MANDAT
MANGANATES
MANDAT, MA!fDATAiRE (ciu lat. mandattim. confié). Le mandat est l'acte par lequel une personne, appelée mandant, donne à une autre, nommée mandataire ou fondé de pouvoir, pouvoir ou procuration de faire quelque chose en son nom. Le mandat est ou spécial et pour une atFaire ou pour certaines affaires déterminées, ou général et pour toutes les affaires du mandant. 11 peut être exprès ou tacite. Toutefois, s'il s'agit d'aliéner, d'hypothéquer ou de tout acte aussi important, le mandat doit être exprès. Il peut être donné par acte public ou par acte sous semg privé. Pour la législation sur cette matière, vov. le Code civil, art. 1984-2010.
En Matière de Commerce, le mandat peut être une délégation faite par un propriétaire sur son caissier, fermier, régisseur, au profit d'un tiers. Mais si ce mandat est d'un lieu à un autre, si la qualité de caissier, fermier ou régisseur n'est pas jointe au nom de celui sur qui il est tiré, enfin si le mandat est à ordre, il prend la qualité de lettre de change et en a tous les effets ( Voy. lettre de CHANGE . — Voy. aussi commissiox.
Les mandats judiciaires sont les ordres transmis au nom de la justice, et dont il est fait signification par un huissier ou par un agent de la force publique : tels sont les mandats de comparution, d'amener, d'arrêt, de dépôt, etc., dont les noms s'expliquent d'eiu-mêmes.
Mandats territoriaux, papier-monnaie créé par le Directoire pour le remboursement des assignats {Voy. ce mol ). Emis en vertu de la loi du 28 ventôse an iv, ils cessèrent d'avoir cours dès le 1" germinal an v.
MANDELINE, plante de la famille des Scrofularinées.
Voy. KRINE.
MANDEMENT Jde mander"^, écrit adressé par un évêqne à ses diocésains et par lequel il donne aux fidèles des instructions ou des ordres relatifs à la religion. Ils ont le plu? souvent pour objet d'ordonner des prières et des jeijnes, d'ouvrir des jubilés, de prescrire quelque mesure de discipline reconnue nécessaire, ou d'indiquer un SMiode. Les évêques adressent des mandements aux fidèles en prenant possession de leurs sièges, ainsi que tous les ans au' commencement du Carême, et dans toutes les circonstances importantes. Ces mandements sont lus au prône. — Plusieurs mandements sont de véritables morceaux d'éloquence ou de philosophie, et figurent parmi les œu\Tes dont la chaire s'honore le plus.
MANDIBULES (du lat. mandihiday Chez les Insectes, on nomme ainsi la première paire de pièces situées audessous de la lèvre supérieure, et qui se meuvent latéralement vis-à-vis l'une de l'autre. Elles sont de substance cornée, et affectent toutes sortes de formes : elles sont unies ou dentelées, longues ou courtes. Elles semblent Ijarticulièrement destinées à saisir et à broyer les aliments.
Chez les Oiseaux, on donne ce nom aux deux parties qui forment le bec, et qui sont tantôt égales, tantôt inégales, la mandibule supérieure étant quelquefois plus courte, quelquefois plus longue que la mandioule inférieure. Les formes des mandibules varient beaucoup : elles sont crochues, convexes, courbées en haut ou en nas, etc. Voy. bec.
MANDOLINE et mandore, instruments de Musique qui ont la forme du luth [Voy. ce mot), mais qui sont plus petit?.
La Mandoline est un instrument à cordes composé d'une caisse ovoïde sonore et d'un manche, sur lequel sont tendus quatre rangs de cordes, la plus haute en boN-au, les autre? filées d'argent, disposées comme celles du violon. La Mandore. un peu plus grande que la manduhne, était en général montée de 10 cordes. Ces instruments, qui formaient autrefois les dessus du luth, se jouaient en grattant les cordes au moyen d'un bec de plume. En grande v(^e au xvni* siècle, ils sont, depuis longtemps, tombés en désuétude : l'usage de la mandoline a cependant encore un peu survécu en Espagne et en Italie.
MANDRAGORE (du gr. piavSpayipaîV Mandraqora, genre de la famille des Solanéesi très voisin de la Belladone. C'est une herbe sans tige, qui pousse du collet de sa racine de grandes et larges feuilles, de couleur vert-brunâtre: sa racine est longue, grosse, blanchâtre et divisée en deux branches très fortes, qu'on a comparées aux deux cuisses d'un homme. Elle donne en hiver des fleurs blanches ou \-ioIette8, en forme de clochettes, sortant immédiatement du collet de la racine et portées sur un court pédoncule : l(^ fruit ressemble à une petite pomme. Toute? les parties de la plante ont une odeur fétide et nauséabonde. La man-
dragore se trouve en Espagne, en Italie, dans l'île de Candie : eUe y croît au milieu des champs dans les endroits ombragés et un peu humides. Au moyen âge on attribuait à cette plante les propriétés les plus' merveilleuses : elle entrait flans la composition de tous les philtre? amoureux et passait même pour une panacée. Le temps a fait justice de ces absurdités, et l'on ne reconnaît plus à la mandragore que des propriétés légèrement narcotiques et stupéfiantes. C'est particulièrement de la racine que Von se sert, réduite en poudre, et sous forme de cataplasme sédatif, dans les squirres, les scrofules, les tumeurs, ainsi qu'intérieurement, contre Tépilepsie. Les feuilles entrent dans la composition du baume tranquille. — On distingue la .V. officinale [Atropa mandragora]. vulg. il. femelle, et la M. printanière, vulg. M. mâle, qui diffèrent fort peu l'une de l'autre ; du reste, leurs propriétés sont les mêmes.
Machiavel a fait, sous le titre de la Mandragore, une comédie dont l'intrigue repose sur les vertus prétendues qu'on attribuait à cette plante.
MANDRERIE (de wwnrfe, sorte de panier). Foj/. vaxxerie.
MANDRILL, Cynocephalus manarilla, espèce de Singe, du genre Cjnocéphale, oui habite les côtes de la Guinée, est remarquable par sa laideur : sa face est bleue avec un nez rouge et une barbe jaune. — Il ne faut pas le con-, fondre avec le Drill. Voy. ce mol et ctxocéphale.
MANDRIN (orig. inconn.;. Les Tourneurs nomment ainsi toute pièce qui se monte au moyen de vis sur un tour en l'air, et qui sert à fixer les objets qu'on veut travailler, soit en dedans, soit en dehors. Il y a des mandrins à virole, à pince, etc. — Les Forgerons et les Ajusteurs appellent mandrins des outils de fer ou d'acier dont ils se ser^-ent pour agrandir et égaliser des trous, soit à chaud, soit à froid.
MANÈGE (de l'ital. maneggio; du lat. manus, main). Dans l'Equitation, c'est lart de dompter, de discipliner, d'instruire les chevaux. 11 se dit particulièrement de l'art de monter à cheval avec avantage, non seulement dans les mouvements ordinaires, mais spécialement dans l'équilation aérienne. — Airs de manège; anciennement c'était tout ce qui faisait briller la souplesse du cheval et l'adresse du cavalier dans les allures artificielles de l'ancienne équitation. On les distinguait en airs bas, faisant partie de la haute école, tels sont le piaffer, le passage, la galopade et le terre-à-terre; et en airs relevés, se composant de sauts dits le mézair, la pesade, la courbette, la croupade, la ballotlade et la capriole. — On appelle : tnanège par haut, une façon de faire travailler les sauteurs en les forçant à s'élever plus haut que le terre-à-terre : manège de guerre, le galop inégal, dans lequel le cheval change aisément de mam, selon les occasions où l'on en a besom. — Le nom de manège a été étendu au bâtiment où l'on dresse les chevaux et où l'on donne des leçons d'équitation.
En Mécanique, on appelle manège une machine composée d'un axe vertical que des animaux font mouvoir en parcourant tout autour un cercle horizontal. On couvre les yeux des chevaux de manège pour éviter qu'ils ne soient étourdis. On distingue les manèges à terre, dans lesquels la force du cheval est transmise par mi arbre de couche posé à terre, et les manèges en l'air, dans lesquels la transmission se fait au-dessus de la tète du cheval.
MANÈQUE, espèce de Muscade. Voy. ce mot.
M AN ET, filet en nappe simple dans lequel le poisson se prend par les ouïes : on s'en sert pour pêcher le hareng.
MANETTE (dimin. de main\ instrument de jardinage qui sert pour arracher les plants avec leur motte ou pour faire des trous propres à recevoir les plants : c'est un cylindre creux, mince, ouvert des deux bouts, un peu plus étroit par le bas et coupant bien. II est attaché par le haut à un court manche de bois. On s'en sert peu aujourd'hui. C'est aussi le nom d'un outil à l'usage des maçons qui se servent de bauche pour faire du pise.
En Vélocipédie, on désigne sous le nom de manettes ou poignées d'un vélocipède les garnitures des deux extrémités du guidon ou gouvernail, garnitures grâce auxquelles on saisit plus commodément le guidon. Les manettes sont en général en corne, en caoutchouc ou en celluloïd, quelquefois en liège, très rarement en métal.
MANGABEY, Simia xthiops, genre de Singes d'.\byssinie, de l'ordre des Pithécms et voisins des Macaques. Voy. macaque.
MANGANATES. sels formés par l'acide manganique. Le manganate de potassium est plus connu sous le nom dd