MARCHANDISE
les antres lamellaires. Les plus estimés chez les anciens ■étaient le marbre de Paros, qui appartient à la variété lamellaire, puis les marbres de Xaxos, de Ténédos, de Chio. du Pentélique, etc. Chez les modernes, les marbres statuaires les plus beaux st»nt les marbres de Carrare, qui appartiennent à la variété saccharoïde: viennent ensuite les marbres blancs de Gènes et de l'Isère. On a découvert également en Algérie de beaux marbres statuaires. Quant aux marbres de décoration, ils sont d'autant plus estimés qu'ils ont des couleurs plus vives et une pâte plus homogène. — Quand on a extrait de la carrière le marbre brut, on le scie et on le taille comme les autres pierres dures : puis on le polit à l'aide de poudres dures, telles que le grès, le sable argileux, la pierre ponce, l'émeri, le colcotar, la limaille de plomb mélangée de noir de fumée.
— On peut faire des marbres artificiels en collant ensemble des fragments de marbre au moyen de la gomme laque appliquée à chaud sur le marbre également chaud.
Marbres capitolins. Voy. fastes.
Marbres d Anindel ou de Paros, inscription célèbre. Voy. ARcsDEL et PAROS au Dict. d'Hist. et de Géogr.
MARC (du b.-lat. niarca ; de l'allem. Marck. marque, signe . poids dont on se servait autrefois en France et nui est encore en usage dans plusieurs pays, surtout pour lor et l'argent. L'ancien marc de France représentait les deux tiers de l'ancienne livre romaine de 12 onces, et la moitié de la livre de 16 onces. Il se subdivisait en 8 onces. 64 gros, 4608 grains. Il pesait 244 gr. 75. On distinguait, en outre, le marc de Troyes et de Paris, qui pesait 260gr. 05; celui de Limoges, 240gr. 99; celui de Tours. 23" gr. 87. — On commença à se servir du marc en France, sous Philippe I" et Louis le Gros : au xW siècle, le roi Jean, doublant le marc, en fil la livre de 16 onces, dite poids de marc. En 1705, la valeur du marc d'or fut fixée, par arrêt du Conseil d'Etat, à 474 livres 10 sous 10 deniers, et celle du marc d'argent fin à 51 livres 12 sous 3 deniers. Aujourd'hui la valeur du marc d'or est d'environ 860 fr., et celle du marc d'argent d'env. 55 fr.
— En Allemagne, le marc de Cologne ou tnarc prussien, qui est le plus usité, pèse 233 gr. 85.
Le marc s'employait d'ordinaire sous la forme d'un poids de cuivre com|K)sé de 8 poids, emboîtés les uns dans les autres, et pesant ensemble 8 onces ; ces poids séparés pesaient : le 1". 4 onces; le 2°, 2 onces; le 3', 1 once: le 4', 1/2 once; le 5', 2 gros: le 6», 1 gros: le 1" et le 8', 1,2 gros chacim : ils pouvaient ainsi servir à peser jusqu'aux plus petits poids.
Le marc, monnaie d'ai^ent, est l'unité monétaire de l'Empire allemaml : il se divise en 100 pfennig et vaut 1 fr. 25. — On donnait autrefois le nom de marc à diverses monnaies allemandes qui se divisaient en 16 schillings de 12 deniers pfennig' chacun. Tels étaient : le marc courant, monnaie réelle de Hamlwurg et de Lubeck, valant 1 fr. 55. et le marc banco, monnaie de compte, valant 1 fr. 88 : le marc danois, monnaie réelle d'argent, valant 0 fr. 94, etc.
Dans le Commerce, on se sert de l'expresion au marc le franc pour désigner la répartition à faire, entre plusieurs intéressés, d'une somme à donner ou à recevoir, en proportion de l'intérêt qu'ils ont dans l'affaire, répartition aui se fait en établissant, au moyen d'une sorte de règle e société, ce qu'M;j franc doit donner de perte ou de bénéfice.
MAnc (de l'allem. Mark, pulpe ; en lat. amurca), ce qui reste des fruits ou des herbes dont on a extrait le jus par la pression ou par l'ébullilion. comme des olives, du café, du raisin, de la betterave, des pommes, des poires, etc. Plusieurs de ces résidus sont utilisés dans l'économie rurale : les poules et les dindons mangent fort bien le marc de raisin : dans quelques vignobles des bords du Rhin et dans plusieurs départements du Midi, on donne aussi ce marc aux bestiaux pendant l'hiver. On peut tirer du marc de raisin par distillation une eau-de-vie de marc qui a un arôme particulier [Voy. eau-de-vie).
MARCAIRE, nom donné, dans le dép. des Vosges, aux petit? cullivatcurs ou fermiers qui s'adonnent spécialement à la fabrication du fromage.
MARCASSIN (de l'ancien allem, morchent petit porc?), nom donné au jeune Sanglier, pendant tout le temps qu il (onMMve sa "livrée.
MARCASSITE (de l'arabe marqachitha), pyrite de fer, susceptible d'un jjeau poli, dont un a fait (les "bijoux prin-
cipalement au ivni° siècle. Ce nom a été appliqué à tort à la pyrite blanche ou sperkise [Voy. ce mot), qui, très altérable, ne saurait être emplovée à cet usage.
MARCATO ou. par abréviation, xabc. terme italien signifiant « marqué » et indiquant que les notes d'un passage doivent être bien accentuées.
MARCEAU (saule). Voy. saule.
MARCELINE (de St-Marcel en Piémont), variété de Braunite [Voy. ce mot) qui contient jusqu'à 10 p 100 de silice : on l'a aussi appelée Hétérocline.
MARCESCENT (du lat. marcescere, se dessécher), se dit, en Botanique : 1° du calice ou de la corolle d'une fleur, lorsque ces parties se fanent et se dessèchent après la fécondation, mais persistent néanmoins autour de l'ovaire : 2° des feuilles qui se fanent sur la tige et ne tombent qu'à l'approche d'une feuillaison nouvelle.
MARCGRAVIACÉES (du g-type Marcgravia, dédié au médecin voyageur Marcgraff), famille dfe plantes Dicotylédones dialypetales à ovaire supère, voisine des Clusiacées, renferme des arbrisseaux exotiques, souvent sarmeiileui et grimpants, parasites à la manière du lierre, à feuilles alternes, simples, entières, coriaces et persistantes ; à fleurs généralement disposées en épi court et en forme de cynie. Elle renferme les genres Marcgravia (genre type), liuyschia et Norantea, tous particuliers à l'Amérique tropicale. — La Marcgravia utnbellata, vulg. Patte du diable, qui croit aux Antilles, s'emploie comme diurétique et anlisyphilitique.
MARCHAIS (harexg). Voy. hare5G.
MARCHAND (du lat. mercari, commencer), celui qui fait profession d'acheter et de vendre. On distingue le marchand en gros, qui ne vend que par balle, caisse, tonne, baril ou barrique, et le marchand en détail, qui. après avoir acheté en gros la marchandise, la revend en petites parties, suivant le besoin des consommateurs. Le Code de commerce ne fait aucune distinction entre ces deux classes : il désigne comme commerçants tous ceux qui se hvrent au commerce, et les soumet aux mêmes obligations [Voy. commerçant). — La femme mariée ne peut être marchande publique sans l'autorisation de son mari ; mais, cette autorisation une fois donnée, elle peut engager, hypothéquer, aliéner ses immeubles, et s'obliger pour tout ce qui concerne son commerce, et. audit cas, elle oblige aussi son mari, s'il y a communauté de biens (C. de comm., art. 4-7, et C. civ., art. 220).
Avant 1789, Paris avait six corps ou communautés de marchands : 1° les drapiers, les chausseticrs ; 2'' les épiciers: 3» les merciers: 4° les pelletiers: 5" les bonnetiers; 6" les orfèvres. Ces corps étaient fermés par des règlements très rigides. Auj. il n'y a plus de corps de marchands; te commerce, comme l'industrie, est librement exercé en France.
On appelle marchand ambulant le pe^t détaillant qui vend sur la voie publique de menues marchandises qu'il transporte à l'aide d'un éventaire ou d'une voiture à bras. Une ordonnance de police du 6 octobre 1851 a réorganise cette industrie dans l'intérêt des commerçants patentés. Voy. étalage, colporteur, etc.
MARCHANDAGE [Ae marchander'^ , se dit de tout traité passé par un sous-entrepreneur avec un adjudicataire de travaux pour la confection d'une partie de ces travaux, et en particulier de l'action d'un ouvrier qui prend du travail à forfait et qui le fait faire par d'autres ouvriers. Le décret du 21 mars 1848 avait interdit le marchandage, à cause des abus auxquels il donne lieu; mais celte interdiction ne paraît avoir eu aucun effet.
MARCHANDISE de marchand', tout ce qui peut être l'objet d'un commerce. On distingue sous ce rapport : les denrées, destinées à la consommation directe et surtout à l'alimentation: les matières premières et les produits manufacturés. — On appelle : M. de traite, les objets que les armateurs envoyaient en Afrique jx)ur être offerts en échange des esclaves et qu'on échange encore aujourd'hui (depuis l'interdiction de la traite), sous le nom de .V. de troque, contre les produits du pays : ce sont des armes, des couteaux, des haches, du tabac, de la verroterie, etc. ; M. de contrebande, celles qui ont été soustraites à l'imposition des droits que chaque marchandise doit payer à la frontière : .V. de pacotille, des marchandises communes fabriquées exprès pour l'exportation. Voy, PACOTILLE et aussi tromperie.
Ia loi du 25 juin 1841 interdit la vente au détail do
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