DEVIS
Dans les Transactions commerciales, le mot marché signifie tout traité d'achat, de vente ou d'échange de marchandises quelconques. liCs marchés se font soit verbalement, en donnant des arrhes, soit ])ar écrit, sous signature privée ou par-devant notaire ou par courtier pour les marchandises. On distingue : le M. à livrer, qui consiste à vendre une chose dont le prix est fixé, mais qui ne sera livrée
au'ultérieurement et d'après certaines conventions arrêtées 'avance ; le M. à terme, dont l'exécution est ajournée à un délai fixé ; et le M. à prime, convention par laquelle les parties s'engagent à payer à certaine écnéance une somme déterminée ou variable, suivant que la chose que l'on suppose vendue, mais qui de fait ne doit jamais être li\Tée, aura augmenté ou diminué de valeur depuis la conclusion du marché ; ce dernier marché, qui n'est jamais qu'une vente fictive, est proscrit par la loi [Voy. agiotage).
— A la Bourse, on distingue aussi les M., à tei-me, dont l'exécution ne doit avoir lieu qu'au jour de la liquidation [Voy. ce mot), et les M. au comptant, qui se font au taux du jour. En outre, les marchés à terme sont dits M. fermes, s'ils doivent donner lieu à une livraison réelle de titres ou d'espèces; dans le cas contraire, c.-à-d. si l'acheteur (ou dans certains cas le vendeur) se réserve le droit d'annuler son marché à une époque fixée d'avance, moyennant l'abandon d'une indemnité ou prime convenue, ils sont dits M. libres ou à prime. Voy. dourse.
Dans certaines provinces de France (Picardie et Flandre), on appelle droit de marché ou mauvais gré une usurpation consacrée par le temps et qui empêche les propriétaires d'expulser certains fermiers établis depuis de longues années sur leurs terres. Celui qui refuse de s'y conformer ne trouve plus de fermiers et est exposé quelquefois au vol et à l'incendie.
MARCHEPIED. Aux termes d'une ordonnance de 1669, on appelle ainsi le chemin de contre-halage, c.-à-d. le chemin placé sur la rive opposée à celle où se trouve le chemin de halage. Sa largeur est fixée à 10 pieds (3 m. 24).
— Par extension, ce mot s'applique à tout passage, établi dans l'intérêt public, sur la propriété des riverains d'un cours d'eau soit navigable, soit flottable.
MARCHEUSES. Ce sont, dans les ballets, les femmes qui ne figurent sur la scène que pour marcher.
MARCOTTE, marcottage (du lat. mergus, provin). En Arlwriculture, on appelle marcotte une branche tenant encore à la plante-mère, et qui, recourbée et mise en terre, y pousse des racines qui prennent bientôt assez de force pour suffire seules à l'alimentation de la branche; on sépare alors cette branche de la tige dont elle provient, et elle prend une existence indépendante. Souvent il faut, pour marcotter, inciser la partie courbée en terre, afin de déterminer, à l'endroit de la blessure, un Iwurrelet qui facihte l'émission des racines. On peut aussi, au lieu de développer des racines sur une tige, développer une tige sur des racines : c'est le marcottage par drageons [Voy. ce mot). Quant aux arbres dépourvus de rameaux à la oase de leur tige, on a recours au marcottage en l'air : on fait passer une de leurs branches dans un vase approprié à cet usage et rempli de terre que l'on maintient numide. — Le marcottage est une opération très avantageuse pour multiplier les végétaux qui ne peuvent propager par la voie du semis leurs qualités utiles ou agréables, ou bien qui sont trop longtemps à faire attendre les fruits qu'on leur demande. Le premier printemps doit être préféré pour le 7narcottage des végétaux ligneux des zones glaciales et froides ; le commencement du second printemps pour ceux des zones tempérées; le milieu du troisième pour ceux des zones chaudes, et le commencement de l'été pour le marcottage des plantes des zones brûlantes. Le marcottage doit toujours précéder de quelques jours l'ascension de la sève dans la lige des végétaux.
MARDI (du lat. Martis dies, jour de Mars), 3° jour de la semaine, ainsi nommé, dès les temps les plus reculés, parce que les astrologues pensaient que la planète Mai-s présidait à la première heure de ce jour. — En style Liturgique, le mardi est la 3' férié. — lue mardi gras est le dernier jour du carnaval.
MARE (du b.-lat. mara), petit amas d'eau dormante, naturel ou artificiel. Les mares sont nécessaires dans lioaucoup de campagnes pour abreuver et baigner les bestiaux, élever les oies et les canards; mais il faut éviter d'y laiss<r