libre, renferme

MALVAYISQIE

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